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Scorn not the Sonnet – Poème de William Wordsworth – Ne méprise pas le Sonnet

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Poésie anglaise
William Wordsworth
7 April 1770 – 23 April 1850
7 avril 1770 – 22 avril 1850
*

traduction Jacky Lavauzelle

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English Text
texte bilingue français-anglais

traduction Jacky Lavauzelle

 


LES POÈMES
DE WILLIAM WORDSWORTH

traduction Jacky Lavauzelle

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William Wordsworth’s poems
POEMS
POÈMES
Scorn not the Sonnet
NE MEPRISE PAS LE SONNET

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Ne méprise pas le sonnet William Wordsworth Traduction Jacky Lavauzelle
Luis de Camoes par François Gérard, Plutarque par Andrea del Castagno (Galerie des Offices, Florence), Shakespeare (Portrait dit Portrait Cobbe), Le Tasse – Tarquo Tasso (1577 – Fürstlich Thurn- und Taxissches Schlossmuseum, Ratisbonne, Allemagne)

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Scorn not the Sonnet; Critic, you have frowned,
Ne méprise pas le Sonnet ; Critique, tu t’es détourné
Mindless of its just honours; with this key
A tort de ses justes honneurs ; avec cette clé,
Shakespeare unlocked his heart; the melody
Shakespeare a libéré son cœur ; par la mélodie
Of this small lute gave ease to Petrarch’s wound;
De ce petit luth, la blessure de Pétrarque guéri  ;

A thousand times this pipe did Tasso sound;
Mille fois à travers son conduit le Tasse a soufflé ;
With it Camöens soothed an exile’s grief;
Avec lui Camoes le chagrin de l’exil s’est apaisé ;
The Sonnet glittered a gay myrtle leaf
Par une feuille de myrte joyeuse le Sonnet scintilla
Amid the cypress with which Dante crowned
Au milieu des cyprès Dante et par eux le couronna

His visionary brow: a glow-worm lamp,
Son front visionnaire : la lumière de ce ver luisant,
It cheered mild Spenser, called from Faery-land
Encouragea le doux Spenser, au Pays des fées, pélerin
To struggle through dark ways; and, when a damp
Luttant à travers les voies sombres ; et, quand

Fell round the path of Milton, in his hand
Le brouillard tomba sur le chemin de Milton, dans sa main
The Thing became a trumpet; whence he blew
La Chose se mua en trompette ; d’où il a soufflé
Soul-animating strains—alas, too few!
Tant strophes touchant les âmes – hélas, pas assez !


 

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POÉSIE DE WILLIAM WORDSWORTH
WORDSWORTH POEMS

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UN STYLE SANS ARTIFICE

Une poésie sans cesse recommencée

Son style populaire et sans artifice s’est débarrassé d’une fois de toutes les friperies usées de la vieille versification. Les tours couronnées de nuages, les temples solennels, les palais majestueux, tout cela a été balayé du sol. C’a été comme l’édifice sans fondements d’une vision ; il n’est pas même resté un débris de ruines. Toutes les traditions du savoir, toutes les superstitions du passé, ont disparu sous un trait de plume. Nous avons fait table rase ; nous recommençons toute poésie. Le manteau de pourpre, le panache ondoyant de la tragédie, sont rejetés ainsi que de vains oripeaux de pantomime. Voici que nous en sommes revenus à la simple vérité de la nature. Rois, reines, nobles, prêtres, trône, autel, distinction des rangs, naissance, richesse, pouvoir, ne cherchez plus rien de tout cela, ni la robe du juge, ni le bâton du maréchal, ni le faste des grands. L’auteur foule aux pieds plus fièrement encore l’antique forme dont s’enorgueillissait l’art ; il se rit de l’ode, de l’épode, de la strophe et de l’antistrophe. Vous n’entendrez plus résonner la harpe d’Homère, ni retentir la trompette de Pindare et d’Alcée. Point de merci pour le costume éclatant, pour la décoration splendide. Tout cela n’est que spectacle vide, barbare, gothique. Les diamants parmi les cheveux tressés, le diadème sur le front brillant de la beauté, ne sont que parure vulgaire, joyaux de théâtre et de prostituée. Le poète dédaigneux ne peut plus des couronnes de fleurs ; il ne se prévaudra pas non plus des avantages que le hasard lui aura offerts ; il lui plait que son sujet soit tout entier de son invention, afin de ne devoir rien qu’à lui-même ; il recueille la manne dans le désert ; il frappe le rocher de sa baguette et en fait jaillir la source. A son souffle, le brin de paille qui gisait dans la poussière monte au soleil dans un rayon lumineux ; il puisera dans ses souvenirs assez de grandeur et de beauté pour en revêtir le tronc nu du vieux saule. Son vers ne s’embaume point du parfum des bosquets, mais son imagination prête une joie intime aux arbres dépouillés sur la montagne dépouillée, à l’herbe verte du pré vert :

To the bare trees and mountains bare.
And grass in the green field.

Plus de tempête, ni de naufrage, dont l’horreur nous épouvante. C’est l’arc-en-ciel qui attache aux nuages son ruban diapré. C’est la brise qui soupire dans la fougère fanée. Point de triste vicissitude du sort, point de menaçante catastrophe de la nature qui assombrisse ses pages. C’est la goutte de rosée qui se suspend aux cils de la fleur penchée ; ce sont les pleurs qui s’amassent dans l’œil brillant.

Antoine Fontaney
(poète romantique français ())
Cinquième Partie
WILLIAM WORDSWORTH
Poètes et Romanciers de la Grande-Bretagne
Revue des Deux Mondes
Tome 3 – 1835

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WORDSWORTH POEMS

traduction Jacky Lavauzelle

Kapuzinerpredigt Schiller Le Sermon du Capucin LE CAMP DE WALLENSTEIN Schiller Scène 8 AUFTRITT Texte & Traduction Huitième Tableau

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre ALLEMAND

Friedrich von Schiller
1759-1805

Kapuzinerpredigt Schiller
LE SERMON DU CAPUCIN


WALLENSTEINS LAGER

Le Camp de Wallenstein Scène 8 Wallensteins 8 Auftritt Lager Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

8 Auftritt

Huitième Tableau

Scène 8

Bergknappen treten auf und spielen einen Walzer, erst langsam und dann immer geschwinder.
Les mineurs entrent et jouent une valse, d’abord lentement, puis de plus en plus vite.
Der erste Jäger tanzt mit der Aufwärterin, die Marketenderin mit dem Rekruten; das Mädchen entspringt, der Jäger hinter ihr her und bekommt den Kapuziner zu fassen, der eben hereintritt
Le Premier Chasseur danse avec la Servante, la Cantinière avec la Recrue ; la jeune fille s’en va, le chasseur la suit et met la main sur le Capucin qui arrive

Kapuziner
Le Capucin

Heisa, juchheia! Dudeldumdei!
Héla ! Hourra ! La la lère !
Das geht ja hoch her. Bin auch dabei!
Ceci est, ma foi, bien animé ! J’y suis, moi aussi !
Ist das eine Armee von Christen?
Est-ce là une armée de chrétiens ?
Sind wir Türken? sind wir Antibaptisten?
Sommes-nous des Turcs ? Sommes-nous des anti-Baptistes?
Treibt man so mit dem Sonntag Spott, Man
Que nous en sommes à trouver le dimanche ridicule,
Als hätte der allmächtige Gott
Comme si Dieu Tout-Puissant avait
Das Chiragra, könnte nicht drein schlagen?
La goutte et ne pouvait même plus frapper ?
Ist’s jetzt Zeit zu Saufgelagen?
Est-il arrivé maintenant le temps de beuveries?
Zu Banketten und Feiertagen?
Pour les banquets et les jours fériés ?
Quid hic statis otiosi?
[Quid hic statis tota die otiosi Matthieu 20-6 – « Pourquoi êtes-vous restés ici toute la journée sans rien faire? »]
Was steht ihr und legt die Hände in Schoß?
Pourquoi êtes-vous debout avec les mains sur ses genoux ?
Die Kriegsfuri ist an der Donau los,
La furie de la guerre se déroule sur le Danube,
Das Bollwerk des Bayerlands ist gefallen,
Le rempart de la Bavière est tombé,
Regensburg ist in des Feindes Krallen,
Ratisbonne est dans les griffes de l’ennemi,
Und die Armee liegt hier in Böhmen,
Et l’armée est ici tranquillement en Bohême,
Pflegt den Bauch, läßt sich’s wenig grämen,
S’occupant de sa panse, ne pensant plus que peu à la douleur,
Kümmert sich mehr um den Krug als den Krieg,
Se souciant plus de la cruche que la guerre,
Wetzt lieber den Schnabel als den Sabel,
Aiguisant plutôt le bec que le scalpel,
Hetzt sich lieber herum mit der Dirn,
Préférant tourner autour de la femme de chambre,
Frißt den Ochsen lieber als den Oxenstirn.
Mangeant du bœuf plutôt que titiller le cœur des soldats d’Oxenstirn.
Die Christenheit trauert in Sack und Asche,
La Chrétienté pleure en se revêtant d’un sac et de cendre,
Der Soldat füllt sich nur die Tasche.
Le soldat ne pense qu’à se remplir les poches.
Es ist eine Zeit der Tränen und Not,
C’est un temps de larmes et de détresse,

Am Himmel geschehen Zeichen und Wunder,
Dans le ciel, on voit des signes et des phénomènes,
Und aus den Wolken, blutigrot,
Et des nuages, rouges comme le sang,
Hängt der Herrgott den Kriegsmantel ‘runter.
Le Seigneur déroule son manteau de guerre.
Den Kometen steckt er, wie eine Rute,
La comète est tenue, comme une tige,
Drohend am Himmelsfenster aus,
Menaçante de la fenêtre du ciel,
Die ganze Welt ist ein Klagehaus,
Le monde entier est une maison explosée,
Die Arche der Kirche schwimmt in Blute,
L’Arche de l’Eglise nage dans le sang,
Und das römische Reich – daß Gott erbarm!
Et l’Empire romain que Dieu ait pitié !
Sollte jetzt heißen römisch Arm;
Devrait maintenant s’appeler l’Armée romaine;
Der Rheinstrom ist worden zu einem Peinstrom,
Les flots du Rhin se sont transformés en flots de chagrin,
Die Klöster sind ausgenommene Nester,
Les monastères sont des nids éviscérés,
Die Bistümer sind verwandelt in Wüsttümer,
Les couvents sont ouverts à tous les vents,
Die Abteien und die Stifter
Les abbayes et les lieux de culte
Sind nun Raubteien und Diebesklüfter,
Sont maintenant des granges et des repaires de voleurs,
Und alle die gesegneten deutschen Länder
Et toutes les terres allemands bénies
Sind verkehrt worden in Elender –
Ont été transformées en champs de terreur…
Woher kommt das? Das will ich euch verkünden:
Pourquoi ça ? Je vais vous le dire :
Das schreibt sich her von euern Lastern und Sünden,
La cause à vos vices et à vos péchés,
Von dem Greuel und Heidenleben,
Des abominations et des vies païennes,
Dem sich Offizier und Soldaten ergeben.
auxquelles les officiers et les soldats se livrent.
Denn die Sünd’ ist der Magnetenstein,
Car le péché est comme une pierre d’aimant,
Der das Eisen ziehet ins Land herein.
qui attire le fer dans ce pays.
Auf das Unrecht, da folgt das Übel,
A linjustice succède le malheur,
Wie die Trän’ auf den herben Zwiebel,
Comme la larme l’est avec l’oignon,
Hinter dem U kömmt gleich das Weh,
Comme derrière le L vient tout de suite le M du malheur,
Das ist die Ordnung im ABC.
Tel est l’ordre dans l’A B C.
Ubi erit victoriae spes,
Où conduit l’espoir dans la victoire,
Si offenditur Deus?
Wie soll man siegen,
Si elle offense Dieu ? Comment peut-on gagner
Wenn man die Predigt schwänzt und die Meß,
Si l’on oublie le sermon et la mesure,
Nichts tut, als in den Weinhäusern liegen?
Qu’on ne fasse rien que de vivre dans les tavernes ?
Die Frau in dem Evangelium
La femme dans l’Evangile
Fand den verlornen Groschen wieder,
Retrouve l’argent qu’elle avait perdu,
[Parabole de la drachme perdue :
Luc 15.8-10]
Der Gaul seines Vaters Esel wieder,
Du cheval les ânes de son père,
Der Joseph seine saubern Brüder;
De Joseph ses aimables frères ;
Aber wer bei den Soldaten sucht
Mais qui recherche, chez nos soldats,
Die Furcht Gottes und die gute Zucht
La crainte de Dieu et la bonne éducation
Und die Scham, der wird nicht viel finden,
Et la retenue, ne trouvera pas grand chose,
Tät’ er auch hundert Laternen anzünden.
Même s’il mettait le feu à des centaines de lanternes !

Zu dem Prediger in der Wüsten,
Pour le prédicateur dans le désert,
Wie wir lesen im Evangelisten,
Comme nous le lisons dans l’Evangile,
Kamen auch die Soldaten gelaufen,
Se pressaient également les soldats,
Taten Buß und ließen sich taufen,
Après des actes de repentance, ils étaient baptisés,
Fragten ihn: Quid faciemus nos?
Ils lui demandaient : nos de faciemus Quid?
Wie machen wir’s, daß wir kommen in Abrahams Schoß?
Que devons-nous faire pour entrer dans le sein d’Abraham ?
Et ait illis, und er sagt:
Et ait illis, et il dit :
Neminem concutiatis,
Wenn ihr niemanden schindet und plackt;
Ne violentez ni ne persécutez personne ;
Neque calumniam faciatis,
Niemand verlästert, auf niemand lügt.
Ne blasphémez personne, ne mentez à personne.
Contenti estote, euch begnügt,
Estote Contenti, contentez-vous,
Stipendiis vestris, mit eurer Löhnung
Stipendiis Vestris, de vos salaires
Und verflucht jede böse Angewöhnung.
Et maudissez chaque mauvaise habitude.
Es ist ein Gebot: Du sollst den Namen
Il est un commandement qui dit Tu dois du nom
Deines Herrgotts nicht eitel auskramen!
De notre Seigneur ne jamais jurer !
Und wo hört man mehr blasphemieren,
Et où entend-on plus blasphémer,
Als hier in den Friedländischen Kriegsquartieren?
Que dans les quartiers de guerre de Friedland ?
Wenn man für jeden Donner und Blitz,
Si, pour tous les tonnerres et les éclairs,
Den ihr losbrennt mit eurer Zungenspitz,
Qui vous proférer avec votre langue fourchue,
Die Glocken müßt’ läuten im Land umher,
Les cloches devaient sonner dans tout le pays,
Es wär’ bald kein Mesner zu finden mehr.
Il ne serait bientôt plus possible de trouver un seul sacristain.
Und wenn euch für jedes böse Gebet,
Et si à chacune de vos ignominies,
Das aus eurem ungewaschnen Munde geht,
qui par votre bouche sort,
Ein Härlein ausging aus eurem Schopf,
Un cheveu tombait de votre tête,
Über Nacht wär’ er geschoren glatt,
A la nuit venue, vous seriez chauve comme un crâne,
Und wär’ er so dick wie Absalons Zopf.
Et même si vous aviez la tignasse épaisse d’Absalon !
Der Josua war doch auch ein Soldat,
Josué était lui aussi un soldat,
König David erschlug den Goliath,
Roi David tua Goliath,
Und wo steht denn geschrieben zu lesen,
Et où est-il écrit dans tout ce qui peut être lu,
Daß sie solche Fluchmäuler sind gewesen?
Qu’une quelconque malédiction soit dite ?
Muß man den Mund doch, ich sollte meinen,
Faut-il ouvrir plus grande sa bouche,
Nicht weiter aufmachen zu einem Helf Gott!
Pour remercier Dieu de lui venir en aide 
Als zu einem Kreuz Sackerlot!
Que pour blasphémer sur la croix !
Aber wessen das Gefäß ist gefüllt,
Mais quand la cuve est pleine,
Davon es sprudelt und überquillt.
Elle
bouillonne puis déborde.
Wieder ein Gebot ist: Du sollst nicht stehlen.
Un autre commandement est : « Tu ne voleras pas ! »
Ja, das befolgt ihr nach dem Wort,
Oui, vous le suivez à la lettre !
 Denn ihr tragt alles offen fort.
Parce que vous emportez tout sans vous cacher !
Vor euren Klauen und Geiersgriffen,
Avec vos griffes et vos becs de vautours,
Vor euren Praktiken und bösen Kniffen
Avec vos coupables pratiques et vos mauvais tours
Ist das Geld nicht geborgen in der Truh,
L’argent sous les draps n’a aucune protection
Das Kalb nicht sicher in der Kuh,
Le veau n’est même pas en sécurité dans la vache !
Ihr nehmt das Ei und das Huhn dazu.
Vous prenez l’œuf et la poule par dessus le marché !
Was sagt der Prediger? contenti estote,
Que disait le prédicateur ? estote contenti,
[contenti estote stipendiid Vestris : Contentez-vous de votre salaire]
Begnügt euch mit eurem Kommißbrote.
Contentez-vous de votre pain.
Aber wie soll man die Knechte loben,
Mais comment être un des serviteurs de la louange,
Kömmt doch das Ärgernis von oben!
Quand l’exemple ne vient pas d’en haut !
Wie die Glieder, so auch das Haupt!
Car les membres sont à l’image de la tête !
Weiß doch niemand, an wen der glaubt!
Blanc comme personne, mais pas de celui qui a la foi!

Erster Jäger
Le Premier Chasseur

Herr Pfaff! uns Soldaten mag Er schimpfen,
Monsieur l’Evangéliste ! Critiquez-nous simples soldats,
Den Feldherrn soll Er uns nicht verunglimpfen.
Le commandant Lui ne doit pas jamais être dénigré.

Kapuziner
Le Capucin

Ne custodias gregem meam!
Ne custodias gregem meam !
Das ist so ein Ahab und Jerobeam,
C’est un Achab et un Jéroboam,
Der die Völker von der wahren Lehren
Qui des peuples de l’enseignement véritable
Zu falschen Götzen tut verkehren.
Vers les fausses idoles sont détournés.

Trompeter und Rekrut
La Trompette et la Recrue

Laß Er uns das nicht zweimal hören!
Laisse-le ! Ne dis pas ça deux fois!

Kapuziner
Le Capucin

So ein Bramarbas und Eisenfresser,
C’est donc un fanfaron et intimidateur,
Will einnehmen alle festen Schlösser.
Qui veut prendre tous les châteaux forts.
Rühmte sich mit seinem gottlosen Mund,
Il se vante par sa bouche fallacieuse,
Er müsse haben die Stadt Stralsund,
Qu’il pourrait occuper la ville de Stralsund,
Und wär’ sie mit Ketten an den Himmel geschlossen.
Même attaché par des chaînes au ciel.
Hat aber sein Pulver umsonst verschossen!
Alors qu’il serait capable de la manquer avec sa poudre !

Trompeter
La Trompette

Stopft ihm keiner sein Lästermaul?
Tu n’as que l’étoffe d’un calomniateur ?

Kapuziner
Le Capucin

So ein Teufelsbeschwörer und König Saul,
Donc, c’est une espèce d’exorciste et de roi Saül,
So ein Jehu und Holofern,
Ainsi, qu’un Jéhu et un Holopherne,
Verleugnet, wie Petrus, seinen Meister und Herrn,
Qui a renié, comme Pierre avec  son Seigneur et Maître,
Drum kann er den Hahn nicht hören krähn –
Et par conséquent, ne peut plus entendre le coq qui chante…

Beide Jäger
Les deux Chasseurs

Pfaffe! Jetzt ist’s um dich geschehn!
Prêtre! Maintenant, tu vas te taire !

Kapuziner
Le Capucin

So ein listiger Fuchs Herodes –
C’est un renard rusé comme Hérode …

Trompeter und beide Jäger
La Trompette et les deux Chasseurs
se jettent sur lui

Schweig stille! Du bist des Todes!
Silence ! Tu es un homme mort !

Kroaten
Le Croate
legen sich drein
ils s’interposent

Bleib da, Pfäfflein, fürcht’ dich nit,
Reste là, petit prêtre! N‘aie crainte !
Sag dein Sprüchel und teil’s uns mit.
Continue ton sermon !

Kapuziner
Le Capucin
schreit lauter
il crie plus fort encore

So ein hochmütiger Nebukadnezer,
C’est ainsi un hautain Nabuchodonosor,
So ein Sündenvater und muffiger Ketzer,
C’est aussi un Père des péchés et un  hérétique pourri !
Läßt sich nennen den Wallenstein;
Il se laisse appeler Wallenstein ;
Ja freilich ist er uns allen ein Stein
Oui, en effet, il est pour nous tous une pierre
Des Anstoßes und Ärgernisses,
D’achoppement et de friction,
Und solang der Kaiser diesen Friedeland
Et tant que l’Empereur de ce Friedland
Läßt walten, so wird nicht Fried’ im Land.
Lui permettra d’exercer, nous ne pourrons vivre en paix dans ce pays.

Er hat nach und nach bei den letzten Worten, die er mit erhobener Stimme spricht, seinen Rückzug genommen, indem die Kroaten die übrigen Soldaten von ihm abwehren
Il a dit les derniers mots en hurlant et opère sa retraite, protégé par les Croates qui repoussent les soldats tout autour de lui

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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WALLENSTEINS LAGER Traduction Schiller Le Camp de Wallenstein Texte et Traduction Scène 4

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre

Friedrich von Schiller
1759-1805

Le Camp de Wallenstein Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


WALLENSTEINS LAGER
LE CAMP DE WALLENSTEIN

1799

QAUTRIEME SCENE

Personen
Personnages

Wachtmeister, von einem Terzkyschen Karabinier-Regiment.
Maréchal des logis d’un régiment de carabiniers de Tersky
Trompeter
Une trompette
Konstabler
Canonnier
Scharfschützen
Fusiliers
Zwei Holkische reitende Jäger
Deux chasseurs à cheval de Holk
Buttlerische Dragoner
Dragons de Buttler
Arkebusiere vom Regiment Tiefenbach
Arquebusiers du régiment de Tiefenbach
Kürassier von einem wallonischen Regiment
Cuirassier d’un régiment wallon
Kürassier von einem lombardischen 
Cuirassier d’un régiment lombard
Kroaten
Craotes
Ulanen
Ulhans
Rekrut
Recrue
Bürger
Bourgeois
Bauer
Paysan
Bauerknabe
Fils de paysan
Kapuziner
Capucin
Soldatenschulmeiste
Maître d’école militaire
Marketenderin
Cantinière
Eine Aufwärterin
Une servante
Soldatenjungen
Jeunes soldats
Hoboisten
Musiciens

4. Auftritt
Scène 4

Vorige. Konstabler
Les précédents, un Canonnier

Konstabler
Le Canonnier
(tritt zum Wachtmeister)
(Se rapproche du Maréchal des Logis)
Wie ist’s, Bruder Karabinier?
Comment ça va, frère Carabinier ?
Werden wir uns lang noch die Hände wärmen,
Allons-nous encore longtemps nous réchauffer les mains,
Da die Feinde schon frisch im Feld herum schwärmen?
Alors que les ennemis grouillent déjà tout autour dans la campagne ?
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Tut’s Ihm so eilig, Herr Konstabel?
Que de hâte, Monsieur le Canonnier ?
Die Wege sind noch nicht praktikabel.
Les pistes ne sont pas encore praticables !
Konstabler
Le Canonnier
Mir nicht. Ich sitze gemächlich hier;
Pas pour  moi. Je suis bien ici assis tranquillement !
Aber ein Eilbot’ ist angekommen,
Mais un courrier est arrivé,
Meldet, Regensburg sei genommen.
La dépêche disait que Ratisbonne avait été repris.
Trompeter
Le Trompette
Ei, da werden wir bald aufsitzen.
Eh !  nous allons chevaucher bientôt.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Wohl gar! Um dem Bayer sein Land zu schützen,
Tu crois ? Pour protéger le pays du Bavarois,
Der dem Fürsten so unfreund ist?
Qui est si hostile au Prince ?
Werden uns eben nicht sehr erhitzen.
Nous n’allons pas de suite nous éloigner du feu.
Konstabler
Le Canonnier
Meint Ihr? – Was Ihr nicht alles wißt!
Vous pensez ?  C’est que vous ne savez pas tout !
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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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