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L’ÉTÉ – POÈME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – DER SOMMER – Noch ist die Zeit des Jahrs zu sehn

*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

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die Gedichte
Les Poèmes

 

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L’ÉTÉ
DER SOMMER
Noch ist die Zeit des Jahrs zu sehn

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Georges Seurat, Les Terrassiers,1883, National Gallery of Art, Washington

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Noch ist die Zeit des Jahrs zu sehn, und die Gefilde
L’an encore montre ses attraits, quand les rayons
Des Sommers stehn in ihrem Glanz, in ihrer Milde ;
De l’été brillent dans leur grandeur, dans une infinie douceur ;
Des Feldes Grün ist prächtig ausgebreitet,
Le champ vert magnifiquement s’étale,
Allwo der Bach hinab mit Wellen gleitet.
Sur lequel le ruisseau jette ses torrents.

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So zieht der Tag hinaus durch Berg und Tale,
Ainsi le jour passe sur les montagnes et les vallées,
Mit seiner Unaufhaltsamkeit und seinem Strahle,
Inexorablement et avec tous ses rayons de lumière,
Und Wolken ziehn in Ruh, in hohen Räumen,
Et les nuages se déplacent en paix, dans les hauteurs,
Es scheint das Jahr mit Herrlichkeit zu säumen.
L’an semble se promener avec tant de splendeur.

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ORAISON DU SOIR ARTHUR RIMBAUD

Oraison du soir Arthur Rimbaud Maxime Dethomas au Bal de l'Opéra Toulouse LautrecToulouse-Lautrec
Maxime Dethomas, au Bal de l’Opéra
1896
National Gallery of Art
Washington

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ORAISON DU SOIR
POESIE FRANCAISE

Arthur Rimbaud poésies artgitato

ARTHUR RIMBAUD
1854-1891

 

Arthur Rimbaud Poésies Oeuvre Poèmes Poésie Artgitato

 

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Œuvres d’Arthur RIMBAUD
 


Oraison du Soir Arthur Rimbaud Poésies

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Je vis assis, tel qu’un ange aux mains d’un barbier,
Empoignant une chope à fortes cannelures,
L’hypogastre et le col cambrés, une Gambier
Aux dents, sous l’air gonflé d’impalpables voilures.

Tels que les excréments chauds d’un vieux colombier,
Mille rêves en moi font de douces brûlures ;
Puis par instants mon cœur triste est comme un aubier
Qu’ensanglante l’or jaune et sombre des coulures.

Puis quand j’ai ravalé mes rêves avec soin,
Je me tourne, ayant bu trente ou quarante chopes,
Et me recueille pour lâcher l’âcre besoin.

Doux comme le Seigneur du cèdre et des hysopes,
Je pisse vers les cieux bruns, très haut et très loin,
Avec l’assentiment des grands héliotropes.

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Oraison du soir Arthur Rimbaud

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Arthur Rimbaud Poésies
Arthur Rimbaud Poésies