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INVASIONS SARRASINES EN CASTILLE – OS LUSIADAS III-100 LES LUSIADES CAMOES – Nunca com Semirâmis gente tanta

* Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-100 LES LUSIADES III-100
LITTERATURE PORTUGAISE





Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-100




OS LUSIADAS III-100
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 100
Strophe 100

III-100

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-100
LES LUSIADES III-100

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Sémiramis
Reine Légendaire de Babylone
Semmiramide Regina di Babillone
XVIIIe

*****

« Nunca com Semirâmis gente tanta
« Jamais tant de guerriers avec Semiramis
Veio os campos idáspicos enchendo,
N’avaient pénétré les rivages de l’Hydaspe,
 
Nem Atila, que Itália toda espanta,
Jamais Attila, qui effraya toute l’Italie,
Chamando-se de Deus açoute horrendo,
Se nommant le terrible Fléau de Dieu,
 
Gótica gente trouxe tanta, quanta
Ne fut accompagné d’autant de soldats
 
Do Sarraceno bárbaro estupendo,
Que les barbares Sarrasins,
Co’o poder excessivo de Granada,
Renforcés par les armées de Grenade,
Foi nos campos Tartésios ajuntada.
Assemblés sur les plaines du Tartèse. 

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Invasion of the Barbarians or The Huns approaching Rome – Color Painting

Les Huns  déferlant sur l’Italie menés par Attila
Upiano Checa y Sanz
1887

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Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

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Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-100 CAMOES LUSIADES III-100
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

 OS LUSIADAS
LES LUSIADES CAMOES

LUIS DE CAMOES – OS LUSIADAS III-82 LES LUSIADES – Logo todo o restante se partiu De Lusitânia

*Luís de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-82 LES LUSIADES III-82
LITTERATURE PORTUGAISE









Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue








Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-82








OS LUSIADAS III-82

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 82
Strophe 82

III-82

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-82
LES LUSIADES III-82

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Sancho Primeiro
Sanche Ier
Succède à son père Alphonse Ier sur le trône, devenant ainsi le second Roi du Portugal
Règne de 1185 – 1211
Sancho I de Portugal, quarto filho de Afonso Henriques
Sucedeu o seu pai no trono, tornando-se assim no segundo Rei de Portugal

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« Logo todo o restante se partiu
« Bientôt, les restes de l’armée brisée
De Lusitânia, postos em fugida;
Furent mis en fuite hors de Lusitanie ;
O Miralmomini só não fugiu,
L’Amir al Mouminine seul n’a pas fui,
Porque, antes de fugir, lhe foge a vida.
Car c’est sa vie qui a fui.
A quem lhe esta vitória permitiu
Et celui qui a permis cette victoire
Dão louvores e graças sem medida:
Reçoit des louanges sans mesure :
Que em casos tão estranhos claramente
Visiblement, dans certains cas étranges,
Mais peleja o favor de Deus que a gente.
La faveur de Dieu combat plus que les guerriers.

*******

Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents



Sonnet 73 : suite du sonnet 72 et des victoires de Pompée sur Mithridate. Pour la Chaîne du Taurus Scythique, la Scythie où habitait les Scythes s’étendait de l’Ukraine à l’Altaï. Les Monts Taurus est une chaîne montagneuse au sud-est du plateau de l’Anatolie. « Taurus, (Geog. anc.) nom commun à quelques montagnes ; mais la principale de ce nom est le Taurus d’Asie, & c’est la plus grande montagne que nous connoissons, d’où vient aussi qu’on l’a nommée Taurus, car la coutume des Grecs étoit d’appeller ταῦροι, tauri, ce qui étoit d’une grandeur démesurée. Le plus grand nombre des auteurs, entr’autres Strabon, Pline & Pomponius Mela font commencer cette montagne au promontoire Sacrum ou Chelidonium, quoiqu’elle traverse toute la Carie jusqu’à la Perée, mais ses branches de ce côté-là n’ont pas semblé mériter le nom de Taurus. » (L’Encyclopédie, Première édition 1751-Tome 15). L’Imathie se trouve dans l’actuelle Macédoine-Centrale.
Le Sonnet 74 termine la séquence des batailles d’Alphonse avec la bataille de Santarém et le retour des reliques du martyr Vincent. La retraite n’a pas encore sonnée définitivement puisque nous le retrouverons au Sonnet 80, suivi par les Sonnets 81, 82 et 83, venant en aide à son fils Sanche en difficulté.
Sonnet 75 : cette nouvelle séquence concerne la passation de pouvoir d’Alphonse Ier à son fils Sanche, dit le Laboureur, le Fondateur, le Colonisateur, le Populaire. et qui deviendra Sanche Ier ou Sancho Primeiro, second roi du Portugal à la mort d’Alphonse en 1185.
Sonnet 76 : le prince Sanche, fort de ses victoires, continue le combat sur Béja. Les Maures vaincus s’organisent.
Sonnet 77 : Les forces Maures se regroupent et viennent de tous les sites d’Afrique du Nord : les musiciens sont mauritaniens, les soldats viennent de Ceuta (Tingis) de Péluse en Egypte (Ampelusa), du Royaume du Grand Juba (Namibie).
Sonnet 78 : C’est L’Amir al Mouminine, le Commandeur des croyants maures, qui fédère les troupes maures autour de dix rois. Il pénètre au Portugal et encercle Sanche à Santarém.
Sonnet 79 : Sanche subit les assauts des maures. Tout est utilisé par ces derniers : catapultes, béliers, mines creusées pour faire écrouler les murailles. Mais les Portugais résistent courageusement.
Sonnet 80 : nous retrouvons le vieux Roi Alphonse Ier en repos dans la ville de Coimbra et qui quitte sa demeure pour voler au secours de son fils Sanche encerclé à Santarém.
Sonnet 81 : les Portugais rassemblés mettent en déroute les Maures devant Santarém. Il n’y a plus que des cadavres d’hommes et de chevaux qui jonchent la prairie.
Sonnet 82 : Défaite de L’Amir al Mouminine et victoire d’Alphonse Ier et se son fils, le Prince Sanche.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-82 CAMOES LUSIADES III-82
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-72 LES LUSIADES – Posto que a rica Arábia e que os ferozes

*Luís de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-72 LES LUSIADES III-72
LITTERATURE PORTUGAISE









Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue








Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-72








OS LUSIADAS III-72

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 72
Strophe 72

III-72

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-72
LES LUSIADES III-72

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Le siège de Lisbonne
O Cerco de Lisboa

Alfredo Roque Gameiro
1917

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« Posto que a rica Arábia e que os ferozes
« Depuis que la riche Arabie et que les féroces
 Eníocos e Colcos, cuja fama
  Hénioques et Colchidiens, rendus célèbres
  O Véu dourado estende, e os Capadoces,
Par la Toison d’Oret les Capadociens,
  E Judeia, que um Deus adora e ama,
Et les gens de Judée, où un Dieu est adoré et aimé,
E que os moles Sofenos, e os atroces
  Et que les amorphes Sophènes, et les atroces
   Cilícios, com a Arménia, que derrama
Ciliciens, avec l’Arménie, qui déverse
   As águas dos dous rios, cuja fonte
Les eaux des deux rivières, dont la source
Está noutro mais alto e santo monte;
  Se situe sur une autre montagne plus haute et plus sacrée ;

**

 

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Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents

Camoes a évoqué du verset 42 au verset 54 la bataille d’Ourique qui sera gagné par le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I – Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) –
Alfonso sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
Dans le sonnet, Camoes évoque la séquence suivante à partir de la bataille de Leiria. Cette bataille n’a pas la même portée symbolique d’Ourique qui méritait une dizaine de sonnets, il s’agissait de la Grande Victoire, grão vitória. Nous nous trouvons à 7 kilomètres du Campo de Ourique. Nous sommes ici à la limite entre le nouveau royaume et les possessions des musulmans Almohades. D’où les premiers vers de Camoes sur la conquête récente de la ville par les Mahométans. Paio Guterres da Cunha, un noble portugais, se fera remarquer à plusieurs reprises dans la défense du château de Leiria Nous le retrouverons aussi dans le siège par les maures de Lisbonne.
Les autres villes citées dans le sonnet 55 sont Arronches, petite ville de l’Alentejo, située à proximité de l’actuelle frontière avec l’Espagne et Scabelicastro – nommée Scalabis par les Romains, puis Shantarin par les Maures – s’appelle aujourd’hui Santarém et se trouve au nord de Lisbonne, dans le Ribatejo.
Sonnet 56, Alphonse Ier continue ses conquêtes avec Sintra et Mafra situées à une vingtaine de kilomètres au nord de Lisbonne. Sintra tombe en 1147. Les Monts de Sintra sont nommés les Montagnes de la Lune, serras da Lua ; lien fait entre Sintra et Cynthie. Cynthie est associée à Diane, la déesse de la Lune (Première Encyclopédie – Diderot – 1751 – Tome 4 : CYNTHIUS & CYNTHIA, surnoms d’Apollon & de Diane, ainsi appelés du mont Cynthie situé au milieu de l’île de Délos où ils avoient pris naissance.)








 
Sonnet 57, voici la ville de Lisbonne et des références à sa fondation par Ulysse. Dans la Première Encyclopédie, en 1765 (Tome 11), Louis de Jaucourt souligne à la définition Olysippo : « c’est ainsi que plusieurs auteurs écrivent le nom d’une ville très-ancienne, située à l’embouchure du Tage, & qui est aujourd’hui Lisbonne. Elle est si ancienne, que Solin a cru qu’elle avoit été fondée par Ulysse ; & Strabon même ne juge pas impossible qu’Ulysse ait été en Espagne. Dans le passage de Solin on lit : Ibi oppidum Olysipone Ulyxi conditum. Solin met ici un ablatif pour un nominatif ; car, selon l’usage de son tems, les noms de ville se mettoient à l’ablatif, & étoient regardés comme indéclinables. Ainsi Vopiscus dans la vie d’Aurelien dit, Copto & Plotemaïde urbes cepit. Dans Antonin, les noms sont de même à l’ablatif, tandis que chez les Grecs ils sont au génitif. » »
La Dardanie d’Asie Mineure est dans l’actuelle Anatolie du nord-ouest. Les Dardaniens et les Troyens sont ici confondus.
Les troupes qui viennent des régions boréales sont les troupes croisées des régions nordiques venues à la rescousse d’Alphonse Ier.
Sonnet 58 : 1147- Siège de Lisbonne -O Cerco de Lisboa –  précisions sur les troupes venues en renfort du nord de l’Europe, notamment la Germanie et la Grande-Bretagne actuelle, « la froide Bretagne« .




Sonnet 59 : 1147 – Siège de Lisbonne – précisions sur la durée du siège avec les indications lunaires – Le siège a duré presque cinq mois du 1er juillet au 25 octobre 1147.

 
Sonnet 60 – Lisbonne est libérée – Rappel de la résistance de cette courageuse cité. Nous parlons ici des guerriers Scythes. « On donna anciennement le nom de Scythes à tous les peuples du septentrion, principalement à ceux du septentrion de l’Asie ; car quoique plusieurs auteurs marquent des Scythes en Europe, & que Pline les donne pour des peuples limitrophes du Pont, conjointement avec les Dardaniens, les Triballiens, les Mœsiens & les Thraces ; ces Scythes sont plus souvent appelés Getes ou Sarmates, quand on veut les prendre dans un sens plus étendu. Presque toujours par le nom de Scythes, on entend des peuples Asiatiques. Aussi Pomponius Mela, lib. III. c. iv. après avoir dit que la Sarmatie était limitrophe de la Germanie, dont elle était séparée par la Vistule, ajoute, chap. v. que les confins de l’Asie se prennent à la Sarmatie, si ce n’est dans les pays perpétuellement couverts de neige, & où il faisait un froid insupportable ; pays qui étaient habités par les Scythes. » (Louis de Jaucourt & Diderot -L’Encyclopédie, Première Edition de 1751 Tome 14)
Le Bætis, ou Betis est le Guadalquivir d’aujourd’hui et représente, par extension, la province de l’Andalousie. Le texte suggère un rapprochement entre le nom Andalousie et Vandalie. C’est la thèse d’André de Resende, restaurateur des études classiques du Portugal.




Sonnet 61 – Nous restons dans la même séquence de la conquête d’Alphonse avec l’aide des troupes étrangères du nord de l’Europe. Après Lisbonne, les autres villes de l’Estrémadure, au nord de Lisbonne, moins protégées, ne pouvaient que succomber :
Óbidos (District de Leiria), Alenquer (District de Lisbonne) et Torres Vedras (District de Lisbonne).

 

  Sonnet 62 – Les troupes avancent sur les terras Transtaganas, les terres Transtaganes, autrement dit au-delà du Tage ; il s’agit de terres fertiles placées sous la protection de la déesse Cérès, la déesse de l’agriculture, des moissons et de la fécondité. Les villes citées ici sont Elvas (district de Portalegre- on peut y admirer un édifice majestueux construit à partir de 1498 à 1622 : l’aqueduc des Amoreiras), Moura et Serpa (district de Beja), plus au sud, Alcácer do Sal (district de Setúbal) plus à l’ouest.
Sonnet 63 : après Viriatus, Quintus Sartorius (122 av J.-C. – 72 av J.-C.) est un véritable héros au Portugal.  Camoes continue la conquête et nous conduit ici dans la plaine d’Évora . Gérald sans peur , « Geraldo Sem Pavor, » mort vers 1173, aussi repris cette ville d’Evora aux maures en 1164 et ensuite Cáceres.
Sonnet 64 : 1162 -Trancoso, dans le district actuel de Guarda, qui est détruite, est vengée par la ville de Beja (30 septembre 1162), dans l’Alentejo. Cet Alentejo sera conquis entièrement en 1168.
Sonnet 65 : la conquête continue avec Sesimbra et Palmela, dans l’actuel district de Setúbal (au sud de Lisbonne) – Il s’agit de bataille contre le Taïfa de Badajoz. Le Taifa sera contrôlé par les Portugais en 1169 et 1170, avant de revenir sous le contrôle des Almohades.  C’est en 1227 que le Taifa sera définitivement perdu par les Almohades lors de la conquête chrétienne.
Sonnet 66 : les forces et le caractère du Taïfa de Badajoz.




Sonnets 67 & 68: Alphonse avec une soixantaine de cavaliers fonce sur le Roi Maure. C’est la débandade. Le Roi s’enfuit suivi par son armée. Badajoz rejoint la longue liste des villes saisit aux Maures.

Sonnet 69 : un revers attend Alphonse dans la ville de Badajoz. Camoes parle de Thérèse de León , sa mère, décédée bien des années auparavant en 1130.

Sonnet 70 : Alphonse se brise des jambes au combat contre les troupes du Léon à Badajoz. Il est capturé et fait prisonnier.

Sonnet 71 : Camoes compare Alphonse à Pompée. Même battu par son ex-beau-père César [Julia Caesaris, la fille de Jules César et femme de Pompée meurt en 54 avant J.-C., donc avant l’opposition des deux protagonistes- L’année -53 verra déjà le rapprochement de Pompée avec le Sénat et l’année suivante, en -52, la rupture sera totalement consommée] il n’en reste pas craint et admiré.

Sonnet 72 : ce sonnet est relié au précédent et au suivant par le même « Posto que » utilisé, d’où une interprétation de la dernière ponctuation dans le Sonnet 71. Suit donc une énumération des sites conquis par Pompée : les Hénioques (peuple de Colchide) et les Colchidiens sont des peuples qui se retrouvent autour de la Mer Noire (actuelle Géorgie), le peuple de Sophène, royaume Arménien, situé dans l’actuelle Turquie (à l’est de la Colchide), la Cilicie est une région de l’Anatolie. Les «    As águas dos dous rios » sont le Tigre et l’Euphrate qui naissent dans le haut-plateau arménien. Pompée sera vainqueur définitivement de Mithridate VI Eupator en -66 sur l’Euphrate.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-72 CAMOES LUSIADES III-72
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

CAMOES OS LUSIADAS III-33 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-33 LES LUSIADES III-33
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-33

OS LUSIADAS III-33

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 33
Strophe 33

III-33

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-33
LES LUSIADES III-33

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Précisions

Camoes évoque, par l’intermédiaire de la voix de Vasco de Gama, la guerre entre Thérèse de León – Teresa Alfónsez de León (1080-1130) et son fils Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) -Alfonso deviendra le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I
Il s’agit ici de la bataille de São Mamede qui s’est déroulée en 1128.
Afonso Henriques sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.

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« Mas já o Príncipe claro o vencimento
« Mais déjà le Prince éclairé gagnait
Do padrasto e da iníqua mãe levava;
Le combat contre son inique mère ;
 Já lhe obedece a terra num momento,
Déjà se soumet la terre,
Que primeiro contra ele pelejava.
Qui la première avait combattu contre lui.
  Porém, vencido de ira o entendimento,
Cependant, gagné par une incoercible rage,
A mãe em ferros ásperos atava;
 Il emprisonna sa mère dans de terribles fers ;
  Mas de Deus foi vingada em tempo breve:
Mais Dieu la vengea en peu de temps :
  Tanta veneração aos pais se deve!
 Car on se doit de toujours garder vénération pour ses parents !

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-33 LES LUSIADES III-33
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LUIS DE CAMOES

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CAMOES OS LUSIADAS III-31 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-31 LES LUSIADES III-31
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-31

OS LUSIADAS III-31

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 31
Strophe 31

III-31

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-31
LES LUSIADES III-31

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« De Guimarães o campo se tingia
« De Guimarães, la plaine se teinta
Co’o sangue próprio da intestina guerra,
Avec le propre sang de guerres intestines fratricides,
Onde a mãe, que tão pouco o parecia,
Où une mère, qui avait si peu  l’air d’en être une,
A seu filho negava o amor e a terra.
Renia à son propre enfant et l’amour et la terre.
Com ele posta em campo já se via;
 Elle se posta sur la plaine pour l’affronter ;
E não vê a soberba o muito que erra
 Sans voir que dans son trop grand orgueil elle se retrouve
Contra Deus, contra o maternal amor;
Contre Dieu et contre l’amour maternel ;
Mas nela o sensual era maior.
 Mais en elle l’amour sensuel est le plus grand.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-31 LES LUSIADES III-31
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LUIS DE CAMOES

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CAMOES OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES III-27
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-27

OS LUSIADAS III-27

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 27
Strophe 27

III-27

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27
LES LUSIADES III-27

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« Já tinha vindo Anrique da conquista
«Henri était déjà de retour de la conquête
 Da cidade Hierosólima sagrada,
 La ville sainte de Jérusalem,
E do Jordão a areia tinha vista,
  Où du Jourdain, il avait contemplé les étendues de sable
Que viu de Deus a carne em si lavada;
Qui vit la chair de Dieu baigné en lui ;
Que não tendo Gotfredo a quem resista,
 Godefroy là n’avait plus à qui résister,
Depois de ter Judeia sojugada,
  Après avoir subjugué la Judée,
 Muitos, que nestas guerras o ajudaram,
  Beaucoup de ceux qui avaient contribué à ces guerres,
  Para seus senhorios se tornaram;
S’étaient retournés à leurs seigneuries ; 

******

NOTES SUR GODEFROY DE BOUILLON
Ernest Lavisse
Histoire de France — Cours élémentaire

— 3. La croisade des seigneurs. — Les seigneurs ne partirent qu’un peu plus tard pour Jérusalem. Godefroy de Bouillon, duc de Lorraine, les commandait.
Arrivés en Asie, ils eurent beaucoup à souffrir. Les Turcs avaient ravagé le pays ; les croisés ne trouvaient pas de quoi se nourrir.
Presque tous les chevaux périrent. Des chevaliers montèrent alors sur des bœufs. On mit des bagages sur le dos des moutons, des chiens et des porcs.
Pendant plusieurs jours, il fallut traverser un désert sans eau. Les croisés eurent horriblement soif. Vous en voyez qui sont couchés sur le sable ; ils le grattent avec leurs mains pour trouver en dessous un sol un peu plus frais ; ils y collent leurs lèvres pour les rafraîchir.

Enfin, un jour de l’année 1099, ceux qui marchaient les premiers arrivèrent devant Jérusalem. Ils eurent une grande joie ; ils crièrent : « Jérusalem ! Jérusalem ! » C’était Jérusalem en effet.
Ils attaquèrent la ville que les Turcs défendaient. Ils y entrèrent. Ils tuèrent des milliers de Turcs dont le sang coula comme une rivière, et ils allèrent s’agenouiller devant le tombeau de Jésus-Christ.
Alors Godefroy de Bouillon devint roi de Jérusalem. Mais les Turcs attaquèrent ce royaume. Ils finirent par reprendre Jérusalem. Toute la peine que les croisés s’étaient donnée fut perdue.
Mais les chevaliers de France avaient bravement combattu. Aujourd’hui encore on se souvient de leur bravoure dans ces pays-là.

Ernest Lavisse
Histoire de France — Cours élémentaire
Chapitre 6 -3
Les croisades
Armand Colin, 1913

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NOTES SUR HENRI DE BOURGOGNE ET ALPHONSE VI
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« Alphonse VI. roi de Castille & de Léon, fit la conquête de la meilleure partie de la Lusitanie sur les Maures en 1094. Il maria sa fille Therese légitimée de Castille, à Henri de Bourgogne, & lui donna pour dotte la ville de Porto avec le titre de comte de Portugal.

Henri conquit bien du pays sur les Maures, fonda proprement le royaume de Portugal, & fut couronné en 1139, après la fameuse bataille d’Ourique. Alors le pape Alexandre III. ne manqua pas d’exiger de lui pour la confirmation de cette couronne, en 1160, un tribut de deux marcs d’or ; le roi s’y soumit, sachant que dans les querelles de tant de souverains, le suffrage du pape, payé par une bonne rente, pouvoit quelquefois faire pancher la balance.

Ce nouveau royaume se soutint glorieusement, & les Portugais commencerent à mériter dans le xv. siecle une gloire aussi durable que l’univers, par le changement du commerce du monde, qui fut bientôt le fruit de leurs découvertes. Ce fut cette nation qui, la premiere des nations modernes, navigea sur l’Océan atlantique. Elle n’a dû qu’à elle seule le passage du cap de Bonne-Espérance, au lieu que les Espagnols dûrent à des étrangers la découverte de l’Amérique. »

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 13


Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES III-27
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

FERNANDO PESSOA Le Gardeur de Troupeaux POEMA XLIX Meto-me para dentro e fecho a janela

Poème XLIX
Meto-me para dentro
 
Poème de Fernando Pessoa
O Guardador de Rebanhos – Le Gardeur de Troupeaux




Traduction – Texte Bilingue
tradução – texto bilíngüe

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE PORTUGAISE
POESIE PORTUGAISE

Literatura Português

FERNANDO PESSOA
1888-1935
Fernando Pesso Literatura Português Poesia e Prosa Poésie et Prose Artgitato

 




Poema XLIX
Poema de Fernando Pessoa
por Alberto Caeiro
O GUARDADOR DE REBANHOS
Meto-me para dentro 

Poème XLIX
Poème de Fernando Pessoa
Alberto Caeiro
LE GARDEUR DE TROUPEAUX

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Meto-me para dentro, e fecho a janela.
Je rentre à l’intérieur, et ferme la fenêtre.
Trazem o candeeiro e dão as boas noites,
On me porte le chandelier, me souhaitant bonne nuit,
E a minha voz contente dá as boas noites.
Et ma voix contente répond à son tour bonne nuit.
Oxalá a minha vida seja sempre isto:
Oh que ma vie soit toujours ainsi :
O dia cheio de sol, ou suave de chuva,
La journée pleine de soleil ou par une pluie adoucie,
Ou tempestuoso como se acabasse o Mundo,
Ou orageuse comme si le Monde finissait,

A tarde suave e os ranchos que passam
L’après-midi doux et les métayers qui passent
Fitados com interesse da janela,
Scrutés avec intérêt de la fenêtre,
O último olhar amigo dado ao sossego das árvores,
Le dernier regard amical donné à la quiétude des arbres,
E depois, fechada a janela, o candeeiro aceso,
Et puis, fenêtre fermée, chandelier allumé,
  Sem ler nada, nem pensar em nada, nem dormir,
Sans ne rien lire, ni penser à rien, ni dormir,
  Sentir a vida correr por mim como um rio por seu leito.
Sentir la vie courir en moi comme une rivière dans son lit.
E lá fora um grande silêncio como um deus que dorme.
Et il y eût dehors un grand silence comme un dieu qui dort.

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prim. publicação Athéna
nº 4
Lisboa
Jan. 1925

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 Meto-me para dentro

ISMÁLIA Poème Brésilien d’Alphonsus de Guimaraens

La Poésie de Alphonsus de Guimaraens
Poema de Alphonsus de Guimaraens




Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira

Alphonsus de Guimaraens
1823 – 1864
Alphonsus_de_Guimaraens_(facing_left)

 




ISMÁLIA

um poema d’Alphonsus de Guimaraens

un poème d’Alphonsus de Guimaraens

Ismalia

 

Traduction Jacky Lavauzelle

ISMÁLIA poeme d'Alphonsus de GuimaraensLa chute de l'ange Chagall Artgitato

 

Quando Ismália enlouqueceu,
Quand Ismalia devint folle,
Pôs-se na torre a sonhar…
Elle grimpa rêver en haut de la tour …
Viu uma lua no céu,
Vit une lune dans le ciel,
Viu outra lua no mar.
Vit une autre lune dans la mer.

*

No sonho em que se perdeu,
Dans le rêve dans lequel elle se perdit,
Banhou-se toda em luar…
Se baigna au clair de lune …
Queria subir ao céu,
Voulant monter vers le ciel,
Queria descer ao mar
Voulant descendre à la mer

*

E, no desvario seu,
Et, dans son délire,
Na torre pôs-se a cantar...
Dans la tour, commença à chanter …
Estava perto do céu,
Perdue près du ciel,
Estava longe do mar…
Si loin de la mer

*

E como um anjo pendeu
Et comme un ange, elle ouvrit
As asas para voar…  
Les ailes pour voler
Queria a lua do céu,
Voulant la lune du ciel,
Queria a lua do mar…
Voulant la lune de la mer …

*

As asas que Deus lhe deu
Les ailes que Dieu lui  donna
Ruflaram de  par em par… 
Les battant deux par deux …
Sua alma subiu ao céu,
Monta son âme au ciel,
Seu corpo desceu ao mar…
Tomba son corps vers la mer …

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um poema d'Alphonsus de Guimaraens
 un poème d'Alphonsus de Guimaraens