Archives par mot-clé : Louis de Jaucourt

LA REDEMPTION – CATHEDRALE SAINT-JEAN de LYON (Abside)

FRANCE – LYON
CATHEDRALE SAINT-JEAN
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne
1175-1480
Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean

 


Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon PHOTOS JACKY LAVAUZELLE

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 Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon

LYON

LA CATHEDRALE SAINT-JEAN
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne
LA REDEMPTION
(ABSIDE)

Cathédrale Saint-Jean
Cinquième arrondissement de Lyon
Place Saint-Jean, 69005 Lyon

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PANNEAU
LA REDEMPTION

Le panneau de la Rédemption se trouve dans l’abside (du grec ἁψίς – la voûte, l’arcade) de la cathédrale Saint-Jean à gauche de celui relatant la vie de Jean-Baptiste.

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Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon

Au sommet du panneau figure le Christ triomphant portant sa croix. Deux anges sur les côtés sont en adoration.

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NOUS DELIVRER DE L’ESCLAVAGE ET DU DEMON

« RÉDEMPTION, redemptio ; l’action de racheter. Parmi les Chrétiens le mystere de la rédemption est la mort de Jesus-Christ mis en croix, & qui s’est offert à son pere comme victime pour nous, afin de nous délivrer de l’esclavage du péché & du démon, auquel le péché d’Adam nous avoit assujettis. Cette rédemption a non-seulement été suffisante, mais encore surabondante. Dieu nous en applique les mérites par les sacremens, & principalement par le baptême. Elle est offerte à tous, mais tous n’en retirent pas également le fruit. « 

Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
1751 – Tome 13

Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon

LE SALUT SOUS CERTAINES CONDITIONS

« Rédemption, (Théologie.) quand on lit avec attention les écrits des Peres, on ne peut douter qu’ils n’aient cru que l’Etre suprême veut en général le salut de tous les hommes ; qu’il n’y en a aucun qui par la mort de Jesus-Christ ne puisse être reconcilié avec Dieu, & qu’il fait offrir à certaines conditions le salut à tous. »
Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
1751 – Tome 13

Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon

LE SALUT COMMUN DE TOUS

« Clément Alexandrin étoit grand universaliste : on trouve à chaque page de ses écrits des traits qui l’indiquent.
« Dieu se propose, dit-il in protreptico, p. 72, de sauver le genre humain ; c’est pour cela que ce Dieu tout bon, a envoyé le bon pasteur ». Il dit dans ses stromates, l. VII. p. 702. que Dieu est le sauveur de tous, non de ceux-ci, & point de ceux-là : Σωτὴρ γάρ ἐστιν, οὐχὶ τῶν μέν, τῶν δ’οὔ. Et peu après il ajoute : « comment est-il sauveur & seigneur, s’il n’est pas seigneur & sauveur de tous ?… Jamais donc le sauveur n’a en haine les hommes, lui qui par un effet de sa charité, n’ayant point dédaigné de prendre une chair infirme, est venu en chair pour le salut commun de tous ».

Origene pensoit de la même façon ; il dit, l. I. in Jobum, « que Jesus-Christ étant venu sur la terre, a souffert en son corps pour le salut de tous les hommes ». Il insiste sur cette doctrine en divers endroits. Dans son traité contre Celse, il dit l. IV. p. 135, « qu’il ne tient pas à Jesus-Christ que sa vertu ne se fasse sentir par-tout, puisqu’il est venu pour être le sauveur de tout le genre humain ». »

Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
1751 – Tome 13

Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon

JONAS SAUVE DES EAUX

« DIEU fit en même temps, qu’il se trouva là un grand poisson qui engloutit Jonas. Il demeura trois jours et trois nuits dans le ventre de ce poisson,
2- où adressant sa prière au Seigneur, son Dieu,
3- il lui dit : J’ai crié au Seigneur dans le fort de mon affliction, et il m’a exaucé ; j’ai crié du fond du tombeau, et vous avez entendu ma voix.
4- Vous m’avez jeté au milieu de la mer, jusqu’au fond des eaux ; j’en ai été inondé de toutes parts ; toutes vos vagues et tous vos flots ont passé sur moi ;
5- et j’ai dit en moi-même : Je suis rejeté de devant vos yeux ; mais néanmoins je verrai encore votre temple saint.
6- Je me suis vu à l’extrémité parmi les eaux qui m’environnaient ; l’abîme m’a enveloppé de toutes parts, les flots de la mer ont couvert ma tête.
7- Je suis descendu jusque dans les racines des montagnes ; je me vois comme exclu pour jamais de la terre, par les barrières qui m’enferment; et vous préserverez néanmoins ma vie de la corruption, ô Seigneur mon Dieu!
8- Dans la douleur profonde dont mon àme a été saisie, je me suis souvenu de vous, Seigneur ! que ma prière monte jusqu’à vous, jusqu’à votre temple saint.
9- Ceux qui s’attachent inutilement à la vanité, abandonnent la miséricorde qui les aurait délivrés.
10- Mais pour moi, je vous offrirai des sacrifices avec des cantiques de louanges ; je rendrai au Seigneur tous les vœux que j’ai faits pour mon salut.
11- Alors le Seigneur commanda au poisson de rendre Jonas, et il le jeta sur le bord. »
La Sainte Bible
JONAS
Chapitre II

traduite  par Lemaistre de Sacy

Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon
Moïse et le Buisson ardent

« 2-L’ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point.
8 – Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel, dans les lieux qu’habitent les Cananéens, les Héthiens, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens. »
Bible Segond 1910
Exode

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LA PAROLE DE SAINT AUGUSTIN

« Enfin il est constant que la plûpart des Peres ont été universalistes, & S. Augustin paroît avoir embrassé ce sentiment dans son exposition de ces paroles de S. Paul : Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. En premier lieu, dit-il, il veut que tous soient sauvés en tant qu’il n’y en a aucun de sauvé que Dieu n’ait dessein de sauver, à peu-près comme l’on dit d’un maître qu’il enseigne telle ou telle science à tout le monde, parce qu’il n’y a personne de ceux qui l’étudient, qui ne l’apprenne de ce maître. En second lieu il veut que tous soient sauvés, c’est-à-dire des personnes de toute nation, de tout sexe, de tout âge, de toute condition. En troisieme lieu, l’apôtre parle d’une volonté de Dieu antécédente & conditionnelle, de la même maniere qu’on peut dire d’un juge, qu’en général il veut la vie de tous les hommes en les considérant exempts de crimes, & par une volonté conséquente, il veut que tel ou tel soit puni de mort, en tant que coupable de meurtre, ou d’autre crime. »

Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
1751 – Tome 13

Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon

Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon

LA CALANDRE & LES MALADES
LA calandre (ou l’alouette)est le témoignage de la charité envers les malades.

« la Calandre, — le des Bestiaires moralisés — tourne la tête vers un mourant pour le guérir en s’envolant ensuite dans les rayons du soleil »
Lucien Bégule
La Cathédrale de Lyon
Henri Laurens, 1913

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Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon

JESUS MEDIATEUR

« Irénée, liv. V. c. xvij. dit que « dans les derniers tems Notre Seigneur établi médiateur entre Dieu & les hommes, a appaisé pour tous le pere contre qui nous avions péché, ayant réparé notre desobéissance par son obéissance ». »

Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
1751 – Tome 13

Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon

L’ANNONCIATION
Par l’Ange Gabriel à la sainte Vierge

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Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon

La crucifixion du Christ

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Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon

LA NATIVITE

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LA REDEMPTION

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LA CATHEDRALE SAINT-JEAN LYON
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne

LA CATHEDRALE SAINT-JEAN Photo Jacky Lavauzelle

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-57 LES LUSIADES

*Luís de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-57 LES LUSIADES III-57
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-57

OS LUSIADAS III-57

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 57
Strophe 57

III-57

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-57
LES LUSIADES III-57

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« E tu, nobre Lisboa, que no Mundo
« Et toi, noble Lisbonne, dans le Monde
Facilmente das outras és princesa,
Des autres cités, une princesse,…

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-57 CAMOES LUSIADES III-57
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

THEAN HOU TEMPLE DE KUALA LUMPUR 天后宫

中国历法
Malaysia

Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE








THEAN HOU TEMPLE

 




 

 

 THEAN HOU TEMPLE 

 Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur
Melawat Kuala Lumpur
吉隆坡
Куала-Лумпур

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Thean Hou Temple
Tokong Thean Hou
乐圣岭天后宫

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LE CALENDRIER 历 CHINOIS 中国
 中国传统历法
du THEAN HOU TEMPLE
 LES DOUZE ANIMAUX-SIGNES
生肖

中国传统历法 乐圣岭天后宫 吉隆坡 中国历法
[Version Chinoise]

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YUE LAO
月老
THE GOD OF MARRIAGE
月下老人

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Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de Piété filiale Chinoise
二十四孝

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Vues Extérieures
天后宫外观

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LES TEMPLES CHINOIS
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE
DE 1751

Louis de Jaucourt
L’Encyclopédie – Tome 16
Première Edition de 1751

Temples des Chinois, (Hist. de la Chine.) parmi les édifices publics où les Chinois font paraître le plus de somptuosité, on ne doit pas omettre les temples, ou les pagodes, que la superstition des princes & des peuples a élevés à de fabuleuses divinités : on en voit une multitude prodigieuse à la Chine ; les plus célèbres sont bâtis dans les montagnes.

Quelque arides que soient ces montagnes, l’industrie chinoise a suppléé aux embellissements & aux commodités que refusait la nature ; des canaux travaillés à grands frais, conduisent l’eau des montagnes dans des bassins destinés à la recevoir ; des jardins, des bosquets, des grottes pratiquées dans les rochers, pour se mettre à l’abri des chaleurs excessives d’un climat brûlant, rendent ces solitudes charmantes.

Les bâtiments consistent en des portiques pavés de grandes pierres quarrées & polies, en des salles, en des pavillons qui terminent les angles des cours, & qui communiquent par de longues galeries ornées de statues de pierre, & quelquefois de bronze ; les toits de ces édifices brillent par la beauté de leurs briques, couvertes de vernis jaune & vert, & sont enrichis aux extrémités, de dragons en saillie de même couleur.

Il n’y a guère de ces pagodes où l’on ne voie une grande tour isolée, qui se termine en dôme : on y monte par un escalier qui règne tout autour ; au milieu du dôme est d’ordinaire un temple de figure carrée ; la voûte est souvent ornée de mosaïque, & les murailles sont revêtues de figures de pierres en relief, qui représentent des animaux & des monstres.

Telle est la forme de la plupart des pagodes, qui sont plus ou moins grands, selon la dévotion & les moyens de ceux qui ont contribué à les construire : c’est la demeure des bonzes, ou des prêtres des idoles, qui mettent en œuvre mille supercheries, pour surprendre la crédulité des peuples, qu’on voit venir de fort loin en pèlerinage à ces temples consacrés à la superstition ; cependant comme les Chinois, dans le culte qu’ils rendent à leurs idoles, n’ont pas une coutume bien suivie, il arrive souvent qu’ils respectent peu & la divinité & ses ministres.

Mais le temple que les Chinois nomment le temple de la Reconnaissance, mérite en particulier que nous en disions quelque chose. Ce temple est élevé sur un massif de brique qui forme un grand perron, entouré d’une balustrade de marbre brut : on y monte par un escalier de dix à douze marches, qui règne tout le long ; la salle qui sert de temple, a cent pieds de profondeur, & porte sur une petite base de marbre, haute d’un pied, laquelle en débordant, laisse tout-au-tour une banquette large de deux ; la façade est ornée d’une galerie, & de quelques piliers ; les toits, (car selon la coutume de la Chine, souvent il y en a deux, l’un qui naît de la muraille, l’autre qui la couvre), les toits, dis-je, sont de tuiles vertes, luisantes & vernissées ; la charpente qui paroît en dedans, est chargée d’une infinité de piéces différemment engagées les unes dans les autres, ce qui n’est pas un petit ornement pour les Chinois. Il est vrai que cette forêt de poutres, de tirans, de pignons, de solives, qui regnent de toutes parts, a je ne sais quoi de singulier & de surprenant, parce qu’on conçoit qu’il y a dans ces sortes d’ouvrages, du travail & de la dépense, quoiqu’au fond cet embarras ne vient que de l’ignorance des ouvriers, qui n’ont encore pû trouver cette simplicité qu’on remarque dans nos bâtimens éuropéens, & qui en fait la solidité & la beauté : la salle ne prend le jour que par ses portes ; il y en a trois à l’orient, extrémement grandes, par lesquelles on entre dans la fameuse tour de porcelaine, & qui fait partie de ce temple.

Louis de Jaucourt
Première Encyclopédie
1751

 

Visiter Malacca – Meneroka kota Melaka – 马六甲 – マラッカ- Малакка

Pelancongan di Malaysia
Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE




 

 Visiter Malacca
Meneroka kota Melaka
马六甲マラッカМалакка

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Cheng Hoon Teng Temple
青云亭
Le Pavillon du nuage 云 vert亭
Temple of Green Cloud

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MASJID SELAT MELAKA
LA MOSQUEE SELAT DE MALACCA
Malacca Straits Mosque
马六甲海峡清真寺

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Bukit Cina
La Montagne Chinoise
武吉支那

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LES QUAIS DE MALACCA
Tebing sungai Melaka

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The Jonker Walk
Jonker Street

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MUZIUM ORANG ASLI MELAKA
MUSEE DES ABORIGENES 
Aborigines Museum  

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MEMORIAL DE LA PROCLAMATION DE L’INDEPENDANCE 
Memorial Pengisytiharan Kemerdekaan

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LE JARDIN BOTANIQUE
Taman Botanikal Melaka
马六甲植物园

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Zheng He Duo Yun Xuan Art Gallery
42A & 44A, Lorong Hang Jebat
EXHIBITION OF CHINESE FAMOUS PAINTING
中国古代名画

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Gereja St. Francis Xavier
Eglise de Saint François Xavier
Church of St. Francis Xavier

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Retrouver les restaurants de Malacca
dans
Apprendre le malaisien
MANGER AU RESTAURANT
MAKAN DI LUAR

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LA DESCRIPTION
dans
LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE
EN 1751
4 à 5000 âmes

Royaume de, (Géogr.) royaume des Indes orientales, dans la partie occidentale de la péninsule de Malacca, & sur le détroit de même nom. Sa largeur est de huit à dix lieues, & sa longueur de trente. (D. J.)
Mal. (Géog.) capitale du royaume de Malacca, dans la partie méridionale de la péninsule, sur le détroit auquel elle donne son nom.
Cette ville est habitée par des Hollandois, des Maures & des Chinois. On y compte quatre à cinq mille âmes. Comme sa situation est à 2 degrés 12 m. de latitude, elle jouit toujours d’un parfait équinoxe ; son climat tempéré produit presque tous les fruits qu’on voit à Goa ; mais les coccos y sont beaucoup plus grands. Le port de Malacca est fort bon, & il s’y fait un grand commerce. On y trouve dans les bazars les marchandises du Japon, de la Chine, de Bengale, de Perse & de la côte de Coromandel. On compte environ 300 lieues espagnoles de Ceylan à Malacca, & 350 de Malacca à la Chine. Elle est défendue par une forteresse, dont le gouverneur de la ville est le commandant. Les Hollandois en sont les maîtres depuis plus d’un siecle ; car ils s’en emparèrent sur les Portugais en 1640. Long. selon Cassini, 119. 36′ 30″ selon les pp. de Beze & Camille, 117. 20′ 30″. (D. J.)
Malacca, Péninsule de, (Géog.) grande presqu’île des Indes, au midi du royaume de Siam, entre le golfe de Siam à l’orient, celui de Bengale & le détroit de Malacca à l’occident. On estime que la longueur de cette péninsule, le long de la côte, est d’environ 250 lieues. Cette étendue de terre renferme le royaume de Malacca, & six autres. Les habitants de cette presqu’île sont noirs, petits, bien proportionnés dans leur petite taille, & redoutables lorsqu’ils ont pris de l’opium, qui leur cause une espèce d’ivresse furieuse. Ils vont tous nus de la ceinture en haut, à l’exception d’une petite écharpe qu’ils portent tantôt sur l’une, tantôt sur l’autre épaule. Ils sont fort vifs, fort sensuels, & se noircissent les dents par le fréquent usage qu’ils font du bétel. Long. 119. lat. 3. 40. (D. J.)
Malacca, Détroit de, (Géog.) détroit dans les Indes, entre la péninsule de Malacca, qui lui donne son nom, & l’île de Sumatra. Les Portugais le nomment le détroit de Sincapour. Il communique, du côté du nord, au golfe de Bengale. (D. J.)

Louis de Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 9

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LA MALAISIE VUE PAR LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

MALAISIE – MALAYSIA

 LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE
MALAISIE




LA MALAISIE

LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

MALACCA
article de Louis de Jaucourt

MALACCA, Royaume de, (Géogr.) royaume des Indes orientales, dans la partie occidentale de la péninsule de Malacca, & sur le détroit de même nom. Sa largeur est de huit à dix lieues, & sa longueur de trente. (D. J.)
Malacca, (Géog.) capitale du royaume de Malacca, dans la partie méridionale de la péninsule, sur le détroit auquel elle donne son nom.
Cette ville est habitée par des Hollandais, des Maures & des Chinois. On y compte quatre à cinq mille ames. Comme sa situation est à 2 degrés 12 m. de latitude, elle jouit toujours d’un parfait équinoxe ; son climat tempéré produit presque tous les fruits qu’on voit à Goa ; mais les coccos y sont beaucoup plus grands. Le port de Malacca est fort bon, & il s’y fait un grand commerce. On y trouve dans les bazards les marchandises du Japon, de la Chine, de Bengale, de Perse & de la côte de Coromandel. On compte environ 300 lieues espagnoles de Ceylan à Malacca, & 350 de Malacca à la Chine. Elle est défendue par une forteresse, dont le gouverneur de la ville est le commandant. Les Hollandais en sont les maîtres depuis plus d’un siècle ; car ils s’en emparerent sur les Portugais en 1640. Long. selon Cassini, 119. 36′ 30″ selon les pp. de Beze & Camille, 117. 20′ 30″. (D. J.)
Malacca, Péninsule de, (Géog.) grande presqu’île des Indes, au midi du royaume de Siam, entre le golfe de Siam à l’orient, celui de Bengale & le détroit de Malacca à l’occident. On estime que la longueur de cette péninsule, le long de la côte, est d’environ 250 lieues. Cette étendue de terre renferme le royaume de Malacca, & six autres. Les habitants de cette presqu’île sont noirs, petits, bien proportionnés dans leur petite taille, & redoutables lorsqu’ils ont pris de l’opium, qui leur cause une espèce d’ivresse furieuse. Ils vont tous nus de la ceinture en haut, à l’exception d’une petite écharpe qu’ils portent tantôt sur l’une, tantôt sur l’autre épaule. Ils sont fort vifs, fort sensuels, & se noircissent les dents par le fréquent usage qu’ils font du bétel. Long. 119. lat. 3. 40. (D. J.)
Malacca, Détroit de, (Géog.) détroit dans les Indes, entre la péninsule de Malacca, qui lui donne son nom, & l’île de Sumatra. Les Portugais le nomment le détroit de Sincapour. Il communique, du côté du nord, au golfe de Bengale. (D. J.)

Louis de Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 9