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LÉNORE – LENORE (II) Poème de GOTTFRIED AUGUST BÜRGER

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LENORE
LITTERATURE ALLEMANDE

LENORE Gottfried August Bürger Trad Jacky Lavauzelle
Heinrich Christoph Kolbe, Bildnis einer jungen Dame, Portrait d’une jeune dame,1826

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Lenore Gottfried August Bürger Jacky Lavauzelle Leonore

Lenore Gottfried August Bürger Jacky Lavauzelle Leonore



 





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Entstehungsdatum – 1773
Ecrit en 1773
Erscheinungsdatum – 1778
Publié en 1778

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LÉNORE – LENORE (I) Poème de GOTTFRIED AUGUST BÜRGER

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     SUITE DE LENORE




« Wir satteln nur um Mitternacht.
« Nous n’avons sellé qu’à minuit.
   Weit rit ich her von Böhmen.
Je viens du fin fond de la Bohême.
    Ich habe spat mich aufgemacht,
Il est tard,
 Und wil dich mit mir nemen. » –
Et je te veux avec moi. « –
  « Ach, Wilhelm, erst herein geschwind!
-« Ah, Wilhelm, viens d’abord !
 Den Hagedorn durchsaust der Wind,
Le vent siffle à travers l’aubépine ,
Herein, in meinen Armen.
Viens dans mes bras.
Herzliebster, zu erwarmen! » –
Chérie, viens te réchauffer ! »-

*

« Las sausen durch den Hagedorn,
« Laisse-le siffler à travers l’aubépine,
-Las sausen, Kind, las sausen!
 – Laisse-le siffler, mon enfant, laisse-le siffler !
 
Der Rappe schart; es klirt der Sporn.
  Le cheval piaffe ; tintent les éperons.
Ich darf alhier nicht hausen.
Je ne peux pas vivre ici.
Kom, schürze spring’ und schwinge dich
Viens, saute sur la selle et monte
Auf meinen Rappen hinter mich!
Derrière moi, sur mon destrier !
 Mus heut noch hundert Meilen
Nous avons une centaine de miles à faire aujourd’hui
  Mit dir ins Brautbett’ eilen. » –
Pour rejoindre la demeure nuptiale. »

*

     « Ach! woltest hundert Meilen noch
« Ah, encore à une centaine de miles
 Mich heut ins Brautbett’ tragen?
Pour rejoindre la demeure nuptiale ?
 Und horch! es brumt die Glocke noch,
Ecoute ! la cloche sonne toujours,
 Die elf schon angeschlagen. » –
 Les Onze heures sont déjà passées ! « –
  « Sieh hin, sieh her! der Mond scheint hell.
« Regarde, regarde comme la lune brille !
Wir und die Todten reiten schnell.
Nous et les morts comme nous allons vite.
Ich bringe dich, zur Wette,
Je te jure, je te jure
 Noch heut ins Hochzeitbette. » –
Que nous y serons aujourd’hui même ! « –

*

« Sag an, wo ist dein Kämmerlein?
« Dis-moi, où est donc ta chambre ?
  Wo? Wie dein Hochzeitbetchen?“ –
Où est-elle ? Comment est ton lit nuptial ? « –
  « Weit, weit von hier! – – Stil, kühl und klein! – –
 « Loin, loin d’ici ! – – Silencieux, étroit et petit ! – –
Sechs Bretter und zwei Bretchen!“ –
Six planches et deux planchettes ! « –
    « Hat’s Raum für mich?“ – « Für dich und mich!
« Y a-t-il de la place pour moi ? » – « Pour toi et pour moi !
 Kom, schürze, spring und schwinge dich!
  Viens ! Que la fête commence !
 Die Hochzeitgäste hoffen;
Les invités de la noce attendent ;
Die Kammer steht uns offen. »–
 La chambre nuptiale est prête. « –

*

Schön Liebchen schürzte, sprang und schwang
La belle s’accoutre, saute
Sich auf das Ros behende;
Sur son fier destrier;
 Wol um den trauten Reiter schlang
Elle enroule autour du cavalier audacieux
  Sie ihre Lilienhände;
Ses belles mains de lis ;
Und hurre hurre, hop hop hop!
Et hurle « Allez !  hop ! hop ! hop ! »
 Ging’s fort in sausendem Galop,
Elle est partie au grand galop,
Daß Ros und Reiter schnoben,
Avec le cheval et le cavalier en un éclair,
Und Kies und Funken stoben.
Et le gravier a volé en éclat.

*

Zur rechten und zur linken Hand,
A droite comme à gauche,
  Vorbei vor ihren Blicken,
Devant leurs yeux,
   Wie flogen Anger, Haid’ und Land!
S’envolaient les paysages !
 Wie donnerten die Brücken! –
Frémissaient les ponts ! –
  « Graut Liebchen auch? – – Der Mond scheint hell!
« As-tu peur, aussi ? – Vois comme la lune brille ! 
Hurrah! die Todten reiten schnell!
Vois ! Comme les morts vont vite !
 Graut Liebchen auch vor Todten? » –
 Es-tu effrayée par les morts ? « –
 « Ach nein! – doch las die Todten!“ –
« Oh non ! – mais laisse les morts ! « –

*

Was klang dort für Gesang und Klang?
Que sont ces chanson et ces sons ?
 Was flatterten die Raben? – 
Que sont ces corbeaux qui volent ? –
Horch Glockenklang! horch Todtensang!
Ecoute la cloche ! Ecoute les chants mortuaires !
 « Last uns den Leib begraben! »
« Nous devons enterrer le corps ! »
 Und näher zog ein Leichenzug,
Et le cortège funèbre s’est rapproché,
Der Sarg und Todtenbaare trug.
Avec le cercueil et les porteurs.
  Das Lied war zu vergleichen
La chanson était envoûtante
 Dem Unkenruf in Teichen.
Comme la malheureuse prophétie des étangs.

*

« Nach Mitternacht begrabt den Leib,
« Après minuit, enterrez le corps,
  Mit Klang und Sang und Klage!
Avec des complaintes et des chansons !
Jezt führ’ ich heim mein junges Weib.
  Maintenant, je ramène chez moi ma jeune femme.
 Mit, mit zum Brautgelage!
Venez au banquet du mariage !
Kom, Küster, hier! Kom mit dem Chor,
  Allez ! sacristain, viens ici ! Viens avec le chœur,
Und gurgle mir das Brautlied vor!
  Et que résonne la chanson nuptiale !
 Kom, Pfaff’, und sprich den Segen,
 Viens Prêtre ! donne la bénédiction !
Eh wir zu Bett’ uns legen! » –
  Avant que nous nous allongions dans notre lit ! « –

*

     Stil Klang und Sang. – – Die Baare schwand. – –
Se sont tus les gémissements et les chants. La bière s’est tarie –
Gehorsam seinem Rufen,
Obéissant à son appel,
Kam’s, hurre hurre! nachgerant,
Viennent les hourrah ! hourra !
Hart hinter’s Rappen Hufen;
Frappent les sabots ;
Und immer weiter, hop hop hop!
Et puis, hop ! hop ! hop !
Ging’s fort in sausendem Galop,
Ils sont partis au grand galop,
 Daß Ros und Reiter schnoben,
On entendait les respirations des chevaux et des cavaliers,
Und Kies und Funken stoben.
Et le gravier volait en éclat.

*

Wie flogen rechts, wie flogen links,
 Comme de tous côtés s’envolaient
 Gebirge, Bäum’ und Hecken!
Les montagnes, les arbres et les haies !
 Wie flogen links, und rechts, und links
Comme à gauche et à droite s’envolaient
 Die Dörfer, Städt’ und Flecken! –
Les villages, les villes et les bourgs ! –
 « Graut Liebchen auch? – – Der Mond scheint hell!
« As-tu peur, aussi ? – Vois comme la lune brille !
 Hurrah! die Todten reiten schnell!
Hourra ! Comme les morts vont vite !
 Graut Liebchen auch vor Todten? » –
 Es-tu effrayée par les morts ? « –
 « Ach! Las sie ruhn, die Todten!“ –
« Ah ! Laisse-les reposer les morts en paix ! « –
*
     Sieh da! sieh da! Am Hochgericht
Là ! regarde ! Sur la haute cour,
 Tanzt, um des Rades Spindel,
Dansent autour de la roue,
 Halb sichtbarlich, bei Mondenlicht,
A moitié visible, à la lumière de la lune,
 Ein luftiges Gesindel. –
Des fantômes aériens. –
« Sasa! Gesindel, hier! Kom hier!
« Ici ! Fantômes, ici ! Venez ici !
Gesindel, kom und folge mir!
Fantômes, venez et suivez-moi !
 Tanz’ uns den Hochzeitreigen,
Dansons au mariage,
 Wann wir zu Bette steigen!“ –
Partons vers le banquet ! « –
*

Und das Gesindel husch husch husch!
Et le fantôme criait : « husch ! »
Kam hinten nachgeprasselt,
Avec le vent dans le dos,
  Wie Wirbelwind am Haselbusch
Comme un tourbillon dans un buisson de noisetier
 Durch dürre Blätter rasselt.
A travers les feuilles mortes.
 Und weiter, weiter, hop hop hop!
Et qui s’élève, hop ! hop ! hop !
 Ging’s fort in sausendem Galop,
Sont partis au grand galop,
Daß Ros und Reiter schnoben,
Cavalier et Cheval en un souffle,
 Und Kies und Funken stoben.
Et le gravier a volé en éclat.

*

Wie flog, was rund der Mond beschien,
Comment a volé ce que la lune faisait briller,
   Wie flog es in die Ferne!
Comment tout ça a volé de tous côtés ?
 Wie flogen oben über hin
Ils survolent le sommet
Der Himmel und die Sterne! –
Du ciel et des étoiles! –
« Graut Liebchen auch? – – Der Mond scheint hell!
« As-tu peur, aussi ? – Vois comme  la lune brille ! 
Hurrah! die Todten reiten schnell!
Hourra ! Comme les morts vont vite !
Graut Liebchen auch vor Todten? » –
 Es-tu effrayée par les morts ? « –
« O weh! Las ruhn die Todten! »
« O malheur ! que les morts reposent en paix ! »

*

« Rapp’! Rapp’! Mich dünkt der Hahn schon ruft. – 
« Rapp ! Rapp ! Je pense que le coq chante déjà. – 
Bald wird der Sand verrinnen – 
Bientôt le sablier ne s’écoulera plus  –
  Rapp’! Rapp’! Ich wittre Morgenluft  –
Rapp ! Rapp ! Je sens déjà l’air du petit matin  –
Rapp’! Tumle dich von hinnen! –
Rapp ! Sois alerte, mon destrier ! –
Volbracht, volbracht ist unser Lauf!
Voici qu’elle s’achève ! Elle s’achève notre course !
 Das Hochzeitbette thut sich auf!
Le lit nuptial s’ouvre !
Die Todten reiten schnelle!
 Comme les morts marchent vite !
Wir sind, wir sind zur Stelle.“ –
Nous sommes ! nous sommes là ! »-

*




Rasch auf ein eisern Gitterthor
Rapide, ils se retrouvent devant une porte de fer
 Ging’s mit verhängtem Zügel.
Le cavalier donne un coup de rênes.
 Mit schwanker Gert’ ein Schlag davor
Frappant d’un léger coup,
Zersprengte Schlos und Riegel.
Les serrures et les battants se cassent aussitôt.
 Die Flügel flogen klirrend auf,
Ils repartent en un coup d’ailes,
 Und über Gräber ging der Lauf.
Et au-dessus des tombes se porte la course.
Es blinkten Leichensteine
 Ils se trouvent là des pierres tombales qu’illuminent
  Rund um im Mondenscheine.
Les rayons lumineux de la lune.

*

Ha sieh! Ha sieh! im Augenblik,
Ah ! Regardez ! Regardez ! en une fraction de seconde,
 Huhu! ein gräslich Wunder!
Hou ! hou! un grand miracle !
Des Reiters Koller, Stük für Stük,
La cape du cavalier, pièce après pièce,
 Fiel ab, wie mürber Zunder.
Se détache comme de l’amadou brûlé.
 Zum Schädel, ohne Zopf und Schopf,
Son crâne, sans tresse et sans cheveux,
  Zum nakten Schädel ward sein Kopf;
Sa tête n’était plus qu’un crâne nu ;
 Sein Körper zum Gerippe,
Son corps, un squelette,
Mit Stundenglas und Hippe.
Avec sablier et faux.

*

Hoch bäumte sich, wild schnob der Rapp’,
Se cabrant fortement , la monture souffla sauvagement,
 Und sprühte Feuerfunken;
Et des étincelles sortent de ses naseaux ;
 Und hui! war’s unter ihr hinab
Et huiiii ! En un clin d’œil
 Verschwunden und versunken.
Disparu et se perdit au loin.
Geheul! Geheul aus hoher Luft,
Houuuuu ! Des hurlement fendaient les airs,
 Gewinsel kam aus tiefer Gruft.
Des pleurs venaient d’une profonde crypte.
 Lenorens Herz, mit Beben,
Le cœur de Lénore, tremblant,
 Rang zwischen Tod und Leben.
Chavirait entre la vie et la mort.

 *

Nun tanzten wol bei Mondenglanz,
Dansant au clair de lune,
   Rund um herum im Kreise,
En cercle tout autour d’elle,
 Die Geister einen Kettentanz,
Les esprits se mirent à chanter,
 Und heulten diese Weise:
Et crièrent ainsi :
« Gedult! Gedult! Wenn’s Herz auch bricht!
« Patience ! Patience ! Même si tu as le cœur brisé !
Mit Gott im Himmel hadre nicht!
Avec Dieu dans le Ciel, il ne faut pas perdre patience !
 
  « Des Leibes bist du ledig;
Tu es délivrée de ton corps ;
 Gott sey der Seele gnädig! »
Que Dieu aie pitié de ton âme ! 

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Gottfried August Bürger Jacky Lavauzelle Leonore







Gottfried August Bürger

LA FEE GERMAIN NOUVEAU POEME

LA FEE GERMAIN NOUVEAU
LITTERATURE FRANCAISE
SYMBOLISME

germain-nouveau-poemes-poesie-artgitato

Germain Nouveau

31 juillet 1851 Pourrières (Var) – 4 avril 1920 Pourrières

——–


POEMES
VALENTINES ET AUTRES VERS

LA POESIE DE
GERMAIN NOUVEAU
LA FEE

Valentines et autres vers

Texte établi par Ernest Delahaye
Albert Messein, 1922
*

LA FEE

Il en est encore une au monde,
Je la rencontre quelquefois,
Je dois vous dire qu’elle est blonde
Et qu’elle habite au fond des bois.

N’était que Vous, Vous êtes brune
Et que Vous habitez Paris,
Vous vous ressemblez… sous la lune,
Et quand le temps est un peu gris.

Or, dernièrement, sur ma route
J’ai vu ma fée aux yeux subtils :
« Que faites-vous ? » — « Je vous écoute. »
— « Et les amours, comment vont-ils ? »

« Ah ! ne m’en parlez pas, Madame,
C’est toujours là que l’on a mal ;
Si ce n’est au corps… c’est à l’âme.
L’amour, au diable l’animal ! »

— « Méchant ! voulez-vous bien vous taire,
Vous n’iriez pas en Paradis ;
Si son nom n’est pas un mystère,
Dites-le moi » — « Je le lui dis. »

— « Que fait-elle ? » — « Elle… attend sa fête. »
— « C’est dire qu’elle ne fait rien.
Comment est-elle ! » — « Elle est parfaite. »
— « Et vous l’aimez ? » — « Je le crois bien. »

— « Vous l’adorez ! » — « J’en perds la tête. »
— « Vous la suivriez n’importe où ;
Ah ! mon ami… quel grand poète
Vous faites… oui, vous êtes fou.

Mais si votre femme est sans tache,
Sans le moindre… petit défaut,
Inutile qu’on vous le cache,
Ce n’est pas celle qu’il vous faut.

Il faut partir… battre les routes,
Et vous verrez à l’horizon
Luire enfin la femme entre toutes
Que vous destine… la Raison.

Voulez-vous que je vous la peigne
Comme on se peint dans les miroirs ?
Ses cheveux mordus par le peigne
Ont des fils blancs dans leurs fils noirs ;

Elle n’a… qu’une faim de louve,
Et du cœur… si vous en avez ;
C’est une femme qui se trouve
Un peu comme vous vous trouvez.

Elle n’est ni laide ni bête,
Avec… comment dire ?… un travers…
Un petit coup… quoi ! sur la tête,
Et capable d’aimer les vers ;

Ni très mauvaise ni très bonne,
Tâchant de vivre… comme il sied,
Et… dans un coin de sa personne
Elle a… mettons… un cor au pied ! »

— « Ah !… quelle horreur !… jamais, Madame ! »
— « Je vous dis, clair comme le jour :
Ce qu’il faut avoir dans la femme
N’est pas la femme, c’est l’amour.

Pour avoir l’amour, imbécile !
On ne prend pas trente partis,
La chanson le dit, c’est facile :
Il faut des époux assortis.

L’amour n’est pas fils de Bohême ;
Il a parfaitement sa loi :
Si tu n’es digne que je t’aime
Je me fiche pas mal de toi.

Bonsoir ». Ainsi parla ma fée
Qui parle… presque avec ta voix ;
Puis je la vis, d’aube coiffée,
Reprendre le chemin des bois.

Son conseil est bon ; qu’il se perde,
Saint Antoine, on peut vous prier ;
Mais partir !… au loin… et puis, flûte !
Je ne veux pas me marier.

*

La Fée Germain Nouveau

Saint Venceslas Poème de Saint Adalbert de Prague Svatý Vojtěch – Svatý Václave

Česká literatura
LITTERATURE TCHEQUE
Adalbert de Prague
Svatý Vojtěch
(956-997)

Český-Francouzský
Texte Tchèque et Traduction Française

Traduction Jacky Lavauzelle – artgitato

Adalbert de Prague Pont Charles Artgitato

 

Svatý Václave

Saint Venceslas

Traduction Jacky Lavauzelle

Svatý Václave, vévodo české země,
Saint Venceslas, duc de Bohême,
 kníže náš, pros za nás Boha, svatého Ducha!
notre prince, prie pour nous, Dieu,  Esprit saint !
Kriste, eleison.
Kyrie Eleison !

**

Ty jsi dědic české země, rozpomeň se na své plémě,
Tu es l’héritier des terres tchèques, souviens-toi de ton peuple,
nedej zahynouti nám ni budoucím, svatý Václave!
ne nous laisse pas périr, ne laisse pas périr tes enfants, saint Venceslas !
Kriste, eleison.
Kyrie Eleison !

**

Pomoci my tvé žádáme, smiluj se nad námi,
Nous demandons ton aide ! Aie pitié de nous !
utěš smutné, zažeň vše zlé, svatý Václave!
En bannissant tout le mal, saint Venceslas!
Kriste, eleison.
Kyrie Eleison !

**

Nebeské jest dvorstvo krásné, blaze tomu, kdo tam dojde,
Paradisiaque est la belle cour, béni soit celui qui vient là,
  v život věčný, oheň jasný svatého Ducha.
dans la vie éternelle, la flamme vive de l’Esprit saint.
Kriste, eleison.
Kyrie Eleison !

**

Maria, Matko žádoucí, tys Královna všemohoucí,
Marie, Mère du Sauveur, toi Reine Toute-Puissante,
prosiž za nás, za křesťany, svého Syna, Hospodina!
derrière nous, en tant que chrétiens, son Fils, l’Eternel !
Kriste, eleison.
Kyrie Eleison !

**

Andělé svatí nebeští, račte nás k sobě přivésti,
Saints anges du ciel, priez que nous soyons amenés,
 tam, kde chvála nepřestává věčného Boha.
où l’on continue à louer le Dieu éternel.
Kriste, eleison.
Kyrie Eleison !

**

Všichni svatí, za nás proste, zahynouti nám nedejte,
Tous les saints, priez pour nous, ne nous laissez pas périr,
svatý Víte, svatý Norberte, svatý Zikmunde, svatý Prokope,
saint Guy, saint Norbert, saint Sigismond, saint Prokop,
svatý Vojtěše, svatý Jene Nepomucký, svatá Ludmilo, svatá Anežko,
saint Adalbert, saint Jean Népomucène, sainte Ludmila, sainte Agnès,
svatý Václave!
saint Venceslas!
Kriste, eleison.
Kyrie Eleison !

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Traduction Artgitato
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Adalbert de Prague Pont Charles Artgitato 2

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER- Le Camp de Wallenstein SCHILLER -11ème tableau Ende des Spiels – 11 Auftritt – Fin de la Pièce

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre ALLEMAND

Friedrich von Schiller
1759-1805

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER
Le Camp de Wallenstein

 

Le Camp de Wallenstein Scène 11 Wallensteins 11 Auftritt Lager Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

Traduction Jacky Lavauzelle

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11 Auftritt

Onzième Tableau

Scène 11

TEIL 8
 8ème partie

Zweiter Jäger
Le Second Chasseur
Kommt! Dabei bleibt’s! Schlagt alle ein!
Venez ! Ça y est ! Nous nous battrons ensemble !
 Piccolomini soll unser Sprecher sein.
Piccolomini sera notre porte-parole !
Trompeter. Dragoner. Erster Jäger. Zweiter Kürassier. Scharfschützen
Le Trompette, le Dragon, le Premier Chasseur, le deuxième Cuirassier et les Fusiliers
zugleich
ensemble
Piccolomini soll unser Sprecher sein.
Piccolomini sera notre porte-parole !
Wollen fort
Ils vont sortir

Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Erst noch ein Gläschen, Kameraden!
Avant tout encore un verre, camarades !
Trinkt
Il boit
Des Piccolomini hohe Gnaden!
Que Piccolomini soit béni !
Marketenderin
bringt eine Flasche
elle apporte une bouteille
 
Das kommt nicht aufs Kerbholz. Ich geb’ es gern.
Cette tournée est pour moi. Et c’est volontiers que je l’offre.
 Gute Verrichtung, meine Herrn!
Bonne chance, messieurs !
Kürassiere
Der Wehrstand soll leben!
Que vive l’armée !

Dragoner
und Scharfschützen
Die Armee soll florieren!
L’armée doit croître !
Trompeter und Wachtmeister
Le Trompette et le Maréchal des Logis
Und der Friedländer soll sie regieren!
Et Friedland doit régner !
Zweiter Kürassier
Le Second Cuirassier
singt
Chante
Wohl auf, Kameraden, aufs Pferd, aufs Pferd!
Allons, camarades, à cheval, à cheval !
 Ins Feld, in die Freiheit gezogen.
Sur le terrainpour  la liberté.
Im Felde, da ist der Mann noch was wert,
Au combat, car l’homme vaut quelque chose encore,
Da wird das Herz noch gewogen.
Puisque le cœur a toujours de l’importance.
Da tritt kein anderer für ihn ein,
Puisque personne d’autre que vous ne compte,
Auf sich selber steht er da ganz allein.
Chacun se tient seul sur le champ de bataille.
Die Soldaten aus dem Hintergrunde haben sich während des Gesangs herbeigezogen und machen den Chor
Les soldats placés au milieu de la scène pendant la chanson se sont rapprochés  et chantent en  chœur
Chor
Le Chœur
Da tritt kein anderer für ihn ein,
Puisque personne d’autre que vous ne compte,
Auf sich selber steht er da ganz allein.
Chacun se tient seul sur le champ de bataille.
Dragoner
Le Dragon
Aus der Welt die Freiheit verschwunden ist,
La liberté, du monde, a disparu,
  Man sieht nur Herren und Knechte;
On ne voit que des maîtres et des serviteurs;
Die Falschheit herrschet, die Hinterlist
C’est le règne du  mensonge et de la ruse
Bei dem feigen Menschengeschlechte.
Dans la lâche race humaine.
Der dem Tod ins Angesicht schauen kann.
Qui peut regarder la mort en face.
Der Soldat allein ist der freie Mann.
Le soldat est le seul homme libre.
Chor
Le Chœur
Der dem Tod ins Angesicht schauen kann.
 Qui peut regarder la mort en face.
Der Soldat allein ist der freie Mann.
Le soldat est le seul homme libre
Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Des Lebens Ängsten, er wirft sie weg,
Les craintes de la vie, il les rejette,
 Hat nicht mehr zu fürchten, zu sorgen;
Il n’a plus à avoir ni peurs ni soucis ;
Er reitet dem Schicksal entgegen keck;
Il se dresse devant le mauvais sort hardiment;
Trifft’s heute nicht, trifft es doch morgen.
Et si aujourd’hui il n’est pas touché, il frappera demain.
Und trifft es morgen, so lasset uns heut
Et s’il doit le rencontrer demain, aujourd’hui il se laisse
Noch schlürfen die Neige der köstlichen Zeit.
profiter encore de délicieux moments.
Chor
Le Chœur
 Und trifft es morgen, so lasset uns heut
Et s’il doit le rencontrer demain, aujourd’hui il se laisse
Noch schlürfen die Neige der köstlichen Zeit.

profiter encore de délicieux moments.

Die Gläser sind aufs neue gefüllt worden, sie stoßen an und trinken
Les verres ont été remplis à nouveau, ils trinquent et boivent

Wachtmeister
Le Maréchal des Logis

Von dem Himmel fällt ihm sein lustig Los,
Du ciel tombe son sort enviable,
Braucht’s nicht mit Müh’ zu erstreben;
Il ne doit pas peiner pour l’avoir ;
Der Fröner, der sucht in der Erde Schoß,
Le paysan qui cherche dans le sein de la terre,
Da meint er den Schatz zu erheben.
Pensant en trouver un trésor.
Er gräbt und schaufelt, so lang er lebt,
Il creuse et creuse, tant qu’il vit,
Und gräbt, bis er endlich sein Grab sich gräbt.
Et creuse jusqu’à ce qu’il finisse par creuser sa propre tombe.

Chor
Le Chœur
Er gräbt und schaufelt, so lang er lebt,
Il creuse et creuse, tant qu’il vit,
Und gräbt, bis er endlich sein Grab sich gräbt.
Et creuse jusqu’à ce qu’il finisse par creuser sa propre tombe.

Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Der Reiter und sein geschwindes Roß,
Le coursier et son déstrier,
Sie sind gefürchtete Gäste;
Ce sont des invités redoutés ;
Es flimmern die Lampen im Hochzeitschloß,
Le scintillement des lumières dans le palais ,
Ungeladen kommt er zum Feste.
Non invité, il s’invite à la fête.
Er wirbt nicht lange, er zeiget nicht Gold,
Il n’a pas le temps de chicaner, il ne montre pas son or,
Im Sturm erringt er den Minnesold.
Dans la tempête, il remporte sa conquête.

Chor
Le Chœur

Er wirbt nicht lange, er zeiget nicht Gold,
Il n’a pas le temps de chicaner, il ne montre pas son or,
Im Sturm erringt er den Minnesold.
Dans la tempête, il remporte sa conquête.

Zweiter Kürassier
Le Second Cuirassier
Warum weint die Dirn und zergrämet sich schier?
Pourquoi pleures-tu demoiselle et sanglotes-tu de peine ?
 Laß fahren dahin, laß fahren!
Que tous partent, laisse-le aller !
Er hat auf Erden kein bleibend Quartier,
Il n’a pas sur terre de quartier,
Kann treue Lieb nicht bewahren.
Tu ne peux le garder comme un amant fidèle.

Das rasche Schicksal, es treibt ihn fort,
Le destin rapide le chasse plus loin,
 Seine Ruhe läßt er an keinem Ort.
Il ne peut en aucun lieu se reposer.

Chor
Le Choeur
Das rasche Schicksal, es treibt ihn fort,
Le destin rapide le chasse plus loin,
 Seine Ruhe läßt er an keinem Ort.
Il ne peut en aucun lieu se reposer.
Erster Jäger
Le Premier Chasseur
faßt die zwei Nächsten an der Hand; die übrigen ahmen es nach, alle, welche gesprochen, bilden einen großen Halbkreis
attrape la main de ses deux voisin; les autres l’imitent, ils forment alors un grand demi-cercle
Drum frisch, Kameraden, den Rappen gezäumt,
Tambourinons, camarades, bridons les chevaux,
 Die Brust im Gefechte gelüftet!
Relevons la poitrine dans les combats !
Die Jugend brauset, das Leben schäumt,
Les rugissements de la jeunesse, la vie écumante,
Frisch auf! eh der Geist noch verdüftet.
En avant ! l’esprit n’est pas encore parti.
Und setzet ihr nicht das Leben ein,
Et si vous ne mettez pas votre vie en danger,
Nie wird euch das Leben gewonnen sein.

Jamais vous ne profiterez de la vie.
Chor
Le Chœur
Und setzet ihr nicht das Leben ein,

Et si vous ne mettez pas votre vie en danger,
Nie wird euch das Leben gewonnen sein.
Jamais vous ne profiterez de la vie.

Der Vorhang fällt, ehe der Chor ganz ausgesungen
Le rideau tombe, avant que le refrain du chœur ne commence

Ende des Spiels
FIN DE LA PIECE

********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
********************

Wallensteins Lager Schiller 11 Auftritt

 

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER- Le Camp de Wallenstein SCHILLER -11ème tableau 7ème partie – 11 Auftritt – Teil 7

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre ALLEMAND

Friedrich von Schiller
1759-1805

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER
Le Camp de Wallenstein

 

Le Camp de Wallenstein Scène 11 Wallensteins 11 Auftritt Lager Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

11 Auftritt

Onzième Tableau

Scène 11

TEIL 7
7ème partie

Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Nein, das darf nimmermehr geschehn!
Non, ça ne doit plus jamais arriver !
Kommt, laßt uns alle für einen stehn!
Venez et ne formerons tous plus qu’un !
Zweiter Jäger
Le Second Chasseur
Ja, laßt uns Abrede nehmen, hört!
Ouiarrivons à un accord, écoutez  !
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
ein ledernes Beutelchen ziehend, zur Marketenderin
un sac à main en cuir à la main pour la cantinière
Gevatterin, was hab’ ich verzehrt?
Marraine, qu’ai-je mangé ?
Marketenderin
La Cantinière
Ach, es ist nicht der Rede wert!
Oh, ça ne vaut pas la peine d’en parler!
Sie rechnen
ils s’attablent

Trompeter
Le Trompette
Ihr tut wohl, daß ihr weiter geht,
Vous faites bien de nous quitter
 Verderbt uns doch nur die Sozietät.
Vous nous gâtez notre société.

Arkebusiere gehen ab
Les arquebusiers sortent

Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Schad’ um die Leut! Sind sonst wackre Brüder.
C’est ennuyeux ! Ce sont par ailleurs de braves frères.
Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Aber das denkt wie ein Seifensieder.
Mais qui pensent comme un fabricant de savon !
Zweiter Jäger
Le Second Chasseur
Jetzt sind wir unter uns, laßt hören,
Maintenant, nous sommes seulsvoyons
Wie wir den neuen Anschlag stören.
comment nous pouvons nous arranger.
Trompeter
Le Trompette
Was? wir gehen eben nicht hin.
Eh quoi ? nous n’avons qu’à ne pas y aller !
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Nichts, ihr Herrn, gegen die Disziplin!
Rien, messieurs, contre la discipline !
Jeder geht jetzt zu seinem Korps,
Chacun va maintenant retrouver son corps,
Trägt’s den Kameraden vernünftig vor,
Expliquant à ses camarades les raisons ;
Daß sie’s begreifen und einsehn lernen:
Qu’ils comprennent et apprennent ce que nous savons :
Wir dürfen uns nicht so weit entfernen.
Nous ne pouvons pas partir ainsi.
Für meine Wallonen sag’ ich gut.
Pour mes Wallons, je parle pour eux.
So, wie ich, jeder denken tut.
Car comme moi chacun d’eux pense.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Terzkas Regimenter zu Roß und Fuß
Les régiments de Terschka à cheval et à pied
Stimmen alle in diesen Schluß.
Tous suivront cette conclusion.
Zweiter Kürassier
Le Second Cuirassier
stellt sich zum ersten
à côté du premier
Der Lombard sich nicht vom Wallonen trennt.
Le Lombard ne se sépare pas du Wallon.
Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Freiheit ist Jägers Element.
La liberté est l’élément des Chasseurs.
Zweiter Jäger
Le Second Chasseur
Freiheit ist bei der Macht allein:
La liberté n’existe que par la puissance:
 Ich leb’ und sterb’ bei dem Wallenstein.
Je vis et je mourrai avec Wallenstein.
Erster Scharfschütz
Der Lothringer geht mit der großen Flut,
Le Lorrain va dans le sens du courant,
Wo der leichte Sinn ist und lustiger Mut.
Il est où se trouve la gaieté et l’amusement.
Dragoner
Der Irländer folgt des Glückes Stern.
Les Irlandais suivent l’étoile de fortune.
Zweiter Scharfschütz
Der Tiroler dient nur dem Landesherrn.
Le Tyrolien est fidèle à son souverain.
Erster Kürassier
Also laßt jedes Regiment
Alors laissons chaque régiment
Ein Promemoria reinlich schreiben:
d’une écriture soignée rédiger un mémoire :
Daß wir zusammen wollen bleiben,
Et dire que nous voulons rester ensemble,
Daß uns keine Gewalt noch List
Qu’aucune violence ne permettra
Von dem Friedländer weg soll treiben,
De nous conduire loin de Friedland,
Der ein Soldatenvater ist.
Qui est un père pour le soldat.
Das reicht man in tiefer Devotion
Celui-ci se montrera avec une dévotion profonde
Dem Piccolomini – ich meine den Sohn –
A Piccolomini je parle du fils
Der versteht sich auf solche Sachen,
Il a entendu de telles choses,
Kann bei dem Friedländer alles machen,
Il peut tout faire pour Friedland,
Hat auch einen großen Stein im Bret
Il a également du poids
Bei des Kaisers und Königs Majestät.
Auprès de sa Majesté l’empereur et roi.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Wallensteins Lager Schiller 11 Auftritt

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER- Le Camp de Wallenstein SCHILLER -11ème tableau 6ème partie – 11 Auftritt – Teil Sechs

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre ALLEMAND

Friedrich von Schiller
1759-1805

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER
Le Camp de Wallenstein

 

Le Camp de Wallenstein Scène 11 Wallensteins 11 Auftritt Lager Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

11 Auftritt

Onzième Tableau

Scène 11

Teil sechs
6ème partie

Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Kamerad, die Zeiten sind schwer,
Camarades, les temps sont durs,
Das Schwert ist nicht bei der Wage mehr;
L’épée est pas dans la balance non plus ;
  Aber so mag mir’s keiner verdenken,
Mais qui peut me blâmer,
Daß ich mich lieber zum Schwert will lenken.
De préférer l’épée.
Kann ich im Krieg mich doch menschlich fassen,
Puis-je moi-même faire en sorte que la guerre prenne un coté humain,
Aber nicht auf mir trommeln lassen.
Mais on ne fera pas de peau un tambour !
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
Wer ist dran schuld, als wir Soldaten,
Qui est à blâmer, sinon nous les soldats
Daß der Nährstand in Schimpf geraten?
Si les civils tombent en faillite ?
Der leidige Krieg und die Not und Plag’
La guerre et la  détresse et la misère
In die sechzehn Jahr’ schon währen mag.
Depuis seize ans durent déjà.
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Bruder, den lieben Gott da droben,
Frère, le bon Dieu là-haut,
Es können ihn alle zugleich nicht loben.
Ne peut recevoir de tous à la fois les éloges.
Einer will die Sonn’, die den andern beschwert;
L’un veut le Soleil qu’un autre plaindra ;
Dieser will’s trocken, was jener feucht begehrt.
L’un veut un temps pour sécher quand l’autre en veut un humide.
Wo du nur die Not siehst und die Plag’,
tu ne vois seulement que la détresse et la misère,
Da scheint mir des Lebens heller Tag.
M’apparaît une journée avec une vie lumineuse.
Geht’s auf Kosten des Bürgers und Bauern,
Si ça se fait au détriment des bourgeois et des paysans,
Nun, wahrhaftig, sie werden mich dauern;
Maintenant, vraiment, c’est dur pour eux;
Aber ich kann’s nicht ändern – seht,
Mais je ne peux pas les aider vois-tu,
‘s ist hier just, wie’s beim Einhau’n geht:
C’est ici juste comme avec une charge des cavaliers :
  Die Pferde schnauben und setzen an,
Les chevaux reniflent et se cabrent,
Liege, wer will, mitten in der Bahn,
Se couche qui veut au milieu du passage,
Sei’s mein Bruder, mein leiblicher Sohn,
Que ce soit mon frère, mon propre fils,
Zerriss’ mir die Seele sein Jammerton,
Déchirée mon âme sera par ces cris,
Über seinen Leib weg muß ich jagen,
Sur ces corps je devrais passer,
 Kann ihn nicht sachte beiseite tragen.
Ne pouvant écarter doucement ma direction.

Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Ei, wer wird nach dem andern fragen!
Eh, qui va s’occuper dans ce moment de son prochain!
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Und weil sich’s nun einmal so gemacht,
Et parce que maintenant les choses sont ainsi faites,
Daß das Glück dem Soldaten lacht,
Que le bonheur sourit aux soldats,
Laßt’s uns mit beiden Händen fassen,
Que nous prendrons des deux mains,
Lang werden sie’s uns nicht so treiben lassen.
Car longtemps on ne nous laissera pas continuer ainsi.
Der Friede wird kommen über Nacht,
La paix viendra durant la nuit,
Der dem Wesen ein Ende macht;
Qui y mettra fin ;
Der Soldat zäumt ab, der Bauer spannt ein,
Le soldat enlèvera les brides, le paysan attellera,
Eh man’s denkt, wird’s wieder das alte sein.
Eh avant que d’y penser ce sera à nouveau comme jadis.
Jetzt sind wir noch beisammen im Land,

Maintenant, nous sommes toujours tous  ensemble dans le pays,
Wir haben’s Heft noch in der Hand.
Nous nous tenons encore la main.
Lassen wir uns auseinander sprengen,
Laissons-nous nous faire disperser,
Werden sie uns den Brotkorb höher hängen.
Qu’ils nous pendraient haut et court dans le grenier.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Wallensteins Lager Schiller 11 Auftritt 6ème partie

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER- Le Camp de Wallenstein SCHILLER -11ème tableau 5ème partie – 11 Auftritt – Fünfter Teil

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre ALLEMAND

Friedrich von Schiller
1759-1805

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER
Le Camp de Wallenstein

 

Le Camp de Wallenstein Scène 11 Wallensteins 11 Auftritt Lager Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

11 Auftritt

Onzième Tableau

Scène 11

Fünfter Teil
Cinquième Partie


Zweiter Jäger
Le Second Chasseur

Alle großen Tyrannen und Kaiser
Tous les grands tyrans et les empereurs
Hielten’s so und waren viel weiser.
Connaissaient ça et ont été beaucoup plus sages !
Alles andre täten sie hudeln und schänden,
Pour tout le reste, ils s’humiliaient et se déshonoraient entre eux,
Den Soldaten trugen sie auf den Händen.
Les soldats, eux ,étaient protégés.
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Der Soldat muß sich können fühlen.
Le soldat doit pouvoir se reconnaître.
Wer’s nicht edel und nobel treibt,
Ceux qui ne sont pas nobles et convenables,
Lieber weit von dem Handwerk bleibt.
Qu’ils restent loin de ce métier.
Soll ich frisch um mein Leben spielen,
Si je dois y risquer ma vie,
Muß mir noch etwas gelten mehr.
Ce doit être pour quelque chose de plus précieux.
Oder ich lasse mich eben schlachten
Ou je vais me laisser égorger
Wie der Kroat – und muß mich verachten.
Comme un croate et cela me déshonorerait.

Beide Jäger
Les Deux Chasseurs
Ja, übers Leben noch geht die Ehr!
Oui, avant la vie il y a l’honneur !
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Das Schwert ist kein Spaten, kein Pflug,
L’épée est pas ni une faux ni une charrue,
Wer damit ackern wollte, wäre nicht klug.
Ceux qui souhaiteraient labourer avec elle, ne serait pas bien sage.
Es grünt uns kein Halm, es wächst keine Saat,
Il ne verdit aucun épi, il ne pousse aucune semence,
Ohne Heimat muß der Soldat
Sans maison, le soldat doit
Auf dem Erdboden flüchtig schwärmen,
sur la surface de la terre errer constamment,
Darf sich an eignem Herd nicht wärmen,
Il ne peut se réchauffer à aucun poêle,
Er muß vorbei an der Städte Glanz,
Il doit vite sortir des villes qui resplendissent,
An des Dörfleins lustigen, grünen Auen,
Des joyeux villages et des verts pâturages,
Die Traubenlese, den Erntekranz
Des vendangesdes récoltes
Muß er wandernd von ferne schauen.
Il se doit de regarder loin devant en errant.
Sagt mir, was hat er an Gut und Wert,
Dites-moi, ce qu’il a comme bien et comme valeur,
Wenn der Soldat sich nicht selber ehrt?
Si le soldat ne s’honore pas lui-même ?
Etwas muß er sein eigen nennen,
Quelque chose doit lui appartenir en propre,
Oder der Mensch wird morden und brennen.
Sinon l’homme ne serait bon qu’à tuer et à brûler !
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
Das weiß Gott, ‘s ist ein elend Leben!
Dieu le sait, c’est une misérable vie !
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Möcht’s doch nicht für ein andres geben.
je ne l’échangerais pourtant contre rien au monde !
Seht, ich bin weit in der Welt ‘rum kommen,
Voyez, je suis allé loin dans le monde et revenu,
Hab’ alles in Erfahrung genommen.
J’ai acquis beaucoup d’expérience.
Hab’ der hispanischen Monarchie
J’ai vu la monarchie hispanique
Gedient und der Republik Venedig
Et servi la République de Venise
Und dem Königreich Napoli;
Et le royaume de Naples ;
Aber das Glück war mir nirgends gnädig.
Mais la chance ne m’a été gracieuse nulle part.
Hab’ den Kaufmann gesehn und den Ritter
J’ai vu des marchands et des chevaliers
Und den Handwerksmann und den Jesuiter,
Et des artisans et des jésuites,
Und kein Rock hat mir unter allen
Et rien de tout ça ne m’a été plus plaisant
Wie mein eisernes Wams gefallen.
Que mes justaucorps de fer.
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
Ne! das kann ich eben nicht sagen.Ne!
Non ! je ne dirai pas de même
. Non !
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Will einer in der Welt was erjagen,
 Si l’on veut dans ce monde devenir quelque chose,
Mag er sich rühren und mag sich plagen;
Il faut se bouger et se donner la peine;
Will er zu hohen Ehren und Würden,
Si l’on veut  des honneurs et des hautes dignités,
Bück’ er sich unter die goldnen Bürden;
Il faut s’incliner sous les charges dorées ;
Will er genießen den Vatersegen,
Si l’on veut profiter de la bénédiction d’être père,
Kinder und Enkelein um sich pflegen,
Des enfants et des petits-enfants se soucier,
 Treib’ er ein ehrlich Gewerb’ in Ruh.
Il faut employer son énergie calmement.
Ich – ich hab’ kein Gemüt dazu.
Moi… Je ne trouve pas de plaisirs à ça !
Frei will ich leben und also sterben,
Libre je veux vivre et libre je veux mourir,
Niemand berauben und niemand beerben
Ne voler personne et n’hériter de personne
Und auf das Gehudel unter mir
Et des futilités en dessous de moi
Leicht wegschauen von meinem Tier.
Il est facile de détourner le regard de mon canasson !
Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Bravo! Just so ergeht es mir.
Bravo! Juste ce que je pense !
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
Lustiger freilich mag sich’s haben,
C’est certainement amusant d‘avoir,
 Über anderer Köpf’ wegtraben.
Au-dessus de tous une tête de plus !

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Wallensteins Lager Schiller 11 Auftritt Fünfter Teil

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER- Le Camp de Wallenstein SCHILLER -11ème tableau 4ème partie – 11 Auftritt – Vierter Teil

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre ALLEMAND

Friedrich von Schiller
1759-1805

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER
Le Camp de Wallenstein

 

Le Camp de Wallenstein Scène 11 Wallensteins 11 Auftritt Lager Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

11 Auftritt

Onzième Tableau

Scène 11

Vierter Teil
Quatrième Partie

Zweiter Jäger
Le Second Chasseur
Wir lassen uns nicht so im Land ‘rum führen!
Nous ne laisserons pas ainsi diriger le pays !
Sie sollen kommen und sollen’s probieren!
Qu’ils tentent ! Qu’ils essaient !
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
Liebe Herren, bedenkt’s mit Fleiß,
Chers messieurs, envisagez ça avec sagesse,
  ‘s ist des Kaisers Will’ und Geheiß.
C’est la volonté et c’est un ordre de l’empereur.
Trompeter
Le Trompette
Werden uns viel um den Kaiser scheren.
Il nous rase bien cet empereur.
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
Laß Er mich das nicht zweimal hören.
Ne me permettez pas d’entendre ça deux fois !
Trompeter
Le Trompette
‘s ist aber doch so, wie ich gesagt.
C’est comme je l’ai dit !

Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Ja, ja, ich hört’s immer so erzählen,
Oui, oui, j’ai toujours entendu dire ,
Der Friedländer hab’ hier allein zu befehlen.
Qu’ici seul Friedland commandait.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
So ist’s auch, das ist sein Beding und Pakt.
Même s’il en est ainsi, ce qui est son devoir et son Pacte.
Absolute Gewalt hat er, müßt ihr wissen,
Il a le pouvoir absolu, vous devez le savoir,
Krieg zu führen und Frieden zu schließen,
de faire la guerre et de signer la paix,
Geld und Gut kann er konfiszieren,
Argent et biens, il peut les confisquer,
Kann henken lassen und pardonieren,
Il peut faire pendre et pardonner,
Offiziere kann er und Obersten machen,
Il peut promouvoir des officiers et des colonels ,
Kurz, er hat alle die Ehrensachen.
En bref, il possède toutes les prérogatives.
Das hat er vom Kaiser eigenhändig.
Qu’il a  reçu personnellement de l’empereur.
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier

Der Herzog ist gewaltig und hochverständig;
Le duc est puissant et très intelligent;
Aber er bleibt doch, schlecht und recht,
  Mais il reste, parfait et droit,
Wie wir alle, des Kaisers Knecht.
Comme nous tous, le serviteur de l’Empereur.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Nicht wie wir alle! Das wißt Ihr schlecht.
Pas comme nous tous! Vous ne connaissez rien !
 Er ist ein unmittelbarer und freier
Il est d’une lignée immédiate et libre
Des Reiches Fürst, so gut wie der Bayer.
Prince du royaume, ainsi que le Bavarois.
Sah ich’s etwa nicht selbst mit an,
Ne l’ai-je pas vu de mes yeux,
Als ich zu Brandeis die Wach’ getan,
Quand je faisais les gardes à Brandeis,
Wie ihm der Kaiser selbsten erlaubt,
Comme l’empereur lui permettait, devant lui,
Zu bedecken sein fürstlich Haupt?
De rester couvert comme le veut son rang ?
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
Das war für das Mecklenburger Land,
C’est pour le pays de Mecklembourg
Das ihm der Kaiser versetzt als Pfand.
L’empereur le lui a donné en gage.
Erster Jäger
Le Premier Chasseur
zum Wachtmeister
Au Maréchal des Logis
Wie? In des Kaisers Gegenwart?
Comment ? En présence de l’Empereur ?
Das ist doch seltsam und sehr apart!
Comme cela est étrange et très surprenant !
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
fährt in die Tasche
il cherche dans sa poche
Wollt ihr mein Wort nicht gelten lassen,
Vous ne voulez pas me croire sur parole,
 Sollt ihr’s mit Händen greifen und fassen.
Je vous montre alors quelque chose de palpable et de saisissable.
Eine Münze zeigend
Il montre une pièce
Wes ist das Bild und Gepräg?
De qui est cette image et ce portrait ?
Marketenderin
La Cantinière
Weist her!
Que je vois !
Ei, das ist ja ein Wallensteiner!
Eh ! C’est bien un Wallenstein !
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Na, da habt ihr’s, was wollt ihr mehr?
Eh bien! Là ! Vous l’avez ! Que voulez-vous de plus?
Ist er nicht Fürst so gut als einer?
N’est-il pas aussi bien qu’un autre prince ?
Schlägt er nicht Geld, wie der Ferdinand?
Ne bat-il pas monnaie, comme le fait Ferdinand?
Hat er nicht eigenes Volk und Land?
Ne possède t-il  pas un peuple et un pays ?
Eine Durchlauchtigkeit läßt er sich nennen!
Altesse se laisse-t-il appeler !
Drum muß er Soldaten halten können.
Par conséquent, il doit bien être capable d’avoir des soldats !
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
Das disputiert ihm niemand nicht.
Personne ne lui conteste.
Wir aber stehn in des Kaisers Pflicht,
Nous sommes aux ordres de l’Empereur
Und wer uns bezahlt, das ist der Kaiser.
Et qui nous paie, si ce n’est l’empereur.
Trompeter
Le Trompette
Das leugn’ ich Ihm, sieht Er, ins Angesicht.
Je ne le vois pas ainsi , et je le dis devant vous.
Wer uns nicht zahlt, das ist der Kaiser!
Qui ne nous paie pas, c’est l’empereur !
Hat man uns nicht seit vierzig Wochen
Nous ont-ils donné depuis quarante semaines
Die Löhnung immer umsonst versprochen?
Les salaires toujours promis en vain ?
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
Ei was! Das steht ja in guten Händen.
Eh, quoi ! Elle est en de bonnes mains.
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Fried’, ihr Herrn! Wollt ihr mit Schlägen enden?
Du calme, messieurs! Voulez-vous donc vous battre ?
Ist denn darüber Zank und Zwist,
Est-il à propos de se disputer et de se quereller,
Ob der Kaiser unser Gebieter ist?
Afin de savoir si l’Empereur est notre maître?
Eben drum, weil wir gern in Ehren
C’est en effet parce que nous souhaitons être honorer
Seine tüchtigen Reiter wären,
Comme ses cavaliers habiles,
Wollen wir nicht seine Herde sein,
Que nous ne voulons pas être son troupeau,
Wollen uns nicht von den Pfaffen und Schranzen
Vous ne voulez pas être par les prêtres et les courtisans
Herum lassen führen und verpflanzen.
guidés ni transplantés.
Sagt selber! Kommt’s nicht dem Herrn zu gut,
Je vous le dis ! N’est-il pas bon aussi pour le seigneur,
Wenn sein Kriegsvolk was auf sich halten tut?
Que ses gens d’armes soient fiers de leur bannière ?
Wer anders macht ihn, als seine Soldaten,
Qui lui donne comme ses soldats,
Zu dem großmächtigen Potentaten?
sa stature de  grand et puissant monarque ?
Verschafft und bewahrt ihm weit und breit
Qui lui fournit et lui permet de garder longuement et largement
Das große Wort in der Christenheit?
Le verbe dans la chrétienté?
Mögen sich die sein Joch aufladen,
Qui se courbe sous son joug,
Die mitessen von seinen Gnaden,
Ceux qui sont dans ses grâces,
Die mit ihm tafeln im goldnen Zimmer.
et qui ripaillent avec lui dans une salle dorée.
Wir, wir haben von seinem Glanz und Schimmer
Nous, nous avons de son éclat et de son lustre
Nichts als die Müh’ und als die Schmerzen,
Rien que le labeur et rien que la douleur,
Und wofür wir uns halten in unserm Herzen.
Et c’est ce que nous conservons fièrement dans nos cœurs.

********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Wallensteins Lager Schiller 11 Auftritt vierter teil
Le Camp de Wallenstein Scène 11 – Quatrième Partie

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER- Le Camp de Wallenstein SCHILLER -11ème tableau 3ème partie – 11 Auftritt – Teil Drei

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre ALLEMAND

Friedrich von Schiller
1759-1805

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER
Le Camp de Wallenstein

 

Le Camp de Wallenstein Scène 11 Wallensteins 11 Auftritt Lager Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

11 Auftritt

Onzième Tableau

Scène 11

Teil Drei
3ème Partie

Erster Dragoner
Le Premier Dragon
Weit aus Hibernien her komm’ ich.
Je viens loin de là, je viens d’Irlande.

Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
 zu den beiden Kürassieren
Aux deux cuirassiers
Ihr, das weiß ich, seid ein Wallon;
Vous, je sais, vous êtes un Wallon;
Ihr ein Welscher. Man hört’s am Ton.
Et vous un Welche, on l’entend à l’accent.
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Wer ich bin? ich hab’s nie können erfahren:
Qui suis-je ? Je n’ai jamais été capable de le savoir :
Sie stahlen mich schon in jungen Jahren.
On m’a volé à un âge précoce.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Und du bist auch nicht aus der Näh?
Et vous aussi vous n’êtes pas de par ici ?
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
Ich bin von Buchau am Federsee.
Je suis de Buchau, sur le lac Feder
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Und Ihr, Nachbar?
Et vous, mon voisin ?
Zweiter Arkebusier
Le Second Arquebusier
Aus der Schwitz.
Je suis de Suisse
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
zum zweiten Jäger
Aux deux chasseurs
Was für ein Landsmann bist du, Jäger?
Et toi, de quel pays viens-tu, chasseur ?
Zweiter Jäger
Le Second Chasseur
Hinter Wismar ist meiner Eltern Sitz.
Derrière Wismar se sont établis mes parents.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
auf den Trompeter zeigend
il montre le Trompette
Und der da und ich, wir sind aus Eger.
Et toi là et moi, nous sommes d’Egra.
Nun! und wer merkt uns das nun an,
Eh bien! et qui a noté ça maintenant,
Daß wir aus Süden und aus Norden
Que nous sommes du sud et du nord
Zusammen geschneit und geblasen worden?
Rassemblés comme la neige par les vents ?
Sehn wir nicht aus, wie aus einem Span?
Voyez, ne sommes-nous pas d’une écorce ?
Stehn wir nicht gegen den Feind geschlossen,
Ne sommes -nous pas unis contre l’ennemi
Recht wie zusammen geleimt und gegossen?
Comme si nous étions collés ensemble et fondus ?
Greifen wir nicht, wie ein Mühlwerk, flink
Nous réagissons-nous pas comme les engrenages d’un moulin
Ineinander auf Wort und Wink?
Soudés d’un mot et d’un signe ?
Wer hat uns so zusammen geschmiedet,
Qui nous a forgé ensemble afin
Daß ihr uns nimmer unterschiedet?
Que nous ne puissions plus nous différencier ?
Kein andrer sonst als der Wallenstein!
Personne d’autre sinon Wallenstein !
Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Das fiel mir mein Lebtag nimmer ein,
Cet accord, par ma vie jamais je n’ai pensé,
Daß wir so gut zusammen passen;
Que nous étions si bien ensemble;
Hab’ mich immer nur gehen lassen.
Je me suis toujours juste laisser vivre.
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Dem Wachtmeister muß ich Beifall geben.
Je ne peux qu’aller dans le sens du Maréchal des Logis.
Dem Kriegsstand kämen sie gern ans Leben;
L’état de guerre nous empêche de vivre ;
Den Soldaten wollen sie niederhalten,
Les soldats, ils veulent les diminuer,
Daß sie alleine können walten.
Pour exercer seul le pouvoir.
‘s ist eine Verschwörung, ein Komplott.
C’est une conjuration, un complot.
Marketenderin
La Cantinière
Eine Verschwörung? Du lieber Gott!
Une conspiration ? Mon Dieu !
Da können die Herren ja nicht mehr zahlen.
Ces messieurs ne pourront donc plus me payer.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Freilich! Es wird alles bankerott.
Bien sûr ! Il seront tous en faillite.
Viele von den Hauptleuten und Generalen
Beaucoup des capitaines et des généraux
Stellten aus ihren eignen Kassen
Ont investi de leurs fonds propres
Die Regimenter, wollten sich sehen lassen,
Dans les régiments, ils voulaient se montrer,
Täten sich angreifen über Vermögen,
Ils ont dépensé plus que de raison,
Dachten, es bring’ ihnen großen Segen.
Pensant que ça leur rapporterait de grandes bénédictions.
Und die alle sind um ihr Geld,
Et chacun d’entre eux perdra son argent,
Wenn das Haupt, wenn der Herzog fällt.
Si le sommet, c’est à dire le duc, faillit.
Marketenderin
La Cantinière
Ach, du mein Heiland! Das bringt mir Fluch!
Ô toi mon Sauveur! Cela apporte ma malédiction !
Die halbe Armee steht in meinem Buch.
La moitié de l’armée est dans mon livre de compte.
Der Graf Isolani, der böse Zahler,
Le comte Isolani, ce mauvais payeur,
Restiert mir allein noch zweihundert Taler.
Me doit à lui seul deux cents Thalers.
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Was ist da zu machen, Kameraden?
Que faire alors, camarades ?
 
Es ist nur eins, was uns retten kann:
Il n’y a qu’une seule chose qui peut nous sauver :
Verbunden können sie uns nichts schaden;
Regroupés, ils ne pourront pas nous nuire ;
Wir stehen alle für einen Mann.
Nous devons agir comme si nous étions un homme.
Laßt sie schicken und ordenanzen,
Qu’ils envoient et qu’ils ordonnent
Wir wollen uns fest in Böhmen pflanzen,
Nous, nous voulons nous installer fermement en Bohême,
Wir geben nicht nach und marschieren nicht,
Nous ne céderons pas et ne marcherons pas,
Der Soldat jetzt um seine Ehre ficht.
Le soldat se bat maintenant pour son honneur.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Wallensteins Lager Schiller 11 Auftritt

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER- Le Camp de Wallenstein SCHILLER -11ème tableau 2nde partie – 11 Auftritt – Zweite Teil

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre ALLEMAND

Friedrich von Schiller
1759-1805

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER
Le Camp de Wallenstein

 

Le Camp de Wallenstein Scène 11 Wallensteins 11 Auftritt Lager Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

Traduction Jacky Lavauzelle

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11 Auftritt

Onzième Tableau

Scène 11

Zweite Teil
Deuxième Partie

Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Seht, ihr Herrn, das ist all recht gut,
Regardez, messieurs, voilà c’est très bien,
Daß jeder das Nächste bedenken tut;
Que tout le monde se soucie de ce qui le concerne ;
Aber, pflegt der Feldherr zu sagen,
Mais, le général à coutume de dire,
Man muß immer das Ganze überschlagen.
qu’il faut toujours survoler l’ensemble.
Wir nennen uns alle des Friedländers Truppen.
Nous nous appelons tous les troupes de Friedland.
Der Bürger, er nimmt uns ins Quartier
Le bourgeois, il nous loge dans ses quartiers
Und pflegt uns und kocht uns warme Suppen.
Et nous maintient et nous prépare des soupes chaudes.
Der Bauer muß den Gaul und den Stier
Le paysan doit atteler son cheval et son bœuf 
Vorspannen an unsre Bagagewagen,
Quand il se trouve face à notre char à bagages,
Vergebens wird er sich drüber beklagen.
En vain, il se plaindra à ce sujet.
Läßt sich ein Gefreiter mit sieben Mann
Un soldat de première classe avec sept hommes
In einem Dorfe von weitem spüren,
Dans un village peut se montrer au loin
Er ist die Obrigkeit drin und kann
Il est l’autorité et  il peut
Nach Lust drin walten und kommandieren.
à sa volonté régner et en exercer le commandement.
Zum Henker! sie mögen uns alle nicht
Diantre! ils ne nous aiment pas tous
Und sähen des Teufels sein Angesicht
Et ils verraient le diable et son visage
Weit lieber, als unsre gelben Kolletter.
Bien mieux que notre collier jaune.
Warum schmeißen sie uns nicht aus dem Land? Potz Wetter!
Pourquoi ne nous jettent-ils pas hors du pays ? Par tous les tonnerres !
Sind uns an Anzahl doch überlegen,
Ils nous sont bien supérieurs en quantité,
Führen den Knüttel, wie wir den Degen.
Ils excellent au bâton, comme nous à l’épée.
Warum dürfen wir ihrer lachen?
Pourquoi devrions-nous nous rire d’eux ?
Weil wir einen furchtbaren Haufen ausmachen!
Parce que nous sommes une meute terrible !
Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Ja, ja, im Ganzen, da sitzt die Macht!
Oui, oui, c’est le nombre qui fait la force !
Der Friedländer hat das wohl erfahren,
Friedland l’a sans doute compris
Wie er dem Kaiser vor acht – neun Jahren
Quand pour l’empereur il y a huit ou neuf ans
Die große Armee zusammenbracht.
  La grande armée il a regroupé.
Sie wollten erst nur von zwölftausend hören:
Ils ne voulaient seulement entendre parler de douze mille :
Die, sagt’ er, die kann ich nicht ernähren;
, dit-il, je ne pourrai pas les nourrir;
Aber ich will sechzigtausend werben,
Mais je tiens à en recruter soixante mille,
weiß ich, werden nicht Hungers sterben.
je sais qu’ils ne mourront pas de faim.
Und so wurden wir Wallensteiner.
Et alors nous devenions l’armée de Wallenstein.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Zum Exempel, da hack mir einer
Par exemple, qu’on me coupe un
Von den fünf Fingern, die ich hab’,
De mes cinq doigts, que j’ai,
Hier an der Rechten den kleinen ab.
Ici, sur la main droite, le plus petit.
Habt ihr mir den Finger bloß genommen?
Ne m’avez-vous pris qu’un doigt ?
Nein, beim Kuckuck, ich bin um die Hand gekommen!
Non, par Satan, j’aurai perdu la main!
‘s ist nur ein Stumpf und nichts mehr wert.
Ce serait seulement un moignon sans valeur.
Ja, und diese achttausend Pferd,
Oui, et ces huit mille chevaux,
Die man nach Flandern jetzt begehrt,
Qu’à la Flandre nous voulons faire partir maintenant,
Sind von der Armee nur der kleine Finger.
Ne sont de notre armée que le petit doigt.
Läßt man sie ziehn, ihr tröstet euch,
Vous vous rassurerez, vous vous redirez,
Wir seien um ein Fünftel nur geringer?
Que cela ne fait seulement qu’un cinquième de moins?
Pros’t Mahlzeit! da fällt das Ganze gleich.
Santé ! parce que c’est la totalité qui tombera.
Die Furcht ist weg, der Respekt, die Scheu,
La peur aura disparu, le respect, la crainte,
Da schwillt dem Bauer der Kamm aufs neu,
Alors les paysans gonfleront les torses de nouveau,
Da schreiben sie uns in der Wiener Kanzlei
Les billets nous serons envoyés par la chancellerie viennoise
Den Quartier- und den Küchenzettel,
Pour nos quartiers et pour le rationnement,
Und es ist wieder der alte Bettel.
Et à nouveau nous deviendrons des mendiants.
Ja, und wie lang wird’s stehen an,
Oui, avec le temps c’est certain,
So nehmen sie uns auch noch den Feldhauptmann –
Qu’ils nous prendront  même le général
Sie sind ihm am Hofe so nicht grün,
Il n’est pas dans les petits papiers de la Cour,
Nun, da fällt eben alles hin!
Maintenant nous serons tous au plus bas!
Wer hilft uns dann wohl zu unserm Geld?
Qui nous aidera à recevoir notre argent?
Sorgt, daß man uns die Kontrakte hält?
Qui veillera à ce que nos contrats soient respectés ?
Wer hat den Nachdruck und hat den Verstand,
Qui aura la vigueur et l’intelligence,
Den schnellen Witz und die feste Hand,
L’esprit vif et la main ferme,
Diese gestückelten Heeresmassen
Pour faire de cette armée fragmentée
Zusammen zu fügen und zu passen?
Un ensemble et lui donner forme ?
Zum Exempel – Dragoner – sprich:
Par exemple toi Dragon – parle :
Aus welchem Vaterland schreibst du dich?
De quelle patrie viens-tu ?
 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Wallensteins Lager Schiller 11 Auftritt
Le Camp de Wallenstein Schiller 11ème tableau