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Jägarlust av Erik Axel Karlfeldt – Poème Suédois de Karlfeldt – Plaisir de Chasseur (1895)

karlfeldt dikter
Dikter av Erik Axel Karlfeldt

Traduction – Texte Bilingue
Erik Axel Karlfeldts dikter
Karlfeldt poet
Poesi
Poésie


LITTERATURE SUEDOISE
POESIE SUEDOISE

Svensk litteratur
svensk poesi


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Traduction Jacky Lavauzelle

Erik Axel Karlfeldt
1864 – 1931

översättning – Traduction

Vildmarks och kärleksvisor
CHANTS DES BOIS ET CHANTS D’AMOUR
1895

Jägarlust

Plaisir de Chasseur

Nu torkar linet på gärdesgård
Maintenant sèche le lin sur la clôture
och humlen är skördemogen.
et se récolte le houblon mûr.
Röd som en räv och brun som en mård
Rouges comme un renard et bruns comme une martre
lyser i hagarna skogen.
lumineux sont les pâturages des forêts.

*

Det lider mot kväll och solen går ned
Arrive le soir et le soleil se couche
och boskapen kommer från betet.
et le bétail des pâturages revient.
Kring skogvaktarhuset står skuggan bred
Autour de la maison du garde forestier se dresse l’ombre large
från granhäcken längs med staketet.
des sapins le long de la clôture.

*

Hon står vid brunnen på gulnande mark
Elle se tient au puits a remplir son seau
med solgångens ljus över håret,
la lumière du soleil sur ses cheveux,
lik en blommande höstros, fager och stark —
comme une rose fleurie, forte et belle-
en kvinna vid sjuttonde året.
une femme dans sa dix-septième année.

*

Hon fyllt sitt ämbar men håller ännu
Elle a rempli son seau, mais garde encore
i tankar den blänkande veven.
à l’esprit l’éclat de la manivelle.
Det lider mot kväll, och de höras ej nu
Arrive le soir, désormais ont cessé
de knallande skotten och dreven.
les coups de fusil et les aboiements.

*

Hon hörde dem dagen lång, då hon satt
Elle les a entendus toute la journée, quand, assise,
och rensade lingon på logen,
elle nettoyait les airelles dans la grange,
hon följde hans jakt genom snårens natt,
Elle suivait ainsi la chasse à travers les haies dans la nuit
på ljusa stigar i skogen.
à travers les sentiers lumineux de la forêt.

*

Hon visste ej själv, hur timmarna flytt,
Elle ne savait pas elle-même, comment les heures avaient fui ;
förrn kvällsklockan började klämta;
avant que l’angélus ne commence à sonner ;
hon tänkte på honom, den främmande skytt,
elle pensait à lui, ce chasseur citadin,
vars lust är att sjunga och skämta…
dont le désir est de chanter, de plaisanter …

*

Av multnande löv och potatisblast
La décomposition des feuilles et des fanes de pommes de terre
så skarpt det ångar i vinden.
fumantes est balayée par le vent.
Det går på vägen; där nalkas med hast
Sur la route des pas; qui s’approchent à la hâte
en man mot skogvaktargrinden.
un homme garde la porte.

*

Ur bukiga väskan av grävlingsskinn
De son sac bombé en peau de blaireau
skymta spräckliga fjädrar,
elle entrevoit des plumes mouchetées,
och hunden rusar skällande in
et le chien se précipite en aboyant
och runt kring väggarna vädrar.
qui, autour des murs, renifle le vent.

*

Hon bidar med sänkta ögonhår
Elle attend les cils baissés
och blossande anlete gästen,
et la mine rougie l’invité,
det skälver i tinningens yviga vrår
elle tremble de tout son être
och under den röda västen.
et dans son habit rouge.

*

I granhäckens skugga vid enslig brunn
Dans ombre des sapins, solitaire
räcker hon välkomstbägarn,
elle tend une boisson au chasseur,
och bägarn är hennes leende mun,
sa bouche souriante servira de coupe,
och jag är den lustige jägarn.
et moi, je suis ce joyeux chasseur.


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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Karlfeldt poesi
karlfeldt dikter

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Kapuzinerpredigt Schiller Le Sermon du Capucin LE CAMP DE WALLENSTEIN Schiller Scène 8 AUFTRITT Texte & Traduction Huitième Tableau

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre ALLEMAND

Friedrich von Schiller
1759-1805

Kapuzinerpredigt Schiller
LE SERMON DU CAPUCIN


WALLENSTEINS LAGER

Le Camp de Wallenstein Scène 8 Wallensteins 8 Auftritt Lager Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

8 Auftritt

Huitième Tableau

Scène 8

Bergknappen treten auf und spielen einen Walzer, erst langsam und dann immer geschwinder.
Les mineurs entrent et jouent une valse, d’abord lentement, puis de plus en plus vite.
Der erste Jäger tanzt mit der Aufwärterin, die Marketenderin mit dem Rekruten; das Mädchen entspringt, der Jäger hinter ihr her und bekommt den Kapuziner zu fassen, der eben hereintritt
Le Premier Chasseur danse avec la Servante, la Cantinière avec la Recrue ; la jeune fille s’en va, le chasseur la suit et met la main sur le Capucin qui arrive

Kapuziner
Le Capucin

Heisa, juchheia! Dudeldumdei!
Héla ! Hourra ! La la lère !
Das geht ja hoch her. Bin auch dabei!
Ceci est, ma foi, bien animé ! J’y suis, moi aussi !
Ist das eine Armee von Christen?
Est-ce là une armée de chrétiens ?
Sind wir Türken? sind wir Antibaptisten?
Sommes-nous des Turcs ? Sommes-nous des anti-Baptistes?
Treibt man so mit dem Sonntag Spott, Man
Que nous en sommes à trouver le dimanche ridicule,
Als hätte der allmächtige Gott
Comme si Dieu Tout-Puissant avait
Das Chiragra, könnte nicht drein schlagen?
La goutte et ne pouvait même plus frapper ?
Ist’s jetzt Zeit zu Saufgelagen?
Est-il arrivé maintenant le temps de beuveries?
Zu Banketten und Feiertagen?
Pour les banquets et les jours fériés ?
Quid hic statis otiosi?
[Quid hic statis tota die otiosi Matthieu 20-6 – « Pourquoi êtes-vous restés ici toute la journée sans rien faire? »]
Was steht ihr und legt die Hände in Schoß?
Pourquoi êtes-vous debout avec les mains sur ses genoux ?
Die Kriegsfuri ist an der Donau los,
La furie de la guerre se déroule sur le Danube,
Das Bollwerk des Bayerlands ist gefallen,
Le rempart de la Bavière est tombé,
Regensburg ist in des Feindes Krallen,
Ratisbonne est dans les griffes de l’ennemi,
Und die Armee liegt hier in Böhmen,
Et l’armée est ici tranquillement en Bohême,
Pflegt den Bauch, läßt sich’s wenig grämen,
S’occupant de sa panse, ne pensant plus que peu à la douleur,
Kümmert sich mehr um den Krug als den Krieg,
Se souciant plus de la cruche que la guerre,
Wetzt lieber den Schnabel als den Sabel,
Aiguisant plutôt le bec que le scalpel,
Hetzt sich lieber herum mit der Dirn,
Préférant tourner autour de la femme de chambre,
Frißt den Ochsen lieber als den Oxenstirn.
Mangeant du bœuf plutôt que titiller le cœur des soldats d’Oxenstirn.
Die Christenheit trauert in Sack und Asche,
La Chrétienté pleure en se revêtant d’un sac et de cendre,
Der Soldat füllt sich nur die Tasche.
Le soldat ne pense qu’à se remplir les poches.
Es ist eine Zeit der Tränen und Not,
C’est un temps de larmes et de détresse,

Am Himmel geschehen Zeichen und Wunder,
Dans le ciel, on voit des signes et des phénomènes,
Und aus den Wolken, blutigrot,
Et des nuages, rouges comme le sang,
Hängt der Herrgott den Kriegsmantel ‘runter.
Le Seigneur déroule son manteau de guerre.
Den Kometen steckt er, wie eine Rute,
La comète est tenue, comme une tige,
Drohend am Himmelsfenster aus,
Menaçante de la fenêtre du ciel,
Die ganze Welt ist ein Klagehaus,
Le monde entier est une maison explosée,
Die Arche der Kirche schwimmt in Blute,
L’Arche de l’Eglise nage dans le sang,
Und das römische Reich – daß Gott erbarm!
Et l’Empire romain que Dieu ait pitié !
Sollte jetzt heißen römisch Arm;
Devrait maintenant s’appeler l’Armée romaine;
Der Rheinstrom ist worden zu einem Peinstrom,
Les flots du Rhin se sont transformés en flots de chagrin,
Die Klöster sind ausgenommene Nester,
Les monastères sont des nids éviscérés,
Die Bistümer sind verwandelt in Wüsttümer,
Les couvents sont ouverts à tous les vents,
Die Abteien und die Stifter
Les abbayes et les lieux de culte
Sind nun Raubteien und Diebesklüfter,
Sont maintenant des granges et des repaires de voleurs,
Und alle die gesegneten deutschen Länder
Et toutes les terres allemands bénies
Sind verkehrt worden in Elender –
Ont été transformées en champs de terreur…
Woher kommt das? Das will ich euch verkünden:
Pourquoi ça ? Je vais vous le dire :
Das schreibt sich her von euern Lastern und Sünden,
La cause à vos vices et à vos péchés,
Von dem Greuel und Heidenleben,
Des abominations et des vies païennes,
Dem sich Offizier und Soldaten ergeben.
auxquelles les officiers et les soldats se livrent.
Denn die Sünd’ ist der Magnetenstein,
Car le péché est comme une pierre d’aimant,
Der das Eisen ziehet ins Land herein.
qui attire le fer dans ce pays.
Auf das Unrecht, da folgt das Übel,
A linjustice succède le malheur,
Wie die Trän’ auf den herben Zwiebel,
Comme la larme l’est avec l’oignon,
Hinter dem U kömmt gleich das Weh,
Comme derrière le L vient tout de suite le M du malheur,
Das ist die Ordnung im ABC.
Tel est l’ordre dans l’A B C.
Ubi erit victoriae spes,
Où conduit l’espoir dans la victoire,
Si offenditur Deus?
Wie soll man siegen,
Si elle offense Dieu ? Comment peut-on gagner
Wenn man die Predigt schwänzt und die Meß,
Si l’on oublie le sermon et la mesure,
Nichts tut, als in den Weinhäusern liegen?
Qu’on ne fasse rien que de vivre dans les tavernes ?
Die Frau in dem Evangelium
La femme dans l’Evangile
Fand den verlornen Groschen wieder,
Retrouve l’argent qu’elle avait perdu,
[Parabole de la drachme perdue :
Luc 15.8-10]
Der Gaul seines Vaters Esel wieder,
Du cheval les ânes de son père,
Der Joseph seine saubern Brüder;
De Joseph ses aimables frères ;
Aber wer bei den Soldaten sucht
Mais qui recherche, chez nos soldats,
Die Furcht Gottes und die gute Zucht
La crainte de Dieu et la bonne éducation
Und die Scham, der wird nicht viel finden,
Et la retenue, ne trouvera pas grand chose,
Tät’ er auch hundert Laternen anzünden.
Même s’il mettait le feu à des centaines de lanternes !

Zu dem Prediger in der Wüsten,
Pour le prédicateur dans le désert,
Wie wir lesen im Evangelisten,
Comme nous le lisons dans l’Evangile,
Kamen auch die Soldaten gelaufen,
Se pressaient également les soldats,
Taten Buß und ließen sich taufen,
Après des actes de repentance, ils étaient baptisés,
Fragten ihn: Quid faciemus nos?
Ils lui demandaient : nos de faciemus Quid?
Wie machen wir’s, daß wir kommen in Abrahams Schoß?
Que devons-nous faire pour entrer dans le sein d’Abraham ?
Et ait illis, und er sagt:
Et ait illis, et il dit :
Neminem concutiatis,
Wenn ihr niemanden schindet und plackt;
Ne violentez ni ne persécutez personne ;
Neque calumniam faciatis,
Niemand verlästert, auf niemand lügt.
Ne blasphémez personne, ne mentez à personne.
Contenti estote, euch begnügt,
Estote Contenti, contentez-vous,
Stipendiis vestris, mit eurer Löhnung
Stipendiis Vestris, de vos salaires
Und verflucht jede böse Angewöhnung.
Et maudissez chaque mauvaise habitude.
Es ist ein Gebot: Du sollst den Namen
Il est un commandement qui dit Tu dois du nom
Deines Herrgotts nicht eitel auskramen!
De notre Seigneur ne jamais jurer !
Und wo hört man mehr blasphemieren,
Et où entend-on plus blasphémer,
Als hier in den Friedländischen Kriegsquartieren?
Que dans les quartiers de guerre de Friedland ?
Wenn man für jeden Donner und Blitz,
Si, pour tous les tonnerres et les éclairs,
Den ihr losbrennt mit eurer Zungenspitz,
Qui vous proférer avec votre langue fourchue,
Die Glocken müßt’ läuten im Land umher,
Les cloches devaient sonner dans tout le pays,
Es wär’ bald kein Mesner zu finden mehr.
Il ne serait bientôt plus possible de trouver un seul sacristain.
Und wenn euch für jedes böse Gebet,
Et si à chacune de vos ignominies,
Das aus eurem ungewaschnen Munde geht,
qui par votre bouche sort,
Ein Härlein ausging aus eurem Schopf,
Un cheveu tombait de votre tête,
Über Nacht wär’ er geschoren glatt,
A la nuit venue, vous seriez chauve comme un crâne,
Und wär’ er so dick wie Absalons Zopf.
Et même si vous aviez la tignasse épaisse d’Absalon !
Der Josua war doch auch ein Soldat,
Josué était lui aussi un soldat,
König David erschlug den Goliath,
Roi David tua Goliath,
Und wo steht denn geschrieben zu lesen,
Et où est-il écrit dans tout ce qui peut être lu,
Daß sie solche Fluchmäuler sind gewesen?
Qu’une quelconque malédiction soit dite ?
Muß man den Mund doch, ich sollte meinen,
Faut-il ouvrir plus grande sa bouche,
Nicht weiter aufmachen zu einem Helf Gott!
Pour remercier Dieu de lui venir en aide 
Als zu einem Kreuz Sackerlot!
Que pour blasphémer sur la croix !
Aber wessen das Gefäß ist gefüllt,
Mais quand la cuve est pleine,
Davon es sprudelt und überquillt.
Elle
bouillonne puis déborde.
Wieder ein Gebot ist: Du sollst nicht stehlen.
Un autre commandement est : « Tu ne voleras pas ! »
Ja, das befolgt ihr nach dem Wort,
Oui, vous le suivez à la lettre !
 Denn ihr tragt alles offen fort.
Parce que vous emportez tout sans vous cacher !
Vor euren Klauen und Geiersgriffen,
Avec vos griffes et vos becs de vautours,
Vor euren Praktiken und bösen Kniffen
Avec vos coupables pratiques et vos mauvais tours
Ist das Geld nicht geborgen in der Truh,
L’argent sous les draps n’a aucune protection
Das Kalb nicht sicher in der Kuh,
Le veau n’est même pas en sécurité dans la vache !
Ihr nehmt das Ei und das Huhn dazu.
Vous prenez l’œuf et la poule par dessus le marché !
Was sagt der Prediger? contenti estote,
Que disait le prédicateur ? estote contenti,
[contenti estote stipendiid Vestris : Contentez-vous de votre salaire]
Begnügt euch mit eurem Kommißbrote.
Contentez-vous de votre pain.
Aber wie soll man die Knechte loben,
Mais comment être un des serviteurs de la louange,
Kömmt doch das Ärgernis von oben!
Quand l’exemple ne vient pas d’en haut !
Wie die Glieder, so auch das Haupt!
Car les membres sont à l’image de la tête !
Weiß doch niemand, an wen der glaubt!
Blanc comme personne, mais pas de celui qui a la foi!

Erster Jäger
Le Premier Chasseur

Herr Pfaff! uns Soldaten mag Er schimpfen,
Monsieur l’Evangéliste ! Critiquez-nous simples soldats,
Den Feldherrn soll Er uns nicht verunglimpfen.
Le commandant Lui ne doit pas jamais être dénigré.

Kapuziner
Le Capucin

Ne custodias gregem meam!
Ne custodias gregem meam !
Das ist so ein Ahab und Jerobeam,
C’est un Achab et un Jéroboam,
Der die Völker von der wahren Lehren
Qui des peuples de l’enseignement véritable
Zu falschen Götzen tut verkehren.
Vers les fausses idoles sont détournés.

Trompeter und Rekrut
La Trompette et la Recrue

Laß Er uns das nicht zweimal hören!
Laisse-le ! Ne dis pas ça deux fois!

Kapuziner
Le Capucin

So ein Bramarbas und Eisenfresser,
C’est donc un fanfaron et intimidateur,
Will einnehmen alle festen Schlösser.
Qui veut prendre tous les châteaux forts.
Rühmte sich mit seinem gottlosen Mund,
Il se vante par sa bouche fallacieuse,
Er müsse haben die Stadt Stralsund,
Qu’il pourrait occuper la ville de Stralsund,
Und wär’ sie mit Ketten an den Himmel geschlossen.
Même attaché par des chaînes au ciel.
Hat aber sein Pulver umsonst verschossen!
Alors qu’il serait capable de la manquer avec sa poudre !

Trompeter
La Trompette

Stopft ihm keiner sein Lästermaul?
Tu n’as que l’étoffe d’un calomniateur ?

Kapuziner
Le Capucin

So ein Teufelsbeschwörer und König Saul,
Donc, c’est une espèce d’exorciste et de roi Saül,
So ein Jehu und Holofern,
Ainsi, qu’un Jéhu et un Holopherne,
Verleugnet, wie Petrus, seinen Meister und Herrn,
Qui a renié, comme Pierre avec  son Seigneur et Maître,
Drum kann er den Hahn nicht hören krähn –
Et par conséquent, ne peut plus entendre le coq qui chante…

Beide Jäger
Les deux Chasseurs

Pfaffe! Jetzt ist’s um dich geschehn!
Prêtre! Maintenant, tu vas te taire !

Kapuziner
Le Capucin

So ein listiger Fuchs Herodes –
C’est un renard rusé comme Hérode …

Trompeter und beide Jäger
La Trompette et les deux Chasseurs
se jettent sur lui

Schweig stille! Du bist des Todes!
Silence ! Tu es un homme mort !

Kroaten
Le Croate
legen sich drein
ils s’interposent

Bleib da, Pfäfflein, fürcht’ dich nit,
Reste là, petit prêtre! N‘aie crainte !
Sag dein Sprüchel und teil’s uns mit.
Continue ton sermon !

Kapuziner
Le Capucin
schreit lauter
il crie plus fort encore

So ein hochmütiger Nebukadnezer,
C’est ainsi un hautain Nabuchodonosor,
So ein Sündenvater und muffiger Ketzer,
C’est aussi un Père des péchés et un  hérétique pourri !
Läßt sich nennen den Wallenstein;
Il se laisse appeler Wallenstein ;
Ja freilich ist er uns allen ein Stein
Oui, en effet, il est pour nous tous une pierre
Des Anstoßes und Ärgernisses,
D’achoppement et de friction,
Und solang der Kaiser diesen Friedeland
Et tant que l’Empereur de ce Friedland
Läßt walten, so wird nicht Fried’ im Land.
Lui permettra d’exercer, nous ne pourrons vivre en paix dans ce pays.

Er hat nach und nach bei den letzten Worten, die er mit erhobener Stimme spricht, seinen Rückzug genommen, indem die Kroaten die übrigen Soldaten von ihm abwehren
Il a dit les derniers mots en hurlant et opère sa retraite, protégé par les Croates qui repoussent les soldats tout autour de lui

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Rubén Darío A ROOSEVELT Texte Espagnol & Traduction Française

 Rubén Darío
(1867-1916)
A ROOSEVELT

Rubén Darío A ROOSEVELT Artgitato Traduction Française et Texte Espagnol

Modernismo
Literatura en español

 

RUBEN DARIO A ROOSEVELT
A Roosevelt

¡Es con voz de la Biblia, o verso de Walt Whitman,
Il y a une voix de la Bible, ou un vers de Walt Whitman,
 que habría que llegar hasta ti, Cazador!
que je devrais posséder pour venir à toi, Chasseur !
  con un algo de Washington y cuatro de Nemrod.
Avec quelque chose de Washington et un peu plus de Nemrod.
Primitivo y moderno, sencillo y complicado,
Primitif et moderne, simple et compliqué,
Eres los Estados Unidos,
Tu es les Etats-Unis,
eres el futuro invasor
tu es le futur envahisseur
de la América ingenua que tiene sangre indígena,
de l’Amérique ingénue qui a du sang indigène,
que aún reza a Jesucristo y aún habla en español.
qui prie encore Jésus-Christ et parle encore en espagnol.
Eres soberbio y fuerte ejemplar de tu raza;
Tu es un superbe et un fort exemplaire de ta race;
eres culto, eres hábil; te opones a Tolstoy.
Tu es cultivé, tu es habile ; tu t’opposes à Tolstoï.
Y domando caballos, o asesinando tigres,
Et dominant les chevaux, ou assassinant les tigres,
eres un Alejandro-Nabucodonosor.
Tu es un Alexandre-Nabuchodonosor.
(Eres un profesor de energía,
(Tu es un professeur d’énergie,
como dicen los locos de hoy.)
comme disent les fous d’aujourd’hui)
Crees que la vida es incendio,
Tu crois que la vie est un incendie
que el progreso es erupción;
que le progrès est une eruption ;
en donde pones la bala
où tu mets la balle
el porvenir pones.
où l’avenir tu mets.
No.Los Estados Unidos son potentes y grandes.
Non. Les Etats-Unis sont puissants et grands.
Cuando ellos se estremecen hay un hondo temblor
Quand elles se secouent, il y a un tremblement énorme
que pasa por las vértebras enormes de los Andes.
qui passe par les énormes vertèbres des Andes.
Si clamáis, se oye como el rugir del león.
Si tu montes la voix, il s’entend comme le rugissement du lion.
Ya Hugo a Grant le dijo: «Las estrellas son vuestras».
Hugo a dit à Grant et a dit, « Les étoiles sont les vôtres. »
(Apenas brilla, alzándose, el argentino sol
(A peine il brille, en se levant, le soleil argentin
y la estrella chilena se levanta…) Sois ricos.
et l’étoile chilienne se lève …) Vous êtes riche.
Juntáis al culto de Hércules el culto de Mammón;
Hercules vient rejoindre le culte de Mammon ;
 y alumbrando el camino de la fácil conquista,
et éclaire le chemin d’une conquête facile,
la Libertad levanta su antorcha en Nueva York.
La Liberté soulève sa torche à New York.
Mas la América nuestra, que tenía poetas
Mas
l’Amérique, qui avait des poètes
desde los viejos tiempos de Netzahualcoyotl,
depuis les vieux jours de Nezahualcoyotl,
que ha guardado las huellas de los pies del gran Baco,
qui a gardé les empreintes du grand Bacchus,
que el alfabeto pánico en un tiempo aprendió;
que l’alphabet de Pan en un temps appris ;
que consultó los astros, que conoció la Atlántida,
qui a consulté les étoiles, qui connaissait l’Atlantide,
cuyo nombre nos llega resonando en Platón,
dont le nom nous vient résonnant dans Platon,
que desde los remotos momentos de su vida
qui, dès les premiers moments de sa vie
vive de luz, de fuego, de perfume, de amor,
vit de lumière, de chaleur, de parfum, d’amour,
la América del gran Moctezuma, del Inca,
l’Amérique de la grande Montezume, de l’Inca,
la América fragante de Cristóbal Colón,
l’Amérique parfumée de Christophe Colomb,
  la América católica, la América española,
Amérique catholique, l’Amérique espagnole,
la América en que dijo el noble Guatemoc:
Amérique où le noble Guatemoc a dit:
«Yo no estoy en un lecho de rosas»; esa América
« Je ne suis pas dans un lit de roses« ; l’Amérique
que tiembla de huracanes y que vive de Amor,
qui tremble avec les ouragans et qui vit de l’amour,
hombres de ojos sajones y alma bárbara, vive.
les hommes aux yeux saxons et à l’âme barbare, vit.
 Y sueña. Y ama, y vibra; y es la hija del Sol.
Et rêve. Et aime, et vibre; et est la fille du soleil.
Tened cuidado. ¡Vive la América española!
Soyez prudent. Elle vit l’Amérique espagnole!
Hay mil cachorros sueltos del León Español.
Il ya mille petits lions du Leon Espagnol.
Se necesitaría, Roosevelt, ser Dios mismo,
Il faudrait, Roosevelt, étant Dieu lui-même,
el Riflero terrible y el fuerte Cazador,
L’homme au pistolet terrible et fort chasseur,
para poder tenernos en vuestras férreas garras.
à nous tenir dans vos griffes de fer.
Y, pues contáis con todo, falta una cosa: ¡Dios!
Et, même si vous avez tout, il vous manque une chose : Dieu!

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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