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ÉLECTRICITÉ – POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – 1901- Поэзия Зинаиды Гиппиус – Электричество

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
___________________________________

Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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ÉLECTRICITÉ
1901
Электричество  
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Две нити вместе свиты,
Deux fils sont tordus ensemble,
Концы обнажены.
Aux extrémités nues.
То «да» и «нет», — не слиты,
Un «oui» et un «non» qui ne sont pas fusionnés,
Не слиты — сплетены.
Pas ensemble – tissés.
Их темное сплетенье
Une sombre juxtaposition
И тесно, и мертво.
Proche de la mort.
Но ждет их воскресенье,
Mais dimanche les attend,
И ждут они его.
Et ils l’attendent aussi.
Концов концы коснутся —
Les extrémités se toucheront –
Другие «да» и «нет»,
Un autre « oui » et « non« ,
И «да» и «нет» проснутся,
Et « oui » et « non » se réveilleront,
Сплетенные сольются,
Leur fusion
И смерть их будет — Свет.
Et leur mort donneront la Lumière.

***************

1901

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LA COUTURIÈRE – POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – 1901- Поэзия Зинаиды Гиппиус – Швея

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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
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Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LA COUTURIÈRE
1901
Швея  
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Уж третий день ни с кем не говорю…
Troisième jour, je n’ai toujours pas parlé …
А мысли — жадные и злые.
 Mes pensées sont avides et mauvaises.
Болит спина; куда ни посмотрю —
J’ai mal au dos ; où que je regarde :
Повсюду пятна голубые.
Des taches bleues partout.

*

Церковный колокол гудел; умолк;
La cloche de l’église a sonné ; puis s’est tue ;
Я всё наедине с собою.
 Je suis seule avec moi-même.
Скрипит и гнется жарко-алый шелк
 La soie écarlate chaude craque et se plie
Под неумелою иглою.
 Sous l’aiguille malhabile.

*

На всех явлениях лежит печать.
Ces phénomènes se fondent sur une impression.
Одно с другим как будто слито.
 L’un et l’autre semblent fusionner.
Приняв одно — стараюсь угадать
 Ayant accepté une chose, j’essaie de deviner
 За ним другое, — то, что скрыто.
Derrière elle, s’il y a autre chose de caché.

*

И этот шелк мне кажется — Огнем.
Et cette soie me semble – inflammable.
И вот уж не огнем — а Кровью.
Pas avec le feu – mais avec le sang.
А кровь — лишь знак того, что мы зовем
 Et le sang n’est qu’un signe de ce que nous appelons
На бедном языке — Любовью.
 Dans notre pauvre langue : l’amour.

*



Любовь — лишь звук… Но в этот поздний час
L’amour n’est qu’un son … mais à cette heure tardive
Того, что дальше, — не открою.
 Qui y a-t-il après – je ne vais pas ouvrir.
Нет, не огонь, не кровь… а лишь атлас
 Non, pas de feu ni de sang … mais seulement cette soie
Скрипит под робкою иглою.
Qui craque sous la timide aiguille.


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C’EST AINSI – POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – Поэзия Зинаиды Гиппиус – 1901 – Как все

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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
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Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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C’EST AINSI 
1901
Как все 
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Не хочу, ничего не хочу,
Je ne veux pas, je ne veux rien,
Принимаю всё так, как есть.
J’accepte tout comme c’est.
Изменять ничего не хочу.
Je ne veux rien changer.
Я дышу, я живу, я молчу.
Je respire, je vis et je me tais.

*

Принимаю и то, чему быть.
J’accepte ce qui doit être.
  Принимаю болезнь и смерть.
J’accepte la maladie et la mort
Да исполнится всё, чему быть!
Que tout cela soit accompli !
Не хочу ни ломать, ни творить.
Je ne veux rien briser ni rien créer.

*

И к чему оно всё ‒ Бог весть!
Et pourquoi est-ce ainsi ? Dieu seul le sait !
Но да будет всё так, как есть.
Mais que ce soit comme ça !
Нерушимы земля и твердь.
La terre et le firmament sont indestructibles.
Неизменны и жизнь, и смерть.
La vie et la mort sont immuables.

***

1901

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L’OFFRANDE – POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – 1901- Поэзия Зинаиды Гиппиус – ДАР

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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
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Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’OFFRANDE
1901
ДАР
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Ни о чем я Тебя просить не смею,
Je n’ose rien Te demander,
всё надобное мне — Ты знаешь сам;
tout ce qui est nécessaire pour moi – Tu le connais ;
но жизнь мою,— то, что имею,—
mais ma vie, celle que j’ai,
несу ныне к Твоим ногам.
Je la porte maintenant à Tes pieds.
Тебе Мария умыла ноги,
Marie a lavé Tes pieds
и Ты её с миром отпустил;
et Tu l’a laissée partir en paix ;
верю, примешь и мой дар убогий,
Je crois que tu accepteras ma pauvre offrande,
и меня простишь, как её простил.
et pardonne-moi, comme tu lui as pardonné.

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1901

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LA TERRE (Pensées de Sessia) Poésie de RAPHAEL ERISTAVI – რაფიელ ერისთავი – სესიას ფიქრები

*****
POEME DE RAPHAËL ERISTAVI
RAPHIEL ERISTAVI
რაფიელ ერისთავი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE DE RAPHAEL ERISTAVI
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

PPOESIE GEORGIENNE DE RAPHAËL ERISTAVI POEME DE RAPHAËL ERISTAVI

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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რაფიელ ერისთავი
Prince RAPHAEL ERISTAVI
Raphiel Eristavi
Эриста́ви Рафаэл Давидович

დ. 9 აპრილი 1824, ქვემო ჭალა,  — გ.  19 თებერვალი 1901, თელავი
9 avril 1824 Kvemo  Chala – 19 février 1901 Telavi
9 апреля 1824 года, с. Чала, Кахетия — 19 февраля 1901 года

ქართველი პოეტი
Poète géorgien
Поэт Грузии

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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სესიას ფიქრები
sesias pikrebi
LA TERRE
ou
LES PENSEES DE SESSIA

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Raphaël Eristavi
Irakli Sutidze, ირაკლი სუთიძე, Paysage, Landscape, პეიზაჟი, 1987, huile sur toile, ტილო, ზეთი,61×82, Tbilissi, თბილისი,

***

მიწა ვარ ნიადაგ მენა,
mits’a var niadag mena,
Terre, voilà ce que je suis,
ბეჩავი, გლეხად შობილი,
bechavi, glekhad shobili,
Mendiant, forçat, collé à elle,
მიწაა ჩემი დედ_მამა,
mits’aa chemi ded_mama,
La terre est ma mère,
ჩემი და, ჩემი ძმობილი…
chemi da, chemi dzmobili…
Ma sœur et mon frère …
ვხნავ, ვთესავ,ვებრძვი მიწასა
vkhnav, vtesav,vebrdzvi mits’asa
Je marche, je sème, je lutte
ე შრომამაინც ფუჭია,
e shromamaints puch’ia,
Laborieux est mon travail,
ვერ გამოვიძღე წლის სარჩო,
ver gamovidzghe ts’lis sarcho,
Sans un instant, sans un répit,
ვერ გამოვიძღე კუჭია…
ver gamovidzghe k’uch’ia…
Je conduis ma charrue…
მიწის პატრონიც მე მწიწკნის,
mits’is p’at’ronits me mts’its’k’nis,
J’appartiens à cette terre,
ჭინჭველაც ჩემი მტერია,
ch’inch’velats chemi mt’eria,
Où même l’insecte est mon ennemi,
მოხელე, მღვდელი და ერი,
mokhele, mghvdeli da eri,
Le fonctionnaire, le prêtre,
ყველა მე შემომცქერია…
q’vela me shemomtskeria…
Tous sont contre moi…
ნეტავი გამაგებინა,
net’avi gamagebina,
Je me demande
როდისღა მომასვენებენ?
rodisgha momasveneben?
Quand me reposerai-je enfin ?
ვერ მოვესწრები მგონია,
ver movests’rebi mgonia,
Pourtant, un jour, sous ma terre
სანამ არ გამასვენებენ!…
sanam ar gamasveneben!…
Le repos je trouverai !…

*****
POEME DE RAPHAËL ERISTAVI
რაფიელ ერისთავი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE DE RAPHAEL ERISTAVI
Géorgie
საქართველო

LA PEINTURE D’HELENE AKHVLEDIANI -ELENE AKHVLEDIANI ელენე ახვლედიანი

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PEINTURES ET SCULPTURES
Hélène Akhvlediani
Elene Akhvlediani
ელენე ახვლედიანი

Elene Akhvlediani ელენე ახვლედიანი

 

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Elene Akhvlediani ელენე ახვლედიანი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

Elene Akhvlediani ელენე ახვლედიანი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





Hélène Akhvlediani
Elene Akhvlediani
ელენე ახვლედიანი

1901 წლის 18 აპრილი თელავი – 1975 წლის 30 დეკემბერი თბილისი
18 avril 1901  Telavi  – 30 décembre 1975 Tbilissi
April 18, 1901 Telavi – December 30, 1975 Tbilisi


LA PEINTURE de
ELENE AKHVLEDIANI
ელენე ახვლედიანი

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Elene Akhvlediani avec Lado Gudiashvili à Paris en 1925

SUR LADO GUDIASHVILI :
LE FIRMAMENT DU CAUCASE – LADO GUDIASHVILI ლადო გუდიაშვილი

***

1921, Académie des Beaux-Arts de Tbilissi თბილისის სამხატვრო აკადემია
Bourse d’étude par la jeune République démocratique de Géorgie (1918-1921) pour l’Italie – Elle part pour deux ans en Italie.
Les troupes soviétiques annexent la Géorgie
Elene se retrouve à Paris, Elene Akhverdiani avec un cercle étroit d’amis : Ketevan Maghalashvili, Lado Gudiashvili et Davit Kakabadze.
Exposition au « Salon des indépendants » et au « Salon d’automne »
En 1927, retour en Géorgie
De 1928 à 1941, Koté Mardjanichvili, directeur de théâtre, მხატვრად მუშაობა, l’invite à composer plus d’une vingtaine de décors de pièces.
Entre 1950 et 1960, l’architecte géorgien Shota Kavlashvili შოთა ყავლაშვილი, auteur de la reconstruction et de la rénovation des vieux quartiers de Tbilissi.s’appuie souvent sur les travaux d’Akhvlediani.

L’architecte géorgien Shota Kavlashvili შოთა ყავლაშვილი

Elene Akhvlediani illustre aussi de nombreux livres géorgiens, des poèmes de VAJA-PCHAVELA  ვაჟა ფშაველა, français, L’Homme qui rit de Victor Hugo, russes, américaines, Tom Sawyer de Mark Twain  …

En 1971, Elene Akhvlediani est devenue la première femme à recevoir le prix Shota Rustaveli.

საუკუნის პორტრეტები – ელენე ახვლედიანი
Portrait du siècle

***

Elene Akhvlediani  ელენე ახვლედიანი était une peintre, graphiste et décoratrice géorgienne du XXe siècle, réputée pour ses représentations des villes géorgiennes et pour la création de décors au théâtre Marjanishvili de Tbilissi მარჯანიშვილის თეატრი.
La statue ci-dessous se trouve sur l’avenue Rustaveli  რუსთაველის გამზირი devant la galerie bleue.

***

ზამთარი თელავში
zamtari telavshi
HIVER EN TELAVI
WINTER IN TELAVI
1959

ელენე ახვლედიანი  –  ELENE AKHVLEDIANIზამთარი თელავში – zamtari telavshi – HIVER EN TELAVI – WINTER IN TELAVI – 1959 – Adjara Art Museum

Hiver en Telavi – Détail

ტილო, ზეთი
tilo, zeti
Huile sur toile
Canvas, oïl
79×60

MUSEE D’ART D’ADJARA à BATUMI
State Art Museum of Ajara
აჭარის ხელოვნების მუზეუმი

***

პარიზის კუთხე
Parizis Kutkhe
UN COIN DE PARIS
A CORNER OF PARIS
1926

Hélène Akhvlédiani – Un coin de Paris

ზეთი, ტილო
Huile sur Toile
Oil on canvas
77×68

საქართველოს ეროვნული მუზეუმი
Musée National Géorgien
Georgian National Museum
შალვა ამირანაშვილის სახელობის ხელოვნების მუზეუმი
Musée des Beaux-Arts Shalva Amiranashvili
Shalva Amiranashvili Museum of Fine Arts
***

QUARTIER OUVRIER A PARIS
DISTRICT OF WORKERS IN PARIS
1927

Hélène Akhvlédiani – Quartier ouvrier à Paris

ზეთი, ტილო
Huile sur Toile
Oil on canvas
81×65.5

საქართველოს ეროვნული მუზეუმი
Musée National Géorgien
Georgian National Museum
შალვა ამირანაშვილის სახელობის ხელოვნების მუზეუმი
Musée des Beaux-Arts Shalva Amiranashvili
Shalva Amiranashvili Museum of Fine Arts

***

PIQUE-NIQUE SUR LE BORD DE LA ROUTE
FEAT AT THE ROADSIDE
1924

Hélène Akhvlédiani – Pique-nique sur le bord de la route

Hélène Akhvlédiani – Pique-nique sur le bord de la route – Détail

Hélène Akhvlédiani – Pique-nique sur le bord de la route – Détail

ზეთი, ტილო
Huile sur Toile
Oil on canvas
148×117

საქართველოს ეროვნული მუზეუმი
Musée National Géorgien
Georgian National Museum
შალვა ამირანაშვილის სახელობის ხელოვნების მუზეუმი
Musée des Beaux-Arts Shalva Amiranashvili
Shalva Amiranashvili Museum of Fine Arts

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PEINTURES ET SCULPTURES
Elene Akhvlediani
ელენე ახვლედიანი

Elene Akhvlediani ელენე ახვლედიანი

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Elene Akhvlediani ელენე ახვლედიანი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

L’HYMNE AU FEU – Poème Finlandais d’EINO LEINO (1901) Hymni tulelle

*


EINO LEINO


 6 juillet 1878  Paltamo -10 janvier 1926 Tuusula
Traduction JACKY LAVAUZELLE


**


Pyhä kevät
1901


Runous

Hymni tulelle
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L’HYMNE AU FEU

Poésie
1901

**

*

Ken tulta on, se tulta palvelkoon.
Ce qui est feu doit servir le feu.
 Ken maata on, se maahan maatukoon.
Ce qui est terre doit retourner à la terre.
Mut kuka tahtoo nousta taivahille,
Mais qui veut monter vers le ciel,
 näin kaikuu kannelniekan virsi sille:
Qu’en lui résonne l’écho du kantele :

*

Väinämöinen jouant du Kantele
Par Robert Wilhelm Ekman
 1866

*

Mit’ oomme me? Vain tuhkaa, tomua?
Que sommes nous ? Seulement des cendres, seulement de la poussière ?
Ei aivan: Aatos nousee mullasta.
Pas exactement : la pensée monte de la terre.
On kohtalosi kerran tuhkaks tulla,
Devenir cendres, tel est ton destin,
mut siihen ast’ on aika palaa sulla.
Il sera donc bien assez tôt de brûler.

*

Mi palaa? Aine. Mikä polttaa sen?
Ce qui brûle ? La substance. Qui la brûle ?
Jumala, henki, tuli ikuinen.
Dieu, l’Esprit, le feu éternel.
On ihmis-onni olla kivihiiltä,
Quelle bonne fortune que d’être cet humain charbon,
 
maan uumenissa unta pitkää piiltä,
D’un si long rêve dans les entrailles de la terre.

*

Herätä hehkuun, työhön, taisteloon,
Réveille l’éclat, le travail, la bataille,
Kun Luoja kutsuu, luottaa aurinkoon,
Quand Dieu appelle, suis le soleil,
Toteuttaa vuosisatain unelmat,
Réalise les rêves des siècles
Joit’ uinuneet on isät harmajat.
Imaginés jadis par nos pères.

*


*

On elon aika lyhyt kullakin.
Qu’il est court le beau temps de la vie.
Siis palakaamme lieskoin leimuvin,
Ainsi, que les flammes nous prennent,
Tulessa kohotkaamme korkealle!
Et que le feu s’élève haut !
 Maa maahan jää, mut henki taivahalle.
La terre reste au sol, l’esprit va dans le ciel.

 

 

 

*****************

EINO LEINO POÈME
POESIE – RUNOUS

LA POÉSIE D’EINO LEINO – EINO LEINON RUNOJA

*


EINO LEINO


 6 juillet 1878  Paltamo -10 janvier 1926 Tuusula
Traduction JACKY LAVAUZELLE


**


Runous

Eino Leinon runoja

Poésie d’Eino Leino
*****

****

HYMNI TULELLE
L’HYMNE AU FEU
1901

Ken tulta on, se tulta palvelkoon.
Ce qui est feu doit servir le feu.
 Ken maata on, se maahan maatukoon.
Ce qui est terre doit retourner à la terre.
Mut kuka tahtoo nousta taivahille,

**

*

ILTARUKOUS
LA PRIÈRE DU SOIR
1898

Unta, unta, unta
Dans le sommeil, dans le sommeil, dans le sommeil
 
Syvää uinumaan.
Profondément ne rien faire.

*

RAUHA
LA PAIX DANS MON CŒUR
1898

Mitä on nää touksut mun ympärilläin?
Qu’est-ce ces odeurs ?
Mitä on tämä hiljaisuus?
Qu’est-ce ce silence ?
**

SUA KATSELEN
JE TE REGARDE
1897

Sua katselen silmin ma huikaistuin
Je te regarde avec des yeux remplis d’admiration
Sua katselen silmin ma huikaistuin
Je te regarde avec des yeux remplis d’admiration

**

TULKAA KOTIIN
RENTREZ À LA MAISON

Kaikki te kiertävät tunteet ja tuskat,
Vous qui êtes partout, sentiments et douleurs,
tulkaa kotiin,
Rentrez à la maison,

*

 


 

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EINO LEINO
POESIE – RUNOUS

ARKHIP KOUÏNDJI ou LA SENTINELLE DES RÊVES poème de Jacky Lavauzelle

PEINTURE UKRAINIENNE

Arkhip Kouïndji
Куїнджі Архип Іванович
Архип Иванович Куинджи
1842-1910

arkhip-kouindji-poeme-jacky-lavauzelle-portrait-de-viktor-vasnetsov-1869-la-sentinelle-des-reves

LA PEINTURE D’ARKHIP KOUÏNDJI

LA SENTINELLE DES RÊVES
poème de Jacky Lavauzelle




**

arkhip-kouindji-nuit-de-lune-1890-1895-elbrus
Эльбрус. Лунная ночь L’Elbrouz
(1890—1895)

La mort a fait son lit
Ce matin
Sans lumières
J’ai vu l’Elbrouz apparaître
disparaître
Le mont comme un baiser recevait la mort
Il est temps de partir
A la recherche des neiges
En quête de couleurs et de rien
Une ombre m’a suivi ce matin
Je ne lui demandais rien

Un matin
Dans la ville
Frappé dans un cœur vide
Au seuil de la ville
Je quittais à galop
Les bruits sourds de ces pâles couleurs
Qui partout nous frappent
Un matin
La valise à la main
Jeté dans le silence des routes
Tristement je vais

arkhip-kouindji-vue-sur-le-pont-de-la-moskova-moskvoretsky-1882
ARKHIP KOUÏNDJI
Vue sur le pont de la Moskova (Moskvoretsky) (1882)

Une voix inconnue et paisible vide les rêves
A la sortie de la ville
Le pont de la Moskova si fin
On entend et les vagues et les vies
Des deux rives de la ville
En attendant l’orage du monde
En attendant la lune n’est plus
Sans lutte dans le bas du ciel aux portes du cœur
Elle est partie

Moscou au loin brillait
Un nouveau désert dans le monde
Moscou résigné s’effaçait
A chaque seconde une éternité de plus

arkhip-kouindji-moscou-vue-depuis-les-monts-des-moineaux
Moscou vue depuis les monts des moineaux

Le ciel est devenu noir
jusqu’aux os
Le vert saisit son moment de grâce
Les muses en cercle s’affairent
L’enfer dans l’attente ne se voit plus
La lune a-t-elle été ?

arkhip-kouindji-apres-la-pluie-1879ARKHIP KOUÏNDJI  Після дощу – После дождя
Après la pluie
1879

Une corde se tend dans la chair du ciel
Des tonnes de cantiques
Et le mal se dénoue sur les lacs et les êtres
Les choses sont dans l’ordre
Et la maison et le ciel et les arbres
Le noir encore dévore
Un soleil s’étend et la clairière s’enchante
Au bord des morts
Qui s’aiment encore
Comme ces bleus sont trompeurs
Pourquoi la terre ne gronde-t-elle plus

arkhip-kouindji-nuit-de-lune-les-gorges-daryal-1890-1895
ARKHIP KOUÏNDJI  Дарьяльська ущелина. Місячна ніч
Дарьяльское ущелье. Лунная ночь
Nuit de pleine lune
(1890—1895)

Le blanc et le noir s’affrontent
ça se sent
Le vent balaye les premiers réveils et le premier bruit
ça s’entend
La visite des anges et le retour du jour
La planète semble avoir changé de mains
vraiment
La lune signe encore sa place éternelle
Sur le monde en béquilles
Qui prend l’eau
vainement







arkhip-kouindji-nuit-de-lune-sur-le-dniepr-1880
Лунная ночь на Днепре
Nuit de lune sur le Dniepr
(1880)

Le noir est au-dessus et en-dedans
Une vague rivière semble serpenter
Et la lune…
Elle souffle siffle ou se sauve
La noir ou la folie
Tout s’éteint
Une ombre encore se promène
Derrière la mort
Et la lune

arkhip-kouindji-une-soiree-en-ukraine-1878
Вечір на Україні
Вечер на Украине
Nuit en Ukraine
1878

S’aspergent les feux et les fleuves de feuilles
Pas une couleur ne s’étale et toutes glissent
Le point du temps se met à table et s’endort
La nature a vécu
En oubliant ses luttes

Plus de vœux de salut plus de vie en attente
Se délasse et se traîne un rêve
Puis un autre
Puis un autre
Encore

Le noir est superflu
Une chose simple
Indivisible
Le noir s’est pendu
Les couleurs ne peuvent plus partir

Derrière le soleil
Au loin
On l’a jeté à la mer
Avec le noir avec la nuit
Avec les faubourgs et les passants

Le noir n’est plus

arkhip-kouindji-automne-1890
«Осінь», до
Automne
1890

L’infini s’est montré pour se faire oublier
Et des pages et des clartés se sont perdues
Sans bruit
Un drame a marché
Ne l’entendez-vous bramer

Là le troupeau des hivers a bousculé la paix
Et du gris au noir c’est le noir qui dévore
Tout étouffe sans un bruit sans un seul
Et des peuples et des vies à jamais disparus

Le noir en force
Revient

arkhip-kouindji-clair-de-lune-dans-une-foret-en-hiver-1898-1908
Плями місячного сяйва у лісі. Зима
Пятна лунного света в лесу. Зима
 Clair de lune dans une forêt, en hiver

Du gris du blanc au blanc du bleu
Se donne et se jette du haut des falaises
Qui s’arrêtent dans la fuite
J’entends un cri qui monte du rivage
Dans le blanc qui s’efface
Le ciel n’est jamais si tendre
Les dieux se jouent de nous
Sur l’instant

arkhip-kouindji-reflets-de-soleil-sur-givre-1876-1890
ARKHIP KOUÏNDJI  Reflets de soleil sur givre (1876-1890) мороз

Dans le blanc qui revient
Un salut nous répond
Sur la pierre qui se casse
Une réponse se livre
Des pas dans la neige
Une femme une flamme
Un duvet sur le cœur des neiges
Un duvet sourd
Avide

Le bleu semble vaincre
Les vieillards sont couchés
Le jour a faim
Du haut de la falaise
Le jour dévore tout

arkhip-kouindji-falaise-1898-1908стрімчак – утес
 Falaise
1898-1908

Au-delà
Une route se dessine
Sans rien
Sans appel
Une ombre nous prend la main
Pour une visite lascive
Des rois sont passés par ici
Je crois

arkhip-kouindji-la-volga
La Volga [Musée national de l’Azerbaïdjan à Bakou]
Волга [Национальный музей искусств Азербайджана, Баку]

Une voie
Une autre encore
Au bout
Nous commande de marcher
Et nous marchons
Mon ombre
Et moi

arkhip-kouindji-le-dniepr-au-petit-matin-1881
Днепр утром (1881 г.)  Дніпро вранці 
Le Dniepr au petit matin

arkhip-kouindji-lac-ladoga-1873

La route s’achève
Affamés debout
Encore
Un sentiment rêvé
Est-ce la lueur au loin
Près du but
Au-dessus des taches de fleurs
Le point entre et ne veut plus sortir
J’ai perdu mon ombre
Je crois

arkhip-kouindji-foret-1887 ліс – Forêt – лес
1887

Le bleu
Plus menaçant encore
Un bateau nous attend
Qui répond à nos premiers désirs
C’est là que les âmes s’échangent
Venues du fond de la mer
La mer est dans le ciel
C’est là qu’elles se vengent aussi
Et la terre s’est oubliée
Le bleu nage
Dans des restes d’Enfer
Le bleu se noie
Nous ne le reverrons plus

arkhip-kouindji-la-cathedrale-saint-isaac-1869 Исаакиевский собор
Ісаакіївський собор
La Cathédrale Saint-Isaac
1869

La terre ne nous fait plus peur
Le regard se promène
Dans l’ordre des lumières
Les couleurs n’en peuvent plus
De tant toucher de ténèbres
Les odeurs sont de retour
Pleines de moisis et de pourritures passagères
La terre ne nous fait plus peur
Dans le vert éternel
Tout s’est arrêté
Tombe une écorce des peupliers en ligne
Tombe un cri Tombe un instant
Que personne ne peut entendre

arkhip-kouindji-la-foret-de-bouleau-1901 Les peupliers – Берёзовая роща -1901 – Березовий гай

arkhip-kouindji-les-bouleaux-1879

Des pierres comme des os
Nul ici n’échappe
Les rêves sont trop fins et nous pensons courir
Qu’importe le temps
Qu’importe l’océan
Qu’importe le désir
Les nuages sont trop grands
Des lames dans le ciel
Nous tailladerons en pièces
Des flammes et des orages
Se sont-ils perdus

 

 

  arkhip-kouindji-mer-1898-1908  arkhip-kouindji-nuit-1905-1908    arkhip-kouindji-paysage-de-crimee-1885-1890

Au loin
Qui y a-t-il
Au loin
Un point plus loin que l’horizon

   arkhip-kouindji-voilier-en-mer-1876-1890 парусник в море- Voilier en mer  – парусник в море
(1876-1890)

Il n’y a que l’horizon

arkhip-kouindji-steppe-1890-1895

Sans ombre

Уединение INTIMITE POUCHKINE 1919

 Уединение Пушкин – INTIMITE 1819 
Alexandre Pouchkine
русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe

poemes-de-alexandre-pouchkine-artgitatopushkin-alexander

ALEXANDRE POUCHKINE 1819
pushkin poems
стихотворение  – Poésie
 Уединение INTIMITE

 

 

POUCHKINE – Пу́шкин
Алекса́ндр Серге́евич Пу́шкин
1799-1837

[создатель современного русского литературного языка]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

LA POESIE DE POUCHKINE

СТИХИ АЛЕКСАНДРА СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
Уединение

INTIMITE
1819

intimite-pouchkine-poeme-1819-artgitato-arkhip-kouindji-1901-les-bouleaux

Les Bouleaux
Берёзовая роща
Arkhip Kouïndji
Архип Иванович Куинджи
1901

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 Уединение Intimité

Блажен, кто в отдаленной сени,
Béni soit celui qui, sous l’ombre d’un porche,
Вдали взыскательных невежд,
Loin des sagaces ignorants,
 Дни делит меж трудов и лени,
Divise le jour entre travail et paresse,
Воспоминаний и надежд;
Entre souvenirs et espoirs ;
Кто скрыт, по милости Творца,
Béni le sort qui lui donne des amis,
Кому Судьба друзей послала,
Et , par la grâce du Créateur,
От усыпителя глупца,
L’éloigne du fou qui endort
От пробудителя нахала.
Et de l’imbécile qui réveille.

 

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LES JUGEMENTS DE Tolstoï
SUR LES POEMES DE POUCHKINE

Ayons donc pleine confiance dans le jugement du comte Tolstoï sur les poèmes de Pouchkine, son compatriote ! Croyons-le, encore, quand il nous parle d’écrivains allemands, anglais, et scandinaves : il a les mêmes droits que nous à se tromper sur eux. Mais ne nous trompons pas avec lui sur des œuvres françaises dont le vrai sens, forcément, lui échappe, comme il échappera toujours à quiconque n’a pas, dès l’enfance, l’habitude de penser et de sentir en français ! Je ne connais rien de plus ridicule que l’admiration des jeunes esthètes anglais ou allemands pour tel poète français. Verlaine, par exemple, ou Villiers de l’Isle-Adam. Ces poètes ne peuvent être compris qu’en France, et ceux qui les admirent à l’étranger les admirent sans pouvoir les comprendre. Mais il ne résulte pas de là, comme le croit le comte Tolstoï, qu’ils soient absolument incompréhensibles. Ils ne le sont que pour lui, comme pour nous Lermontof et Pouchkine. Ce sont des artistes : la valeur artistique de leurs œuvres résulte de l’harmonie de la forme et du fond : et si lettré que soit un lecteur russe, si parfaite que soit sa connaissance de la langue française, la forme de cette langue lui échappe toujours.

Léon Tolstoï
Qu’est-ce que l’art ?
Traduction par T. de Wyzewa.
 Perrin, 1918
pp. i-XII

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Уединение Пушкин