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LE COURAGE DE FERDINAND DE PORTUGAL LE BIENHEUREUX – OS LUSIADAS IV-52 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Viu ser cativo o santo irmão Fernando

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FERDINAND DE PORTUGAL

Ferdinand de Portugal traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-52 LES LUSIADES IV-52
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-52
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Ferdinand de Portugal Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Ferdinand de Portugal
Ferdinand de Portugal (1402-1443)


FERDINAND DE PORTUGAL
1402  – 1443

LE COURAGE DE FERDINAND LE BIENHEUREUX

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« Viu ser cativo o santo irmão Fernando,

« Il vit son frère, le saint Ferdinand, captif,
Que a tão altas empresas aspirava,
Que de hautes entreprises aspiraient,
Que, por salvar o povo miserando
Qui, pour sauver le peuple brisé,
Cercado, ao Sarraceno se entregava.
Assiégé, s’était rendu aux Sarrasins.
Só por amor da pátria está passando
Par amour de son pays, il abandonne
A vida de senhora feita escrava,
Sa vie de seigneur contre une vie d’esclave,
  Por não se dar por ele a forte Ceita:
Ne voulant pas que l’on donne pour lui la puissante Ceuta :
  Mais o público bem que o seu respeita. 
Appréciant plus le bien public que le bien personnel. 

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Ferdinand de Portugal Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Ferdinand de Portugal Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

FERDINAND DE PORTUGAL

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-52 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-52 LES LUSIADES III-52
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-52

OS LUSIADAS III-52

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 52
Strophe 52

III-52

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-52
LES LUSIADES III-52

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Précisions historiques

Camoes évoque, par l’intermédiaire de la voix de Vasco de Gama, la guerre entre Thérèse de León – Teresa Alfónsez de León (1080-1130) et son fils Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) -Alfonso deviendra le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I
Afonso Henriques sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
Nous sommes dans le verset 42 du chant III à la veille de cette bataille entre Alphonse Ier et les maures sur les bords du Tage.
Dans le verset 43, la bataille se prépare et Luis de Camoes insiste sur la disproportion des forces en présence. Les Lusitaniens sont en nombre, dit Camoes, cent fois moins nombreux.
Mais les Chrétiens, « povo batizado« , sont si concentrés et recueillis dans leur foi que tout reste possible.
Dans le verset 44, Camoes présente les forces Maures, les cinq rois Maures Almoravides et notamment Ismar / Esmar.
Sonnet 45, nous étions au petit matin froid de la bataille.
Sonnets 45 & 46, Camoes évoque le miracle d’Ourique, le Christ apparaît dans toute sa splendeur et sa majesté à Alphonse Ier.
Sonnet 47, Camoes compare les stratégies des deux camps à un combat d’animaux : le léger chien agile, les Portugais, contre le gros taureau puissant et lourd, les Sarrasins.
Sonnet 48, l’armée d’Alphonse survolté se met en branle et le combat dans un immense fracas commence.
Sonnet 49, Camoes brosse le portrait d’une campagne en feu faisant fuir les paysans. La place est purifiée par les flammes et prête au dénouement final. La présence de Borée ajoute bien à cette soif du combat, cette envie inextinguible d’en découdre (« l’on regardoit ce vent comme donnant de l’appétit » précise d’Alembert, cf. note ci-dessous)
Sonnets 50 & 51, les forces s’affrontent. Malgré la puissance de la cavalerie mauresque, les lances portugaises déciment les positions ennemies.
Sonnet 52, les maures commencent à plier. Camoes évoque la fin du combat avec de nombreux détails sur les membres et sur les couleurs. Les corps sont découpés et démembrés – toutes les couleurs virent à une seule et unique teinte : le rouge carmin.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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La Bataille d’Ourique
Domingos Sequeira

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« Cabeças pelo campo vão saltando
« Des têtes dévalent sur le champ de bataille
 
Braços, pernas, sem dono e sem sentido;
Des bras, des jambes, sans tronc jonchent le sol ;
E doutros as entranhas palpitando,
 Et d’autres aux entrailles palpitantes,
Pálida a cor, o gesto amortecido.
Aux pâles couleurs, aux gestes assourdis.
Já perde o campo o exército nefando;
Déjà le camp des infâmes ploie ;
Correm rios de sangue desparzido,
 Des rivières de sang s’y déversent,
Com que também do campo a cor se perde,
Le terrain  également change de couleur,
Tornado carmesi de branco e verde.
Le blanc et le vert ont viré au carmin.

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La vision de D. Afonso Henriques
Frei Manuel dos Reis

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-52 CAMOES LUSIADES III-52
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-52 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-52 LES LUSIADES II-52
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-52

OS LUSIADAS II-52

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  52
Strophe 52

II-52

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

LES LUSIADES II-52
OS LUSIADAS II-52

 

« Vereis a fortaleza sustentar-se
« Vous verrez résister la forteresse
De Cananor, com pouca força e gente;
De Cannanore, avec peu de force et de gens ;
E vereis Calecut desbaratar-se,
Et vous verrez Calicut tomber,
Cidade populosa e tão potente:
ville si peuplée et si puissante :
E vereis em Cochim assinalar-se
Et vous verrez à Cochin Duarte Pacheco,
  Tanto um peito soberbo e insolente,
Superbe et insolent poitrine,
Que cítara jamais cantou vitória,
Que jamais Cithare n’accompagna de victoire,
 Que assim mereça eterno nome e gloria.
Qui mérite tant un renom éternel que la gloire.

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os-lusiadas-les-lusiades-ii-52-artgitato-canonor-georg-braun-e-frans-hogenberg-civitates-orbis-terrarumCanonor –
Fortaleza de Cananor
Forteresse de Cannanore
Georg Braun e Frans Hogenberg
« Civitates orbis terrarum » –  vol. I, 1572

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-52
OS LUSIADAS II-52

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 52- Verso 52

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 52
Strophe 52

I-52

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

« E por mandado seu, buscando andamos
« Et il nous a envoyés, nous demandant de marcher
 A terra Oriental que o Indo rega;
Sur la terre Orientale qui irrigue l’Indus ;
 Por ele, o mar remoto navegamos,
Pour lui, la mer nous avons navigué,
 Que só dos feios focas se navega.
Que seuls des phoques monstrueux habitaient.
 Mas já razão parece que saibamos,
Mais c’est raison  déjà que nous sachions,
  Se entre vós a verdade não se nega,
Si entre vous la vérité ne niez pas,
Quem sois, que terra é esta que habitais,
Qui vous êtes, quelle est cette terre où vous habitez,
Ou se tendes da Índia alguns sinais? »
Ou si vous connaissez les signes de l’Inde? « 

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane