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EMILY DICKINSON (1852) Sic transit gloria mundi – Ainsi passe la gloire du monde

LITTERATURE AMERICAINE

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EMILY DICKINSON
December 10, 1830 – May 15, 1886
10 décembre 1830 – 15 mai 1886
Amherst, Massachusetts




Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 






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Sic transit gloria mundi




Ainsi passe la gloire du monde

1852

 







Oh veni, vidi, vici!
Ô Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu !
Oh caput cap-a-pie!
Ô caput de pied en cap !
And oh « memento mori »
Et ô « souviens-toi que tu vas mourir »
When I am far from thee!
Quand je suis loin de toi !

Hurrah for Peter Parley!
Hourra pour Peter Parley !
Hurrah for Daniel Boone!
Hourra pour Daniel Boone !
Three cheers, sir, for the gentleman
Trois salutations, monsieur, pour le gentleman
Who first observed the moon!
Qui le tout premier observa la lune !




Peter, put up the sunshine;
Pierre, embrase le soleil ;
Patti, arrange the stars;
Patti, arrange les étoiles ;
Tell Luna, tea is waiting,
Dis à Luna : le thé attend,
And call your brother Mars!
Et appelle ton votre frère Mars !

Put down the apple, Adam,
Lâche la pomme, Adam,
And come away with me,
Et viens avec moi,
  So shalt thou have a pippin
Alors tu auras une pomme reinette
From off my father’s tree!
De l’arbre de mon père !

I climb the « Hill of Science, »
Je monte la «Colline des sciences»
 I « view the landscape o’er; »
Je « regarde le paysage« ;
Such transcendental prospect,
Une telle perspective transcendantale,
  I ne’er beheld before!
Je n’avais jamais vu ça avant !




Unto the Legislature
À l’Assemblée
My country bids me go;
Mon pays m’attend ;
I’ll take my india rubbers,
Je vais prendre mes bottes en caoutchouc,
In case the wind should blow!
Au cas où le vent soufflerait !

During my education,
Pendant mon éducation,
  It was announced to me
Il m’a été annoncée
That gravitation, stumbling,
Que la gravitation, trébuchant,
Fell from an apple tree!
Provenait d’un pommier !

The earth upon an axis
La terre sur un axe
 Was once supposed to turn,
Était supposée tourner,
By way of a gymnastic
Comme une gymnastique
In honor of the sun!
En l’honneur du soleil !

It was the brave Columbus,
C’était le brave Colomb,
 
A sailing o’er the tide,
Une navigation sur la marée,
Who notified the nations
Qui a informé les nations
Of where I would reside!
D’où je devais résider !

Mortality is fatal—
La mortalité est fatale
Gentility is fine,
La gentillesse c’est bien,
Rascality, heroic,
Être une fripouille, c’est héroïque
Insolvency, sublime!
Être insolvable, c’est sublime !




 Our Fathers being weary,
Nos Pères fatigués,
 
Laid down on Bunker Hill;
Se sont étendus sur Bunker Hill ;
And tho’ full many a morning,
Bien des matins se sont passés,
 Yet they are sleeping still,—
Et pourtant, ils dorment encore,

The trumpet, sir, shall wake them,
La trompette, monsieur, les réveillera,
 
In dreams I see them rise,
En rêve, je les vois se lever,
Each with a solemn musket
Chacun avec un mousquet solennel
A marching to the skies!
Une marche vers les cieux !

A coward will remain, Sir,
Un lâche restera, Monsieur,
Until the fight is done;
Jusqu’à ce que le combat soit terminé ;
But an immortal hero
Mais un héros immortel
Will take his hat, and run!
Prendra son chapeau et fuira !

Good bye, Sir, I am going;
Au revoir, Monsieur, je pars ;
My country calleth me;
Mon pays m’appelle ;
Allow me, Sir, at parting,
Permettez-moi, Monsieur, qu’en nous séparant,
To wipe my weeping e’e.
D’essuyer mes pleurs.

In token of our friendship
En signe de notre amitié
Accept this « Bonnie Doon, »
Accepte ce « Bonnie Doon »
  And when the hand that plucked it
Et quand la main qui l’a arrachée
Hath passed beyond the moon,
Sera passé au-delà de la lune,

The memory of my ashes
Le souvenir de mes cendres
Will consolation be;
Sera une consolation  ;
Then, farewell, Tuscarora,
Alors, adieu, indien Tuscarora,
And farewell, Sir, to thee!
Et adieu, Monsieur, à toi !

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EMILY DICKINSON

CHRISTOPHER COLUMBUS – CHRISTOPHE COLOMB -克里斯托弗·哥伦布- Cristoforo Colombo-VILLA BORGHESE – 贝佳斯别墅 – ROME – ROMA – 罗马

ROME – ROMA – 罗马
克里斯托弗·哥伦布
Christopher Columbus

LA VILLA BORGHESE
贝佳斯别墅

Armoirie de Rome

 Photo Villa Borghèse Jacky Lavauzelle

Ridolfo_Ghirlandaio_Columbus Christophe Colomb Cristoforo Colombo

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Flag_of_Lazio


Les Bustes de la Villa Borghèse
贝佳斯别墅
I busti della villa Borghèse

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CHRISTOPHE COLOMB
Christopher Columbus
克里斯托弗·哥伦布
Cristoforo Colombo
1451-1506

Christophe Colomb Cristoforo Colombo artgitato Villa Borghese Rome Roma

 

LETTRE DE CHRISTOPHE COLOMB
SUR LA DECOUVERTE DU NOUVEAU MONDE

 Publiée d’après la rarissime version latine conservée à la Bibliothèque impériale

TRADUITE EN FRANÇAIS
COMMENTÉE ET ENRICHIE DE NOTES PUISÉES AUX SOURCES ORIGINALES par LUCIEN DE ROSNY

1865

Merveilleuse entreprise, l’Europe se trouvait sous l’émotion d’un fait plus important encore, et qui est devenu, non sans raison, le point de départ de l’ère des temps modernes. Une dernière invasion définitivement triomphante, effaçant de ce monde les vestiges de l’empire romain, avait assis le barbare aux portes de la civilisation. Depuis la prise de Constantinople, la chrétienté, menacée dans ses foyers, devait s’attendre à la continuité de l’état de guerre religieuse que le Coran impose à ses sectateurs ; dès lors plus d’expédition possible en Orient, plus de rapport facile avec les Échelles, l’Égypte, les Indes, possédées ou parcourues par le mahométan ; la navigation de la Méditerranée devenait des plus dangereuses, et le commerce, sinon la subsistance de l’Europe, était compromis. Un immense besoin d’expansion portait vers l’inconnu une activité, qui, en même temps qu’elle perdait ses anciens débouchés, se trouvait surexcitée par le travail intellectuel précurseur de la Renaissance.

On croyait bien alors que la terre était ronde ; mais, à défaut de moyens exacts d’appréciation, on était loin de se faire une idée de ses dimensions ; et, soit qu’on les réduisît outre mesure, soit qu’on s’exagérât la distance réelle des limites de l’extrême Orient, on s’imaginait retrouver les Indes au delà de l’océan Atlantique, sans se rendre compte de l’étendue possible des grandes mers, dont la Méditerranée n’est qu’une miniature.

Telles sont les pensées qui, après avoir guidé Chr. Colomb, l’ont constamment suivi dans sa carrière, et lui ont même longtemps survécu. Le but de l’amiral génois, c’est de substituer une nouvelle route à celle de l’Égypte et de la mer Rouge, c’est de prendre à revers le pays des épices et de remonter le Gange. Dès la première île qu’il découvre, il se croit aux Indes ; et il impose aux habitants du Nouveau-Monde un nom d’emprunt, qu’ils ne perdront jamais. Á Cuba, il se croit en Chine et s’étonne de ne pas y rencontrer le grand khan des Tartares ; et, quoique son expédition ne lui ait pas fait rencontrer les produits de l’extrême Orient qu’il était venu chercher, il se fait fort d’en envoyer au roi d’Espagne, autant qu’il plaira à ce souverain de lui en demander.

Il est donc bien certain que Colomb ne cherchait pas un nouveau monde, et que les préoccupations scientifiques n’entraient pour rien dans ses visées. Trois objets remplissent ses intentions : la conquête politique, qui s’effectue sans le moindre scrupule, au nom du droit du plus fort ; les relations commerciales et internationales que les gens de l’époque entendaient en vrais forbans, toutes les fois qu’une force suffisante ne les tenait pas en respect ; enfin, le prosélytisme religieux, d’autant plus redoutable qu’il était encore très-naïf. Ceux qui vinrent après Colomb, et qui furent, pour la plupart, des aventuriers de la pire espèce, n’eurent pas d’autres mobiles que ceux qui viennent d’être indiqués ; mais une cupidité sans frein et l’absence de tout sentiment d’humanité leur dictèrent une autre conduite : l’histoire n’aura pas assez d’exécrations pour la raconter.

Si les aventuriers envahisseurs de l’Amérique ne s’étaient montrés que cruels, on les aurait peut-être plus facilement oubliés ; mais ils furent inintelligents, et leur nom revient forcément à la pensée toutes les fois que l’on songe au passé de ce malheureux pays.

En effet, autant par suite de la disparition des monuments qu’on a détruits ou laissé perdre, que par suite de l’état d’ignorance et du défaut de traditions chez un grand nombre des peuples de cette immense contrée, l’Amérique n’a point d’histoire. Il y avait là cependant une civilisation propre, qui s’est malheureusement perdue elle-même, mais dont les vestiges ont été en partie retrouvés : réunir ces éléments, les coordonner, et en tirer les conclusions historiques qu’ils peuvent contenir, telle est la mission que s’est imposée le comité d’archéologie américaine. À peine constituée, cette réunion de savants a donné, dans la Revue américaine, des études pleines d’intérêt. Associée à la Société d’Ethnographie, elle espère former aussi une intéressante collection d’objets spéciaux à la science qu’elle cultive ; mais elle a compris en même temps que ce qu’il faut avant tout, dans un pareil ordre de recherches, c’est la multiplication des éléments de travail qui font généralement défaut. À cet effet, le comité compte entreprendre ou favoriser la publication des plus précieux documents qui seront à sa disposition.

On ne pouvait mieux commencer que par la lettre où Christophe Colomb rend compte des premiers rapports du monde ancien avec le monde nouveau. M. Lucien de Rosny, qui a bien voulu se charger de ce travail, l’a exécuté avec tout le soin et l’entente désirables : le texte, en certains points fautif ou douteux, a été comparé et autant que possible amendé ; tout en le serrant de près, la traduction n’y est pas asservie, on n’y oublie point les nécessités de la clarté et de l’intelligence ; enfin, des notes, aussi complètes qu’on peut les souhaiter, donnent non-seulement aux gens du monde, mais aux savants mêmes, des indications indispensables pour posséder complètement l’esprit de la situation. Ce petit ouvrage doit à de pareilles conditions un intérêt des plus vifs ; il sera la base de la collection de tout Américaniste.

ALPH. CASTAING,
Président du Comité.

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Christopher Columbus

LES BUSTES DE LA VILLA BORGHESE – I busti della villa Borghese – 贝佳斯别墅

ROME – ROMA – 罗马
LA VILLA BORGHESE
贝佳斯别墅

Armoirie de Rome

 Photos  Jacky Lavauzelle

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Flag_of_Lazio


Les Bustes de la Villa Borghèse
贝佳斯别墅
I busti della villa Borghèse

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PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA
LE CARRE DES MARTYRS ROME

PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato

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BALDASSARRE PERUZZI
BALDASSARE PERUZZI
Baldassarre Peruzzi Villa Borghese Rome Roma artgitato

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CESARE BATTISTI
切萨雷巴提斯蒂

PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato Cesare Battisti

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DAMIANO CHIESA
达米亚诺基耶萨

PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato Damiano Chiesa artgitato

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CHRISTOPHE COLOMB
CRISTOFORO COLOMBO
克里斯托弗·哥伦布

Christophe Colomb Cristoforo Colombo artgitato Villa Borghese Rome Roma

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DANTE ALIGHIERI
但丁·阿利吉耶里

Codice miniato raffigurante Brunetto Latini, Biblioteca Medicea-Laurenziana, Plut. 42.19, Brunetto Latino, Il Tesoro, fol. 72, secoli XIII-XIV

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DE MARCHI

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FABIO FILZI

PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato Fabio Filzi

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LORENZO DE MEDICI
LAURENT DE MEDICIS
LORENZO IL MAGNIFICO
LAURENT LE MAGNIFIQUE
洛伦佐·德·美第奇

LORENZO DE MEDICI Laurent de Medicis Laurent le magnifique Lorenzo il magnifico artgitato villa borghese rome roma

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 VITTORIO MONTI
Victor Monti
维托里奥·蒙蒂

Vittorio Monti Villa Borghese artgitato

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MARCO POLO
 马可波罗

Marco Polo Villa Borghese Artgitato Rome Roma

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GIOVANNI PRATI
乔瓦尼·普拉蒂

Giovanni_Prati 1815 1884 Villa Borghese Rome Roma artgitato

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FRANCESCO RISMONDO

PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato Franceso Rismondo

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NAZARIO SAURO

PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato Nazario Sauro

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SAVONAROLE
沃纳罗拉

Savonarola Girolama Jérôme Savonarole Villa Borghese Artgitato Rome Roma

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LA VILLA BORGHESE VUE PAR ERNEST RENAN

ERNEST RENAN
Nouvelles lettres intimes
1846-1850
Calmann Lévy, 1896
pp. 429-432
A MONSIEUR RENAN

« Mon bon Ernest, quand il te sera temps de retourner on France, je reviendrai encore à mes terreurs de la mer. C’est peu sage, me diras-tu, de la part de quelqu’un qui a fait les mêmes traversées. Eh ! mon Dieu, oui ; mais ai-je jamais accordé à ma vie les sollicitudes anxieuses dont j’entoure la tienne ? — je te conjure de ne pas rester à Rome après le mois de juin, de ne pas braver cette terrible mal’ aria qui y fait tant de ravages à partir, je crois, du mois de juillet. Ma vie se passe à deviner ce qui peut être pour toi danger quelconque, mon Ernest bien-aimé. Les journaux parlent de fréquents assassinats dans Rome ; juge des idées qui s’emparent de mon esprit quand je lis de pareilles choses, quoique je sache bien que tu ne portes pas d’uniforme et que c’est surtout nos pauvres soldats qu’on attaque. Ne te fatigue pas à m’écrire longuement, cher ami ; mais fais-le souvent, je t’en supplie, Le seul mouvement de joie qu’il y ait dans ma vie, c’est la réception de tes lettres. J’espère que l’Italie se fait bien riante au printemps, pour te dédommager du rude hiver qu’elle t’a donné. Ah ! que j’y ai vu de beaux jours dans cette saison ! que la villa Borghèse et la villa Pamphili, aujourd’hui détruites, étaient jolies dès le mois de février et de mars !… Ici nous grelottons toujours : à l’heure où je t’écris la neige tombe encore, et voilé six mois entiers que cela dure. »

 

Rubén Darío A ROOSEVELT Texte Espagnol & Traduction Française

 Rubén Darío
(1867-1916)
A ROOSEVELT

Rubén Darío A ROOSEVELT Artgitato Traduction Française et Texte Espagnol

Modernismo
Literatura en español

 

RUBEN DARIO A ROOSEVELT
A Roosevelt

¡Es con voz de la Biblia, o verso de Walt Whitman,
Il y a une voix de la Bible, ou un vers de Walt Whitman,
 que habría que llegar hasta ti, Cazador!
que je devrais posséder pour venir à toi, Chasseur !
  con un algo de Washington y cuatro de Nemrod.
Avec quelque chose de Washington et un peu plus de Nemrod.
Primitivo y moderno, sencillo y complicado,
Primitif et moderne, simple et compliqué,
Eres los Estados Unidos,
Tu es les Etats-Unis,
eres el futuro invasor
tu es le futur envahisseur
de la América ingenua que tiene sangre indígena,
de l’Amérique ingénue qui a du sang indigène,
que aún reza a Jesucristo y aún habla en español.
qui prie encore Jésus-Christ et parle encore en espagnol.
Eres soberbio y fuerte ejemplar de tu raza;
Tu es un superbe et un fort exemplaire de ta race;
eres culto, eres hábil; te opones a Tolstoy.
Tu es cultivé, tu es habile ; tu t’opposes à Tolstoï.
Y domando caballos, o asesinando tigres,
Et dominant les chevaux, ou assassinant les tigres,
eres un Alejandro-Nabucodonosor.
Tu es un Alexandre-Nabuchodonosor.
(Eres un profesor de energía,
(Tu es un professeur d’énergie,
como dicen los locos de hoy.)
comme disent les fous d’aujourd’hui)
Crees que la vida es incendio,
Tu crois que la vie est un incendie
que el progreso es erupción;
que le progrès est une eruption ;
en donde pones la bala
où tu mets la balle
el porvenir pones.
où l’avenir tu mets.
No.Los Estados Unidos son potentes y grandes.
Non. Les Etats-Unis sont puissants et grands.
Cuando ellos se estremecen hay un hondo temblor
Quand elles se secouent, il y a un tremblement énorme
que pasa por las vértebras enormes de los Andes.
qui passe par les énormes vertèbres des Andes.
Si clamáis, se oye como el rugir del león.
Si tu montes la voix, il s’entend comme le rugissement du lion.
Ya Hugo a Grant le dijo: «Las estrellas son vuestras».
Hugo a dit à Grant et a dit, « Les étoiles sont les vôtres. »
(Apenas brilla, alzándose, el argentino sol
(A peine il brille, en se levant, le soleil argentin
y la estrella chilena se levanta…) Sois ricos.
et l’étoile chilienne se lève …) Vous êtes riche.
Juntáis al culto de Hércules el culto de Mammón;
Hercules vient rejoindre le culte de Mammon ;
 y alumbrando el camino de la fácil conquista,
et éclaire le chemin d’une conquête facile,
la Libertad levanta su antorcha en Nueva York.
La Liberté soulève sa torche à New York.
Mas la América nuestra, que tenía poetas
Mas
l’Amérique, qui avait des poètes
desde los viejos tiempos de Netzahualcoyotl,
depuis les vieux jours de Nezahualcoyotl,
que ha guardado las huellas de los pies del gran Baco,
qui a gardé les empreintes du grand Bacchus,
que el alfabeto pánico en un tiempo aprendió;
que l’alphabet de Pan en un temps appris ;
que consultó los astros, que conoció la Atlántida,
qui a consulté les étoiles, qui connaissait l’Atlantide,
cuyo nombre nos llega resonando en Platón,
dont le nom nous vient résonnant dans Platon,
que desde los remotos momentos de su vida
qui, dès les premiers moments de sa vie
vive de luz, de fuego, de perfume, de amor,
vit de lumière, de chaleur, de parfum, d’amour,
la América del gran Moctezuma, del Inca,
l’Amérique de la grande Montezume, de l’Inca,
la América fragante de Cristóbal Colón,
l’Amérique parfumée de Christophe Colomb,
  la América católica, la América española,
Amérique catholique, l’Amérique espagnole,
la América en que dijo el noble Guatemoc:
Amérique où le noble Guatemoc a dit:
«Yo no estoy en un lecho de rosas»; esa América
« Je ne suis pas dans un lit de roses« ; l’Amérique
que tiembla de huracanes y que vive de Amor,
qui tremble avec les ouragans et qui vit de l’amour,
hombres de ojos sajones y alma bárbara, vive.
les hommes aux yeux saxons et à l’âme barbare, vit.
 Y sueña. Y ama, y vibra; y es la hija del Sol.
Et rêve. Et aime, et vibre; et est la fille du soleil.
Tened cuidado. ¡Vive la América española!
Soyez prudent. Elle vit l’Amérique espagnole!
Hay mil cachorros sueltos del León Español.
Il ya mille petits lions du Leon Espagnol.
Se necesitaría, Roosevelt, ser Dios mismo,
Il faudrait, Roosevelt, étant Dieu lui-même,
el Riflero terrible y el fuerte Cazador,
L’homme au pistolet terrible et fort chasseur,
para poder tenernos en vuestras férreas garras.
à nous tenir dans vos griffes de fer.
Y, pues contáis con todo, falta una cosa: ¡Dios!
Et, même si vous avez tout, il vous manque une chose : Dieu!

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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