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LE PROPHETE AMOS à LA CATHEDRALE SAINT JEAN de LYON

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AMOS

FRANCE – LYON

CATHEDRALE SAINT-JEAN
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne
1175-1480
Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean

  


Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon PHOTOS JACKY LAVAUZELLE

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LYON

LA CATHEDRALE SAINT-JEAN
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne
LE PROPHETE AMOS

Cathédrale Saint-Jean
Cinquième arrondissement de Lyon
Place Saint-Jean, 69005 Lyon

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AMOS PAR LA COMTESSE DE SEGUR

Je vous raconterai l’histoire intéressante et terrible des Macchabées, après avoir parlé d’un des petits prophètes, nommé Jonas, qui vivait du temps de Jéroboam, roi d’Israël.
Petit-Louis : Il y avait donc des petits prophètes et des grands prophètes ?
Grand’mère : Certainement ; les quatre grands prophètes sont Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et Daniel ; on appelle les autres petits prophètes, parce qu’ils ont moins écrit, qu’ils ont moins prophétisé la venue de Notre-Seigneur et joué un rôle moins important dans l’histoire du peuple de Dieu.
Paul : Est-ce qu’il y a beaucoup de petits prophètes ?
Grand’mère :  Il y en a douze : … Amos a prophétisé sous Osias, roi de Juda, 780 ans avant Jésus-Christ… »

Comtesse de Ségur
La Bible d’une grand’mère
L. Hachette et Cie

Amos Cathédrale saint Jean Photo Jacky Lavauzelle

LA BIBLE
AMOS
CHAPITRE VII

10
Et Amasias, prêtre de Béthel, envoya dire à Jéroboam, roi d’Israël :  » Amos conspire contre toi au milieu de la maison d’Israël ; le pays ne peut plus supporter toutes ses paroles.
11
Car Amos a parlé ainsi : Jéroboam mourra par l’épée, et Israël sera emmené captif hors de son pays.  »
12
Et Amasias dit à Amos :  » Voyant, va-t-en, fuis au pays de Juda, et manges-y ton pain ; là tu prophétiseras.
13
Mais ne continue pas de prophétiser à Béthel, car c’est un sanctuaire du roi, et c’est une maison royale « .
14
Amos répondit et dit à Amasias :  » Je ne suis pas un prophète, je ne suis pas un fils de prophète ; je suis bouvier et je cultive les sycomores.
15
Et Yahweh m’a pris derrière le troupeau, et Yahweh m’a dit : Va, prophétise à mon peuple d’Israël.
16
Et maintenant, écoute la parole de Yahweh : Tu dis : Tu ne prophétiseras pas contre Israël, et tu ne parleras pas contre la maison d’Isaac !…
17
C’est pourquoi ainsi parle Yahweh : Ta femme sera prostituée dans la ville, tes fils et tes filles tomberont par l’épée, ta terre sera partagée au cordeau ; et toi, tu mourras sur une terre impure, et Israël sera emmené captif hors de sa terre. « 

CHAPITRE VIII

1 Ainsi me fit voir le Seigneur Yahweh, et voici une corbeille de fruits mûrs.
2
Et il dit :  » Que vois-tu, Amos ?  » Je répondis :  » Une corbeille de fruits mûrs.  » Et Yahweh me dit :  » La fin est venue pour mon peuple d’Israël ; je ne lui pardonnerai pas plus longtemps.
3
Les chants du palais seront des hurlements en ce jour-là, – oracle du Seigneur Yahweh. Il y aura de nombreux cadavres, en tout lieu on les jette en silence.  »
4
Écoutez ceci, vous qui engloutissez le pauvre, et qui voudriez faire disparaître les humbles du pays,
5
en disant :  » Quand la nouvelle lune sera-t-elle passée, afin que nous puissions vendre du froment, et le sabbat, pour que nous ouvrions nos magasins à blé, en diminuant l’épha et en grossissant le sicle, en faussant la balance pour tromper ?
6
Nous achèterons pour de l’argent les misérables, et les pauvres à cause d’une paire de sandales, et nous vendrons la criblure du froment ?  »
7
Yahweh l’a juré par l’orgueil de Jacob : Je n’oublierai pas jusqu’à la fin toutes leurs actions.
8
A cause de cela, la terre ne tremblera-t-elle pas, et tous ses habitants ne seront-ils pas dans le deuil ? Elle montera tout entière comme le Nil, elle se soulèvera et s’affaissera, comme le Nil d’Égypte.
9
Il arrivera en ce jour-là, – oracle du Seigneur Yahweh, je ferai coucher le soleil en plein midi, et j’envelopperai la terre de ténèbres en un jour serein.
10
Je changerai vos fêtes en deuil, et tous vos chants de joie en lamentations ; je mettrai le sac sur tous les reins, et je rendrai chauve toute tête ; je mettrai le pays comme en un deuil de fils unique, et sa fin sera comme un jour amer.

La Bible
Traduite par
Augustin Crampon
Édition de 1923

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AMOS
LA CATHEDRALE SAINT-JEAN LYON
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne

Amos LA CATHEDRALE SAINT-JEAN Photo Jacky Lavauzelle

Kapuzinerpredigt Schiller Le Sermon du Capucin LE CAMP DE WALLENSTEIN Schiller Scène 8 AUFTRITT Texte & Traduction Huitième Tableau

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre ALLEMAND

Friedrich von Schiller
1759-1805

Kapuzinerpredigt Schiller
LE SERMON DU CAPUCIN


WALLENSTEINS LAGER

Le Camp de Wallenstein Scène 8 Wallensteins 8 Auftritt Lager Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

8 Auftritt

Huitième Tableau

Scène 8

Bergknappen treten auf und spielen einen Walzer, erst langsam und dann immer geschwinder.
Les mineurs entrent et jouent une valse, d’abord lentement, puis de plus en plus vite.
Der erste Jäger tanzt mit der Aufwärterin, die Marketenderin mit dem Rekruten; das Mädchen entspringt, der Jäger hinter ihr her und bekommt den Kapuziner zu fassen, der eben hereintritt
Le Premier Chasseur danse avec la Servante, la Cantinière avec la Recrue ; la jeune fille s’en va, le chasseur la suit et met la main sur le Capucin qui arrive

Kapuziner
Le Capucin

Heisa, juchheia! Dudeldumdei!
Héla ! Hourra ! La la lère !
Das geht ja hoch her. Bin auch dabei!
Ceci est, ma foi, bien animé ! J’y suis, moi aussi !
Ist das eine Armee von Christen?
Est-ce là une armée de chrétiens ?
Sind wir Türken? sind wir Antibaptisten?
Sommes-nous des Turcs ? Sommes-nous des anti-Baptistes?
Treibt man so mit dem Sonntag Spott, Man
Que nous en sommes à trouver le dimanche ridicule,
Als hätte der allmächtige Gott
Comme si Dieu Tout-Puissant avait
Das Chiragra, könnte nicht drein schlagen?
La goutte et ne pouvait même plus frapper ?
Ist’s jetzt Zeit zu Saufgelagen?
Est-il arrivé maintenant le temps de beuveries?
Zu Banketten und Feiertagen?
Pour les banquets et les jours fériés ?
Quid hic statis otiosi?
[Quid hic statis tota die otiosi Matthieu 20-6 – « Pourquoi êtes-vous restés ici toute la journée sans rien faire? »]
Was steht ihr und legt die Hände in Schoß?
Pourquoi êtes-vous debout avec les mains sur ses genoux ?
Die Kriegsfuri ist an der Donau los,
La furie de la guerre se déroule sur le Danube,
Das Bollwerk des Bayerlands ist gefallen,
Le rempart de la Bavière est tombé,
Regensburg ist in des Feindes Krallen,
Ratisbonne est dans les griffes de l’ennemi,
Und die Armee liegt hier in Böhmen,
Et l’armée est ici tranquillement en Bohême,
Pflegt den Bauch, läßt sich’s wenig grämen,
S’occupant de sa panse, ne pensant plus que peu à la douleur,
Kümmert sich mehr um den Krug als den Krieg,
Se souciant plus de la cruche que la guerre,
Wetzt lieber den Schnabel als den Sabel,
Aiguisant plutôt le bec que le scalpel,
Hetzt sich lieber herum mit der Dirn,
Préférant tourner autour de la femme de chambre,
Frißt den Ochsen lieber als den Oxenstirn.
Mangeant du bœuf plutôt que titiller le cœur des soldats d’Oxenstirn.
Die Christenheit trauert in Sack und Asche,
La Chrétienté pleure en se revêtant d’un sac et de cendre,
Der Soldat füllt sich nur die Tasche.
Le soldat ne pense qu’à se remplir les poches.
Es ist eine Zeit der Tränen und Not,
C’est un temps de larmes et de détresse,

Am Himmel geschehen Zeichen und Wunder,
Dans le ciel, on voit des signes et des phénomènes,
Und aus den Wolken, blutigrot,
Et des nuages, rouges comme le sang,
Hängt der Herrgott den Kriegsmantel ‘runter.
Le Seigneur déroule son manteau de guerre.
Den Kometen steckt er, wie eine Rute,
La comète est tenue, comme une tige,
Drohend am Himmelsfenster aus,
Menaçante de la fenêtre du ciel,
Die ganze Welt ist ein Klagehaus,
Le monde entier est une maison explosée,
Die Arche der Kirche schwimmt in Blute,
L’Arche de l’Eglise nage dans le sang,
Und das römische Reich – daß Gott erbarm!
Et l’Empire romain que Dieu ait pitié !
Sollte jetzt heißen römisch Arm;
Devrait maintenant s’appeler l’Armée romaine;
Der Rheinstrom ist worden zu einem Peinstrom,
Les flots du Rhin se sont transformés en flots de chagrin,
Die Klöster sind ausgenommene Nester,
Les monastères sont des nids éviscérés,
Die Bistümer sind verwandelt in Wüsttümer,
Les couvents sont ouverts à tous les vents,
Die Abteien und die Stifter
Les abbayes et les lieux de culte
Sind nun Raubteien und Diebesklüfter,
Sont maintenant des granges et des repaires de voleurs,
Und alle die gesegneten deutschen Länder
Et toutes les terres allemands bénies
Sind verkehrt worden in Elender –
Ont été transformées en champs de terreur…
Woher kommt das? Das will ich euch verkünden:
Pourquoi ça ? Je vais vous le dire :
Das schreibt sich her von euern Lastern und Sünden,
La cause à vos vices et à vos péchés,
Von dem Greuel und Heidenleben,
Des abominations et des vies païennes,
Dem sich Offizier und Soldaten ergeben.
auxquelles les officiers et les soldats se livrent.
Denn die Sünd’ ist der Magnetenstein,
Car le péché est comme une pierre d’aimant,
Der das Eisen ziehet ins Land herein.
qui attire le fer dans ce pays.
Auf das Unrecht, da folgt das Übel,
A linjustice succède le malheur,
Wie die Trän’ auf den herben Zwiebel,
Comme la larme l’est avec l’oignon,
Hinter dem U kömmt gleich das Weh,
Comme derrière le L vient tout de suite le M du malheur,
Das ist die Ordnung im ABC.
Tel est l’ordre dans l’A B C.
Ubi erit victoriae spes,
Où conduit l’espoir dans la victoire,
Si offenditur Deus?
Wie soll man siegen,
Si elle offense Dieu ? Comment peut-on gagner
Wenn man die Predigt schwänzt und die Meß,
Si l’on oublie le sermon et la mesure,
Nichts tut, als in den Weinhäusern liegen?
Qu’on ne fasse rien que de vivre dans les tavernes ?
Die Frau in dem Evangelium
La femme dans l’Evangile
Fand den verlornen Groschen wieder,
Retrouve l’argent qu’elle avait perdu,
[Parabole de la drachme perdue :
Luc 15.8-10]
Der Gaul seines Vaters Esel wieder,
Du cheval les ânes de son père,
Der Joseph seine saubern Brüder;
De Joseph ses aimables frères ;
Aber wer bei den Soldaten sucht
Mais qui recherche, chez nos soldats,
Die Furcht Gottes und die gute Zucht
La crainte de Dieu et la bonne éducation
Und die Scham, der wird nicht viel finden,
Et la retenue, ne trouvera pas grand chose,
Tät’ er auch hundert Laternen anzünden.
Même s’il mettait le feu à des centaines de lanternes !

Zu dem Prediger in der Wüsten,
Pour le prédicateur dans le désert,
Wie wir lesen im Evangelisten,
Comme nous le lisons dans l’Evangile,
Kamen auch die Soldaten gelaufen,
Se pressaient également les soldats,
Taten Buß und ließen sich taufen,
Après des actes de repentance, ils étaient baptisés,
Fragten ihn: Quid faciemus nos?
Ils lui demandaient : nos de faciemus Quid?
Wie machen wir’s, daß wir kommen in Abrahams Schoß?
Que devons-nous faire pour entrer dans le sein d’Abraham ?
Et ait illis, und er sagt:
Et ait illis, et il dit :
Neminem concutiatis,
Wenn ihr niemanden schindet und plackt;
Ne violentez ni ne persécutez personne ;
Neque calumniam faciatis,
Niemand verlästert, auf niemand lügt.
Ne blasphémez personne, ne mentez à personne.
Contenti estote, euch begnügt,
Estote Contenti, contentez-vous,
Stipendiis vestris, mit eurer Löhnung
Stipendiis Vestris, de vos salaires
Und verflucht jede böse Angewöhnung.
Et maudissez chaque mauvaise habitude.
Es ist ein Gebot: Du sollst den Namen
Il est un commandement qui dit Tu dois du nom
Deines Herrgotts nicht eitel auskramen!
De notre Seigneur ne jamais jurer !
Und wo hört man mehr blasphemieren,
Et où entend-on plus blasphémer,
Als hier in den Friedländischen Kriegsquartieren?
Que dans les quartiers de guerre de Friedland ?
Wenn man für jeden Donner und Blitz,
Si, pour tous les tonnerres et les éclairs,
Den ihr losbrennt mit eurer Zungenspitz,
Qui vous proférer avec votre langue fourchue,
Die Glocken müßt’ läuten im Land umher,
Les cloches devaient sonner dans tout le pays,
Es wär’ bald kein Mesner zu finden mehr.
Il ne serait bientôt plus possible de trouver un seul sacristain.
Und wenn euch für jedes böse Gebet,
Et si à chacune de vos ignominies,
Das aus eurem ungewaschnen Munde geht,
qui par votre bouche sort,
Ein Härlein ausging aus eurem Schopf,
Un cheveu tombait de votre tête,
Über Nacht wär’ er geschoren glatt,
A la nuit venue, vous seriez chauve comme un crâne,
Und wär’ er so dick wie Absalons Zopf.
Et même si vous aviez la tignasse épaisse d’Absalon !
Der Josua war doch auch ein Soldat,
Josué était lui aussi un soldat,
König David erschlug den Goliath,
Roi David tua Goliath,
Und wo steht denn geschrieben zu lesen,
Et où est-il écrit dans tout ce qui peut être lu,
Daß sie solche Fluchmäuler sind gewesen?
Qu’une quelconque malédiction soit dite ?
Muß man den Mund doch, ich sollte meinen,
Faut-il ouvrir plus grande sa bouche,
Nicht weiter aufmachen zu einem Helf Gott!
Pour remercier Dieu de lui venir en aide 
Als zu einem Kreuz Sackerlot!
Que pour blasphémer sur la croix !
Aber wessen das Gefäß ist gefüllt,
Mais quand la cuve est pleine,
Davon es sprudelt und überquillt.
Elle
bouillonne puis déborde.
Wieder ein Gebot ist: Du sollst nicht stehlen.
Un autre commandement est : « Tu ne voleras pas ! »
Ja, das befolgt ihr nach dem Wort,
Oui, vous le suivez à la lettre !
 Denn ihr tragt alles offen fort.
Parce que vous emportez tout sans vous cacher !
Vor euren Klauen und Geiersgriffen,
Avec vos griffes et vos becs de vautours,
Vor euren Praktiken und bösen Kniffen
Avec vos coupables pratiques et vos mauvais tours
Ist das Geld nicht geborgen in der Truh,
L’argent sous les draps n’a aucune protection
Das Kalb nicht sicher in der Kuh,
Le veau n’est même pas en sécurité dans la vache !
Ihr nehmt das Ei und das Huhn dazu.
Vous prenez l’œuf et la poule par dessus le marché !
Was sagt der Prediger? contenti estote,
Que disait le prédicateur ? estote contenti,
[contenti estote stipendiid Vestris : Contentez-vous de votre salaire]
Begnügt euch mit eurem Kommißbrote.
Contentez-vous de votre pain.
Aber wie soll man die Knechte loben,
Mais comment être un des serviteurs de la louange,
Kömmt doch das Ärgernis von oben!
Quand l’exemple ne vient pas d’en haut !
Wie die Glieder, so auch das Haupt!
Car les membres sont à l’image de la tête !
Weiß doch niemand, an wen der glaubt!
Blanc comme personne, mais pas de celui qui a la foi!

Erster Jäger
Le Premier Chasseur

Herr Pfaff! uns Soldaten mag Er schimpfen,
Monsieur l’Evangéliste ! Critiquez-nous simples soldats,
Den Feldherrn soll Er uns nicht verunglimpfen.
Le commandant Lui ne doit pas jamais être dénigré.

Kapuziner
Le Capucin

Ne custodias gregem meam!
Ne custodias gregem meam !
Das ist so ein Ahab und Jerobeam,
C’est un Achab et un Jéroboam,
Der die Völker von der wahren Lehren
Qui des peuples de l’enseignement véritable
Zu falschen Götzen tut verkehren.
Vers les fausses idoles sont détournés.

Trompeter und Rekrut
La Trompette et la Recrue

Laß Er uns das nicht zweimal hören!
Laisse-le ! Ne dis pas ça deux fois!

Kapuziner
Le Capucin

So ein Bramarbas und Eisenfresser,
C’est donc un fanfaron et intimidateur,
Will einnehmen alle festen Schlösser.
Qui veut prendre tous les châteaux forts.
Rühmte sich mit seinem gottlosen Mund,
Il se vante par sa bouche fallacieuse,
Er müsse haben die Stadt Stralsund,
Qu’il pourrait occuper la ville de Stralsund,
Und wär’ sie mit Ketten an den Himmel geschlossen.
Même attaché par des chaînes au ciel.
Hat aber sein Pulver umsonst verschossen!
Alors qu’il serait capable de la manquer avec sa poudre !

Trompeter
La Trompette

Stopft ihm keiner sein Lästermaul?
Tu n’as que l’étoffe d’un calomniateur ?

Kapuziner
Le Capucin

So ein Teufelsbeschwörer und König Saul,
Donc, c’est une espèce d’exorciste et de roi Saül,
So ein Jehu und Holofern,
Ainsi, qu’un Jéhu et un Holopherne,
Verleugnet, wie Petrus, seinen Meister und Herrn,
Qui a renié, comme Pierre avec  son Seigneur et Maître,
Drum kann er den Hahn nicht hören krähn –
Et par conséquent, ne peut plus entendre le coq qui chante…

Beide Jäger
Les deux Chasseurs

Pfaffe! Jetzt ist’s um dich geschehn!
Prêtre! Maintenant, tu vas te taire !

Kapuziner
Le Capucin

So ein listiger Fuchs Herodes –
C’est un renard rusé comme Hérode …

Trompeter und beide Jäger
La Trompette et les deux Chasseurs
se jettent sur lui

Schweig stille! Du bist des Todes!
Silence ! Tu es un homme mort !

Kroaten
Le Croate
legen sich drein
ils s’interposent

Bleib da, Pfäfflein, fürcht’ dich nit,
Reste là, petit prêtre! N‘aie crainte !
Sag dein Sprüchel und teil’s uns mit.
Continue ton sermon !

Kapuziner
Le Capucin
schreit lauter
il crie plus fort encore

So ein hochmütiger Nebukadnezer,
C’est ainsi un hautain Nabuchodonosor,
So ein Sündenvater und muffiger Ketzer,
C’est aussi un Père des péchés et un  hérétique pourri !
Läßt sich nennen den Wallenstein;
Il se laisse appeler Wallenstein ;
Ja freilich ist er uns allen ein Stein
Oui, en effet, il est pour nous tous une pierre
Des Anstoßes und Ärgernisses,
D’achoppement et de friction,
Und solang der Kaiser diesen Friedeland
Et tant que l’Empereur de ce Friedland
Läßt walten, so wird nicht Fried’ im Land.
Lui permettra d’exercer, nous ne pourrons vivre en paix dans ce pays.

Er hat nach und nach bei den letzten Worten, die er mit erhobener Stimme spricht, seinen Rückzug genommen, indem die Kroaten die übrigen Soldaten von ihm abwehren
Il a dit les derniers mots en hurlant et opère sa retraite, protégé par les Croates qui repoussent les soldats tout autour de lui

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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