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BACCHUS, LE ROI DU VIN, AU ROYAUME DES EAUX DE NEPTUNE – OS LUSIADAS VI-14 – LES LUSIADES – Luís de Camões –

Le Caravage, Bacchus jeune, détail

*

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO VI
CANTO SEXTO

Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS VI-14 LES LUSIADES VI-14

*
LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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Pouca tardança faz Lieu irado
Bacchus, tout à coup, irrité, détourna
Na vista destas coisas, mas entrando
Sa vue de ces choses, et entra
Nos paços de Netuno, que avisado
Dans le palais de Neptune ; mis en garde
Da vinda sua, o estava já aguardando,
De sa venue, Neptune l’attendait déjà,
As portas o recebe, acompanhado
Aux portes pour le recevoir, accompagné
Das Ninfas, que se estão maravilhando
Des Nymphes qui s’émerveillaient
De ver que, cometendo tal caminho,
De voir que, s’engageant sur le chemin,
Entre no reino d’água o Rei do vinho.
Entrait alors dans le royaume de l’eau, le Roi du vin.

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OS LUSIADAS II-33 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-33 LES LUSIADES II-33
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-33

OS LUSIADAS II-33

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  33
Strophe 33

II-33

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

LES LUSIADES II-33
OS LUSIADAS II-33

Ouviu-lhe essas palavras piedosas
Elle entendit ces paroles pieuses
A formosa Dione*, e comovida,
La juste Dioné, et en fut émue,
 Dentre as Ninfas se vai, que saudosas
Elle quitte alors les Nymphes, mélancoliques
Ficaram desta súbita partida.
Par ce départ soudain.
Já penetra as Estrelas luminosas,
Déjà elle pénètre les Etoiles lumineuses,
Já na terceira Esfera recebida
Déjà la voici dans la troisième Sphère
 Avante passa, e lá no sexto Céu,
Elle continue, et là dans le sixième Ciel,
Para onde estava o Padre, se moveu. 
Où était le Père, elle se retrouve.


****

Evocation de Dioné, mère d’Aphrodite, dans l’Iliade d’Homère

« Elle parla ainsi, et Arès lui donna ses chevaux aux aigrettes dorées. Et, gémissant dans sa chère âme, elle monta sur le char. Iris monta auprès d’elle, prit les rênes en mains et frappa les chevaux du fouet, et ceux-ci s’envolèrent et atteignirent aussitôt le haut Olympos, demeure des Dieux. Et la rapide Iris arrêta les chevaux aux pieds prompts comme le vent, et, sautant du char, leur donna leur nourriture immortelle. Et la divine Aphroditè tomba aux genoux de Diônè sa mère ; et celle-ci, entourant sa fille de ses bras, la caressa et lui dit :
— Quel Ouranien, chère fille, t’a ainsi traitée, comme si tu avais ouvertement commis une action mauvaise ?… »

 

 Rhapsodie V
Homère
Iliade
Traduction par Leconte de Lisle.
A. Lemerre
1866
pp. 75-101

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-33
OS LUSIADAS II-33

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

LES LUSIADES II-23 OS LUSIADAS

LES LUSIADES II-23 OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-23

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  23
Strophe 23

II-23

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

Quais para a cova as próvidas formigas,
Comme des fourmis prévoyantes,
 Levando o peso grande acomodado,
Qui portent de grands poids,
As forças exercitam, de inimigas
Utilisent leurs forces, ennemis
Do inimigo inverno congelado;
De l’hiver ennemi glacial ;
Ali são seus trabalhos e fadigas,
Pour cela elles travaillent et se fatiguent,
   Ali mostram vigor nunca esperado:
Pour cela elles montrent une vigueur incroyable :
   Tais andavam as Ninfas estorvando
Telles étaient les Nymphes dans l’effort
A gente Portuguesa o fim nefando.
Pour éviter aux Portugais une fin néfaste.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-23

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

CHARLES MAGNIN
Revue des Deux Mondes
1832
Tome 6
Littérature étrangère – Luiz de Camoëns