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LES PLUS BELLES ŒUVRES DE LA MUSIQUE CONTEMPORAINE

MUSIQUE CONTEMPORAINE
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LES PLUS BELLES
ŒUVRES DE LA
MUSIQUE CONTEMPORAINE

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A partir du tableau de William Bouguereau, Le chant des anges

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Philip Glass
(Musique Minimaliste)

Akhnaten
Opéra
(1983)

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« Je mourrai avant d’avoir écrit toute ma musique. »
Philip Glass

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Steve Reich
(Musique Minimaliste)
(Né le 3 octobre 1936 à New-York)

Proverb
(1995)

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Terry Riley
Terrence Mitchell “Terry” Riley
né le 24 juin 1935 à Colfax en Californie
(Musique Minimaliste)

In C
(1964)
(performed on 2012 Jan. 31 at CEU, Budapest)

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György Ligeti
né en Roumanie à Diciosânmartin/Dicsőszentmárton (aujourd’hui Târnăveni) le 28 mai 1923 – mort le 12 juin 2006 à Vienne.

Le Grand Macabre
(opéra en deux actes)
(1974 et 1977)
Mysteries of the Macabre
( Gothenburg Symphony)
(Performance de Barbara Hannigan)

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Steve Reich

Four Sections
(1987)
(with Kristjan Järvi & MDR Leipzig Radio Symphony Orchestra)

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Philip Glass
(Musique Minimaliste)

Glassworks
(deux flûtes, deux saxophones sopranos, deux saxophones ténors, deux cors, piano/synthétiseur, altos, violoncelles)
(1981)

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Pierre Boulez
né le 26 mars 1925 à Montbrison et mort le 5 janvier 2016 à Baden-Baden

…explosante-fixe…
( « mémorial » pour Igor Stravinsky)
(Première version 1971)
(Ensemble intercontemporain)
(Direction Matthias Pintscher)
(Sophie Cherrier, Marion Ralincourt, flûtes
Emmanuelle Ophèle, flûte MIDI (Musical Instrument Digital Interface))


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Arvo Pärt
(Musique Minimaliste)

Da pacem Domine
(pour chœur mixte ou chœur et orchestre à cordes)
(2004)

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Philip Glass
(Musique Minimaliste)

Le Canyon
The Canyon
(1988)

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« La question de savoir si quelqu’un a besoin de ce que je fais est secondaire. »
György Ligeti

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György Ligeti
né en Roumanie à Diciosânmartin/Dicsőszentmárton (aujourd’hui Târnăveni) le 28 mai 1923 – mort le 12 juin 2006 à Vienne.

Lux æterna
(un chœur à 16 voix)
( Cappella Amsterdam, Daniel Reuss & Susanne Van Els)

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Arvo Pärt
né le 11 septembre 1935 à Paide (Estonie)
(Musique Minimaliste)

Fratres
1977

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John Adams
John Coolidge Adams


El Niño
(opéra en deux actes sous forme d’oratorio – création le 15 décembre 2000 au théâtre du Châtelet à Paris)

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György Ligeti
né en Roumanie à Diciosânmartin/Dicsőszentmárton (aujourd’hui Târnăveni) le 28 mai 1923 – mort le 12 juin 2006 à Vienne.

Requiem
(1963-1965)
(Makeda Monnet, soprano / Victoire Bunel, mezzo-soprano)
(Chœur National Hongrois / Csaba Somos, Chef de chœur
Orchestre du Conservatoire de Paris / Ensemble intercontemporain
Matthias Pintscher, direction)


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Steve Reich

Six Marimbas
(1986)

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Grégoire Hetzel
né en 1972 à Paris

La Chute de Fukuyama
(Opéra – 29 mars 2013)
(Orchestre Philharmonique de Radio-France – Direction : Daniel Harding – Ensemble vocal AEDES)

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Steve Reich

Richter/Excerpt
( The Shed – 2019)

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Olivier Messiaen
né le 10 décembre 1908 à Avignon – mort le 27 avril 1992 à Clichy

Turangalîla-Symphonie
(pour orchestre et deux solistes)
(1946 et 1948)
( Orchestre Philharmonique de Radio France, Myung-Whun Chung, 2008)

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La Nature, trésor inépuisable des couleurs et des sons, des formes et des rythmes, modèle inégalé de développement total et de variation perpétuelle, la Nature est la suprême ressource !
Olivier Messiaen

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John Adams
John Coolidge Adams


Nixon in China
(Opéra en trois actes – 1987)
( English National Opera Chorus and Orchestra – Paul Daniel)

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« Mon œuvre est tournée vers l’homme de l’avenir, vers une ouverture en avant. Tournée vers un homme qui veut voyager dans le cosmos, qui considère cette planète comme un point de départ et un étape, qui comprend qu’il n’est ici qu’en visite pour un bref moment, et uniquement pour apprendre certaines choses ; en réalité, peu de choses : qu’il est extrêmement limité dans sa conscience et dans ses facultés corporelles. Son but est l’au-delà – sans cesse. »
Karlheinz Stockhausen
Ecouter en découvreur
Éditeur Philarmonie de Paris

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Steve Reich

Piano phase
(1967)

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Luciano Berio
né le 24 octobre 1925 à Oneglia (Ligurie) – mort le 27 mai 2003 à Rome
Musique électroacoustique

Folk songs
(1965)
(Stella Doufexis, mezzosoprano)
Direction de Konstantia Gourzi)

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Alban Berg
né le 9 février 1885 Vienne – mort le 24 décembre 1935 Vienne.

Sieben frühe Lieder
Sept lieder de jeunesse
(sept lieder pour voix de femme et piano)
(1905-08)
Anne Sofie von Otter

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Terry Riley

Salome Dances for Peace
(1986)
(Carnegie Hall Kronos Quartet Workshop)

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Steve Reich

Music for a Large Ensemble
(1978)

Arnold Schönberg par Egon Schiele, 1917

Arnold Schönberg
né le 13 septembre 1874 à Vienne-mort le 13 juillet 1951 à Los Angeles

Moses und Aron
Moïse et Aaron

opéra inachevé en trois actes
1954

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« Face à une oeuvre d’art, on ne doit pas rêver, mais s’attacher à en percer la signification. »
Arnold Schönberg

Arnold Schönberg en 1928.

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Karlheinz Stockhausen
né le 22 août 1928 à Mödrath – mort le 5 décembre 2007 à Kürten

Gesang der Jünglinge
(musique électroacoustique)
(1955/1956)
(Diffusée le 30 mai 1956 par les studios de la Westdeutscher Rundfunk)

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Steve Reich

Nagoya Marimbas
(1994)
(Eric Retterer & Shawn Savageau)

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Alban Berg
né le 9 février 1885 Vienne – mort le 24 décembre 1935 Vienne.

Le Concerto à la mémoire d’un ange
concerto pour violon
(1935)
(Création à Barcelone de façon posthume le 19 avril 1936)
(Luc Héry, violon)

Alban Berg par Emil Stumpp

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Dans la hiérarchie artistique, les oiseaux sont les plus grands musiciens qui existent sur notre planète.
Olivier Messiaen

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Olivier Messiaen
né le 10 décembre 1908 à Avignon – mort le 27 avril 1992 à Clichy

Quatuor pour la fin du Temps
(pour violon, violoncelle, clarinette et piano)
Antje Weithaas, Violon & Sol Gabetta, Violoncelle & Sabine Meyer, Clarinette & Bertrand Chamayou, Piano

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Arvo Pärt
(Musique Minimaliste)


Tabula rasa
1977
(orchestre à cordes, deux violons et un piano préparé)

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Luciano Berio
né le 24 octobre 1925 à Oneglia (Ligurie) – mort le 27 mai 2003 à Rome
Musique électroacoustique

Epifanie
Épiphanie
(1961)
(Cathy Berberian, voix)
(Orchestra della RAI di Roma sous la direction de Luciano Berio)

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Jonathan Harvey
né le 3 mai 1939 à Sutton Coldfield, Warwickshire – mort le 4 décembre 2012

Bhakti
(Oeuvre mixte – quinze instruments et pour une bande quadriphonique)
(1982)
(Spectrum – sous la direction de Guy Protheroe)

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John Cage
né le 5 septembre 1912 à Los Angeles – mort le 12 août 1992 à New York,

Dreams
(1948)

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Philip Glass
né le 31 janvier 1937 à Baltimore
(Musique minimaliste)

Einstein on the beach
(1976)

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John Adams
John Coolidge Adams
né le 15 février 1947 à Worcester (Massachusetts)

Doctor Atomic
(Opéra – 2005)
( livret de Peter Sellars, créé le 1er octobre 2005 au San Francisco Opera)

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Terry Riley
Terrence Mitchell “Terry” Riley
né le 24 juin 1935 à Colfax en Californie
(Musique Minimaliste)

Persian Surgery Dervishes
(deux concerts en solo d’orgue électrique, l’un à Los Angeles le 18 avril 1971, l’autre à Paris le 24 mai 1972)

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Luigi Nono
29 janvier 1924 – 8 mai 1990, Venise

Il canto sospeso für Sopran, Alt, Tenor, Chor und Orchester
(Konzerthaus Freiburg, 2017)

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Luciano Berio
né le 24 octobre 1925 à Oneglia (Ligurie) – mort le 27 mai 2003 à Rome
Musique électroacoustique

Sinfonia
Symphonie

(Direction Pierre Boulez)
(31 mai 1995, Chicago Symphony Orchestra)

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Alban Berg
né le 9 février 1885 Vienne – mort le 24 décembre 1935 Vienne.

Wozzeck
(opéra en trois actes – 1912 et 1922)
(création le 14 décembre 1925 au Staatsoper de Berlin sous la direction de Erich Kleiber)
Direction de Fabio Luisi, Philharmonia Zürich, Chor der Oper Zürich
Christian Gerhaher (Wozzeck) & Gun-Brit Barkmin (Marie)

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La classe de composition de Paul Dukas au Conservatoire en 1929
Olivier Messiaen est assis à droite.


Olivier Messiaen
né le 10 décembre 1908 à Avignon – mort le 27 avril 1992 à Clichy

Fête des belles eaux
(1937)

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Karlheinz Stockhausen
né le 22 août 1928 à Mödrath – mort le 5 décembre 2007 à Kürten

Kontakte
(musique électroacoustique)
(1960)

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Steve Reich

Eight Lines
(1983)
Première version : Octet
(1979)

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« La musique, c’est le drame, c’est le pathétique, c’est la mort… Si la musique n’est pas ça, si elle n’est pas le dépassement jusqu’aux limites, elle n’est rien.« 
Jean Barraqué

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Jean Barraqué
Jean-Henri-Alphonse Barraqué
né le 17 janvier 1928 à Puteaux – mort le 17 août 1973 à Paris

Sonate pour violon
(Rachel Field)

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Krzysztof Penderecki
23 novembre 1933 à Dębica – mort le 29 mars 2020 à Cracovie
Compositeur polonais

Cadenza
(1984)
pour alto solo
(Laura Liu)

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Philip Glass
né le 31 janvier 1937 à Baltimore

Musique en douze parties
Music in Twelve Parts
(Composé entre 1971 et 1974)

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La famille Schönberg (1907) par Richard Gerstl.


Arnold Schönberg
né le 13 septembre 1874 à Vienne-mort le 13 juillet 1951 à Los Angeles

Erwartung
Op. 17
(1909)
( Alessandra Marc, soprano)
(Staatskapelle Dresden conducted – Giuseppe Sinopoli)

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Luigi Nono
29 janvier 1924 – 8 mai 1990, Venise

La Lontananza Nostalgica Utopica Futura
(1988-1989)

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Lorenzo Ferrero
(né en 1951 à Turin)

Charlotte Corday
( opéra en trois actes de Lorenzo Ferrero sur un livret italien de Giuseppe Di Leva – création le 21 février 1989 au Teatro dell’Opera di Roma)

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Terry Riley
(Musique Minimaliste)

A Rainbow in Curved Air
(1969)
(orgue électronique et bande magnétique)

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Henryk Mikołaj Górecki
né le 6 décembre 1933 dans le village de Czernica, gmina Gaszowice, voïvodie de Silésie, au sud de la Pologne – mort le 12 novembre 2010 à Katowice

Symphony No. 3
Op. 36 (1976)
« Symphonie des chants plaintifs »
(pour soprano solo et orchestre)
( Zofia Kilanowicz)

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Krzysztof Penderecki
23 novembre 1933 à Dębica – mort le 29 mars 2020 à Cracovie
Compositeur polonais

Requiem polonais
Polish Requiem
( 1980 et 1984, et révisé en 1993.)

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Charles Edward Ives

Charles Edward Ives
20 octobre 1874, Danbury (Connecticut) – 19 mai 1954 New York

The Unanswered Question,
La Question sans réponse

(  œuvre pour ensemble de cordes, trompette solo et quatuor à vent)
1908

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Jean Barraqué
Jean-Henri-Alphonse Barraqué
né le 17 janvier 1928 à Puteaux – mort le 17 août 1973 à Paris

Séquence
(1950-1955)
(Joséphine Nendrick, Soprano)

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Alban Berg
né le 9 février 1885 Vienne – mort le 24 décembre 1935 Vienne.

Lulu
(opéra dodécaphonique)
(Arleen Auger, soprano, City of Birmingham Symphony Orchestra, Simon Rattle, directeur)

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Pierre Boulez
né le 26 mars 1925 à Montbrison et mort le 5 janvier 2016 à Baden-Baden

Le Marteau Sans Maître
(pour voix et six instruments)
(d’après des poèmes tirés du Marteau sans maître de René Char)
(1954)

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Benjamin Britten


Benjamin Britten
né le 22 novembre 1913 Lowestoft (Suffolk) – mort le 4 décembre 1976 Aldeburgh

Death in Venice
La Mort à Venise
(Opéra – 1973)

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Philip Glass
(Musique Minimaliste)

Music from The Hours
( Michael Riesman & Nico Muhly)

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Krzysztof Penderecki
23 novembre 1933 à Dębica – mort le 29 mars 2020 à Cracovie
Compositeur polonais

Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima
Threnody for the Victims of Hiroshima

(1960)

Hiroshima après le bombardement.

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Aaron Copland


Aaron Copland
14 novembre1900 Brooklyn (New York) – 2 décembre 1990 Tarrytown (New York)

Appalachian Spring
ballet composé en 1944.
(créé le 30 octobre 1944 à la Library of Congress de Washington)

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Philip Glass

Metamorphosis
(1988)


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Arvo Pärt

Für Alina

(œuvre fondatrice du style tintinnabuli)
(1976)

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Edgar Varèse
né à Paris le 22 décembre 1883 – mort à New York le 6 novembre 1965

Poème électronique
(pièce de musique électroacoustique – Création le 2 mai 1958 à Bruxelles)

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Iannis Xenakis
né le 29 mai 1922 à Brăila en Roumanie et mort le 4 février 2001 à Paris

Metastasis
(Metastaseis B’)
(1953-1954)
(pour un orchestre de 61 instrumentistes)
(Elle fut créée le 16 octobre 1955 au Festival de Donaueschingen, en Allemagne, sous la direction de Hans Rosbaud)

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Philip Glass

Pruit Igoe
(de Koyaanisqatsi)

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Jean Barraqué
Jean-Henri-Alphonse Barraqué
né le 17 janvier 1928 à Puteaux – mort le 17 août 1973 à Paris

Sonate pour piano
(w/ score)
(1950/52)

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« Une grande œuvre est essentiellement inachevée ; susceptible d’évolution, elle suppose, dans sa passivité et son indifférence, la métamorphose. Toujours vivante, elle sait s’inscrire aussi bien par ses ombres que par ses lumières. »
Jean Barraqué, À propos de l’œuvre de Claude Debussy

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Peter Eötvös

Trois sœurs
Three sisters
(Opéra)
(Albert Schagidullin
Orchestre de l’Opéra de Lyon, Kent Nagano)

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Steve Reich

Clapping Music
(1972)

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Lorenzo Ferrero
né en 1951 à Turin

Risorgimento!
(Opéra – 2011)
(livret italien de Dario Oliveri, création le 26 mars 2011)

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La Monte Young
né le 14 octobre 1935

The Well-Tuned Piano
(composée à partir de 1964 jusqu’à maintenant)

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George Benjamin
né le 31 janvier 1960 à Londres

Written on Skin
(Opéra – 2012)
(Festival d’Aix en Provence 2012 – mise en scène de Katie Mitchell)

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John Cage

Bird Cage
(1972)

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Charles Edward Ives

A Set of Pieces for Theatre Orchestra
(1906/1911)
(Orpheus Chamber Orchestra – Gilbert Kalish)

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Pierre Boulez

Structures I
pour deux pianos
(1951)
Structures II
pour deux pianos
(1956-1961)

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Philip Glass

Complete Piano Etudes

(Jeroen van Veen, piano)

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Pierre Schaeffer & Pierre Henry
Pierre Schaeffer (né à Nancy le 14 août 1910, et mort aux Milles, près d’Aix-en-Provence, le 19 août 1995)
Pierre Henry ( né le 9 décembre 1927 à Paris et mort le 5 juillet 2017 à Paris)

Symphonie pour un homme seul
(musique concrète)
(en concert le 18 mars 1950 à l’École normale de musique de Paris)

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Tristan Murail
(Musique spectrale)
né au Havre le 11 mars 1947

Gondwana
(Pour orchestre)
(1980)

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Gérard Grisey
né à Belfort le 17 juin 1946 – mort à Paris le 11 novembre 1998
(Musique spectrale)

Les Espaces Acoustiques
(Cycle de six pièces)
(1974-1985)

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Edgard Varèse
né à Paris le 22 décembre 1883 – mort à New York le 6 novembre 1965

Ionisation
(pour 13 percussions dont 1 piano)
(Ensemble intercontemporain)
(1931)

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Francesco Filidei
né en 1973 à Pise, en Toscane

L’Inondation
(Opéra – 2018)

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Pierre Boulez

Figures-Doubles-Prismes

(1964/68)

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Tristan Murail
(Musique spectrale)

Time and Again
(Pour orchestre)
1985

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Sylvano Bussotti
né à Florence le 1er octobre 1931

Five Piano Pieces for David Tudor No.3
pour piano
(Interprète & Performance: Hyun-Mook Lim)

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Luigi Russolo

Luigi Russolo

Risveglio di una Città

Luigi Russolo, intonarumori, 1913.



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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato-6.jpg.

Eva KMENTOVA : LA RESISTANCE A L’OPPRESSION (Femme au soleil – žena na slunci -1958, bronze 2005)






Eva Kmentova (1928-1980)
Femme au soleil
žena na slunci
(1958, bronze 2005)

 Eva Kmentova žena na slunci (1958, bronze 2005) (1)

La Résistance
à
L’Oppression

Dans une cour du Musée Kampa (Museum Kampa, U Sovových mlýnů 2, 118 00 Praha) au milieu d’autres statues, la Femme au soleil d’Eva Kmentova, seule, contre un mur, s’offre à nous.

Il s’agit d’une femme, les proportions sont là. Mais la féminité est peu marquée. Et nous sommes autant dans le corps de l’artiste que dans celui d’une humanité plus générale.

La femme est là, face contre terre. Comme jetée à terre. Presqu’humiliée. L’être est couché, comme soumis, mais tout son effort tend vers le redressement. Se mettre droit. Tenir debout. Ne pas rester dans la situation originelle. S’élever. Ne pas rester coucher. Ne plus rester soumise.

Eva Kmentova žena na slunci (1958, bronze 2005) (2)

Les masses s’équilibrent sur le socle en pierre blanche. Et les membres, la tête et les jambes, se lèvent, se jettent vers le soleil, comme s’il s’agissait de s’arracher de la terre. Ce corps lourd et massif veut partir, s’envoler. Il se tend un peu plus de chaque côté. Quelque chose peut casser à tout instant. Et ce corps qui part, laisse un peu plus la terre pour rejoindre les astres.

Dans cette forme, le corps devient céleste. Il va vers le soleil en devenant lune, croissant de lune. Ce corps en a besoin. Il a soif de cette chaleur. C’est une nécessité vitale pour lui, pour ce corps devenu satellite.

S’il se tend, il se tend comme un arc. Un arc qui enverrait dans le ciel, vers le soleil, ce besoin d’un ailleurs, ce besoin d’espoir, pour vaincre enfin sa peur. Pour laisser son désir s’épanouir.

Cette masse si imposante devient ligne par cette position tendue. La tension ne pourra pas durer éternellement, mais qu’importe, puisque, en existant, elle permet au corps de s’ouvrir, de s’entrouvrir.

Avoir gagné sur le lourd, le pesant, le joug, les interdits, la tyrannie et l’oppression, voilà ce que le corps, et plus que le corps, l’être gagne. C’est dans cette prouesse, simple et banale, mais tellement désagréable de cette tension du cou et de cette inflexion du bassin, que l’être peut se lever enfin et que la vie peut commencer, moins mécanique et plus humaine.

Elle se tend juste avant la cassure qui elle serait définitive. Inconfortable et seule, mais vivante encore et espérant.

Eva Kmentova žena na slunci (1958, bronze 2005) (4)Eva Kmentova, ainsi que son mari Olbram Zoubek, qu’elle a connu à l’Académie des Arts,  faisait partie du groupe Trasa, où figuraient notamment les sœurs Jikta er Květa Válovy. Eva apporta au groupe de cette nouvelle figuration une dimension poétique, plus sensuelle. Elle fut bridée tout au long de sa vie par le système communisme. Comme de nombreux artistes tchèques, elle vécut grâce à des petits boulots comme vendeuse et restauratrice de bijoux.

žena na slunci porte la trace de Fernand Léger. cette sculpture a été réalisée trois ans après la mort de l’artiste français.

« L’art est fait d’oppression, de tragédie, criblées discontinûment par l’irruption d’une joie qui inonde son site, puis repart. » (René Char, Eloge d’une soupçonnée, 1988)

 

Jacky Lavauzelle

LA FILLE AUX ALLUMETTES (Kaurismäki)

AKI KAURISMÄKI
LA FILLE AUX ALLUMETTES

KATI OUTINEN, UNE IRIS PRISONNIERE DE LA TERRE

LA FILLE AUX ALLUMETTES d’Aki Kaurismäki

« Le malheur est l’état poétique par excellence » (Cioran, Le Crépuscule des pensées)

  • L’HISTOIRE, L’AVENTURE ET LA PASSION

C’est une citation d’Angélique qui ouvre le film. Une citation à contre-pieds du sentimentalisme de la série : « Ils doivent être morts de froids et de faims au milieu de la forêt ». Presque lugubre. Le noir aussi est dans le rose. L’histoire, l’aventure et la passion : ce sont les trois piliers des Angélique. Mais Iris, elle n’a ni histoires, ni aventures et pas de passion non plus.

  • IRIS, UN FANTÔME DANS LA NUIT FINLANDAISE

Avec son grand manteau blanc, son visage presque translucide, Iris va dans la ville. Elle n’est pas laide, mais elle ne brille pas. Il ne faudrait pas grand-chose pour qu’elle devienne vivante, visible. Elle est là et personne ne la voit. Le blanc sur fond noir n’y suffit pas. « Mais bientôt sur pieds, tout ce grand corps évolue à l’étroit parmi le pavois utile à toutes hauteurs des carrés blancs de linge » (Francis Ponge, la Jeune mère). Au bal, les plus jeunes, les plus vieilles trouvent un cavalier. Elle, non. Et les verres s’entassent sous le banc. Iris, n’existe pas, parce qu’elle est triste. « La tristesse est l’indéfinissable qui s’interpose entre moi et la vie. Et comme l’indéfinissable est une approximation fragile de l’infini… » (Cioran, Le Crépuscule des pensées). Les hommes autour veulent du fini, du concret. Elle n’a déjà plus accès à la vie.

    • OU SONT LES VIVANTS ?

La machine que l’on voit dans la scierie, coupe et transforme des arbres majestueux de la forêt en de petites et identiques allumettes. La majesté vivante de la nature fragmentée en de millions d’unités identiques. La force est là qui plie et qui casse. Qui lisse. Un long tapis blanc de bois sort comme la langue de la machine. L’être humain, pas moins que les autres, est formaté. Tous, vont et viennent, seuls. Chacun est devenu une petite allumette qui tient dans cette boite qu’est la ville. Les mots sont rares et souvent sans phrases : « à boire ! » « Mange ! » « Des glaçons ! » « Hello ! – C’est pour quoi ?- On peut se voir ?». Il vaut presque mieux. Quand la phrase se forme, ça donne : « Prépare-toi à te débarrasser du têtard » « Si tu t’imagines qu’il y a quelque chose entre nous, tu te trompes ; rien ne me touche moins que ton affection. Fiche le camp ! »

    • LA VILLE, L’USINE, LA MAISON

La ville enferme l’individu dans son gris tenace. Iris habite dans la ville. L’usine enferme le corps dans son mouvement répété à l’infini. Iris habite Rue de l’Usine, 44, côté cour. La famille enferme Iris. Le premier mot que lui décochera son père : « Putain ! ».  Sa mère :« Rapporte-là »

  • LA TELEVISION, COMPTABLE DES MASSACRES

La télévision continuellement informe du nombre de morts au rythme des conflits mondiaux. Les nombres s’enchaînent d’un pays à l’autre. Ici, l’armée chinoise qui brise la résistance des étudiants, bilan : des centaines de morts, là, une explosion en Russie, bilan : 2 morts et 700 victimes, là-bas, la mort de l’Ayatollah Khomeiny. Nous sommes dans l’information quantifiée. Jamais aucune analyse n’est proposée. Voici les morts ! Voici les désastres auxquels vous avez échappés. C’est pire ailleurs, donc notre vie n’est pas si mal. Le vomi qui sort de l’écran s’avale quotidiennement, jusqu’à l’endormissement du père dans le fauteuil.

  • « MÊME SI TU N’ES PAS EXEMPLAIRE, TU AS UN TRUC INEXPLICABLE »

La Radio diffuse des chansons sur la nécessaire présence « le plus important est surtout ta présence, les autres te trouvent impossible, mais même si tu n’es pas exemplaire, tu as un truc inexplicable ».

Les chansons touchent l’âme d’Iris et marque un peu plus sa solitude. Elle, n’a même pas de présence autour d’elle. Il y a bien un là-bas.

Combien est beau l’ailleurs ; on le sait, Iris le sait, la chanson lui dit : « De l’autre côté de la mer, quelque part, il existe un pays où les vagues clapotent sur le rivage du bonheur, où les plus belles fleurs brillent de tout leur éclat. Là-bas, on peut oublier tous ses soucis. O, si un jour je pouvais me rendre dans ce pays fabuleux, j’y resterai à jamais, comme un oiseau. Mais sans ailes, je ne peux pas voler. Je suis un prisonnier de la terre, ce n’est qu’en pensée que je peux m’y rendre. » Iris malgré son grand manteau blanc ne réussit pas à prendre son envol dans les grandes allées. Il y a longtemps qu’on lui a coupé les ailes. Elle restera prisonnière.

IRIS EN MANQUE DE TENDRESSE

Mais elle se sait qu’elle vit encore. Qu’il reste une faible lueur intérieure qui n’est pas encore éteinte. Même le vent fort que l’on entend au début ne peut pas l’atteindre. Ses doigts sur les paquets d’allumettes caressent chaque paquet avec une grande attention.

Elle glisse sur son travail. Sa tête est ailleurs. Et ses doigts suivent la courbe des rêves. « Merci d’être, sans jamais te casser, Iris, ma fleur de gravité » (René Char, Lettera Amorosa). Elle fond en torrents de pleurs au cinéma où trônent des photos de Lauren Bacall et d’Humphrey Bogart. Elle range à chaque anniversaire sur son étagère une nouvelle aventure d’Angélique. Elle est prête à recevoir tout l’amour qu’elle entrevoit. Le réceptacle attend l’homme providentiel.

  • LA PRINCESSE A BESOIN D’UNE ROBE

L’argent qu’elle prend de son travail pour acheter la robe rouge convoitée se fera dans la honte. Mais il lui faut ! Elle n’a pas le choix. Sans la robe, c’est la mort définitive à coup sûr. Toute princesse ne peut séduire qu’en robe magnifique son prince charmant. Et la rencontre primordiale à toujours lieu pendant le bal. Cendrillon ou Peau d’Âne étaient pauvres aussi…

  • LE BAL, ENFIN.

Le moment est important et passe d’abord par la douche. Comme tout acte de sacrifice. Elle va donner son corps à l’être élu. Un homme s’assoit à ses côtés. Enfin. Ce sera lui. C’est certain.

Elle sourit timide. Il lui prend la main. Ils dansent. Lui, sans expressions. Elle se blottit lors du slow contre lui, couche sa tête sur son épaule. Elle sourit, heureuse. Elle se donne à lui. Le lendemain, lui, rajuste sa cravate. Il la regarde. Imperturbable. Sort un billet. S’en va.

  • LES JEUX SONT FAITS.  « – QUELS SONT LES EFFETS ? – ÇA TUE ! »

Le désespoir est proportionnel à tous les espoirs mis dans cette rencontre. Il était l’Homme, l’Amour, la Vie, l’Espoir. Il la refuse. Ils la refusent. Même ses parents. Avant de décider de tuer, Iris est face à une table de billard.

Les trois dernières boules sont là, sans mouvements. La queue est posée sur la table. Les jeux sont faits. Rien ne l’arrêtera plus. Dans les romans d’Angélique aussi il est souvent question de mort et de poison : « Il se peut que nous soyons des gueux, dit Angélique à voix très haute et très distinctement, mais nous ou moins, nous ne cherchons pas à empoisonner le roi ! » (Serge et Anne Golon, Angélique, Marquise des anges).

Le poison sera la dernière touche romantique digne des héros d’aventures. La mort, ici, est tellement ordinaire, tellement commune. La vie de tous les jours distillent cette mort continuellement. La ville aussi se meurt. Les rues sont délabrées. Les murs s’effritent. Les portes grincent et ne ferment pas.

Personne ne sourit. Quand elle rentre dans la pharmacie pour demander la mort-aux-rats, la vendeuse ne s’étonne pas et demande seulement comme précision : « une grande boite ». Le mot « MORTE » s’affiche au milieu de l’écran. A la question : « Quels sont les effets ? », une réponse tranchante « ça tue ». « Bien ».

« Quand je me réveille, il fait noir : toujours » (Jacques Roubaud, Quelque chose noir). « Je voudrais mourir, mais je n’ai plus de place à cause de tant de mort » (Cioran, Le Crépuscule des pensées, IX)

Jacky Lavauzelle