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Cathédrale de la Vierge Marie KUALA LUMPUR

Pelancongan di Malaysia
Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE

 




 

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吉隆坡
Куала-Лумпур

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Cathédrale de la Vierge Marie

Construite en 1894
Cathédrale depuis 1983

« Celui que la grandeur remplit de son ivresse,
Relit avec plaisir ses titres de noblesse :
Ainsi le vrai chrétien recueille avec ardeur,
Les preuves de sa loi, titres de sa grandeur.
Lui-même il a besoin d’affermir son courage ;
Il n’est point ici bas de clarté sans nuage :
La colonne qui luit dans ce désert affreux,
Tourne aussi quelquefois son côté ténébreux.
Puissent mes heureux chants consoler le fidèle
Et puissent-ils aussi confondre le rebelle !... »

LA RELIGION
Louis Racine
Chant I

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Cathédrale de la Vierge Marie

« Dans vos vastes déserts il sème la lumière,
Ainsi que dans nos champs il sème la poussière.
Toi qu’annonce l’aurore, admirable flambeau,
Astre toujours le même, astre toujours nouveau,
Par quel ordre, ô soleil, viens-tu du sein de l’onde
Nous rendre les rayons de ta clarté féconde ?
Tous les jours je t’attends, tu reviens tous les jours :
Est-ce moi qui t’appelle, et qui règle ton cours ?
Et toi dont le courroux veut engloutir la terre,
Mer terrible, en ton lit quelle main te resserre ?
Pour forcer ta prison tu fais de vains efforts ;
La rage de tes flots expire sur tes bords…« 

LA RELIGION
Louis Racine
Chant I








« Le roi pour qui sont faits tant de biens précieux,
L’homme élève un front noble, et regarde les cieux.
Ce front, vaste théâtre où l’âme se déploie,
Est tantôt éclairé des rayons de la joie,
Tantôt enveloppé du chagrin ténébreux.
L’amitié tendre et vive y fait briller ces feux ;
Qu’en vain veut imiter dans son zèle perfide
La trahison, que suit l’envie au teint livide.
Un mot y fait rougir la timide pudeur… »

LA RELIGION
Louis Racine
Chant I

« …Mais il n’a plus besoin de foi ni d’espérance :
Un éternel amour en est la récompense.
Sainte religion, qu’à ta grandeur offerts
Jusqu’à ce dernier jour puissent durer mes vers !
D’une muse, toujours compagne de ta gloire,
Autant que tu vivras fais vivre la mémoire.
La sienne… qu’ai-je dit ? Où vais-je m’égarer ?
Dans un cœur tout à toi l’orgueil veut-il entrer ?
Sois de tous mes désirs la règle et l’interprète :
Et que ta seule gloire occupe ton poète. »

LA RELIGION
Louis Racine
Chant VI

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Cathédrale de la Vierge Marie

Bollywood Movies eighties – Songs & Movie – Evolution 1980-1989

 BOLLYWOOD Movies eighties
बॉलीवुड
Songs & Movie
गाने  – फ़िल्म
Les années 80 : 1980-1989 -Eighties

L’EVOLUTION DES CHANSONS INDIENNES DANS LE CINEMA DES ANNEES 80

1980

Aap To Aise Na The  आप तो ऐसे ना थे  d’Usha Khanna
Avec Raj Babbar, Ranjeeta Kaur, Deepak Parashar, Madan Puri, Om Shivpuri
“ Tu Is Tarah Se Meri Zindagi Mein Shamil Hai” chanté par Hemlata

Abdullah de Sanjay Khan  संजय ख़ान
Avec Raj Kapoor,  Sanjay Khan, Zeenat Aman, Danny Denzongpa « Bheega Badan Jalne Laga »   chanté par Asha Bhonsle

Karz de Subhash Ghai (né en 1945)
Avec Rishi Kapoor, Tina Munim, Simi Garewal, Raj Kiran, Pran, Pinchoo Kapoor, Mac Mohan
“Tu Kitne Baras Ki” chanté par Kishore Kumar et  Lata Mangeshkar

 1981

Kranti क्रांति (Révolution) de Manoj Kumar
Avec Manoj Kumar, Dilip Kumar, Shashi Kapoor, Hema Malini, Shatrughan Sinha, Parveen Babi, Sarika, Prem Chopra, Madan Puri, Paintal
« Zindagi Ki Na Toote Ladi” Chanté par Lata Mangeshkar et Nitin Mukesh

Pyaasa Sawan de Dasari Narayana Rao
Avec Jeetendra , Reena Roy,  Vinod Mehra , Moushmi Chatterji, Madan Puri, Ashalata Wabgaonkar
« Megha Re Megha Re » chanté par Lata Mangeshkar et Suresh Wadkar

Pyaasa Sawan de Dasari Narayana Rao
« Tera Saath Hai To » chanté par Lata Mangeshkar

Silsila de Yash Chopra (1932 – 2012)
Avec  Shashi Kapoor,  Amitabh Bachchan,  Jaya Bachchan, Rekha, Sanjeev Kumar
“Sar Se Sarke Sar ki Chunariya” chanté par Lata Mangeshkar et Kishore Kumar

Umrao Jaan امراؤ جان, –  उमराव जान de Muzaffar Ali
Avec Rekha, Farooq Shaikh, Naseeruddin Shah, Umme Farwa, Shaukat Kaifi, Raj Babbar
“In Aankhon Ki Masti Ke” chanté par Asha Bhosle

1982

Nadiya Ke Paar नदिया के पार  de Govind Munis
Avec Sachin, Sadhana Singh, Mitali, Leela Mishra, Inder Thakur, Ram Mohan, Sheela David
« Gunja Re Chandan » chanté par Hemlata et  Suresh Wadkar

Nadiya Ke Paar नदिया के पार  de Govind Munis
« Kaun Disha Me Leke Chala Re Batohiya » chanté par Hemlata et  Jaspal Singh

Khud-Daar  खुद्दार  de Ravi Tandon  रवि टंडन
Avec Amitabh Bachchan, Parveen Babi, Sanjeev Kumar, Vinod Mehra, Tanuja, Bindiya Goswami, Prem Chopra
“Angrezi Mein Kehte Hain” chanté par Kishore Kumar et  Lata Mangeshkar

Ghazab de C.P. Dixit
Avec Dharmendra, Rekha, Ranjeet, Madan Puri, Jagdeep, Aruna Irani, Praveen Kumar
« Ae Hawa Yeh Bata Ae Ghata Yeh Bata » chanté par  Lata Mangeshkar

 1983

Bade Dil Wala (Kind Hearted ) de Bhappi Sonie (1928 – 2001)
Avec Rishi Kapoor, Tina Munim, Sarika, Madan Puri
« Aaj Kahin Na Ja » chanté par Lata Mangeshkar et Kishore Kumar

  1984

Jeene Nahi Doonga  de  Raj Kumar Kohli
Avec  Dharmendra, Anita Raj, Shatrughan Sinha
« « Tum Yaad Na Aaya Karo » chanté par Shabbir Kumar et Lata Mangeshkar

Naya Kadam de K. Raghavendra Rao (né  Kovelamudi Raghavendra Rao)
Avec Rajesh Khanna, Padmini Kolhapure, Sridevi, Jayapradha, Ranjeet, Asrani, Kadar Khan, Om Shivpuri
“Phool Jahan Jahan” chanté par Kishore Kumar et  Asha Bhonsle

Haisiyat  de Narayana Rao Dasari
Avec  Jeetendra, Jayapradha, Pran, Shakti Kapoor
“Dheere Dheere Subah Huyi” chanté par K. J. Yesudas

1985

Lallu Ram de Shiv Kumar
Avec Urmila Bhatt, Vyjayanti Chavan, Gajendra Chouhan, Gauri
« Happy Birthday To You” chanté par Asha Bhosle

Yudh de Rajiv Rai (né en 1955)
Avec Jackie Shroff, Anil Kapoor, Tina Munim, Nutan,Danny Denzongpa
« Kya Hua Kya Nahi” chanté par Amit Kumar et  Asha Bhosle

 1986

Aakhree Raasta de Bhagyaraj (Bhagya Raj)
Avec Amitabh Bachchan, Sridevi, Jayapradha, Anupam Kher, Dalip Tahil,  Roop Kumar Sahay, Sadashiv Amrapurkar, Bharat Kapoor, Om Shivpuri, Viju Khote
 » Gori Ka Saajan Saajan Ki Gori” chanté par Mohammad Aziz et S. Janaki

Swati de Kranthi Kumar
Avec Meenakshi Sheshadri, Shashi Kapoor, Sharmila Tagore, Madhuri Dixit, Vinod Mehra, Akbar Khan, Sarika
“Main Tere Saath Hoon” chanté par Manhar Udhas et  Kavita Krishnamurthy

Jaan Ki Baazi de Ajay Kashyap
Avec Sanjay Dutt, Anita Raj, Anuradha Patel, Gulshan Grover
« Teri Yaad Aa Gayee » chanté par Mohammed Aziz et  Asha Bhosle

Mera Haque  de Ajay Kashyap
Avec Sanjay Dutt, Anita Raj, Gulshan Grover, Bindu, Shakti Kapoor
« Mehbooba O Mehbooba” chanté par Shabbir Kumar

 1987

Mr. India  de Shekhar Kapur (né en 1945)
Avec Anil Kapoor, Sridevi, Amrish Puri, Satish Kaushik, Annu Kapoor, Sharat Saxena, Ajit Vachani, Ashok Kumar, Anjan Srivastav
« I Love You” chanté par Kishore Kumar et  Alisha Chinai

 1988

Qayamat Se Qayamat Tak (From Doom to Doom) de Mansoor Khan
Avec Aamir Khan, Juhi Chawla, Goga Kapoor, Dalip Tahil, Ravindra Kapoor
« Papa Kehte Hain Bada Naam Karega » chanté par Udit Narayan

Qayamat Se Qayamat Tak (From Doom to Doom) de Mansoor Khan
« Ae Mere Humsafar » chanté par Udit Narayan et Alka Yagnik

 1989

Chandni चांदनी (Moonlight) de Yash Raj Chopra  यश राज चोपड़ा) (1932 –2012)
Avec Sridevi, Rishi Kapoor, Vinod Khanna, Waheeda Rehman, Sushma Seth, Mita Vasisht, Achala Sachdev, Beena Banerjee
“Chandni O Meri Chandni” chanté par Jolly Mukherjee et  Sridevi

Chandni चांदनी (Moonlight) de Yash Raj Chopra
“Parbat Se Kali Ghata Takrai” chanté par Asha Bhosle et Vinod Rathod

 

TEMPO DI VIAGGIO (TARKOSKI & GUERRA) : LA JALOUSIE DE L’ART

Andreï Tarkovski
& Tonino Guerra
Tempo di Viaggio (1983)

LA JALOUSIE DE L’ART

 Le visage d’Andreï et la voix de Toni, Tonino Guerra. Ce visage qui se cache d’un soleil trop ardent quand la voix parle de voyages, de notes et de listes. Cette voix de Toni qui s’envole dans les airs et libère  ses mots dans la légèreté de l’été. Est-elle triste ? Oui et non. Est-elle belle ? Oui, elle est belle comme est splendide Sorrente qui s’offre sans se donner.

Tempo di Viaggio

DANS LE CREUX DES VERS

La réalité s’immisce dans le creux du vers, dans le velouté et les rondeurs des coteaux italiens, sur les rondeurs d’une fausse nonchalance du poème. Un poème qui renvoie Andreï à sa Russie et à son père, loin là-bas. Si loin ? Les mots de russe se mélangent à l’italien, sans se fracasser. A la limite des mots, s’ouvre le voyage. Ce sont les mots qui le permettent. Les mots s’envolent et circulent du fauteuil à la terrasse. Si bien que le livre peut bien se livrer nu, fragile et puissant, ouvrant son corps aux vents, clamant sa liberté au pied de la cage. Un vent léger fait basculer un luminaire. Ce sont les mots qui passent et repassent, se donnent et ne se rendent pas ; ils gardent une saveur unique et nous partons un peu plus bas. Nous revoyons les images du mystérieux Nostalghia et nous entrons par les portes entrebâillées du road movie.   

LA FORCE D’UN ULYSSE

Les impressions paraissent confuses, telle une brume en hiver, mais ce ne sont que des impressions. Fugaces et précaires. Elles ne se mettent jamais à vif, les impressions. Elles temporisent et donnent une couleur pastel à l’instant. Et ces sensations semblent altérer le temps et l’espace. Elles résistent au néant, au chaos, au rien. Elles font que demain, des souvenirs seront possibles, que les futurs s’ébaucheront et que les rencontres s’emballeront. Entre la beauté de Capri et la fusion de l’énergique Naples. Entre Naples et Pompéi, entre l’agitation chaude des rues et le calme de l’après catastrophe. Le temps se mélange enfin à l’espace, comme dans un point unique, qui pourrait être l’archipel Li Galli, repère des sirènes, où la vie s’arrête, brisée sur des rochers que portent les voix angéliques et diaboliques. La voix ici n’est pas neutre. C’est une voix qui dévore, qui ingère. Il faut la force d’un Ulysse ou le talent d’Andreï pour y échapper.

La chaleur encore se pose et Andreï ne l’aime pas, elle le transperce. Chaque rayon en aiguille, longue et pénétrante, se transforme. Ce n’est plus une superficialité

UNE ARCHITECTURE DECIDEMENT TROP BELLE

Des paysages qui parlent de lui. Telle la vallée des Truli qui lui rappelle la Russie. Une ligne de cet horizon et des vallées que l’on croit être des tas de farine. Le Quichotte voyait bien des moulins dans son pays ibérique. Dans ces espaces, les lignes se mélangent et s’interpénètrent, le temps s’amuse encore.

Tarkosvki Tempo di Viaggio

Andreï toujours, tel un animal apeuré par le soleil, se blottit contre le mur.

AMALFI ! ATRANI ! FURORE !

Nous longeons des  côtes, chaussées par les dieux, du golfe de Salerne, sages dans le soleil puissant et envoûtant, et découpées comme les oreilles du diable. Une côte amalfitaine belle, décidèment trop belle, trop photogénique,  trop touristique. Le temps du voyage n’est pas celui du farniente et des vacances. Le cœur n’est pas au travail, mais l’œil veille encore. Il ne faut pas perdre la boussole et tenir le cap. Amalfi, là où les marins pour la première fois utilisèrent cette boussole, à force, peut-être, de se perdre dans le dédale de ses rues anciennes ;  plonger des montagnes et courir sur Atrani où l’on aperçoit et la mer et la crique et l’église, ou la Furore, magnifique, plein de mystère où s’attardent Andreï et Toni à regarder les bateaux et à laisser partir la caméra là-bas, loin après que le vieux pont enjambe fièrement les deux rives escarpées.

D’AVANT DANTE !

Au soleil, Andreï fait la grimace. Décidément, il ne s’habitue pas. Et il est temps de ne pas parler de tout. Ce tout qui a envahi de ses beautés la tête des deux artistes.

Tarkoski et Tonino Guerra

Il faut désormais élaguer, éliminer. Il faut laissez tomber Lecce et son baroque, ses bizarreries. Laisser tomber seulement car oublier est impossible. Personne ne peut oublier la Basilica di Santa Croce, personne, son foisonnement, ses courbes et sa blancheur, l’imposante rosace de la façade. Personne. Mais Andreï vient en repérage pour un film et non pour un documentaire. Son œuvre à lui impose et s’impose. Tout le monde attendra de voir les magnifiques quarante-huit colonnes, celles qui datent d’avant Dante. Eh non ! Le cadre ne doit pas être grandiose, de peur qu’il phagocyte le film. Andreï impose son point de vue à Tino. Et la voiture roule vers Lecce, roule vers la basilique. Vers ces aigles de pierre sur la proue de la façade s’en allant conquérir les âmes.  Vers cette pierre de Lecce à la fois fragile et résistante. A la fois douce et tonique, et qui brille dans les feux de l’Europe depuis des siècles. Et au fond de cette montagne blanche murît un arbre longiligne, un arbre qui parle forcément à l’âme d’Andreï. Un arbre couché, mais plein de vie, sur lequel se développent, en mosaïques infinies, des personnages et des contes.

Et Andreï, petit short blanc improbable et jambes longilignes et blêmes, se protège au milieu de ce baroque foisonnant.

Nous traversons, côté Adriatique, pour nous retrouver dans les Pouilles. Nous quittons les lignes accidentées pour se calmer auprès des plaines de Tavoliere delle Puglie. Une route fuit à travers une musique populaire et des maisons blanches, au sein des murets de pierre, au seuil des champs à foison. L’entrée de Locorotondo sur son rocher, qui trône, dans toute sa largeur et sa hauteur. Sa limitation à 50 km/h et son interdiction de klaxonner, que personne, certainement ne respecte. La musique s’accélère et cesse d’un coup comme pour donner un volume, une structure à la ligne. Le calme d’un patio. Un oiseau factice dans la brise légère. D’autres oiseaux en bois dans une case.

L’ART EST JALOUX

La Madone del Parto, des reproductions, un rouge qui n’existe pas. La tension avec le mur.

Andreï a chaud, encore. Le soleil l’agresse, il cache son visage afin de protéger ses yeux. Toni est dans son élément. Sa main passe sur ses cheveux et attrape le cou. Andreï grimace en tournant les pages. Toni ne croit pas que la poésie puisse se traduire, que les tableaux puissent se reproduire sur des pages. L’art est jaloux. Mystères, formes et silences…

Andreï à l’ombre, assis par terre, lit. Toni lit des requêtes de jeunes personnes pour Andreï. Que lui ont-ils apporté ? Alexandre Dovjenko, la Terre, la poésie ;  l’ascétisme et la simplicité de Robert Bresson ; Antonioni, l’avventura, le sens de l’action pure ; la générosité de Fellini ; Mizoguchi et tous les autres. Ils sont nombreux qui irriguent chaque souffle d’Andreï.

L’IMAGINAIRE, TOUJOURS PLUS FORT

Quelle importance accorder à l’ensemble de ces beautés souveraines et éternelles. Andreï pense que l’essentiel, c’est le voyage qu’il fait en lui-même. C’est l’essentiel. En lui-même des projets aussi. Des films qui ne verront jamais le jour et qui resteront dans l’aube de l’âme. Les films qui sont restés à l’état de projet, ceux qui n’ont pas pu être réalisés, permettent au réalisateur de rester libre. Avoir des idées que l’on garde en réserve, même si on ne peut les filmer. Une fin à la Jeanne d’Arc. Un arbre, le feu, puis plus rien. Une mère morte et un fils à la recherche de la tombe. Un fils qui porte la pierre tombale comme d’autres portent leur croix. La quête impossible. Cette boucle qui ne se boucle pas. Et l’imaginaire toujours plus fort, toujours vainqueur. Celui qui plante la pierre sur une tombe au hasard et qui y croit dur comme fer.

Aller loin, au-delà, dans l’évidence. Ne pas se conformer ou s’enfermer dans le genre, dans un genre, n’importe lequel. Un film de science-fiction ne doit pas se servir des codes de ce genre. C’est pour cela qu’Andreï préfère Stalker à Solaris.

«  Pour moi, le cinéma est un art qui peut tout exprimer, le tragique, le comique, la tristesse ou la gaieté. C’est comme cela qu’il reflète la vie. Je m’applique à éliminer le moindre signe qui permettrait de l’assimiler à un genreIl faut apprendre à se mettre au service du cinéma, sans se sacrifier»

Jacky Lavauzelle