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AIMER ! Poème de Florbela ESPANCA – AMAR ! – 1931

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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AIMER !

AMAR!
Poème paru dans

« Charneca em Flor » 
1931

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Henrique Pousão, Senhora Vestida de Negro, 1882, Museu Nacional de Soares dos Reis, Porto

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Eu quero amar, amar perdidamente!
Je veux aimer, aimer sauvagement !
Amar só por amar: Aqui… além…
Aimer juste pour aimer : Ici … au-delà …
Mais Este e Aquele, o Outro e toda a gente…
Lui et Celui-là, l’Autre et tout le monde …
Amar! Amar! E não amar ninguém!
Aimer ! Aimer ! Et n’aimer personne!

*

Recordar? Esquecer? Indiferente!…
Se souvenir ? Oublier ? Être indifférente ! …
Prender ou desprender? É mal? É bem?
Tenir ou desserrer ? Est-ce mal ? Est-ce bien ?
Quem disser que se pode amar alguém
Celui qui dit qu’il peut aimer quelqu’un
Durante a vida inteira é porque mente!
Tout au long de la vie entière ment !

*

Há uma Primavera em cada vida:
Il y a un Printemps dans chaque vie :
É preciso cantá-la assim florida,
Il faut le chanter ainsi fleuri,
Pois se Deus nos deu voz, foi pra cantar!
Car si Dieu nous a donné une voix, c’est pour chanter !

*

E se um dia hei de ser pó, cinza e nada
Et si un jour je dois être poussière, cendre et néant
Que seja a minha noite uma alvorada,
Que ma nuit soit une aube,
Que me saiba perder… pra me encontrar…
Que je sache me perdre … pour me retrouver …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

Palácio do Raio BRAGA LE PALAIS DU RAYON ou MAISON DU MEXICAIN

PORTUGAL
BRAGA
布拉加
ブラガ
Брага

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 Photos Jacky Lavauzelle

Palácio do Raio





Palácio do Raio BRAGA
PALAIS DU RAYON




Casa do Mexicano
Maison du Mexicain

palacio-do-raio-braga-artgitato-3O Palácio do Raio ou Casa do Mexicano foi construido am 1754-55 sob desenho de André Soares, destinando-se a servir de habitação à familia de João Duarte Faria. A porta e o varandim principal são citados como o melhor exemplar da arquitectura civil bracarense. Sofreu algumas alteraçãoes no decorrer do século XIX. Está classificada como Imóvel de Interesse Publico.
Le Palais du Rayon ou la Maison du Mexicain fut construit de 1754 à 1755 d’après André Soares ; il est conçu pour servir de logement à la famille de João Duarte Faria. La porte et le balcon principal sont cités comme le plus bel exemple de l’architecture Bracarense.
Il a souffert quelques altérations au cours du XIXe siècle.
Il est classé comme Immeuble d’Intérêt Public.

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Brasão de João Duarte de Faria de Silva
Blason de Joan Duarte de Faria de Silva
Século XVIII




XVIIIe siècle
Fragmento de teto que integrava a construção inicial do Palácio do Raio
Fragment du plafond qui intégrait la construction initiale du Palais du Rayon

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style rocaille
azulejos bleus
L’encadrement des fenêtres en granit

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palacio-do-raio-braga-artgitato-3

CARLOS AMARANTE
Carlos Luís Ferreira da Cruz Amarante
Braga 29 de outubro de 1748 – Porto 22 de janeiro de 1815
Braga 29 octobre 1748 – Porto 22 janvier 1815
Ingénieur et architecte
Engenheiro e arquitecto português

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Scènes de Chasse
 Cena da caça




 Cenas de caça ao javali
La Chasse au Sanglier

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« Le quadrige, au galop de ses étalons blancs,
Monte au faîte du ciel, et les chaudes haleines
Ont fait onduler l’or bariolé des plaines.
La Terre sent la flamme immense ardre ses flancs. »

José-Maria de Heredia
Les Trophées
Alphonse Lemerre
1893 -p. 20

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« C’est l’heure flamboyante où, par la ronce et l’herbe,
Bondissant au milieu des molosses, superbe,
Dans les clameurs de mort, le sang et les abois, »
José-Maria de Heredia
Les Trophées




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« Faisant voler les traits de la corde tendue,
Les cheveux dénoués, haletante, éperdue,
Invincible, Artémis épouvante les bois. »
José-Maria de Heredia
Les Trophées

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 Cena da caça
Scènes de Chasse

Um grande Caça Veados
La Chasse au Cerf

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A escadaria central
o guarda
L’escalier Central
« Le Gardien »




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Cenas da vida burguesa
Scènes de vie

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Cena musical
Scène musicale

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 Cena da caça
Scènes de Chasse

A Caça ao Leopardo
La chasse au léopard

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« Alors vint un léopard qui saisit une partie de la chair d’une antilope de roseaux qu’ils avaient avec eux.
Là-dessus, quelques hommes s’élancèrent pour donner la chasse au léopard. Pendant ce temps, arriva un élan qui mangea tout le gibier. Lorsque les hommes eurent poursuivi le léopard sans succès, ils se décidèrent à revenir. En arrivant à leur lieu de halte, ils trouvèrent que tout le gibier avait disparu… »
René Basset
Contes populaires d’Afrique
E. Guilmoto, Éditeur, 1903
Les Littératures populaires, tome XLVII, pp. 289-292

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Pinturas religiosas
Peintures religieuses

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Saint Pierre de Vérone
São Pedro de Verona

Un sabre, instrument de son martyre dans la tête


Pietro Rosini

Pietro Martire
Pietro da Verona
Pierre martyr
Pierre de Vérone
Vérone, env. 1205 – Seveso, 6 avril 1252
ordre des Dominicains

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« Ao passo que, depois de queimarem muitos dissidentes ou suppostos taes, eram assassinados em Aragão e em diversos logares os inquisidores Planedis, Travesseres e Cadireta, Pedro de Verona morria apedrejado em Milão, e outros por diversas partes. Aos inquisidores, que assim pereciam victimas do seu e do alheio fanatismo consideravam-nos como martyres, e os dominicanos ganhavam de dia para dia uma consideração e influencia illimitadas, que os franciscanos, seus emulos, procuravam combater, nascendo d’ahi disputas vergonhosas entre as duas ordens. O repugnante ajunctava-se ao horrivel, e diante de taes scenas a religião velava a face.  »
História da Origem e Estabelecimento da Inquisição em Portugal por Alexandre Herculano
Tomo I

« Pierre de Vérone est mort lapidé à Milan, … Les inquisiteurs, qui ainsi périrent victimes de leur fanatisme et d’autres les considèrent comme des martyrs, … »

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Palácio do Raio BRAGA

LUIS DE CAMOES EROTIQUE – Luís de Camões erótica

CAMOES EROTIQUE
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português




Luis de Camões
[1525-1580]

Luis de Camoes Les Lusiades

 

LUIS DE
CAMOES EROTIQUE




Luis de Camoes

Luís de Camões erótica

luis-de-camoes-erotique-luis-de-camoes-erotica-joao-marques-de-oliveira-cefalo-e-procris-cephale-et-procris-artgitato-porto-2João Marques de Oliveira
Céfalo e Prócris Céphale et Procris
Porto
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Les œuvres de Camoes ne figurent pas dans le Dictionnaire des Œuvres Erotiques. Les Lusiades (Os Lusiadas) ne semblent pas s’attendrir sur les charmes et les conquêtes  amoureuses. Et pourtant …

Et pourtant ses Sonnets sont remplis d’images passionnelles et chaudes. Si nous reprenons le « O fogo que na branda cera ardia »  (L’Amour, ce feu qui ardemment nous brûle) Luís Vaz de Camões dans une de ses poésies les plus célèbres utilise des images chastes, plus proches des sonnets de Pétrarque.

Amor é fogo que arde sem se ver,
L’Amour, ce feu qui ardemment nous brûle sans aucune flamme
é ferida que dói, e não se sente;
Et qui nous enflamme sans qu’on le sente

é um contentamento descontente,
Qui nous soulage dans des soupirs

é dor que desatina sem doer.
L’Amour, cette douleur sans ce mal qui fait souffrir

Et pourtant Camoes, un de nos plus grands écrivains, en côtoyant l’Epopée, est rentré dans l’âme humaine, dans les rapports intimes des humains, dans le cœur, non seulement des Lusitaniens, mais des humains. Il fait côtoyer les hommes et les dieux, les vaillants marins et les continent au travers de grands moments de solitude, de trahison et, nécessairement de passions. Et là, Camoes nous livre un érotisme torride et divin. Comme le souligne Georges Bataille dans sa Conclusion à l’Erotisme (Editions de Minuit) : « le moment érotique est aussi le plus intense. Ainsi est-il situé au sommet de l’esprit humain.« 

Et pourtant, dès l’ouverture des Lusiades, qu’entendons-nous à travers les exploits guerriers, à travers le bruit des cuirasses, des affrontements :



Des soldats dans des combats acharnés et féroces
As armas e os barões assinalados,
Des plages du Portugal d’où partirent nos frères
Que da ocidental praia Lusitana,
Par des mers avant nous vierges encore
Por mares nunca de antes navegados,
Au-delà de l’île de Ceylan, s’engouffrèrent
Passaram ainda além da Taprobana,
Par les périls et les guerres endurcis
Em perigos e guerras esforçados,
Plus que ne le permettait aucune force humaine d’ici
Mais do que prometia a força humana,
Et, parmi ces peuples lointains, ils édifièrent
E entre gente remota edificaram
Ce nouveau royaume qu’eux seuls sublimèrent ;
Novo Reino, que tanto sublimaram;
(Premier Chant – Canto I)

Nous voyons ces terres vierges prises d’assaut par des vagues de guerriers s’engouffrent et qui pénètrent. Georges Bataille le soulignait déjà dans l’Erotisme : » La cruauté et l’érotisme s’ordonnent dans l’esprit que possède la résolution d’aller au delà des limites de l’interdit…Il s’agit de domaines voisins fondés l’un et l’autre sur l’ivresse d’échapper résolument au pouvoir de l’interdit. » (Chapitre IV – Le meurtre, la chasse et la guerre – Les Editions de Minuit)

Camoes place ensuite nos guerriers Lusitaniens sous la protection des dieux, Apollon, Mercure, Jupiter, Mars, … qui n’ont pas eu qu’une vie de sérénité, de recueillements et de prière.

C’est dans le second livre (Canto II) que Camoes révèle un érotisme torride, avec l’apparition de Dioné au milieu des Nymphes. Elle est prise de véritables convulsions, traversent les cieux en nage et se retrouve devant Jupiter. Nous basculons entre faiblesses et forces, entre défaillances et assurances. Encore la pénétration, ici des Etoiles lumineuses « Já penetra as Estrelas luminosas », sans préliminaires et sans monter au septième ciel, nous arrêtons au sixième :

Ouviu-lhe essas palavras piedosas
Elle entendit ces paroles pieuses





A formosa Dione*, e comovida,
La juste Dioné, et en fut émue,
 Dentre as Ninfas se vai, que saudosas
Elle quitte alors les Nymphes, mélancoliques
Ficaram desta súbita partida.
Par ce départ soudain.
Já penetra as Estrelas luminosas,
Déjà elle pénètre les Etoiles lumineuses,
Já na terceira Esfera recebida
Déjà la voici dans la troisième Sphère
 Avante passa, e lá no sexto Céu,
Elle continue, et là dans le sixième Ciel,
Para onde estava o Padre, se moveu. 
Où était le Père, elle se retrouve.

Dans les strophes suivantes, où Dioné continue sa route, nous passons de la chaleur, de suintements, de feu dans des Pôles glacés, (II-34) au registre animal dans le II-35 :

E por mais namorar o soberano
Et afin de plaire au souverain

 Padre, de quem foi sempre amada e eriça,
Père, qui l’a toujours aimée et hérissée,
Se lhe apresenta assim como ao Troiano,
Elle se présente comme à Troie,
Na selva Idea*, já se apresentara.
Dans la forêt de l’Ida*, elle était apparue.
 Se a vira o caçador, que o vulto humano
Si le chasseur Actéon** l’avait vue, à la figure humaine
Perdeu, vendo Diana na água clara,
Perdue, en voyant Diana dans l’eau claire,
 Nunca os famintos galgos o mataram,
Jamais les lévriers affamés ne l’auraient tuée,
Que primeiro desejos o acabaram.
Car la force du désir aurait été plus fort.




Or nous savons bien qu’animalité et sexualité sont intimement liées. La violence du désir du chasseur Actéon contre la violence des lévriers affamés. « Le mouvement charnel est singulièrement étranger à la vie humaine : il se déchaîne en dehors d’elle, à la condition qu’elle s’absente. Celui qui s’abandonne à ce mouvement n’est plus humain, c’est à la manière des bêtes, une aveugle violence qui se réduit au déchaînement, qui jouit d’être aveugle et d’avoir oublié… Une rage, brusquement s’empare d’un être. Cette rage nous est familière, mais nous imaginons facilement la surprise de celui qui n’en aurait pas connaissance et qui, par une machination, découvrirait sans être vu les transports amoureux d’une femme dont la distinction l’aurait frappé. Il y verrait une maladie, l’analogue de la rage des chiens. Comme si quelque chienne enragée s’était substituée à la personnalité de celle qui recevait si dignement. » (L’Erotisme – Georges Bataille – Chapitre IX La pléthore sexuelle et la mort – Les Editions de Minuit)

Camoes fait monter le désir dans le II-36 avec une force de détails sur les cheveux, le cou, les seins, les flancs, les colonnes lisses. Et ce désir qui continue de monter encore et encore (trepavam desejos) avec la dernière image du lierre qui grimpe :

Os crespos fios d’ouro se esparziam
Tant ses cheveux d’or se répandaient

Pelo colo, que a neve escurecia;
Sur son cou que la neige en semblait obscurcie ;
  Andando, as lácteas tetas lhe tremiam,
En marchant, ses seins de lait frissonnaient,
Com quem Amor brincava, e não se via;
Comme si Amour s’en amusait, sans être vu ;
Da alva petrina flamas lhe saíam,
Des flammes explosaient de ses flancs,
  Onde o Menino as almas acendia;
Lorsque Cupidon allumait les âmes ;
Pelas lisas colunas lhe trepavam
Par ses colonnes lisses montaient
Desejos, que como hera se enrolavam. 
Les désirs, qui, comme du lierre, s’y enroulaient.

Camoes qui la couvre dans le II-37 d’un voile léger, ne fait que renforcer les désirs et les passions. Et les désirs grandissent et grandissent encore, jusqu’au feu d’artifice. Camoes par le voile ajoute un semblant d’interdit qui dévoile en même temps qu’il voile. C’est un non qui veut dire oui. Un mystère à découvrir. « Nous sommes admis à la connaissance d’un plaisir dans lequel la notion de plaisir se mêle au mystère, expressif de l’interdit qui détermine le plaisir en même temps qu’il le condamne. » (L’Erotisme, Georges Bataille, Chapitre IX, Editions de Minuit)

C’um delgado sendal as partes cobre,
D’un voile léger, elle couvre ses parties

 De quem vergonha é natural reparo,
Dont la pudeur est un rempart naturel,
Porém nem tudo esconde, nem descobre,
Mais tout ne se cache ni ne se découvre,
O véu, dos roxos lírios pouco avaro;
Le voile de lys pourpre reste peu avare ;
 Mas, para que o desejo acenda o dobre,
Mais pour que le désir grandisse plus encore,
Lhe põe diante aquele objeto raro.
S’enflamme cet objet si léger.
Já se sentem no Céu, por toda a parte,
Déjà l’on ressent dans le ciel, de toutes parts,
  Ciúmes em Vulcano, amor em Marte.
La jalousie de Vulcain et l’amour de Mars.

Dans le II-38, Camoes passe au faux registre angélique (angélico semblante) avec en association la maltraitance par les assauts amoureux avec le refus et l’acceptation concomitante de celle qui dit oui et qui dit non :

E mostrando no angélico semblante
Elle montre sur son visage angélique





Co’o riso uma tristeza misturada,
Un sourire triste,
Como dama que foi do incauto amante
Comme chez une dame que l’amant entreprenant
Em brincos amorosos mal tratada,
Maltraite par des assauts amoureux,
Que se aqueixa e se ri num mesmo instante,
Qu’elle reproche et accepte dans le même instant,
E se torna entre alegre magoada,
Hésitant entre joie et peine,
 Desta arte a Deusa, a quem nenhuma iguala,
Dans cet art la Déesse, que personne n’égale,
  Mais mimosa que triste ao Padre fala:
Plus douce que triste parle à Jupiter, le Père :

Camoes arrive au paroxysme de la relation. Il parle d’un acte évité qui ressemble à si méprendre à un acte consommé. Il aurait juste fallu que notre dieu se retrouve seul…

E destas brandas mostras comovido,
Et à ces douces démonstrations,

  Que moveram de um tigre o peito duro,
Qui auraient agité la dure poitrine d’un tigre,
Co’o vulto alegre, qual do Céu subido,
La face joyeuse, qui du haut de ce ciel,
Torna sereno e claro o ar escuro,
Rendait cet univers sombre serein et clair,
 As lágrimas lhe alimpa, e acendido
Ses larmes ruissellent et il éclaire
Na face a beija, e abraça o colo puro;
Son visage de baisers et embrasse son cou parfait ;
De modo que dali, se só se achara,
Alors, à ce moment, si seuls ils s’étaient retrouvés,
Outro novo Cupido se gerara.
Un autre nouveau Cupidon aurait été engendré.

Bien entendu, l’érotisme ne se découvre pas que dans les Lusiades. Les Sonnets de Camoes regorgent d’images et de situations amoureuses. Déjà Charles Magnin en 1832 le notait dans la Revue des Deux Mondes :

« Les poésies de Camoens qui se rapportent à ces premiers temps d’amour, sont pleines de passion et de délire. En voici un échantillon:




SONNET IX.
«Je suis en proie à un état indéfinissable ; je frissonne et je brûle à-la-fois ; je pleure et ris au même instant, sans en savoir la cause. J’embrasse le monde entier et je ne puis rien étreindre. Toutes mes facultés sont bouleversées : mon âme exhale un feu terrible ; des ruisseaux de larmes coulent de mes yeux. Tantôt j’espère, tantôt je me décourage ; quelquefois je dé« lire, d’autres fois ma raison revient. Je suis sur la terre et ma pensée traverse l’espace. En une heure je vis une année ; en mille années je n’en puis trouver une qui me satisfasse. Si quelqu’un me demande pourquoi je suis ainsi, je répondrai que je l’ignore. Je soupçonne cependant, madame, que c’est pour vous avoir vue. »

Une passion si violente et si ingénieuse à-la-fois dut être payée de retour ; mais le rang et la fortune élevaient entre les deux amans une barrière infranchissable. Les parens de sa maîtresse, puissans à la cour, intervinrent, et un ordre d’exil éloigna Camoens de Lisbonne. »
[Revue des Deux Mondes – 1832 – tome 6 –  Charles Magnin –  Littérature étrangère – Luiz de Camoëns]

 

 

 

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Camoes érotique

 

 

 

 

Voyage au Portugal – Viajar para Portugal – 葡萄牙 – ポルトガル – Португалия

Photo Jacky Lavauzelle

Viajar para Portugal
Voyage au Portugal

 




 

 PORTUGAL
葡萄牙
ポルトガル
Португалия

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AVEIRO 
アベイロ
阿维罗 
Авейру
la-gare-daveiro-a-estacao-ferroviaria-de-aveiro-portugal-artgitato-2

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BRAGA 
براغا
布拉加
ブラガ – Брага

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Buçaco
Forêt, Serra et Palace de Buçaco
Bussaco

Palais Serra de Buçaco Portugal Artgitato 23 Mata e serra do BuçacoPalácio Hotel do Buçaco

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Evora
Cathédrale Basilique Notre-Dame de l’Assomption
Basílica Sé Catedral de Nossa Senhora da Assunção
Sé de Évora

Se Evora 00000

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Guimarães
Aqui nasceu Portugal
Ici est né le Portugal

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Lamego
Santuário de Nossa Senhora dos Remédios
L’ESCALIER INVISIBLE

Santuário de Nossa Senhora dos Remédios Lamego 12

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Lisboa
Lisbonne – Лиссабон – 里斯本 -リスボン
Jardim da Almeda Dom Alfonso Henriques
Fonte Luminosa – La Fontaine Lumineuse
Les Larmes da Almeda Dom Alfonso Henriques

Fonte Luminosa 4

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 Olhão
Graffiti & Street Art

Olhão graffiti & street-art 11

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PORTO
LA CAPITALE DU NORD

jardins-do-palacio-de-cristal-artgitato-les-jardins-du-palais-de-cristal-porto-17

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La Vallée du Douro
O Vale do Douro

Miranda do Douro – Lamego

O Vale do Douro La Vallée du Douro Portugal Artgitato 1

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LA DEFINITION DU PORTUGAL
dans
LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

de 1751

PORTUGAL, (Géog. mod.) en latin Lusitania, royaume le plus occidental de l’Europe, borné au nord par la Galice, au midi & au couchant par l’Océan, au levant par l’Andalousie, la nouvelle-Castille, & le royaume de Léon. Son étendue est du nord au sud. Il a 120 lieues de longueur, & 50 de largeur.

L’air y est assez tempéré, pur & sain. C’est un très bon pays ; le blé n’y manque pas, les fruits sont exquis, les huiles délicieuses : on y trouve quantité de miel ; les laines sont admirables ; les salines très abondantes ; les bestiaux & les chevaux très-estimés : on sait combien les orangers, les vins, sur-tout ceux d’Alantejo & des Algarves sont recherchés.

Il y a des mines d’or & d’argent, des carrieres de beau marbre, & de pierres précieuses, des rubis, des émeraudes, des hyacinthes.

Il est arrosé d’un grand nombre de rivieres. Les principales sont le Tage, la Guadiana, le Duero, &c. La religion catholique est la seule permise. Il y a beaucoup de Juifs, mais cachés. L’inquisition y est très-sévere. Il y a trois archevêchés & dix évêchés, sans compter ceux des Indes & d’Afrique.

On divise le Portugal en six parties ; savoir, le royaume des Algarves ; les provinces entre Dueroe-Minho, Béïra, l’Alentéjo, Tra-los Montes, l’Estramadoure portugaise : outre cela le royaume de Portugal a des possessions considérables dans l’Amérique, comme le Brésil, dans l’Afrique & dans l’Asie.

La langue portugaise est un composée de la latine, de la françoise & de la castillane. Elle est grave & élégante ; & comme elle ne manque pas d’élévation pour les sujets héroïques, de même elle est remplie de douceur pour les délicatesses de l’amour.

Lisbonne est la capitale du royaume. Long. 9. 12. lat. 37. 42.

Le royaume de Portugal est la Lusitanie des anciens ; cependant la Lusitanie comprenoit des pays qui ne sont point aujourd’hui de Portugal ; & le Portugal renferme quelques contrées qui n’étoient point de la Lusitanie. Ses premiers habitans formoient plusieurs républiques, & se gouvernoient selon leurs loix & leurs coutumes.

Les Phéniciens ayant abordé sur les côtes de la Lusitanie, se fortifierent dans l’île de Cadix, d’où ils passerent dans le continent, & y firent des conquêtes par le secours des Carthaginois, environ 510 ans avant J. C. Ce pays fut ensuite soumis par les Romains, & successivement par les Alains, les Sueves, les Vandales, les Goths & les Maures.

Alphonse VI. roi de Castille & de Léon, fit la conquête de la meilleure partie de la Lusitanie sur les Maures en 1094. Il maria sa fille Therese légitimée de Castille, à Henri de Bourgogne, & lui donna pour dotte la ville de Porto avec le titre de comte de Portugal.

Henri conquit bien du pays sur les Maures, fonda proprement le royaume de Portugal, & fut couronné en 1139, après la fameuse bataille d’Ourique. Alors le pape Alexandre III. ne manqua pas d’exiger de lui pour la confirmation de cette couronne, en 1160, un tribut de deux marcs d’or ; le roi s’y soumit, sachant que dans les querelles de tant de souverains, le suffrage du pape, payé par une bonne rente, pouvoit quelquefois faire pancher la balance.

Ce nouveau royaume se soutint glorieusement, & les Portugais commencerent à mériter dans le xv. siecle une gloire aussi durable que l’univers, par le changement du commerce du monde, qui fut bientôt le fruit de leurs découvertes. Ce fut cette nation qui, la premiere des nations modernes, navigea sur l’Océan atlantique. Elle n’a dû qu’à elle seule le passage du cap de Bonne-Espérance, au lieu que les Espagnols dûrent à des étrangers la découverte de l’Amérique.

Le Portugal s’occupa toujours de ses grandes navigations & de ses succès en Afrique, sans prendre aucune part aux événemens de l’Italie qui allarmoient le reste de l’Europe.

Enfin ce royaume depuis Alphonse I. surnommé Henriquez, dura l’espace de quatre cens quarante-neuf ans, sous seize rois, & finit en 1578 par la mort tragique de l’infortuné don Sébastien, qui périt en Afrique dans une bataille contre les Maures. On peut dire néanmoins que ce royaume ne finit qu’en 1580, dans la personne de don Henri II. qui, quoique prêtre & cardinal, fut reconnu roi de Portugal, après la mort de son neveu don Sébastien.

Philippe II. roi d’Espagne, se trouvant plus à portée que les autres prétendans, pour faire valoir ses prétentions sur la couronne de Portugal, s’empara de ce royaume, & le réunit à la monarchie espagnole en 1580. Il fut le premier qui, depuis les rois Goths, eut la gloire de voir toute l’Espagne sous sa domination, après avoir été divisée près de huit cens ans. Les successeurs de Philippe II. la posséderent dans le même état jusqu’à l’an 1640 que les Portugais, par un soulevement général, sécouerent le joug des rois castillans.

Une conspiration aussi bien exécutée que bien conduite, dit M. de Voltaire, mit sur le trône la maison de Bragance. Jean de Bragance fut partout proclamé roi sans le moindre tumulte ; un fils ne succede pas plus paisiblement à son pere. La maniere dont Olivarez annonça à Philippe IV. la perte du Portugal est célebre ; rien ne fait mieux voir comme on sait déguiser aux rois des nouvelles tristes. « Je viens vous annoncer, dit-il, une heureuse nouvelle ; votre majesté a gagné tous les biens du duc de Bragance ; il s’est avisé de se faire proclamer roi, & la confiscation de ses terres vous est acquise par son crime ».

Cette confiscation n’eut pas lieu, le Portugal devint un royaume considérable, surtout lorsque les richesses du Brésil, & les traités avec l’Angleterre, rendirent son commerce florissant. Joseph de Bragance, arriere petit-fils de Jean, est aujourd’hui sur le trône, & peu s’en est fallu qu’il n’ait perdu dernierement, par un assassinat, la couronne & la vie.

Cette couronne est héréditaire, & passe même aux enfans naturels au défaut des enfans légitimes.

Plusieurs écrivains ont donné les antiquités, l’histoire & la description du Portugal. Tels sont Gaspard Estazo, antiq. de Port. Antonio Vasconcellos, anaceph. reg. Lusitan. Jerôme Conertaggio, Edouard de Nugnez, Texeira, histor. de Port. Imhoff, stemma regum Lusitan. Maugin, description du Portugal ; Lequien de la Neuville, hist. de Portugal, 2 vol. in-4°. La Clede, hist. de Portugal. Vertot, révolutions de Portugal. Enfin le chevalier d’Oliveyra a indiqué les historiens & les écrivains de ce royaume dans des mémoires sur le Portugal, publiés à la Haye en 1743, in-12. (D. J.)

Portugal, bol de (Hist. nat.) bolus lusitanica, nom donné par quelques auteurs à une terre argilleuse, d’un beau rouge, pesante, qui colore les mains, qui s’attache à la langue & se dissout aisément dans la bouche, où elle est d’un goût astringent. On en trouve dans les royaumes d’Espagne & de Portugal ; elle abonde sur-tout dans le voisinage de la ville d’Estremos, dans la province d’Alentéjo. On regarde cette terre comme un grand astringent. Les femmes mâchent cette terre, & la regardent comme propre à absorber les acides.

Cette terre bolaire se durcit au feu, & y devient plus luisante ; c’est pourquoi les Portugais & les Espagnols en font des poteries appellées bucaros, & que l’on appelle du boucaro en France, voyez Bucaro. On dit qu’il s’en trouve à la Havane. Voyez Eman, Mendez d’Acosta, hist. nat. des Fossilles.

Jaucourt
L’Encyclopédie
1re édition
1751
Tome 13
pp. 157-158

Os Biombos Namban : PARAVENTS NAMBAN XVIIe MUSEE NATIONAL SOARES DOS REIS – 南蛮 美術 – PORTO

PORTUGAL
PORTO
Museu Nacional Soares dos Reis

 

 




Photo Jacky Lavauzelle

PARAVENTS NAMBAN
Os Biombos Namban 




Musée national
Soares dos Reis 

Les Paravents Namban du Musée National Soares dos Reis
XVIe XVIIe
Arrivée des Portugais au Japon
Os Biombos Namban Museu Nacional de Soares dos Reis
Décimo Sétimo
Chegada português no Japão

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Art Nanban
南蛮 美術

Escola de Kano
École Kanō
狩 野 派

Período Momoyama

Epoque Azuchi Momoyama
安土桃山時代
1573 – 1603

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***
Le JAPON  AU XVIe

En 1542, un marin portugais, Antonio de Moto, fut poussé par les vents sur les côtes du Japon, où n’avait encore abordé aucun Européen. Sept ans plus tard, en 1549, saint François Xavier allait y prêcher l’Évangile.

En 1582, on comptait déjà dans l’empire des Mikados cent cinquante mille chrétiens indigènes, répartis entre deux cents églises. Il semblait que ce beau pays allait bientôt embrasser notre foi religieuse et entrer dans le courant de notre civilisation ; mais tout à coup le gouvernement japonais expulsa les missionnaires (1587), puis il persécuta ceux de ses sujets qu’ils avaient convertis, et, en anéantissant chez lui le christianisme, il interdit à ses peuples tous rapports avec ces étrangers dont l’arrivée avait failli amener une révolution politique en même temps qu’une révolution religieuse.

Edmond Villetard
Le Japon
Librairie Hachette et Cie
1879 – pp. 5-6

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LA DECOUVERTE DU JAPON
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

Cependant, pendant qu’il ajoûtoit un nouveau monde à la monarchie d’Espagne, les Portugais de leur côté s’aggrandissoient avec le même bonheur dans les Indes orientales. La découverte du Japon leur est dûe, & ce fut l’effet d’un naufrage. En 1542, lorsque Martin Alphonse de Souza étoit viceroi des Indes orientales, trois portugais, Antoine de Mota, François Zeimoto, & Antoine Peixota, dont les noms méritoient de passer à la postérité, furent jettés par une tempête sur les côtes du Japon ; ils étoient à bord d’une jonque chargée de cuir, qui alloit de Siam à la Chine : voilà l’origine de la premiere connoissance qui se répandit du Japon en Europe.

Jaucourt
L’Encyclopédie
1re édition
Briasson, David l’aîné, Le Breton, Durand
1766 – Tome 8, pp. 453-455

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Os Biombos Namban
Les Paravents Namban

Les Jardins du Musée National Soares dos Reis – Os jardins do Museu Nacional Soares dos Reis

PORTUGAL
PORTO
Museu Nacional Soares dos Reis

 

 




Photo Jacky Lavauzelle

LES JARDINS DU MUSEE

Musée national
Soares dos Reis 

Les Jardins du Musée National Soares dos Reis
Os jardins do Museu Nacional Soares dos Reis

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Les Jardins du Musée National Soares dos Reis

AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889

PORTO





AUGUSTO SANTO

 

 

 




 

 

Augusto Santo
PORTUGAL

PORTO
Museu Nacional Soares dos Reis

 

 




Photo Jacky Lavauzelle

Musée national
Soares dos Reis 

Augusto Santo
Escultor Português
Sculpteur Portugais

1869 – 1907

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Nous retrouvons la même sculpture au Musée du Chiado (Museu do Chiado Lisboa) à Lisbonne

ISMAEL
Bronze
Assinada e datada
Signé et daté
1889

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AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889

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AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889

« A l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. »
La Genèse XVII-20

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AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889

ISMAËL DANS LE DESERT
AVEC AGAR SA MERE

« Grand’mère
Il lui dit : « Que cette demande de Sara ne te paraisse pas trop dure ! Fais ce qu’elle te dit, parce que c’est Isaac qui doit être ton héritier, et le chef de ta race. Mais ne t’inquiète pas d’Ismaël ; je le rendrai père d’un grand peuple, comme je l’ai promis, parce qu’il est ton fils. »

Abraham se leva donc le lendemain au lever du jour, il prit du pain et une cruche d’eau, les mit sur l’épaule d’Agar, lui donna son fils Ismaël et les renvoya. Ismaël avait alors vingt-trois ans. Ils s’en allèrent et marchèrent dans le désert. Mais l’eau de la cruche étant épuisée, ils n’en trouvèrent plus et souffrirent de la soif. Ismaël, n’ayant plus de force, se coucha sous un arbre, et Agar s’éloigna en disant : « Je ne verrai pas mourir mon fils. » Elle s’assit en face de lui, et se mit à pleurer.
Dieu, entendant les pleurs de la mère, lui envoya un Ange qui lui dit : « Agar, que fais-tu là ? Ne crains pas, car le Seigneur a écouté ta voix et celle de l’enfant. Lève-toi, prends ton fils, parce que je le rendrai père d’un grand peuple.
Au même moment, Agar aperçut un puits plein d’eau ; elle y alla, puisa de l’eau et la porta à son fils. Et Dieu protégea Ismaël ; il vécut dans le désert et il devint adroit à tirer de l’arc.
Marie-Thérèse
Mais comment Agar a-t-elle pu vivre dans un désert, sans avoir rien ?
Grand’mère
D’abord Ismaël avait plus de vingt ans ; il pouvait vivre de sa chasse, et l’eau ne leur manquait pas. Ensuite, ils étaient tout près de l’Égypte, où ils trouvaient ce qui leur était nécessaire. Agar, qui était Égyptienne, fit épouser à Ismaël une fille du pays d’Égypte, ce qui prouve qu’ils y avaient des relations.»
Comtesse de Ségur
La Bible d’une grand’mère
Editions L. Hachette et Cie

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Augusto Sento

António Soares dos Reis – LE SCULPTEUR DE L’ÂME PORTUGAISE – O Escultor da Alma Português

*Antonio Soares dos Reis

PORTUGAL
PORTO
Museu Nacional Soares dos Reis

 

 




Photo Jacky Lavauzelle

António Soares dos Reis

Musée national
Soares dos Reis 

António Soares dos Reis
LE SCULPTEUR DE L’ÂME PORTUGAISE
O Escultor da Alma Português

Vila Nova de Gaia 1847 – Vila Nova de Gaia 1889

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Busto de Marques de Oliveira
António Soares dos Reis
Assinada e datada
Signé et daté
1881
Bronze

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Busto de Francisco Pinto Bessa
Buste de Francisco Pinto Bessa
Assinada e datada
Signé et daté
1878
Bronze

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Francisco Pinto Bessa
Político português
Homme Politique Portugais
1821 à Lordelo do Ouro Porto- 1878 à Porto

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Busto de Joaquim Pinto Leite
Buste de Joaquim Pinto Leite
Assinada e datada
Signé et daté
1881
Bronze

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Joaquim Pinto Leite
Oliveira de Azeméis c. 1820 -Porto 1880

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Busto de Correia de Barros
Buste de Correia de Barros
Assinada e datada
Signé et daté
Bronze
1884

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O Desterrado
L’Exilé
mármore – marbre
Assinada e datada
Signé et daté
1872

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Flor Agreste
Fleur Sauvage
mármore – marbre
Assinada e datada
Signé et daté
1881

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Busto da Inglesa (Mrs Leech)
Buste d’une anglaise, Madame Leech
Assinada e datada
Signé et daté
1887
Bronze

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Busto de Hintze Ribeiro
Buste de Hintze Ribeiro
Assinada e datada
Signé et daté
Bronze
1884

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Firmino
Bronze
Assinada e datada
Signé et daté
1867

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Academia
Homem sentato
Etude d’un homme assis
Assinada e datada
Signé et daté
1868

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O Pescador
Le pêcheur
Bronze
Assinada e datada
Signé et daté
1870

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Brotero
Gesso original
Plâtre
1886

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São José
Saint Joseph
Bronze
1880

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Cabeça de negro
Tête d’homme noir
Gesso original – Plâtre
Assinada e datada
Signé et daté
1873

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Viscondessa de Vinhó e Almedina
Vicomtesse de Vinhó e Almedina
mármore – marbre
Assinada e datada
Signé et daté
1882

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S. Joaquim
Saint-Joachim
Bronze
Assinada e datada
Signé et daté
1880

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Joachim est le père de la Vierge Marie et le mari de Sainte Anne

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Carro de Apolo
Char d’Apollon
gesso – plâtre
1880

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A Riqueza
La Richesse
Bronze
Assinada e datada
Signé et daté
1877

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A música
La musique
Bronze
Assinada e datada
Signé et daté
1877

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A trabalho
Le travail
Bronze
1876

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Narciso
Narcisse
Bronze
Assinada e datada
Signé et daté
1881

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Narcisse par Mallarmé

Narcisse, ce fils du fleuve Céphise, fut aimé de la nymphe Écho, qui ne put obtenir son amour à lui et mourut de chagrin. Némésis (fig. 160), pour le punir, le fit tomber amoureux de sa propre image ; et le jeune homme, à son tour, languit dans une attente vaine. Sur le lieu de sa mort, naquit la fleur qui s’appelle de son nom. Des versions postérieures disent qu’il fut changé en narcisse : comme elles disent encore que Daphné fut changée en laurier. L’amour d’Écho pour Narcisse est seulement une autre version de l’amour de Séléné pour Endymion, le soleil, alors qu’il plonge dans la mer. Comme Endymion dort dans Latmos, la terre de l’oubli, de même le nom de Narcisse signifie le mutisme ou la surdité du profond sommeil, et exprime l’idée que représente déjà la légende d’Endymion.

Stéphane Mallarmé
Les Dieux antiques
J. Rothschild, éditeur
1880 – pp. 216-217

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Fontes Perreira de Melo
Gesso – Plâtre

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 Fontes Pereira de Melo
Lisbonne  8 septembre 1819 — Lisbonne 22 janvier 1887

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Busto da Viscondessa de Moser
Buste de la Vicomtesse de Moser
Bronze
Assinada e datada
Signé et daté
1883

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António Soares dos Reis

João Marques de Oliveira, le peintre de la delicadeza

joao-marques-de-oliveira-auto-retrato-autoportrait-artgitato-porto-28PORTUGAL
PORTO
Museu Nacional Soares dos Reis
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 Assinatura – Signature de Joãn Marques de Oliveira

 




Photo Jacky Lavauzelle

Joãn Marques de Oliveira

Musée national
Soares dos Reis 

João Marques de Oliveira
LE PEINTRE DE LA DELICADEZA
o pintor da delicadeza

 23 août 1853 Porto – 9 octobre 1927 Porto
23 de Agosto de 1853 Porto – 9 de outubro de 1927 Porto

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Busto de Marques de Oliveira
António Soares dos Reis
Assinada e datada
Signé et daté
1881
Bronze

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Retrato de António Soares dos Reis
Portrait d’António Soares dos Reis
Marques de Olivera
Assinada e datada
Signé et daté
1881
Óleo sobre tela – Huile sur Toile

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Silva Porto a pintar
Silva Porto peignant
Assinada e datada
Signé et daté
1875
Óleo sobre tela – Huile sur Toile

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Paisagem
Paysage
Assinada e datada
Signé et daté
1883
Óleo sobre Madeira – Huile sur bois

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Areinho
Assinada Signé
1881-1882
Óleo sobre Madeira – Huile sur bois

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Auto-retrato
Auto-portrait
Óleo sobre Madeira – Huile sur bois

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Céfalo e Prócris
Céphale et Procris
Assinada e datada
Signé et daté
1879
Óleo sobre tela – Huile sur Toile

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Κέφαλος καὶ Πρόκρις
Le Mythe de Céphale et Procris
par Mallarmé

PROCRIS, MYTHE GREC ET LATIN

Procris est la fille d’Érechthée, roi fabuleux d’Athènes, et de Hersé. Cet Érechthée ou Érichtonios (car les deux noms n’en sont qu’un) est regardé comme le fils d’Héphaïstos et de Gê, la terre : il naquit ayant la forme d’un serpent, et Athéné l’éleva. Son enfant, Procris, être d’une beauté merveilleuse, gagna l’amour de Céphale, qui la trouva sur le mont Hymète ; venant, lui, du rivage blanc d’Eubée. Mais Éos fut jalouse de voir Procris mariée à Céphale ; elle tenta Céphale, et le fit douter de la foi de son épouse. Céphale, parti, revint sous un déguisement (comme Sigurd, dans le conte Volsung, revient vers Brunehilde), et gagna l’amour de Procris par ce changement de forme. Procris découvrant la ruse, s’en fut en Crète ; elle y resta dans un profond chagrin, jusqu’à la visite d’Artémis, qui lui donna la lance ne manquant jamais son but et le chien qui toujours dépiste sa proie. Procris, avec cette arme et le limier, revint à Athènes, et sans cesse triompha dans les chasses. Son mari, que ce succès remplit d’envie, demanda la lance et le chien, mais elle refusa de les lui céder autrement qu’en retour de son amour. Céphale lui donna cet amour, et découvrit immédiatement qu’il avait devant lui sa première femme, Procris. Craignant encore la jalousie d’Éos, Procris dans la chasse se tenait près de Céphale, mais la lance de celui-ci la transperça, cachée par un fourré. Le prince, navré de cette mort, quitta Athènes et aida Amphitryon à débarrasser ses terres de bêtes nuisibles : puis, voyageant à l’Ouest, il atteignit le cap Leucade, où sa force l’abandonna, et il tomba dans la mer.

Origine de cette histoire. Elle est issue de trois simples phrases, dont l’une disait « le soleil aime la rosée », tandis que la seconde dit « le matin aime le soleil » ; la troisième ajoutait que « le soleil est la mort de la rosée ». Un détail nous le prouve : on appelle Procris l’enfant d’Hersé, mot qui, même en grec, signifie « rosée » ; et le nom de Procris lui-même vient d’un mot grec signifiant « scintiller ». Éos, encore, est la déesse de l’Est ou du matin ; et Céphale, un mot qui veut dire la «tête » du soleil.

Poursuivons et traduisons. Comme le soleil regarde de grand matin la rosée, Céphale de même gagne l’amour de Procris en sa première jeunesse : cependant l’amour de l’aurore pour le soleil se change en la jalousie qu’Éos ressent de Procris. Mais chaque goutte de rosée réfléchit le soleil ; on disait pour cela de Procris qu’elle accorda son amour à Céphale, restant à travers son changement toujours le même. Elle meurt de la lance d’Artémis qui représente les rayons du soleil quand il gagne de la force et sèche la rosée. Céphale donne cette mort involontairement, tandis que la jeune femme s’attarde dans un fourré (lieu où la rosée persiste longtemps), juste comme Phoïbos ou Phœbus perd Daphné, et comme Orphée est séparé d’Eurydice. Toujours, ayant tué son épousée, Céphale doit voyager à l’occident, comme Héraclès, Persée et d’autres héros. Comme eux il peine pour les autres ; et, comme eux, meurt, au loin, dans l’Ouest, après sa tâche accomplie.

Stéphane Mallarmé
Les Dieux antiques
J. Rothschild, éditeur, 1880
pp. 188-190

Museu Nacional Soares dos Reis – Musée National Soares dos Reis – PORTO

PORTUGAL
PORTO
Museu Nacional Soares dos Reis
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Photo Jacky Lavauzelle

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Os Biombos Namban
PARAVENTS NAMBAN
XVIIe
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Augusto Santo

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António Soares dos Reis
LE SCULPTEUR DE L’ÂME PORTUGAISE
O Escultor da Alma Português

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Les Jardins du Musée National Soares dos Reis
Os jardins do Museu Nacional Soares dos Reis

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