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Du sollst mich liebend umschließen HEINE INTERMEZZO LYRIQUE XII

Du sollst mich liebend umschließen

INTERMEZZO LYRIQUE HEINE
LITTERATURE ALLEMANDE
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Christian Johann Heinrich Heine
Du sollst mich liebend umschließen,




Deutsch Poesie
 Deutsch Literatur

Heinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich Heine

HEINRICH HEINE
1797- 1856

German poet
Poète Allemand
Deutsch Dichter

Heinrich Heine Oeuvre Poèmes Poésie Gedichte Artgitato

Übersetzung – Traduction
Jacky Lavauzelle




INTERMEZZO LYRIQUE HEINE
XII

Du sollst mich liebend umschließen

Lyrisches Intermezzo XII
Tu dois m’emprisonner tendrement

 

1823

Du sollst mich liebend umschließen,

XII

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La Mort de Laocoon
vers 1610
El Greco
The National Gallery of Art
Washington USA

*

Du sollst mich liebend umschließen,
Tu dois m’emprisonner tendrement,
Geliebtes, schönes Weib!
Bien-aimée, douce femme !
Umschling’ mich mit Armen und Füßen,
Enlace-moi avec tes bras, enlace-moi avec tes pieds,
Und mit dem geschmeidigen Leib.
Avec tout ton souple corps.

*

Gewaltig hat umfangen,
Ta puissance me lace,
Umwunden, umschlungen schon,
Me blesse, m’enveloppe déjà,
Die allerschönste der Schlangen
Le plus beau des serpents
 Den glücklichsten Laokoon.
Le plus heureux Laocoon.

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XII
Du sollst mich liebend umschließen

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LA POESIE DE HEINE

A ce point de vue, Heine est traité en privilégié. Les Allemands peuvent bien maudire le pamphlétaire, ils savent par cœur les vers du poète. Éditeurs, biographes, critiques d’outre-Rhin lui ont consacré d’importans travaux. Chez nous, seul entre les poètes allemands, il bénéficie de ce privilège d’avoir un public. Je ne nie pas que nous n’ayons pour quelques autres, et pour Goethe par exemple, un juste respect. Nous admirons Gœthe, nous ne l’aimons pas. Au contraire, l’auteur de l’Intermezzo est pour quelques Français de France un de ces écrivains qui sont tout près du cœur. Cela tient à plusieurs raisons parmi lesquelles il en est d’extérieures. Heine a vécu pendant de longues années parmi nous ; il parlait notre langue, quoique avec un fort accent ; il l’écrivait, quoique d’une façon très incorrecte ; il nous a loués, quoique avec bien de l’impertinence ; il a été mêlé à notre société ; il a été en rapports avec nos écrivains, nos artistes et même nos hommes politiques. Nous nous sommes habitués à le considérer comme un des nôtres, et sa plaisanterie, fortement tudesque, passe encore pour avoir été une des formes authentiques de l’esprit parisien. Notre sympathie pour Heine se fonde d’ailleurs sur des motifs plus valables. Il a quelques-unes des qualités qui nous sont chères : son style est clair ; ses compositions sont courtes. Nous aimons ces lieds dont quelques-uns durent le temps d’un soupir, l’espace d’un sanglot. Leur pur éclat nous semble celui de la goutte de rosée que le soleil taille en diamant, ou d’une larme qui brille dans un sourire. C’est par eux que le meilleur de la sentimentalité allemande est parvenu jusqu’à nous. Ou, pour parler plus exactement, la poésie de Heine représente une nuance particulière de sensibilité, qu’il a créée et que nous avons accueillie. Aussi doit-elle avoir sa place dans une histoire de la poésie lyrique en France. De même qu’il y a une « critique allemande » de l’œuvre de Heine, il convient qu’il y en ait parallèlement une « critique française ».

René Doumic
Revue littéraire
La poésie de Henri Heine d’après un livre récent
Revue des Deux Mondes
4e période
tome 140
1897
pp. 457-468

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Du sollst mich liebend umschließen

ORAISON DU SOIR ARTHUR RIMBAUD

Oraison du soir Arthur Rimbaud Maxime Dethomas au Bal de l'Opéra Toulouse LautrecToulouse-Lautrec
Maxime Dethomas, au Bal de l’Opéra
1896
National Gallery of Art
Washington

*

ORAISON DU SOIR
POESIE FRANCAISE

Arthur Rimbaud poésies artgitato

ARTHUR RIMBAUD
1854-1891

 

Arthur Rimbaud Poésies Oeuvre Poèmes Poésie Artgitato

 

*

Œuvres d’Arthur RIMBAUD
 


Oraison du Soir Arthur Rimbaud Poésies

*

Je vis assis, tel qu’un ange aux mains d’un barbier,
Empoignant une chope à fortes cannelures,
L’hypogastre et le col cambrés, une Gambier
Aux dents, sous l’air gonflé d’impalpables voilures.

Tels que les excréments chauds d’un vieux colombier,
Mille rêves en moi font de douces brûlures ;
Puis par instants mon cœur triste est comme un aubier
Qu’ensanglante l’or jaune et sombre des coulures.

Puis quand j’ai ravalé mes rêves avec soin,
Je me tourne, ayant bu trente ou quarante chopes,
Et me recueille pour lâcher l’âcre besoin.

Doux comme le Seigneur du cèdre et des hysopes,
Je pisse vers les cieux bruns, très haut et très loin,
Avec l’assentiment des grands héliotropes.

*

Oraison du soir Arthur Rimbaud

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Arthur Rimbaud Poésies
Arthur Rimbaud Poésies

LE PERUGIN – IL PERUGINO – 彼得羅·佩魯吉諾 – LA VIERGE A L’ENFANT – MADONNA COL BAMBINO DI PERUGINO- 圣母子 – Galleria Borghèse ROME ROMA

ROME – ROMA – 罗马
LE PERUGIN
MADONNA COL BAMBINO DI PERUGINO
LA VILLA BORGHESE
博吉斯画廊

Armoirie de Rome

 Photo Galerie Borghèse Jacky Lavauzelle

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Flag_of_Lazio


GALLERIA BORGHESE
博吉斯画廊
La Galerie Borghèse

Pietro di Cristoforo Vannucci
IL PERUGINO
LE PERUGIN
彼得羅·佩魯吉諾
1448-1523

Autoportrait Perugino Le Perugin

MADONNA COL BAMBINO
LA VIERGE ET L’ENFANT
圣母子

Primo Venticinquennio del secolo XVI
Premier quart du XVIe siècle

olio su tavola
huile sur toile
44cm x34 cm

Le Perugin Il Perugino Madonna col Bambino Galleria Borghese & National Gallery of Art Washington.

Pietro_Perugino madonna col Bambino Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato Rome Roma

Encyclopédie méthodique – Beaux-Arts (1788)
1788 – Page _8
PIETRO VANUCCI dit LE PERUGIN





(1) Pietro Vanucci, dit Perugino, le Perugin, de l’école romaine. Il naquit à Perouse de parens très-pauvres en 1446, parvint à surpasser tous les artistes de son temps, & acquit de très-grandes richesses. Il travailla surtout pour les églises & pour les couvens. Son avarice étoit extrême, mais en même temps sa passion pour sa femme étoit si violente, qu’il ne lui savoit rien refuser, & portoit même jusqu’à la profusion les dépenses qu’il faisoit pour elle. La précaution qu’il avoit de porter toujours avec lui à la campagne la cassette qui renfermoit son or, fut un avertissement & un appat pour les voleurs qui la lui enlevèrent. La douleur qu’il éprouva de cette perte, ne lui permit pas d’y survivre longtemps il mourut en 1524 à l’âge de 78 ans, peu regretté de ses émules, dont son orgueil lui avoit fait autant d’ennemis.

 

Quoiqu’il conservât quelque chose de la roideur & de la sécheresse gothique, il mérite des éloges par la précision avec laquelle il imitoit la nature, par la simplicité qui caractérisoit ses ouvrages, par une certaine grace qu’il donnoit à ses figures. Il suffit à son éloge de dire qu’on trouve en lui le germe de quelques-unes des qualités qui le distinguèrent de Raphaël ; mais indépendamment des défauts qu’il tenoit de son temps, la nature ne lui avoit pas accordé le génie qu’elle a prodigué à son illustre élève. Sa couleur étoit assez bonne pour le siècle où il vivoit ; une grande pratique lui avoit donné de la facilité ; ses couleurs avoient de l’éclat, & son pinceau de la propreté. Trop peu de gradation dans les plans, trop d’uniformité dans les tons, prouvent qu’il connoissoit peu le clair-obscur & la perspective aёrienne. Ses tableaux sont d’un fini précieux : on ignoroit encore l’art d’imiter la nature par de savantes indications ; on la rendoit avec un scrupule qui avoit quelque chose de servile. C’étoit un défaut, mais il en résultoit une vertu ; celle de l’exactitude dont on s’est, dans la suite, trop écarté. Nous ne reprocherons pas au Pérugin d’avoir employé l’or dans les accessoires de ses ouvrages ; c’est un reproche qui appartient à son temps plutôt qu’à lui-même.



Le roi de France ne possède que quatre tableaux de ce maître, dont le plus grand & le plus capital n’a guère plus de quatre pieds. Il représente le Christ détaché de la Croix. La douleur de la Magdelaine est assez bien exprimée, la composition est simple, mais elle tient un peu du gothique.

Ce tableau a été gravé par le Comte de Caylus. On a aussi du même peintre un Christ au tonbeau, gravé par Claude Duflos.

Pietro_Perugino madonna col Bambino

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COMPARAISON ENTRE LE PERUGIN & RAPHAËL

Les nouvelles acquisitions du musée
GUSTAVE PLANCHE
REVUE DES DEUX MONDES
Tome 8 – 1850

Je sais bien qu’il y a en France comme en Allemagne, comme en Angleterre, comme en Italie, un grand nombre d’esprits qui prétendent posséder la vraie notion de l’art et qui préfèrent résolument le Pérugin au plus illustre de ses élèves, à Raphaël. Je sais que, pour ces esprits qui s’attribuent la pleine intelligence du sentiment religieux et de l’expression qu’il peut recevoir dans la peinture, les madones du Pérugin sont plus pures, plus recueillies, plus belles que la Madone à la chaise du palais Pitti, que la madone achetée, en 1518, par François Ier ; mais une pareille opinion ne soutient pas l’examen. C’est un engouement puéril qui ne mérite pas plus de respect que la passion d’une jeune fille pour une dentelle ou un ruban. Le Pérugin doit la meilleure partie de sa gloire aux œuvres de Raphaël, comme Domenico Ghirlandajo aux œuvres de Michel-Ange ; si Raphaël et Michel-Ange ne tenaient pas dans l’histoire de l’art une place si considérable, le Pérugin et Ghirlandajo jouiraient d’une popularité très modeste. Il y a deux manières d’estimer la valeur du Pérugin on peut l’envisager au point de vue de l’expression, au point de vue de la science. Si l’on veut chercher dans le Pérugin le sentiment religieux, il est impossible de ne pas reconnaître que Giotto et fra Angelico donnent à la foi chrétienne plus d’éloquence, plus de ferveur que le Pérugin. Veut-on chercher en lui la science ? A moins de fermer ses yeux à l’évidence, à moins d’oublier la forme vraie de la personne humaine, comment ne pas avouer qu’un intervalle immense sépare le Pérugin de Raphaël ? Oui, sans doute, le Pérugin en savait plus que Giotto, plus que fra Angelico ; c’est une vérité qui n’a pas besoin d’être démontrée : il n’est pas moins vrai, moins évident que Raphaël en savait infiniment plus que son maître. Quant à l’expression du sentiment religieux, le Pérugin, à mon avis, ne soutient pas mieux la comparaison avec Raphaël qu’avec Giotto. Je ne veux pas prendre au sérieux l’opinion proclamée à son de trompe il y a quelque vingt ans par les peintres néo chrétiens ; je ne veux pas perdre mon temps à réfuter les accusations de paganisme portées contre Raphaël ; ces accusations, qui ont pu obtenir quelque crédit parmi les personnes étrangères à l’histoire de la peinture, ne méritent pas les honneurs de la discussion. Raphaël, qui a consacré sa vie tout entière à l’expression de la beauté, n’a pas cru devoir négliger les conseils de l’art antique ; il a interrogé avidement les œuvres de la Grèce. Qui oserait le blâmer ? C’est au commerce assidu qu’il a entretenu avec l’antiquité que nous devons l’étonnante variété de ses œuvres. Est-il permis de comparer le Pérugin à Raphaël sous le rapport de la variété ? Les œuvres du Pérugin, dont plusieurs sans doute se recommandent par un mérite réel, semblent presque toujours reproduire un type invariable et constant. On dirait que l’auteur s’interdit l’invention comme une coupable pensée ; qu’il craindrait, en prêtant à la Vierge, à l’enfant Jésus, un visage nouveau, d’attirer sur sa tête le reproche d’hérésie. Les renseignemens que les biographes nous ont transmis, sans justifier cette conjecture, nous expliquent d’une façon très claire l’uniformité des œuvres du Pérugin. Nous savons en effet que le maître de Raphaël, très âpre au gain, reproduisait à l’infini ses compositions, et se copiait lui-même sans jamais se lasser. Il ne tenait pas tant au progrès de son art qu’au succès de son industrie ; il voulait tirer de ses moindres idées un profit permanent, et toutes les fois qu’il trouvait l’occasion de les reproduire, il la saisissait avec empressement. Il avait pour tous les épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament des types déterminés, et prenait bien rarement le soin de les modifier. Faut-il s’étonner qu’en se copiant sans relâche il n’ait pas trouvé moyen de mettre une grande différence entre les œuvres de sa jeunesse et les œuvres de son âge mûr ? La main la plus habile, en promenant éternellement le pinceau sur les mêmes lignes, sur les mêmes contours, loin d’acquérir plus de dextérité, finit par s’habituer au lieu commun, et c’est en effet le défaut qu’on peut reprocher à bien des œuvres signées du nom de Pérugin. Mais je veux bien oublier que la galerie du Louvre possède déjà depuis long-temps des tableaux de ce maître ; je consens à croire qu’il était utile d’acquérir une œuvre nouvelle achevée par la même main : était-il nécessaire d’aller à La Haye pour enrichir le Musée du Louvre ? N’y a-t-il pas au musée de Lyon une toile du Pérugin cent fois préférable au tableau acquis par MM. Reiset et Villot ? Tout en tenant compte de la jalousie provinciale, n’était-il pas possible de décider le conseil municipal de Lyon à échanger cette toile admirable contre des œuvres d’un autre maître ?

Rubén Darío A ROOSEVELT Texte Espagnol & Traduction Française

 Rubén Darío
(1867-1916)
A ROOSEVELT

Rubén Darío A ROOSEVELT Artgitato Traduction Française et Texte Espagnol

Modernismo
Literatura en español

 

RUBEN DARIO A ROOSEVELT
A Roosevelt

¡Es con voz de la Biblia, o verso de Walt Whitman,
Il y a une voix de la Bible, ou un vers de Walt Whitman,
 que habría que llegar hasta ti, Cazador!
que je devrais posséder pour venir à toi, Chasseur !
  con un algo de Washington y cuatro de Nemrod.
Avec quelque chose de Washington et un peu plus de Nemrod.
Primitivo y moderno, sencillo y complicado,
Primitif et moderne, simple et compliqué,
Eres los Estados Unidos,
Tu es les Etats-Unis,
eres el futuro invasor
tu es le futur envahisseur
de la América ingenua que tiene sangre indígena,
de l’Amérique ingénue qui a du sang indigène,
que aún reza a Jesucristo y aún habla en español.
qui prie encore Jésus-Christ et parle encore en espagnol.
Eres soberbio y fuerte ejemplar de tu raza;
Tu es un superbe et un fort exemplaire de ta race;
eres culto, eres hábil; te opones a Tolstoy.
Tu es cultivé, tu es habile ; tu t’opposes à Tolstoï.
Y domando caballos, o asesinando tigres,
Et dominant les chevaux, ou assassinant les tigres,
eres un Alejandro-Nabucodonosor.
Tu es un Alexandre-Nabuchodonosor.
(Eres un profesor de energía,
(Tu es un professeur d’énergie,
como dicen los locos de hoy.)
comme disent les fous d’aujourd’hui)
Crees que la vida es incendio,
Tu crois que la vie est un incendie
que el progreso es erupción;
que le progrès est une eruption ;
en donde pones la bala
où tu mets la balle
el porvenir pones.
où l’avenir tu mets.
No.Los Estados Unidos son potentes y grandes.
Non. Les Etats-Unis sont puissants et grands.
Cuando ellos se estremecen hay un hondo temblor
Quand elles se secouent, il y a un tremblement énorme
que pasa por las vértebras enormes de los Andes.
qui passe par les énormes vertèbres des Andes.
Si clamáis, se oye como el rugir del león.
Si tu montes la voix, il s’entend comme le rugissement du lion.
Ya Hugo a Grant le dijo: «Las estrellas son vuestras».
Hugo a dit à Grant et a dit, « Les étoiles sont les vôtres. »
(Apenas brilla, alzándose, el argentino sol
(A peine il brille, en se levant, le soleil argentin
y la estrella chilena se levanta…) Sois ricos.
et l’étoile chilienne se lève …) Vous êtes riche.
Juntáis al culto de Hércules el culto de Mammón;
Hercules vient rejoindre le culte de Mammon ;
 y alumbrando el camino de la fácil conquista,
et éclaire le chemin d’une conquête facile,
la Libertad levanta su antorcha en Nueva York.
La Liberté soulève sa torche à New York.
Mas la América nuestra, que tenía poetas
Mas
l’Amérique, qui avait des poètes
desde los viejos tiempos de Netzahualcoyotl,
depuis les vieux jours de Nezahualcoyotl,
que ha guardado las huellas de los pies del gran Baco,
qui a gardé les empreintes du grand Bacchus,
que el alfabeto pánico en un tiempo aprendió;
que l’alphabet de Pan en un temps appris ;
que consultó los astros, que conoció la Atlántida,
qui a consulté les étoiles, qui connaissait l’Atlantide,
cuyo nombre nos llega resonando en Platón,
dont le nom nous vient résonnant dans Platon,
que desde los remotos momentos de su vida
qui, dès les premiers moments de sa vie
vive de luz, de fuego, de perfume, de amor,
vit de lumière, de chaleur, de parfum, d’amour,
la América del gran Moctezuma, del Inca,
l’Amérique de la grande Montezume, de l’Inca,
la América fragante de Cristóbal Colón,
l’Amérique parfumée de Christophe Colomb,
  la América católica, la América española,
Amérique catholique, l’Amérique espagnole,
la América en que dijo el noble Guatemoc:
Amérique où le noble Guatemoc a dit:
«Yo no estoy en un lecho de rosas»; esa América
« Je ne suis pas dans un lit de roses« ; l’Amérique
que tiembla de huracanes y que vive de Amor,
qui tremble avec les ouragans et qui vit de l’amour,
hombres de ojos sajones y alma bárbara, vive.
les hommes aux yeux saxons et à l’âme barbare, vit.
 Y sueña. Y ama, y vibra; y es la hija del Sol.
Et rêve. Et aime, et vibre; et est la fille du soleil.
Tened cuidado. ¡Vive la América española!
Soyez prudent. Elle vit l’Amérique espagnole!
Hay mil cachorros sueltos del León Español.
Il ya mille petits lions du Leon Espagnol.
Se necesitaría, Roosevelt, ser Dios mismo,
Il faudrait, Roosevelt, étant Dieu lui-même,
el Riflero terrible y el fuerte Cazador,
L’homme au pistolet terrible et fort chasseur,
para poder tenernos en vuestras férreas garras.
à nous tenir dans vos griffes de fer.
Y, pues contáis con todo, falta una cosa: ¡Dios!
Et, même si vous avez tout, il vous manque une chose : Dieu!

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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