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LE SACRIFICE DE FERDINAND DE PORTUGAL – OS LUSIADAS IV-53 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Codro, porque o inimigo não vencesse

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FERDINAND DE PORTUGAL

Ferdinand de Portugal traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-53 LES LUSIADES IV-53
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-53
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Ferdinand de Portugal Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Ferdinand de Portugal
Ferdinand de Portugal (1402-1443)


FERDINAND DE PORTUGAL
1402  – 1443

LE COURAGE DE FERDINAND LE BIENHEUREUX

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LE SACRIFICE DE CODROS

Domenico Beccafumi, Le Sacrifice de Codros, roi d’Athènes, 1529-1535, Palazzo Pubblico à Sienne

Codros apprend d’un oracle que la victoire, dans la guerre qui oppose les Doriens et les Athéniens, reviendrait au peuple dont le chef serait tué en premier. Codros décide alors de se sacrifier en se jetant dans la bataille pour y succomber avant le chef dorien.

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Le retour de Regulus à Carthage par Andreis Cornelis Lens (1791)

LE SACRIFICE DE REGULUS
Marcus Atilius Regulus (consul en -267)

« Tombé au pouvoir des Carthaginois, il est envoyé à Rome pour proposer l’échange des prisonniers. Prisonnier lui-même, il se considère comme indigne d’entrer dans la ville, dans sa propre maison. Introduit avec l’ambassadeur carthaginois dans le temple de Belloné, il refuse de s’asseoir à là place qu’il avait occupée comme consul ; son fils, par piété filiale, veut rester debout comme lui, et Régulus gémit de son peu de patriotisme. Puis, il s’oppose fortement à l’échange, et pourtant, si cet échange ne se fait pas, il a promis de retourner à Carthage, où l’attendent les plus cruels supplices. « Ces barbares, dit-il aux sénateurs, m’ont cru assez lâche pour vous trahir par crainte. Ah ! cet outrage est plus cruel que tous les tourments. Vengez-moi, sénateurs, etc. » Le consul Manlius lui répond : « Je ne sais de quel côté le péril est le plus grand, ou de ne pas suivre ton conseil, ou de perdre un citoyen capable de donner un si grand conseil. »

Pierre Larousse
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
As-At – Attilius
Administration du grand dictionnaire universel, 1866

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LE SACRIFICE DE FERDINAND DE PORTUGAL

« Codro, porque o inimigo não vencesse,

« Codros, afin que ne soit pas victorieux l’ennemi,
Deixou antes vencer da morte a vida;
Préfère résolument la mort à la vie ;
Régulo, porque a pátria não perdesse,
Regulus, pour que la patrie ne soit pas perdu,
Quis mais a liberdade ver perdida.
Préfère courageusement perdre sa liberté.
Este, porque se Espanha não temesse,
De même, pour que l’Espagne ne souffre plus,
Ao cativeiro eterno se convida:
 Ferdinand se donne à une éternelle captivité :
Codro, nem Cúrcio, ouvido por espanto,
Ni Codros, ni Curce, tellement engagés pourtant,
Nem os Décios leais fizeram tanto.
Ni les loyaux Décius n’en firent jamais autant.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Ferdinand de Portugal Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Ferdinand de Portugal Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

FERDINAND DE PORTUGAL

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES


Camoes Canto III

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-53 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-53 LES LUSIADES III-53
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-53

OS LUSIADAS III-53

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 53
Strophe 53

III-53

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-53
LES LUSIADES III-53

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Précisions historiques

Camoes évoque, par l’intermédiaire de la voix de Vasco de Gama, la guerre entre Thérèse de León – Teresa Alfónsez de León (1080-1130) et son fils Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) -Alfonso deviendra le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I
Afonso Henriques sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
Nous sommes dans le verset 42 du chant III à la veille de cette bataille entre Alphonse Ier et les maures sur les bords du Tage.
Dans le verset 43, la bataille se prépare et Luis de Camoes insiste sur la disproportion des forces en présence. Les Lusitaniens sont en nombre, dit Camoes, cent fois moins nombreux.
Mais les Chrétiens, « povo batizado« , sont si concentrés et recueillis dans leur foi que tout reste possible.
Dans le verset 44, Camoes présente les forces Maures, les cinq rois Maures Almoravides et notamment Ismar / Esmar.
Sonnet 45, nous étions au petit matin froid de la bataille.
Sonnets 45 & 46, Camoes évoque le miracle d’Ourique, le Christ apparaît dans toute sa splendeur et sa majesté à Alphonse Ier.
Sonnet 47, Camoes compare les stratégies des deux camps à un combat d’animaux : le léger chien agile, les Portugais, contre le gros taureau puissant et lourd, les Sarrasins.
Sonnet 48, l’armée d’Alphonse survolté se met en branle et le combat dans un immense fracas commence.
Sonnet 49, Camoes brosse le portrait d’une campagne en feu faisant fuir les paysans. La place est purifiée par les flammes et prête au dénouement final. La présence de Borée ajoute bien à cette soif du combat, cette envie inextinguible d’en découdre (« l’on regardoit ce vent comme donnant de l’appétit » précise d’Alembert, cf. note ci-dessous)
Sonnets 50 & 51, les forces s’affrontent. Malgré la puissance de la cavalerie mauresque, les lances portugaises déciment les positions ennemies.
Sonnet 52, les maures commencent à plier. Camoes évoque la fin du combat avec de nombreux détails sur les membres et sur les couleurs. Les corps sont découpés et démembrés – toutes les couleurs virent à une seule et unique teinte : le rouge carmin.
Sonnet 53, la victoire des Portugais est là. Voici venu le repos du guerrier roi devant les troupes Maures conquises.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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La Bataille d’Ourique
Domingos Sequeira

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« Já fica vencedor o Lusitano,
« Les vainqueurs Lusitaniens portent
Recolhendo os troféus e presa rica;
Les trophées et d’importantes richesses ;
Desbaratado e roto o Mauro Hispano,
Ayant écrasé les Maures d’Espagne
Três dias o grão Rei no campo fica.
Pendant trois jours, le grand Roi se pose dans le camp.
Aqui pinta no branco escudo ufano,
C’est là qu’il appose sur son célèbre écu blanc,
Que agora esta vitória certifica,
Qui maintenant atteste cette victoire,
Cinco escudos azuis esclarecidos,
Les cinq boucliers azurés distincts,
Em sinal destes cinco Reis vencidos,
Afin de rappeler ces cinq Rois par lui défaits,

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La vision de D. Afonso Henriques
Frei Manuel dos Reis

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-53 CAMOES LUSIADES III-53
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-53 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-53 LES LUSIADES II-53
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-53

OS LUSIADAS II-53

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  53
Strophe 53

II-53

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

LES LUSIADES II-53
OS LUSIADAS II-53

 

« Nunca com Marte instructo e furioso,
« Jamais avec Mars furieux,
  Se viu ferver Leucate, quando Augusto
Nous n’avons vu Leucate bouillir quand Auguste
Nas civis Actias guerras animoso,
Dans les guerres civiles d’Actium,
O Capitão venceu Romano injusto,
L’injuste Capitaine romain vainqueur
Que dos povos da Aurora, e do famoso
Des peuples de l’Aurore, du célèbre
Nilo, e do Bactra Cítico e robusto
Nil et du robuste Bactres du pays des Scythes,
 A vitória trazia, e presa rica,
Apportait et la victoire et la riche prise,
 Preso da Egípcia linda e não pudica.
Prisonnier de Cléopâtre, la belle Egyptienne impudique.

os-lusiadas-ii-53-les-lusiades-artgitato-luis-de-camoes-peigne-greco-scythe-en-or-kourgane-de-soloha

Peigne gréco-scythe en or
Kourgane de Soloha
IVe siècle avant J-C.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-53
OS LUSIADAS II-53

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 53- Verso 53

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 53
Strophe 53

I-53

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

« Somos, um dos das ilhas lhe tornou,
«Nous sommes, l’un des îles ainsi répondit,
  Estrangeiros na terra, Lei e nação;
Étrangers à ce pays, à leur  Loi et à leur Nation ;
Que os próprios são aqueles, que criou
  Qui se sont propres à ceux d’ici, qui sont
A natura sem Lei e sem razão.
D’une nature sans Loi et sans Raison.
  Nós temos a Lei certa, que ensinou
Nous sommes pour la Loi véritablecelle enseignée
 O claro descendente de Abraão
Par la céleste descendance d’Abraham
 Que agora tem do mundo o senhorio,
  Qui est maintenant le seigneur du monde,
    A mãe Hebréia teve, e o pai Gentio.
D’une mère parlant l’Hébreu et d’un père païen.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane