Archives par mot-clé : Friedrich Hölderlin

LE PRINTEMPS – POEME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – DER FRÜHLING – Wie selig ists, zu sehn

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*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

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die Gedichte
Les Poèmes

 

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LE PRINTEMPS
DER FRÜHLING
Wie selig ists, zu sehn…
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Paul Cézanne, Maison de Provence à L’Estaque.

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Wie selig ists, zu sehn, wenn Stunden wieder tagen,
Quelle joie de voir, quand les heures se réunissent à nouveau,
Wo sich vergnügt der Mensch umsieht in den Gefilden,
L’homme regardant joyeusement les contrées,
Wenn Menschen sich um das Befinden fragen,
Quand les hommes s’interrogent sur leur santé,
Wenn Menschen sich zum frohen Leben bilden.
Quand les hommes s’entraînent pour une vie heureuse.

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Wie sich der Himmel wölbt, und auseinander dehnet,
Comme le ciel se gonfle et s’étire,
So ist die Freude dann an Ebnen und im Freien,
Le voilà dans la joie de s’ouvrir et de se libérer,
Wenn sich das Herz nach neuem Leben sehnet,
Quand le cœur désire une nouvelle vie,
Die Vögel singen, zum Gesange schreien.
Que les oiseaux chantent, chantant à tue-tête.

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Der Mensch, der oft sein Inneres gefraget,
L’homme, qui souvent interroge son être intérieur,
Spricht von dem Leben dann, aus dem die Rede gehet,
Parle de la vie d’où vient la parole,
Wenn nicht der Gram an einer Seele naget,
Quand le chagrin ne ronge pas une âme,
Und froh der Mann vor seinen Gütern stehet.
Et que satisfait l’homme se tient devant ses biens.

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Wenn eine Wohnung prangt, in hoher Luft gebauet,
Quand un logement flotte, construit dans la hauteur des airs,
So hat der Mensch das Feld geräumiger und Wege
Alors l’homme a le champ plus spacieux et les chemins
Sind weit hinaus, daß Einer um sich schauet,
Se dessinent au loin, que tout un chacun contemple autour de lui,
Und über einen Bach gehen wohlgebaute Stege.
Et sous des passerelles bien construites traversent un ruisseau.



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L’ÉTÉ – POÈME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – DER SOMMER – Noch ist die Zeit des Jahrs zu sehn

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

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die Gedichte
Les Poèmes

 

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L’ÉTÉ
DER SOMMER
Noch ist die Zeit des Jahrs zu sehn

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Georges Seurat, Les Terrassiers,1883, National Gallery of Art, Washington

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Noch ist die Zeit des Jahrs zu sehn, und die Gefilde
L’an encore montre ses attraits, quand les rayons
Des Sommers stehn in ihrem Glanz, in ihrer Milde ;
De l’été brillent dans leur grandeur, dans une infinie douceur ;
Des Feldes Grün ist prächtig ausgebreitet,
Le champ vert magnifiquement s’étale,
Allwo der Bach hinab mit Wellen gleitet.
Sur lequel le ruisseau jette ses torrents.

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So zieht der Tag hinaus durch Berg und Tale,
Ainsi le jour passe sur les montagnes et les vallées,
Mit seiner Unaufhaltsamkeit und seinem Strahle,
Inexorablement et avec tous ses rayons de lumière,
Und Wolken ziehn in Ruh, in hohen Räumen,
Et les nuages se déplacent en paix, dans les hauteurs,
Es scheint das Jahr mit Herrlichkeit zu säumen.
L’an semble se promener avec tant de splendeur.

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LE DESTIN DE L’ESPRIT – POÈME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – Des Geistes Werden…

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

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die Gedichte
Les Poèmes

 

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LE DESTIN DE L’ESPRIT
Des Geistes Werden…

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Léon Bakst, La Péri (1911)

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Des Geistes Werden ist den Menschen nicht verborgen,
Le destin de l’esprit n’est pas caché aux hommes,
Und wie das Leben ist, das Menschen sich gefunden,
Tout comme la vie que se sont trouvés les hommes,
Es ist des Lebens Tag, es ist des Lebens Morgen,
Tout comme le jour est vie, comme le matin est vie,
Wie Reichtum sind des Geistes hohe Stunden.
Les heures de l’esprit sont une si vaste richesse.

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Wie die Natur sich dazu herrlich findet,
Comme la nature se retrouve merveilleuse,
Ist, daß der Mensch nach solcher Freude schauet,
L’homme recherche une telle joie,
Wie er dem Tage sich, dem Leben sich vertrauet,
Comme il croit dans le jour, dans la vie,
Wie er mit sich den Bund des Geistes bindet.
Comme il lie l’esprit avec lui-même.



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CONVICTION – POÈME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – BERZEUGUNG

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

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die Gedichte
Les Poèmes

 

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CONVICTION
BERZEUGUNG

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Eugène Delacroix, Le Christ sur le lac de Génésareth, Walters Art Museum, 1854
Le Miracle de la tempête apaisée

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Als wie der Tag die Menschen hell umscheinet,
Comme le jour qui brille sur les hommes,
Und mit dem Lichte, das den Höhn entspringet,
Avec sa lumière qui vient des hauteurs,
Die dämmernden Erscheinungen vereinet,
Embrasse les apparences du crépuscule,
Ist Wissen, welches tief der Geistigkeit gelinget.
Tel est le savoir qui pénètre au plus profond de l’esprit.


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L’ÉTÉ – POEME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – DER SOMMER – Das Erntefeld erscheint

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

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die Gedichte
Les Poèmes

 

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L’ÉTÉ
DER SOMMER
Das Erntefeld erscheint…

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Claude Monet, Les peupliers, sous le soleil

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Das Erntefeld erscheint, auf Höhen schimmert
Le champ des récoltes apparaît, scintille des hauteurs
Der hellen Wolke Pracht, indes am weiten Himmel
Dans la splendeur des nuages lumineux, plus tard dans le grand ciel,
In stiller Nacht die Zahl der Sterne flimmert,
Dans la nuit calme, le nombre d’étoiles scintille,
Gross ist und weit von Wolken das Gewimmel.
Les larges nuages à l’infini s’étendent.

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Die Pfade gehn entfernter hin, der Menschen Leben,
Les chemins s’éloignent, la vie des hommes
Es zeiget sich auf Meeren unverborgen,
Se montre sans voile sur les mers,
Der Sonne Tag ist zu der Menschen Streben
Le jour du soleil s’ouvre à la quête des hommes
Ein hohes Bild, und golden glänzt der Morgen.
Sous cette image céleste et dorée où brille le matin.

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Mit neuen Farben ist geschmückt der Gärten Breite,
Les jardins se parent de nouvelles couleurs,
Der Mensch verwundert sich, dass sein Bemühn gelinget,
L’homme s’étonne que ses efforts soient couronnés de succès,
Was er mit Tugend schafft, und was er hoch voll- bringet,
Ce qu’il crée avec vertu et ce qu’il accomplit avec grandeur,
Es steht mit der Vergangenheit in prächtigem Geleite.
Avancent en une grandiose escorte en harmonie avec le passé.

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VUE – POÈME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – AUSSICHT

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

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die Gedichte
Les Poèmes

 

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VUE
AUSSICHT

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Paysage romantique de Carl Friedrich Lessing, première moitié du XIXe siècle.

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Wenn Menschen fröhlich sind, ist dieses vom Gemüte,
Quand les gens sont heureux, cela provient de l’esprit,
Und aus dem Wohlergehn, doch aus dem Felde kommet,
Et du bien-être, pourtant dans les champs,
Zu schaun der Bäume Wuchs, die angenehme Blüte,
Nous pouvons voir les arbres croître, l’agréable floraison,
Da Frucht der Ernte noch den Menschen wächst und frommet.
Et le fruit des récoltes profite encore aux hommes.

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Gebirg umgibt das Feld, vom Himmel hoch entstehet
Des montagnes entourent le champ, et descendent du ciel
Die Dämmerung und Luft, der Ebnen sanfte Wege
L’aube et l’air, les doux chemins pavés
Sind in den Feldern fern, und über Wasser gehet
Serpentent au loin dans les champs et conduisent au-delà des eaux
Der Mensch zu Örtern dort die kühn erhöhten Stege.
Les marcheurs jusqu’aux villages aux ponts hardiment levés.

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Erinnerung ist auch dem Menschen in den Worten,
La mémoire de l’homme se trouve aussi dans les mots
Und der Zusammenhang der Menschen gilt die Tage
  Et l’harmonie des hommes s’applique aux jours
Des Lebens durch zum Guten in den Orten,
  De la vie pour leur bien dans ces lieux
  Doch zu sich selber macht der Mensch des Wissens Frage.
Mais l’homme s’il veut savoir se pose des questions sur lui-même.

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Die Aussicht scheint Ermunterung, der Mensch erfreuet
Comme la vue semble un réconfort, pour les hommes satisfaits
 Am Nutzen sich, mit Tagen dann erneuet
Des bienfaits, puis les autres jours renouvellent
Sich sein Geschäft, und um das Gute waltet
  Son entreprise et à côté de ses biens
Die Vorsicht gut, zu Dank, der nicht veraltet.
  La prudence veille, remercie, ce qui n’a rien de dépassé.

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LE PRINTEMPS – POÈME de FRIEDRICH HÖLDERLIN – Der Frühling – Es kommt der neue Tag…

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

die Gedichte
Les Poèmes

 

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LE PRINTEMPS
Der Frühling
Es kommt der neue Tag…

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Es kommt der neue Tag aus fernen Höhn herunter,
Le nouveau jour descend des hauteurs lointaines,
Der Morgen, der erwacht ist aus den Dämmerungen,
Le matin qui s’est réveillé du crépuscule
Er lacht die Menschheit an, geschmückt und munter,
Sourit à l’humanité, orné et mutin,
Von Freuden ist die Menschheit sanft durchdrungen.
Répandant sa joie sur les hommes.

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Ein neues Leben will der Zukunft sich enthüllen,
Une nouvelle vie veut se révéler à l’avenir,
Mit Blüten scheint, dem Zeichen froher Tage,
Avec des fleurs étincelantes, signe de jours heureux,
Das große Tal, die Erde sich zu füllen,
La grande vallée veut conquérir la terre
Entfernt dagegen ist zur Frühlingszeit die Klage.
En revanche, la plainte s’est éloignée du printemps.


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SUR ACHILLE (1) Friedrich Hölderlin – ÜBER ACHILL (1799)

ESSAIS D’HÖLDERLIN

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LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Poème de Hölderlin

Friedrich Hölderlin
1770-1843

 

Traduction Jacky Lavauzelle

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Friedrich_hoelderlin


Friedrich Hölderlin

ÜBER ACHILL
SUR ACHILLE
(I)
1799

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Mich freut es, daß du von Achill sprichst.
Je suis heureux que tu aies parlé d’Achille.
Er ist mein Liebling unter den Helden, so stark und zart, die gelungenste, und vergänglichste Blüthe der Heroenwelt, “so für kurze Zeit geboren” nach Homer, eben weil er so schön ist.
C’est mon préféré parmi les héros, si fort et si tendre, la floraison parfaite, la floraison la plus éphémère du monde des héros « né ainsi pour si peu temps » d’après Homère, précisément parce qu’il est beau.
Ich möchte auch fast denken, der alte Poët lass’ ihn nur darum so wenig in Handlung erscheinen, und lasse die andern lärmen, indeß sein Held im Zelte sitzt, um ihn so wenig, wie möglich unter dem Getümmel vor Troja zu profaniren.
Je pense que si le poète antique ne le laisse apparaître que fort peu dans les périodes d’action, pendant que les autres eux font du bruit, c’est pour ne pas qu’il se trouve ainsi profané dans la mêlée de Troie.
Von Ulyß konnte er Sachen genug beschreiben.
D’Ulysse, il pouvait suffisamment écrire de choses.
Dieser ist ein Sak voll Scheidemünze, wo man lange zu zählen hat, mit dem Gold ist man viel bälder fertig.
C’est comme une poche qui serait pleine de menues monnaies si longues à compter, alors qu’avec de l’or, c’est tellement plus rapide.


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HÖLDERLIN
SUR ACHILLE

POEME DE HÖLDERLIN ELEGIE Menons Klagen um Diotima 2 MENON ET DIOTIMA

LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Poème de Hölderlin
Menons Klagen um Diotima

 ELEGIE

Friedrich Hölderlin
1770-1843

 

Traduction Jacky Lavauzelle

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die Gedichte
Poème de Hölderlin
Стихи Фридриха Гельдерлина
荷尔德林诗
Friedrich_hoelderlin


Friedrich Hölderlin

ELEGIE
 Poème de Hölderlin
Menons Klagen um Diotima 2
Ménon et Diotima

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Illustration de 1895
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 ELEGIE
Menons Klagen um Diotima 2

Ja! es frommet auch nicht, ihr Todesgötter! wenn einmal
Oui ! tout est fini, dieux de la mort ! une fois
Ihr ihn haltet, und fest habt den bezwungenen Mann,
Que vous serrez l’homme soumis,
Wenn ihr Bösen hinab in die schaurige Nacht ihn genommen,
Quand vous l’entraînez enchaîné vers les tréfonds d’une étrange nuit,
Dann zu suchen, zu flehn, oder zu zürnen mit euch,
Ensuite, il est inutile de prier, ou de se mettre en colère contre vous,
Oder geduldig auch wohl im furchtsamen Banne zu wohnen,
Ou de tenter de patiemment vivre son sort effrayant,
Und mit Lächeln von euch hören das nüchterne Lied.
Et avec le sourire écouter votre chanson sobre.
Soll es sein, so vergiß dein Heil, und schlummere klanglos!
Faut-il donc oublier ton salut, et sommeiller sans bruit !
Aber doch quillt ein Laut hoffend im Busen dir auf,
Mais néanmoins un espoir sonore dans la poitrine gonfle,
Immer kannst du noch nicht, o meine Seele! noch kannst dus
Encore une fois, tu ne peux pas, ô mon âme ! tu ne peux pas encore
Nicht gewohnen, und träumst mitten im eisernen Schlaf!
Te soumettre, et rêver au milieu d’un sommeil de fer !
Festzeit hab ich nicht, doch möcht ich die Locke bekränzen;
Le temps n’est plus à la fête, mais j’aimerais couronner ma tête ;
Bin ich allein denn nicht? aber ein Freundliches muß
Ne suis-je pas seul, alors ? mais un signe amical
Fernher nahe mir sein, und lächeln muß ich und staunen,
De très loin est venu près de moi, et je dois sourire et je suis étonné,
Wie so selig doch auch mitten im Leide mir ist.
D’être autant béni dans tant de douleur.

Menons Klagen um Diotima 2
ELEGIE

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Poème de Hölderlin
ELEGIE
Menons Klagen um Diotima 2

HÖLDERLIN ELEGIE Menons Klagen um Diotima MENON ET DIOTIMA

LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Poème de Hölderlin
Menons Klagen um Diotima

 ELEGIE

Friedrich Hölderlin
1770-1843

 

Traduction Jacky Lavauzelle

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die Gedichte
Les Poèmes
Стихи Фридриха Гельдерлина
荷尔德林诗
Friedrich_hoelderlin


Friedrich Hölderlin

ELEGIE

 

 Poème de Hölderlin
Menons Klagen um Diotima
Ménon et Diotima

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Illustration de 1895
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 ELEGIE
Menons Klagen um Diotima 1

Täglich geh ich heraus und such ein Anderes immer,
Chaque jour, je sors et cherche une autre route,
Habe längst sie befragt, alle die Pfade des Lands;
J’ai marché longtemps sur tous les chemins du pays ;

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ELEGIE
Menons Klagen um Diotima 2

Ja! es frommet auch nicht, ihr Todesgötter! wenn einmal
Oui ! tout est fini, dieux de la mort ! une fois
Ihr ihn haltet, und fest habt den bezwungenen Mann,
Que vous serrez l’homme soumis,

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Poème de Hölderlin