Archives par mot-clé : 1894

NEIGE – Poème d’Innokenti Annenski – 1910 – Иннокентий Анненский – Снег

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Innokenti Fiodorovitch Annenski
Innokentiy Fyodorovich Annensky

Innokenti Annenski
Иннокентий Анненский

Подражание И. Ф. Анненскому
Инноке́нтий Фёдорович А́нненский
1er septembre 1855 – 13 décembre 1909

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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NEIGE
Снег

Publié dans
«Кипарисовый ларец»
(1910)
Le Coffret de cyprès

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Alekseï Savrassov, La Débâcle du printemps, Алексей Саврасов, весенний распад, 1894

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Полюбил бы я зиму,
J’adorerais l’hiver
Да обуза тяжка…
Si son fardeau n’était si sévère …
От нее даже дыму
Même l’épaisse fumée
Не уйти в облака.
Dans les nuages ne peut entrer.

*

Эта резанность линий,
Des lignes si dessinées,
Этот грузный полет,
Ce vol épais
Этот нищенски синий
Ce bleu décharné
И заплаканный лед!
Et de la glace en larmes boursoufflée !

*

Но люблю ослабелый
Mais j’aime les faiblesses
От заоблачных нег —
Du bonheur céleste –
То сверкающе белый,
Soit blanc étincelant
То сиреневый снег…
Soit neige lilas …

*

И особенно талый,
Et surtout la voir fondante,
Когда, выси открыв,
Quand, s’ouvrant à son sommet,
Он ложится усталый
Elle se découvre alors fatiguée
На скользящий обрыв,
Sur une falaise glissante,

*

Точно стада в тумане
Comme des troupeaux dans la nuée,
Непорочные сны —
Des rêves immaculés –
На сомнительной грани
Au bord de l’effacement
Всесожженья весны.
Offerts aux brûlures du printemps.

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1910

LA POÉSIE DE VIATCHESLAV IVANOV – Поэзия Вячеслава Иванова

Sergueï Svetoslavski,  Сергей Иванович Светославский , Vue de la fenêtre de l’Académie des Beaux-Arts de Moscou, 1878

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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VIATCHESLAV IVANOV
Вячеслав Иванович Иванов

16 février 1866 Moscou – 16 juillet 1949 Rome
16 февраля 1866 г. Москва – 16 июля 1949 г. Рим

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Poésie de Viatcheslav Ivanov

Поэзия Вячеслава Иванова

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1890

L’ESPRIT RUSSE
Русский ум

Своеначальный, жадный ум, —
L’esprit russe puissant et avide,
Как пламень, русский ум опасен
Dangereux comme une flamme

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Ivan Aïvazovski, Иван Айвазовский, Chaîne du Caucase vue de la mer,Кавказская цепь с моря, 1894

1891

VAGABONDS ET STATUES
Странник и Статуи

« Дети Красоты невинной!
« Enfants à l’innocente beauté !
В снежной Скифии, у нас,
Dans la Scythie enneigée, avec nous,

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Peigne gréco-scythe en or
Kourgane de Soloha
IVe siècle avant J.-C.
Musée de l’Ermitage

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Панацея
PANACÉE

Кто — скорбит по езуите,
Qui pleurent un Ésus ,
Кто — зовет в страну царей:
Qui appellent le pays des rois :

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Taranis avec roue et foudre
Musée d’Archéologie nationale
Saint-Germain en Laye

1901

Любовь
AMOUR

Мы — два грозой зажженные ствола,
Nous sommes deux troncs éclairés par l’orage,
Два пламени полуночного бора;
Au cœur de la forêt, deux flammes de minuit ;

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1902

L’ESPRIT
Дух

Над бездной ночи Дух, горя,
L’Esprit, au-dessus de l’abîme misérable de la nuit,
Миры водил Любви кормилом;
Sur les mondes laisse conduire l’Amour ;

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1906

LA PÊCHE
Улов

Обнищало листье златое.
Dorée se trouvait la feuille mendiante et appauvrie.
Просквозило в сенях осенних
A travers la canopée d’automne

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Arkhip Kouïndji, Архип Куинджи, Coucher de soleil rouge, Красный закат ou Красный закат на Днепре, 1908

1909

APOLLON
APOLLINI

Когда вспоит ваш корень гробовой
Quand ta racine s’est nourrie
Ключами слез Любовь, и мрак суровый,
De lourdes larmes d’Amour et de sombres ténèbres,

Apollon et Daphné, Piero Pollaiuolo, 1470, 1480, National Gallery, Londre
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Вячеслав Иванов с Лидией Зиновьевой-Аннибал. Фото из Римского архива Вяч. Иванова
Ivanov avec Lydia Zinovieva-Annibal
Photo de l’archive romaine Vyach. Ivanova
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L’ESPRIT RUSSE – Poème de Viatcheslav Ivanov – 1890 – Поэзия Вячеслава Иванова – Русский ум

Ivan Aïvazovski, Иван Айвазовский, Chaîne du Caucase vue de la mer,Кавказская цепь с моря, 1894

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POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Viatcheslav Ivanov
Поэзия Вячеслава Иванова


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VIATCHESLAV IVANOV
Вячеслав Иванович Иванов

16 février 1866 Moscou – 16 juillet 1949 Rome
16 февраля 1866 г. Москва – 16 июля 1949 г. Рим

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’ESPRIT RUSSE
1890
Русский ум

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Своеначальный, жадный ум, —
L’esprit russe puissant et avide,
Как пламень, русский ум опасен
Dangereux comme une flamme
Так он неудержим, так ясен,
Si fougueux et si clair,
Так весел он — и так угрюм.
Si joyeux – et pourtant si sombre.

*

Подобный стрелке неуклонной,
Comme une stable flèche compacte
Он видит полюс в зыбь и муть,
Il voit le pôle dans la houle et la lie,
Он в жизнь от грезы отвлеченной
A travers des rêves abstraits
Пугливой воле кажет путь.
D’une ferme volonté il trace sa route.

*

Как чрез туманы взор орлиный
Comme un aigle à travers les brumes
Обслеживает прах долины,
Sondant la poussière des vallées,
Он здраво мыслит о земле,
Scrutant avec raison la terre,
В мистической купаясь мгле.
Dans un épais brouillard mystique.

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1890

Вячеслав Иванов с Лидией Зиновьевой-Аннибал. Фото из Римского архива Вяч. Иванова
Ivanov avec Lydia Zinovieva-Annibal
Photo de l’archive romaine Vyach. Ivanova
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LES FLEURS DE LA NUIT -POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – 1894 – Поэзия Зинаиды Гиппиус – Цветы ночи

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
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Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LES FLEURS DE LA NUIT
1894
Цветы ночи
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О, ночному часу не верьте!
Ô, je ne crois pas à la nuit !
Он исполнен злой красоты.
Pleine de beauté diabolique.
В этот час люди близки к смерти,
À cette heure-ci, les gens sont proches de la mort,
Только странно живы цветы.
Seules les fleurs étrangement sont en vie.

*

Темны, теплы тихие стены,
Les murs sont sombres et chauds
И давно камин без огня…
Et la cheminée longtemps est restée sans feu …
И я жду от цветов измены, —
Et j’attends des fleurs des trahisons,
Ненавидят цветы меня.
Car les fleurs me détestent.

*

Среди них мне жарко, тревожно,
Parmi elles, je transpire, anxieuse,
Аромат их душен и смел, —
Leur arôme est étouffant et audacieux,
Но уйти от них невозможно,
Mais je ne peux m’éloigner d’elles,
Но нельзя избежать их стрел.
Ne pouvant éviter leurs flèches.

*

Свет вечерний лучи бросает
La lumière du soir jette ses rayons
Сквозь кровавый шелк на листы…
À travers la soie ensanglantée des draps …
Тело нежное оживает,
Le corps tendre prend vie,
Пробудились злые цветы.
Les mauvaises fleurs se sont réveillées.

*

С ядовитого арума мерно
De l’arum toxique quelques
Капли падают на ковер…
Gouttes tombent sur le tapis …
Все таинственно, все неверно…
Tout est mystérieux, tout va mal …
И мне тихий чудится спор.
Une secrète dispute m’apparaît.

*

Шелестят, шевелятся, дышат,
Elles bruissent, bougent, respirent,
Как враги, за мною следят.
Comme des ennemis, elles me surveillent.
Все, что думаю, — знают, слышат
Tout ce que je pense, elles le savent, elles l’entendent
И меня отравить хотят.
Et elles veulent m’empoisonner.

*

О, часу ночному не верьте!
Ô, ne croyez pas l’heure de la nuit !
Берегитесь злой красоты.
Méfiez-vous de ces beautés maléfiques.
В этот час мы все ближе к смерти,
A cette heure nous nous rapprochons de la mort,
Только живы одни цветы.
Seules les fleurs sont vivantes.

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1894

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LES VAGUES DE TON CORPS — Poème de Marina Tsvétaïeva – Марина Ивановна Цветаева- 1923 – О путях твоих пытать не буду

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература

Русская поэзия


TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE


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Marina Tsvétaïeva – photo de Pierre Choumoff ( Пётр Ива́нович Шу́мов )

Marina Ivanovna Tsvetaïeva
Марина Ивановна Цветаева

poétesse russe
русская поэтесса
Moscou 26 septembre 1892 – Ielabouga 31 août 1941
26 сентября 1892, Москва — 31 августа 1941, Елабуга

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LES VAGUES DE TON CORPS
1923
О путях твоих пытать не буду
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Ramon Casas, Nu féminin, 1894, Sitges, musée Cau Ferrat

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О путях твоих пытать не буду,
Je ne vais pas torturer tes voies
Милая! — ведь всё сбылось.
Mon tendre aimé – tout est devenu réalité.
Я был бос, а ты меня обула
J’étais nue et tu m’as recouverte
Ливнями волос —
De tes cheveux –
И — слёз.
Et – de larmes.

*

Не спрошу тебя, какой ценою
Je ne te demanderai pas à quel prix
Эти куплены масла́.
Furent achetées ces huiles.
Я был наг, а ты меня волною
J’étais nue et tu m’as entourée des vagues
Тела — как стеною
De ton corps – comme une paroi
Обнесла.
Assaillie.

*

Наготу твою перстами трону
Mes doigts habillent ta nudité
Тише вод и ниже трав.
D’eaux calmes et d’herbes basses.
Я был прям, а ты меня наклону
J’étais rigide et tu m’as inclinée
Нежности наставила, припав.
Tendre inclinaison.

*

В волосах своих мне яму вырой,
Je creuse un trou dans tes cheveux,
Спеленай меня без льна.
Ne m’emmitoufle pas trop de lin.
— Мироносица! К чему мне миро?
– Saintes Femmes ! Pourquoi cette myrrhe ?
Ты меня омыла
Tu m’as lavée
Как волна.
Comme une vague.

***

31 августа 1923
31 août 1923

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Marina Tsvétaïeva – Marina Tsvetaeva – en 1924

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Poésie de Marina Tsvétaïéva
Поэзия Марины Чветаевой

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Cathédrale de la Vierge Marie KUALA LUMPUR

Pelancongan di Malaysia
Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE

 




 

 Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur
Melawat Kuala Lumpur
吉隆坡
Куала-Лумпур

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Cathédrale de la Vierge Marie

Construite en 1894
Cathédrale depuis 1983

« Celui que la grandeur remplit de son ivresse,
Relit avec plaisir ses titres de noblesse :
Ainsi le vrai chrétien recueille avec ardeur,
Les preuves de sa loi, titres de sa grandeur.
Lui-même il a besoin d’affermir son courage ;
Il n’est point ici bas de clarté sans nuage :
La colonne qui luit dans ce désert affreux,
Tourne aussi quelquefois son côté ténébreux.
Puissent mes heureux chants consoler le fidèle
Et puissent-ils aussi confondre le rebelle !... »

LA RELIGION
Louis Racine
Chant I

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Cathédrale de la Vierge Marie

« Dans vos vastes déserts il sème la lumière,
Ainsi que dans nos champs il sème la poussière.
Toi qu’annonce l’aurore, admirable flambeau,
Astre toujours le même, astre toujours nouveau,
Par quel ordre, ô soleil, viens-tu du sein de l’onde
Nous rendre les rayons de ta clarté féconde ?
Tous les jours je t’attends, tu reviens tous les jours :
Est-ce moi qui t’appelle, et qui règle ton cours ?
Et toi dont le courroux veut engloutir la terre,
Mer terrible, en ton lit quelle main te resserre ?
Pour forcer ta prison tu fais de vains efforts ;
La rage de tes flots expire sur tes bords…« 

LA RELIGION
Louis Racine
Chant I








« Le roi pour qui sont faits tant de biens précieux,
L’homme élève un front noble, et regarde les cieux.
Ce front, vaste théâtre où l’âme se déploie,
Est tantôt éclairé des rayons de la joie,
Tantôt enveloppé du chagrin ténébreux.
L’amitié tendre et vive y fait briller ces feux ;
Qu’en vain veut imiter dans son zèle perfide
La trahison, que suit l’envie au teint livide.
Un mot y fait rougir la timide pudeur… »

LA RELIGION
Louis Racine
Chant I

« …Mais il n’a plus besoin de foi ni d’espérance :
Un éternel amour en est la récompense.
Sainte religion, qu’à ta grandeur offerts
Jusqu’à ce dernier jour puissent durer mes vers !
D’une muse, toujours compagne de ta gloire,
Autant que tu vivras fais vivre la mémoire.
La sienne… qu’ai-je dit ? Où vais-je m’égarer ?
Dans un cœur tout à toi l’orgueil veut-il entrer ?
Sois de tous mes désirs la règle et l’interprète :
Et que ta seule gloire occupe ton poète. »

LA RELIGION
Louis Racine
Chant VI

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Cathédrale de la Vierge Marie

МЕДНЫЙ ВСАДНИК LE CAVALIER DE BRONZE POUCHKINE 1ère Partie Часть первая

МЕДНЫЙ ВСАДНИК
Poèsie de Pouchkine

Poème de Pouchkine
1833


Alexandre Pouchkine
русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe
ALEXANDRE POUCHKINE
Poésie de Pouchkine

pushkin poems
стихотворение  – Poésie
  Пушкин 

 

 

POUCHKINE  Пу́шкин
Алекса́ндр Серге́евич Пу́шкин
1799-1837

[создатель современного русского литературного языка]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

LA POESIE DE POUCHKINE

СТИХИ АЛЕКСАНДРА СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
Пушкин 


МЕДНЫЙ ВСАДНИК
Часть первая
1833

 LE CAVALIER DE BRONZE
Première Partie
1833

 

  1833
Le Cavalier de Bronze
Пушкин 

Vas.Surikov. Bronze Horseman on the Senate Square. Rusian Museum

Le Cavalier de bronze
Vassily Ivanovitch Sourikov
Василий Иванович Суриков

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 МЕДНЫЙ ВСАДНИК
Часть первая
Première Partie

Над омрачённым Петроградом
La grisaille régnait au-dessus de Saint Petersburg
Дышал ноябрь осенним хладом.
Dans le froid de ce mois de novembre.
Плеская шумною волной
Les vagues venaient fortement heurter la rive
В края своей ограды стройной,
Sur le bord de la clôture,
Нева металась, как больной
La Neva sortait comme sort un malade
В своей постеле беспокойной.
De son lit agité.
Уж было поздно и темно;
Qu’il était tard et qu’il faisait sombre ;
Сердито бился дождь в окно,
La pluie furieuse frappait contre la fenêtre,
И ветер дул, печально воя.
Et le vent soufflait, hurlant, presque triste.
В то время из гостей домой
A ce moment dans la maison
 Пришёл Евгений молодой…
Est entré le jeune Eugène …
Мы будем нашего героя
Pour connaître notre héros
Звать этим именем. Оно
Nul besoin de connaître son nom de famille. Il
Звучит приятно; с ним давно
Sonne bien ce prénom ;
Моё перо к тому же дружно.
Ma plume s’en accomode.
Прозванья нам его не нужно,
Il n’a pas besoin de sobriquet,
Хотя в минувши времена
Bien que, dans le passé,
  Оно, быть может, и блистало
Il ait rayonné, consigné
И под пером Карамзина
Par le stylo de Karamzine
В родных преданьях прозвучало;
Et porté par la dévotion de sa famille ;
Но ныне светом и молвой
Mais maintenant, la lumière et la rumeur
Оно забыто. Наш герой
L’ont oublié. Notre héros
Живёт в Коломне; где-то служит,
Vit à Kolomna ; Il travaille quelque part,
Дичится знатных и не тужит
Dans un bureau, ne s’inquiètant
Ни о почиющей родне,
Ni de son arbre généalogique,
Ни о забытой старине.
Ni de l’histoire antique oubliée.

*

Claude Monet
L’inondation à Giverny
1894

*

Итак, домой пришед, Евгений
Ainsi, après être rentré dans sa maison, Eugène
Стряхнул шинель, разделся, лёг.
Posa son manteau, se déshabilla, se coucha.
Но долго он заснуть не мог
Mais pendant longtemps, il ne put dormir
В волненье разных размышлений.
Par sa pensée en ébullition.
О чём же думал он? о том,
A quoi pensait-t-il donc à ce moment ?
Что был он беден, что трудом
Que, pauvre, il se doit de travailler
Он должен был себе доставить
Pour pouvoir obtenir
 И независимость и честь;
Son indépendance et son honneur ;
Что мог бы Бог ему прибавить
Dieu seul pourrait lui apporter
Ума и денег. Что ведь есть
De l’esprit et de l’argent. Que
Такие праздные счастливцы,
Des repos chanceux,
Ума недальнего, ленивцы,
S’offrent parfois aux paresseux,
Которым жизнь куда легка!
Qui vivent pourtant si facilement !
Что служит он всего два года;
Lui ne travaillait que depuis deux ans ;
Он также думал, что погода
Il pensait aussi que le temps
Не унималась; что река
L’apaiserait ; la rivière
Всё прибывала; что едва ли
Ne cessait de croître ; bientôt
С Невы мостов уже не сняли
Les ponts sur la Néva seraient coupés
И что с Парашей будет он
Et, pour voir Paracha,
Дни на два, на три разлучён.
Deux ou trois jours seraient nécessaires.
Евгений тут вздохнул сердечно
Eugène soupira profondément
  И размечтался, как поэт:
Et rêva, comme un poète :

*

«Жениться? Мне? зачем же нет?
« Se marier?  Moi? pourquoi pas?
« Оно и тяжело, конечно;
« Et ce serait difficile, bien sûr;
Но что ж, я молод и здоров,
 « Mais, je suis jeune et en bonne santé,
день и ночь готов;
 « Je travaille de jour et de nuit ;
Трудиться Уж кое-как себе устрою
« Déjà nous habiterons ensemble
Приют смиренный и простой
  « Dans un abri humble et simple
 И в нём Парашу успокою.
«  Pour vivre avec Parasha.
Пройдёт, быть может, год-другой —
« Il faudra peut-être un an ou deux –
Местечко получу, Параше
 » Pour changer de poste, Parasha
 Препоручу семейство наше
 S’occupera de la famille
 И воспитание ребят…
  « Et de l’éducation des enfants …
И станем жить, и так до гроба
« Et nous nous laisserons vivre, et ainsi jusqu’à la tombe
Рука с рукой дойдём мы оба,
  « Main dans la main, nous vivrons,
И внуки нас похороня́т…»
Et nos petits-enfants nous enterrerons …

*

Так он мечтал. И грустно было
Il rêvait donc. Et lui, si triste
Ему в ту ночь, и он желал,
Ce soir-là ; il aurait voulu
Чтоб ветер выл не так уныло
Que le vent hurlant se calme
  И чтобы дождь в окно стучал
Et que la pluie qui battait la fenêtre
Не так сердито…
Fasse tomber sa colère …
Cонны очи
Les yeux lourds
Он наконец закрыл. И вот
Finalement se fermèrent. et
Редеет мгла ненастной ночи
A travers la nuit pluvieuse
И бледный день уж настаёт…
Le pâle jour s’entrevoyait aussi …
Ужасный день!
Terrible jour !
Нева всю ночь
La Néva, toute la nuit
Рвалася к морю против бури,
Avait lutté contre la mer, contre la tempête,
Не одолев их буйной дури…
Sans gagner cette sauvage lutte …
И спорить стало ей невмочь…
Et, épuisée, s’abandonnant…
Поутру над её брегами
Le matin sur les quais
Теснился кучами народ,
S’entassaient étroitement les badauds,
Любуясь брызгами, горами
Admirant les écumes, les crêtes des vagues
И пеной разъярённых вод.
Et la mousse des eaux furieuses.
Но силой ветров от залива
Mais la force des vents de la baie
Переграждённая Нева
Dominait la Néva
Обратно шла, гневна, бурлива,
Qui recule, par sa colère, sa turbulence,
И затопляла острова,
Et les eaux inondaient les îles,
Погода пуще свирепела,
Et les vents s’engouffraient dans la forêt,
Нева вздувалась и ревела,
La Neva se gonflait et rugissait,
Котлом клокоча и клубясь,
Devant la lutte plus intense,
И вдруг, как зверь остервенясь,
Et tout à coup, comme une bête en rage,
На город кинулась. Пред нею
Dans la ville se précipita. Devant elle
Всё побежало, всё вокруг
Tous s’enfuyaient, tout autour
Вдруг опустело — во́ды вдруг
Soudain était désert- Soudain l’eau
Втекли в подземные подвалы,
S’infiltra dans des caves souterraines,
К решёткам хлынули каналы,
Pour se déverser dans les canaux
И всплыл Петрополь как тритон,
Et Pétropolis a émergé comme un triton,
По пояс в воду погружён.
Au-dessus des eaux.

*

Осада! приступ! злые волны,
Un siège! une attaque! les vagues en colère
Как воры, лезут в окна. Чёлны
Comme des voleurs grimpaient aux fenêtres.
С разбега стёкла бьют кормой.
La poupe des bateaux s’invitaient.
Лотки под мокрой пеленой,
Des plateaux pour linceul humide,
Обломки хижин, брёвны, кровли,
Les huttes en débris, des toitures,
Товар запасливой торговли,
Les marchandises commerciales,
Пожитки бледной нищеты,
Les pauvres possessions des miséreux,
Грозой снесённые мосты,
Des ponts démolis par la tempête,
Гроба́ с размытого кладби́ща
Des cercueils sortis de leur cimetière
  Плывут по улицам!
Nageaient dans les rues !
Народ
Peuple,
Зрит Божий гнев и казни ждёт.
Voit la colère de Dieu et la punition qui t’attend.
всё гибнет: кров и пища!
Tout meurt : le logement et la nourriture !
 Увы! Где будет взять?
Hélas ! Où allez ?
В тот грозный год
Dans cette année terrible
Покойный царь ещё Россией
Le dernier tsar de la Russie régnait
Со славой правил. На балкон,
Avec des règles de gloire. Sur le balcon,
Печален, смутен, вышел он
Triste, gêné, il est sorti
И молвил: «С Божией стихией
Et il a dit : « Contre la volonté de Dieu
Царям не совладеть». Он сел
 Pas un roi ne gouverne.  » Il était assis
  И в думе скорбными очами
Avec, dans les yeux, une pensée douloureuse
На злое бедствие глядел.
Sur le spectacle de ce fléau.
Стояли стогны озера́ми,
Les lacs s’enfonçaient
И в них широкими река́ми
De larges fleuves
Вливались улицы. Дворец
Partaient des rues. Le palais
Казался островом печальным.
Ressemblait à une triste île.
Царь молвил — из конца в конец,
Un mot du tsar- d’un bout à l’autre de la ville,
По ближним улицам и дальным
Dans les hautes et dans les basses rues
  В опасный путь средь бурных вод
Au milieu des eaux tumultueuses
Его пустились генералы
Ses généraux rechercheraient alors
Спасать и страхом обуялый
Et secourraient et sauveraient
И дома тонущий народ.
De la noyades des milliers de personnes.

*

Тогда, на площади Петровой,
Ensuite, sur la place Saint Pierre
Где дом в углу вознёсся новый,
Où se trouvait une maison bourgeoise,
Где над возвышенным крыльцом
Où sur un porche surélevé
С подъятой лапой, как живые,
Dressés sur leurs pattes, si vivants,
Стоят два льва сторожевые,
Deux lions montaient la garde,
На звере мраморном верхом,
De marbre, la crinière frémissante,
Без шляпы, руки сжав крестом,
Sur l’un d’eux, les mains serrés en croix,
Сидел недвижный, страшно бледный
Il y resta immobile, pâle, il avait si peur
Евгений. Он страшился, бедный,
Eugène. Il avait peur, le pauvre,
Не за себя. Он не слыхал,
Non pour lui-même. Il ne voyait pas,
Как подымался жадный вал,
Ces eaux qui montaient
Ему подошвы подмывая,
Lui lavant ses semelles,
Как дождь ему в лицо хлестал,
Et comme la pluie fouettait son visage,
Как ветер, буйно завывая,
Comme le vent hurlait sauvagement,
С него и шляпу вдруг сорвал.
Et son chapeau fut soudainement arraché.
Его отчаянные взоры
Ses yeux désespérés
На край один наведены
Vers le bord au loin,
Недвижно были. Словно горы,
Restaient immobiles. Comme une montagne,
Из возмущённой глубины
L’eau en furie
Вставали волны там и злились,
Dessinaient des vagues colériques,
Там буря выла, там носились
La tempête hurlait, il flottait
Обломки… Боже, Боже! там —
Des fragments de … Oh, mon Dieu! là !
Увы! близёхонько к волнам,
Hélas! Dans les mains des vagues,
Почти у самого залива —
Presque sur la baie-
Забор некрашеный, да ива
Une clôture non peinte, un saule
 И ветхий домик: там оне,
Et la vieille maison : là vit
Вдова и дочь, его Параша,
La veuve et sa fille, sa Paracha,
Его мечта… Или во сне
Est-ce un rêve … ou dans un rêve
Он это видит? иль вся наша
Les voit-il ? toute notre
 И жизнь ничто, как сон пустой,
Vie est comme un rêve vide,
Насмешка неба над землёй?
Le ciel se moque-t-il au-dessus de la terre ?

*

И он, как будто околдован,
Et Eugène est comme ensorcelé,
Как будто к мрамору прикован,
Au marbre enchaîné,
Сойти не может! Вкруг него
Il ne peut plus descendre ! Autour de lui
Вода и больше ничего!
De l’eau et rien d’autre !
И, обращён к нему спиною,
Et, lui tournant le dos
В неколебимой вышине,
Inébranlable devant lui,
Над возмущённою Невою
Devant cette Néva indignée,
 Стоит с простёртою рукою
Impérieuse, une main tendue
Кумир на бронзовом коне.
Celle de l’idole sur son cheval de bronze.

**

 

*****

 Poésie de Pouchkine
LE CAVALIER DE BRONZE
Часть первая
1833
Пушкин
МЕДНЫЙ ВСАДНИК 

Peñas Arriba José María de Pereda 1894

Espagne – España – 西班牙 -Испания – スペイン
José María de Pereda
Escritor español
Peñas arriba
1894


Photos Jacky Lavauzelle

*




José María de Pereda
Peñas arriba

José María de Pereda y Sánchez Porrúa
6 février 1833 Polanco, Cantabrie -1er mars 1906 Santander
6 de febrero de 1833 Polanco, Cantabria –
1 de marzo de 1906 Santander
jose-maria-de-pereda
**
Peñas arriba

Extraits – Extractos

Dedicatoria

A la santa memoria de mi hijo Jose Manuel
A la sainte mémoire de mon fils José Manuel

 Hacia el último tercio del borrador de este libro, hay una cruz y una fecha entre dos palabras de una cuartilla (no viene en esta edición).
Dans la dernière partie de ce livre, il se trouve une croix et une date entre deux mots d’une page.
Para la ordinaria curiosidad de los hombres, no tendrían aquellos rojos signos gran importancia;
L’ordinaire curiosité des hommes n’aurait pas apporté une grande importance à ces signes rouges ;
y, sin embargo, Dios y yo sabemos que en el mezquino espacio que llenan, cabe el abismo que separa mi presente de mi pasado;
et cependant, Dieu et moi savons que dans ce minuscule interstice correspond à ce qui sépare mon présent de mon passé ;
Dios sabe también a costa de qué esfuerzos de voluntad se salvaron sus orillas para buscar en las serenas y apacibles regiones del arte, un refugio más contra las tempestades del espíritu acongojado;
Dieu sait aussi quels efforts de volonté il a fallu pour rechercher les régions sereines et paisibles de l’art, un abri contre les tempêtes de l’esprit agité ;

por qué, en fin, y para qué declaro yo estas cosas desde aquí a esa corta, pero noble, falange de cariñosos lectores que me ha acompañado fiel en mi pobre labor de tantos años, mientras voy subiendo la agria pendiente de mi Calvario y diciéndome, con el poeta sublime de los grandes infortunios de la vida, cada vez que vacila mi paso o los alientos me faltan:
Enfin, je déclare ces choses à ces rares, mais nobles lecteurs attentionnés, qui m’accompagnent fidèlement dans mon travail depuis tant d’années, en remontant la pente de mon Calvaire et je dis, avec le poète sublime des grandes infortunes de la vie, chaque fois que l’étape vacille et que le courage me manque :

«Dominus dedit; Dominus abstulit.Sicut Domino placuit, ita factum est»*.
J. M. DE PEREDA
Diciembre de 1894.

****

*Note Artgitato

Nudus egressus sum de utero matris meae et nudus revertar illuc. Dominus dedit, Dominus abstulit; sicut Domino placuit, ita factum est: sit nomen Domini benedictum.

Job 1:21
Je suis sorti nu du ventre de ma mère, et je retournerai nu dans le sein de la terre. Le Seigneur m’avait tout donné, le Seigneur m’a tout ôté  ; il n’est arrivé que ce qu’il lui a plu  ; que le nom du Seigneur soit béni !

La Sainte Bible
 traduite
 par Lemaistre de Sacy

**************

Capítulo I
Chapitre I

 Mientras anduve ocupado en hacer abundante provisión de ropas de abrigo, calzado recio, armas ofensivas y defensivas, libros de Aimard, de Topffer y de cuantos, incluso Chateaubriand, han escrito cosas amenas a propósito de montañas, de selvas y de salvajes, lo mismo que si proyectara una excursión por el centro de un remoto continente inexplorado, puedo responder de que no me faltó la fiebre.
Alors que je marchais occupé à faire d’abondantes provisions de vêtements chauds, des chaussures robustes, des armes offensives et défensives, des livres de Gustave Aimard [1818-1883], de Rodolphe Töpffer [1799-1846] et d’autres, incluant même Chateaubriand, qui décrivent des choses intéressantes sur les montagnes, jungles et monde sauvage, ou même sur l’excursion du centre d’un continent inexploré, …

*****

Capítulo II
Chapitre II

Con el saboreo de aquellas noticias y de estas «seguridades», sin un astro visible en el cielo, la tierra envuelta en la más cerrada y tenebrosa de las noches, y empezando a lloviznar, me dejé sumir en la barranca que se abría a corta distancia del santuario, encomendando mi alma a Dios y mi vida al instinto del cuadrúpedo que me conducía.
Avec la saveur de ces nouvelles et ces «réconforts» sans une étoile visible dans le ciel, la terre enveloppée dans une des plus ténébreuses et sombres nuits, où tombait un fin crachin, je me laissais descendre dans le canyon qui s’ouvrait à proximité du sanctuaire , offrant mon âme à Dieu et me félicitant de mon instinct de vie de quadrupède.
Y así llegué, sin saber cómo ni por dónde ni a qué hora, al suspirado fin de mi jornada memorable.
Ne sachant, ni comment ni à quel moment se terminerait ma journée mémorable.

*

Capítulo IV
Chapitre IV

Poco tiempo después, encerrado yo en mi cuarto, paseábame a lo largo de él intentando pensar en muchas cosas sin llegar a pensar con fundamento en nada, no sé si porque realmente no quería, o porque no podía pensar de otra manera.
Peu de temps après, enfermé dans ma chambre, marchant en tentant de penser à de nombreuses choses sans pouvoir penser à quoi que ce soit, sans savoir si je ne le voulais pas ou si je n’arrivais pas à penser autrement.
Con esta oscuridad en mi cerebro y el continuo zumbar del río en su cañada, acabé por sentirme amodorrado, y me acosté.
Avec cette obscurité dans mon cerveau et le bourdonnement continu de la rivière dans le canyon, je finis par me sentir somnolent et je suis parti me coucher.

Blanca de ropas y limpia como un sol era mi cama; pero ¡
Des vêtements blancs et propre comme un soleil se trouvaient sur mon lit ;
qué fría… y qué dura me pareció!
mais quel froid … et comme il me paraissait dur !

**

Capítulo V
Chapitre V

Sin embargo, dormí toda la noche de un solo tirón; pero soñando mucho y sobre muchas cosas a cual más extravagante.
Cependant, je dormis cette nuit d’une seule traite ; mais rêvant de nombreuses choses sur beaucoup de choses et chacune plus extravagante les unes que les autres.
Recuerdo que soñé con el oso del Puerto;
Je me souviens que je rêvais de l’ours du Port ;
con desfiladeros y cañadas que no tenían fin, y tan angostas de garganta, que no cabía yo por ellas ni aun andando de medio lado. Obstinado en pasar huyendo de la fiera que me seguía balanceándose sobre sus patas de atrás y relamiéndose el hocico, tanto forzaba la cuña de mi cuerpo, que removía los montes por sus bases y oscilaban allá arriba,
avec des gorges et des ravins qui n’en finissaient jamais, et des crevasses si étroites…

….

José María de Pereda Œuvre Obra

Espagne – España – 西班牙 -Испания – スペイン
José María de Pereda
Escritor español
Ecrivain espagnol

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Photos Jacky Lavauzelle

*




José María de Pereda
Œuvre
Obra

José María de Pereda y Sánchez Porrúa
6 février 1833 Polanco, Cantabrie -1er mars 1906 Santander
jose-maria-de-pereda
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Monumento a José María de Pereda
Monument à José Maria de Pereda
SANTANDER
Paseo y jardines de Pereda

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Escritos de juventud
Les Ecrits de jeunesse
La gramática del amor
La grammaire de l’amour

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Peñas arriba
1894

La librairie Lello & Irmao – Livraria Lello & Irmão – Porto

PORTUGAL
PORTO

 

La librairie Lello & Irmao




Livraria Lello & Irmão
Livraria Chardron

1869
1881 Rue d’Almada
Construction de l’édifice actuel par Francisco Xavier Esteves
Inauguration en 1906




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Teófilo Braga
1843-1924

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Guerra Junqueiro
1850-1923

“A felicidade consiste em três pontos: trabalho, paz e saúde.”
« Le bonheur consiste en trois points ; le travail, la paix et la santé. »
“Toda a alegria vem do amor, e todo o amor inclui o sofrimento.”
« Toute la joie vient de l’amour et tout amour comprend la souffrance. »
“Nas almas medíocres e superficiais actua sobretudo a realidade transitória das linhas e dos sons, das formas e das cores. As naturezas elevadas, ao contrário, são sempre objectivas e metafísicas.”
« Dans les âmes médiocres et superficielles, agit avant tout la réalité transitoire des lignes et des sons, des formes et des couleurs. Les natures élevées, au contraire, sont toujours objectives et métaphysiques. »
“O sorriso que ofereceres, a ti voltará outra vez.”
« Le sourire que vous offrez, vous reviendra en retour. »




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Decus in labore
La fierté dans le travail

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Jose Lello
1861 – 1925
1894 José Pinto de Sousa Lello et son frère Antonio

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Caisse extérieure
Avec peinture de Fernando Pessoa

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La Librairie Lello & Irmao
Porto

Portugal