Archives par mot-clé : Poésie de Friedrich Hölderlin

LE PRINTEMPS – POEME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – DER FRÜHLING – Wie selig ists, zu sehn

******************

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

die Gedichte
Les Poèmes

 

*

____________________________________________

LE PRINTEMPS
DER FRÜHLING
Wie selig ists, zu sehn…
__________________________________________
Paul Cézanne, Maison de Provence à L’Estaque.

******************

Wie selig ists, zu sehn, wenn Stunden wieder tagen,
Quelle joie de voir, quand les heures se réunissent à nouveau,
Wo sich vergnügt der Mensch umsieht in den Gefilden,
L’homme regardant joyeusement les contrées,
Wenn Menschen sich um das Befinden fragen,
Quand les hommes s’interrogent sur leur santé,
Wenn Menschen sich zum frohen Leben bilden.
Quand les hommes s’entraînent pour une vie heureuse.

*

Wie sich der Himmel wölbt, und auseinander dehnet,
Comme le ciel se gonfle et s’étire,
So ist die Freude dann an Ebnen und im Freien,
Le voilà dans la joie de s’ouvrir et de se libérer,
Wenn sich das Herz nach neuem Leben sehnet,
Quand le cœur désire une nouvelle vie,
Die Vögel singen, zum Gesange schreien.
Que les oiseaux chantent, chantant à tue-tête.

*

Der Mensch, der oft sein Inneres gefraget,
L’homme, qui souvent interroge son être intérieur,
Spricht von dem Leben dann, aus dem die Rede gehet,
Parle de la vie d’où vient la parole,
Wenn nicht der Gram an einer Seele naget,
Quand le chagrin ne ronge pas une âme,
Und froh der Mann vor seinen Gütern stehet.
Et que satisfait l’homme se tient devant ses biens.

*

Wenn eine Wohnung prangt, in hoher Luft gebauet,
Quand un logement flotte, construit dans la hauteur des airs,
So hat der Mensch das Feld geräumiger und Wege
Alors l’homme a le champ plus spacieux et les chemins
Sind weit hinaus, daß Einer um sich schauet,
Se dessinent au loin, que tout un chacun contemple autour de lui,
Und über einen Bach gehen wohlgebaute Stege.
Et sous des passerelles bien construites traversent un ruisseau.



************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato.jpg.

L’ÉTÉ – POÈME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – DER SOMMER – Noch ist die Zeit des Jahrs zu sehn

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

die Gedichte
Les Poèmes

 

*

____________________________________________

L’ÉTÉ
DER SOMMER
Noch ist die Zeit des Jahrs zu sehn

__________________________________________

Georges Seurat, Les Terrassiers,1883, National Gallery of Art, Washington

***************

Noch ist die Zeit des Jahrs zu sehn, und die Gefilde
L’an encore montre ses attraits, quand les rayons
Des Sommers stehn in ihrem Glanz, in ihrer Milde ;
De l’été brillent dans leur grandeur, dans une infinie douceur ;
Des Feldes Grün ist prächtig ausgebreitet,
Le champ vert magnifiquement s’étale,
Allwo der Bach hinab mit Wellen gleitet.
Sur lequel le ruisseau jette ses torrents.

*

So zieht der Tag hinaus durch Berg und Tale,
Ainsi le jour passe sur les montagnes et les vallées,
Mit seiner Unaufhaltsamkeit und seinem Strahle,
Inexorablement et avec tous ses rayons de lumière,
Und Wolken ziehn in Ruh, in hohen Räumen,
Et les nuages se déplacent en paix, dans les hauteurs,
Es scheint das Jahr mit Herrlichkeit zu säumen.
L’an semble se promener avec tant de splendeur.

******************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato.jpg.

LE DESTIN DE L’ESPRIT – POÈME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – Des Geistes Werden…

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

die Gedichte
Les Poèmes

 

*

 

____________________________________________

LE DESTIN DE L’ESPRIT
Des Geistes Werden…

__________________________________________

Léon Bakst, La Péri (1911)

******************



Des Geistes Werden ist den Menschen nicht verborgen,
Le destin de l’esprit n’est pas caché aux hommes,
Und wie das Leben ist, das Menschen sich gefunden,
Tout comme la vie que se sont trouvés les hommes,
Es ist des Lebens Tag, es ist des Lebens Morgen,
Tout comme le jour est vie, comme le matin est vie,
Wie Reichtum sind des Geistes hohe Stunden.
Les heures de l’esprit sont une si vaste richesse.

*

Wie die Natur sich dazu herrlich findet,
Comme la nature se retrouve merveilleuse,
Ist, daß der Mensch nach solcher Freude schauet,
L’homme recherche une telle joie,
Wie er dem Tage sich, dem Leben sich vertrauet,
Comme il croit dans le jour, dans la vie,
Wie er mit sich den Bund des Geistes bindet.
Comme il lie l’esprit avec lui-même.



*******************

CONVICTION – POÈME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – BERZEUGUNG

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

die Gedichte
Les Poèmes

 

*

____________________________________________

CONVICTION
BERZEUGUNG

__________________________________________

Eugène Delacroix, Le Christ sur le lac de Génésareth, Walters Art Museum, 1854
Le Miracle de la tempête apaisée

*************


Als wie der Tag die Menschen hell umscheinet,
Comme le jour qui brille sur les hommes,
Und mit dem Lichte, das den Höhn entspringet,
Avec sa lumière qui vient des hauteurs,
Die dämmernden Erscheinungen vereinet,
Embrasse les apparences du crépuscule,
Ist Wissen, welches tief der Geistigkeit gelinget.
Tel est le savoir qui pénètre au plus profond de l’esprit.


*************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato.jpg.

VUE – POÈME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – AUSSICHT

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

die Gedichte
Les Poèmes

 

*

____________________________________________

VUE
AUSSICHT

__________________________________________

Paysage romantique de Carl Friedrich Lessing, première moitié du XIXe siècle.

*******************

Wenn Menschen fröhlich sind, ist dieses vom Gemüte,
Quand les gens sont heureux, cela provient de l’esprit,
Und aus dem Wohlergehn, doch aus dem Felde kommet,
Et du bien-être, pourtant dans les champs,
Zu schaun der Bäume Wuchs, die angenehme Blüte,
Nous pouvons voir les arbres croître, l’agréable floraison,
Da Frucht der Ernte noch den Menschen wächst und frommet.
Et le fruit des récoltes profite encore aux hommes.

*

Gebirg umgibt das Feld, vom Himmel hoch entstehet
Des montagnes entourent le champ, et descendent du ciel
Die Dämmerung und Luft, der Ebnen sanfte Wege
L’aube et l’air, les doux chemins pavés
Sind in den Feldern fern, und über Wasser gehet
Serpentent au loin dans les champs et conduisent au-delà des eaux
Der Mensch zu Örtern dort die kühn erhöhten Stege.
Les marcheurs jusqu’aux villages aux ponts hardiment levés.

*

Erinnerung ist auch dem Menschen in den Worten,
La mémoire de l’homme se trouve aussi dans les mots
Und der Zusammenhang der Menschen gilt die Tage
  Et l’harmonie des hommes s’applique aux jours
Des Lebens durch zum Guten in den Orten,
  De la vie pour leur bien dans ces lieux
  Doch zu sich selber macht der Mensch des Wissens Frage.
Mais l’homme s’il veut savoir se pose des questions sur lui-même.

*

Die Aussicht scheint Ermunterung, der Mensch erfreuet
Comme la vue semble un réconfort, pour les hommes satisfaits
 Am Nutzen sich, mit Tagen dann erneuet
Des bienfaits, puis les autres jours renouvellent
Sich sein Geschäft, und um das Gute waltet
  Son entreprise et à côté de ses biens
Die Vorsicht gut, zu Dank, der nicht veraltet.
  La prudence veille, remercie, ce qui n’a rien de dépassé.

***********************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato.jpg.