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LES QUAIS DE MALACCA – Tebing sungai Melaka

Tebing sungai Melaka




Pelancongan di Malaysia

Voyage en Malaisie

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  MALACCA
MELAKA

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LES QUAIS DE MALACCA
Tebing sungai Melaka

马六甲河

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De Malacca
Voyage aux Indes orientales et à la Chine
au XVIIIe siècle
par l’explorateur
Pierre Sonnerat

MALACCA est situé dans la partie méridionale de la presqu’île Malaise. Les Hollandais tirent peu d’avantage de cet établissement, la plus grande partie est habitée par les Chinois, race paresseuse, & l’autre par les Malais, naturellement méchants : la seule crainte d’une nation qu’ils redoutent, les tient sous une espèce de discipline qu’ils ne connaissent point entre eux.
Il y a deux cents ans que la presqu’île Malaise était très- peuplée : les ports étaient remplis toute tannée de vaisseaux Chinois, Cochinchinois, Indiens & Siamois, mais la tyrannie des Souverains leur fit abandonner ce pays d’esclavage, pour aller établir différentes colonies fur les îles voisines. Achem, Sumatra, Bornéo, Célèbes, les Moluques & les Philippines en grande partie, sont habitées par des Malais.
Malacca était autrefois la résidence des Souverains, & tenait le premier rang entre les places Indiennes; les Portugais y bâtirent une bonne citadelle, & leur commerce s’y soutint l’espace de cent vingt années.




Les Hollandais les en chassèrent en 1641. Pour prix de sa victoire, le vainqueur eût la tête tranchée à son retour en Hollande, on lui fit un crime d’avoir permis à des Religieuses , dont le couvent était dans la citadelle, d’en sortir en procession, portant un cierge allumé, parce qu’ayant fait faire de très-gros cierges creux, elles les remplirent de diamants & de l’or que chacun avait mis en dépôt dans leur monastère.




Les Hollandais établirent la tolérance religieuse dans le pays qu’ils venaient de soumettre. Ils crurent avec juste raison que la politique exige qu’on souffre des gens de toutes les nations & de toutes les sectes, lorsqu’on veut faire fleurir un établissement ; on y trouve encore la ville chrétienne & une église romaine.
La Citadelle est bonne, elle devrait renfermer six cents hommes de garnison, mais ce nombre n’est jamais complet: d’ailleurs, on est obligé d’en tirer des détachements pour les petits comptoirs répandus fur la côte. Une rivière qui remonte jusqu’à quatre-vingt lieues dans les terres, baigne les murs delà citadelle; elle n’est pas large, & l’entrée en est fort incommode : échoué sur un banc, on est forcé d’attendre la pleine- mer pour arriver au débarcadère ; peut-être est-ce par politique que les Hollandais n’y creusent point un canal qui rendrait cette place d’un accès trop facile.
C’est un des pays les plus favorisés de la Nature; elle y fait régner un printemps continuel. Ses productions de toutes espèces s’y montrent & s’y multiplient dans toutes les saisons. Il est coupé par plusieurs rivières & couvert de forêts impénétrables : c’est par cette raison qu’il est peu connu des Européens; les habitants même ne peuvent pénétrer bien loin, parce que ces immenses forêts qui bordent les établissements, font un vaste repaire de bêtes féroces & de reptiles venimeux. Les productions animales & végétales sont presque les mêmes qu’aux Philippines, & le pays a beaucoup de rapport avec cet Archipel, ce qui fait présumer qu’il en a été séparé par quelque, violente secousse.




Les Hollandais ne se sont pas attachés à faire briller l’agriculture dans cette colonie comme dans la plupart des autres ; les environs de la ville n’offrent pas un seul jardin: ils font couverts de bois comme l’intérieur des terres, ce qui fait que les tigres, les buffles &les éléphants s’y logent aussi commodément que partout ailleurs ; outre cela quantité de marais qu’on ne peut dénicher doivent les rendre très malsains.




Il est surprenant que les Hollandais aient pu se soutenir jusqu’à ce jour dans un pays habité par des hommes aussi médians & aussi rebelles. Les Malais naturellement féroces aiment beaucoup l’opium ; cette boisson les rend furieux, quand ils en ont pris une certaine quantité ils ne connaissent plus de frein & se vouent à la mort; c’est une espèce de maladie qu’on pourrait appeler rage. Ils courent les rues un kriss dans chaque main , en criant amoc , ce qui veut dire en Malais, je mets tout à mort : dans cet état, les yeux pleins de feu leur sortent de la tête, leur bouche écume, ils agitent les deux bras, & tuent tout ce qu’ils trouvent sur leur passage. On fuit, on ferme les portes, le Gouverneur expédie un détachement qui vient à la rencontre du furieux, mais celui-ci, loin de retourner sur ses pas, pour éviter une mort assurée, se précipite sur les baïonnettes jusqu’à ce qu’il expire.
Cette férocité naturelle n’influe point fur l’idiome des Malais ; ils parlent la langue la plus douce de la terre.




Il existe des mines d’or & d’argent dans l’intérieur du pays, mais elles ne sont pas exploitées. On trouve une espèce d’étain que l’on porte en Chine, c’est le seul commerce dont la Compagnie retire quelque profit encore n’est-il pas assez fort pour payer les employés, & couvrir les dépenses qu’elle est obligée de faire pour se soutenir sur cette côte. Celui des joncs est si peu de chose, qu’il s’est vu forcer de l’abandonner aux habitants moyennant quelques droits. Les îles voisines lui fournissent du bols d’aigle, de fandal & de fapan. Quelques Malais y font le commerce en interlope, ceux qui font connus sous le nom de Bouguis, vont aux Moluques chercher des épiceries, qu’ils portent ensuite à Achem & à Quéda; ceux qui font celui du câlin, croisent dans les détroits, & le vendent aux vaisseaux Européens, qui y passent pour aller en Chine. Afin d’empêcher le progrès « de ce commerce frauduleux, la Compagnie entretient des Garde-côtes, qui tâchent d’intercepter leurs bateaux.
On trouve à Malacca des anthropophages reconnus, de même que des êtres qui n’ont que la figure humaine; ils vivent sur les arbres, & si quelqu’un passe sous leur retraite, ils descendent & les dévorent : il y en a qui sont moins féroces; errant dans les bois, ne se liant pas même avec les êtres qui les ressemblent, ils te nourrissent de fruits & de racines, & n’habitent avec les femmes que quand la nature les y invite ; ce qui semblerait prouver que dans l’état de nature, les hommes ont un temps marqué pour leurs amours comme les autres animaux : quelques-uns de ces sauvages se sont un peu familiarisés, & trafiquent avec les Malais, mais sans avoir de communication ensemble. Ils mettent au pied de l’arbre qu’ils habitent le calin qu’ils ont ramassé sur les montagnes ; les Malais y déposent en échange quelques fruits ou d’autres bagatelles que le sauvage vient ramasser aussitôt qu’ils sont partis. Leur idiome n’est pas connu des Malais. J’en ai vu un qu’on avait pris fort jeune, & qui est aujourd’hui domestique d’un Conseiller, mais très-paresseux.
On trouve encore dans les terres une espèce d’hommes, dont les pieds font presque tournés en sens contraire des nôtres ; quoique ce fait m’ait été certifié par le Commandant de la place, je crois qu’il demanderait à être confirmé par de nouvelles observations.




Malacca produit quelques bons fruits, tels que le rambé, le ramboutan & le mangoustan, ce dernier est le meilleur, & surpasse tous les fruits de l’Inde par sa délicatesse.

Pierre Sonnerat
explorateur, auteur de récits de voyages et dessinateur français
(1748 – 1814)
Voyage aux Indes orientales et à la Chine
Tome II
CHAPITRE VI
DE L’ILE DE CÉYLAN, DES MALDIVES ET DE MALACCA

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Tebing sungai Melaka

虞 舜 YU SHUN THEAN HOU TEMPLE Kuala Lumpur

Malaysia
董永

Voyage en Malaisie
二十四孝
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Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de piété filiale en Chine

虞 舜 YU SHUN

 

 




 

 

THEAN HOU TEMPLE
天后宫外观
Les 24 enfants Chinois exemplaires
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars
1 虞 舜 YU SHUN

二十四孝


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吉隆坡
Куала-Лумпур

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天后宫
Thean Hou Temple

Tokong Thean Hou
乐圣岭天后宫

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二十四孝

虞 舜 YU SHUN

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虞 舜
YU SHUN
L’ENFANT BATTU

Yu shun est traditionnellement placé à la première place des tables des vingt-quatre personnages reconnus pour leur piété filiale et pour leur dévouement avec leurs proches

La piété filiale décrite dans les vingt quatre tableaux de personnages chinois est la transcription pour le peuple chinois d’une des premières vertus du Confucianisme :
 » Lou Tzeu dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. » (traduction Séraphin Couvreur – I-2  -Les Entretiens de Confucius 孔子)
La piété filiale 孝顺 [Xiàoshùn] est donc le socle sur lequel peut se bâtir une société. Le respect que l’on porte à ses parents 顺从父母的, donnera des citoyens obéissants tant vis à vis de leur supérieur que de l’empereur.

Jacky Lavauzelle

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Tableau 1
虞 舜 YU SHUN
二十四孝

 

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Tableau 1
Les 24 enfants modèles de piété filiale Chinois
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars, story 1

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董永 DONG YONG
二十四孝

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董永 DONG YONG L’ENFANT PERDU SECOURU Thean Hou Temple Kuala Lumpur

Malaysia
董永

Voyage en Malaisie
二十四孝
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Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de piété filiale en Chine

天后宫

 

 




 

 

THEAN HOU TEMPLE
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Les 24 enfants Chinois exemplaires
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8 董永 DONG YONG

二十四孝


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天后宫
Thean Hou Temple

Tokong Thean Hou
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二十四孝

天后宫

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董永
Dong Yong
L’ENFANT PERDU SECOURU

Dynastie des Han de l’Est ou Han Orientaux
(25-220)

Dong Yong est traditionnellement placé à la sixième place des tables des vingt-quatre personnages reconnus pour leur piété filiale et pour leur dévouement avec leurs proches ; il porte au Temple Thean Hou de Kuala Lumpur le numéro huit.
Voici les inscriptions de la plaque 8 en malaisien, en anglais :
« 8 Cerita kelapan ketaatan anak
Menjuat diri untuk mengembumikan ayah
Dong Yong hidup pada zaman Han Timur. Ibu bapa meninggal dunia ketika beliau masih kecil. Beliau menjual diri untuk mendapatkan Wang untuk mengebumikan mereka. Mahadewa Syurga terharu dengan undakan beliau. Dewi sy urga turun ke bum i untuk berkawin dengan Dong Yong dan membant u beliau untuk mengembalik kebebasan.
Story 8 He soldhimself for his father’s funeral
Dong Yong libed during the Eastern Han Period. His parents died when he was young. He sold himself in exchange for the money to bury them. The heavenly God was touched by his action. The Heaven Maiden descended to earth to marry him and help him to gain back his freedom. »

Dong Yong a donc vécu pendant la période des Han Orientaux東漢 ou Han de l’Est. Cette période se déroule sur deux siècles, de l’an 25 à l’an 220 ap. J.-C. Les premières années de cette dynastie furent prospères et l’autorité impériale se consolida, notamment grâce aux préceptes du Confucianisme. Les empereurs, autant le fondateur de la dynastie en l’an 25, Liu Xiu – Han Guang Wudi 光武帝 – que ses successeurs, endossaient une posture quasi prophétique. L’empereur Mingdi – Han Mingdi 汉明帝 漢明帝, le second de la dynastie, fonda une école confucéenne en l’an 66 dans la capitale du royaume Luoyang 洛阳市. Le troisième, l’empereur Han Zhangdi 汉章帝 (57 -88) aurait, devant 100 000 sujets, au Collège Impérial, participé à des échanges avec des lettrés sur les classiques confucéens.

Dong Yong sans argent, encore enfant, afin de payer une sépulture descente à ses parents, s’est vendu lui-même. Le dieu céleste, touché par son abnégation et sa piété filiale, est intervenu afin de le libérer de son esclavage.

La piété filiale décrite dans les vingt quatre tableaux de personnages chinois est la transcription pour le peuple chinois d’une des premières vertus du Confucianisme :
 » Lou Tzeu dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. » (traduction Séraphin Couvreur – I-2  -Les Entretiens de Confucius 孔子)
La piété filiale 孝顺 [Xiàoshùn] est donc le socle sur lequel peut se bâtir une société. Le respect que l’on porte à ses parents 顺从父母的, donnera des citoyens obéissants tant vis à vis de leur supérieur que de l’empereur.

Jacky Lavauzelle

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Tableau 8
董永 DONG YONG
二十四孝

 

 

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Tableau 8
Les 24 enfants modèles de piété filiale Chinois
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars, story 8

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董永 DONG YONG
二十四孝

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陸績 LU JI (Dynastie Han) LE VOLEUR D’ORANGES Thean Hou Temple de Kuala Lumpur

Malaysia
陸績

Voyage en Malaisie
二十四孝
PHOTO JACKY LAVAUZELLE
Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de piété filiale en Chine

天后宫

 

 




 

 

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11 陸績 LU JI

二十四孝


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天后宫
Thean Hou Temple

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二十四孝

天后宫

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陸績

188-219
(188年-219年)

Dynastie des Han de l’Est

Lu Ji 陸績 est traditionnellement placé à la neuvième place des tables des vingt-quatre personnages reconnus pour leur piété filiale et pour leur dévouement avec leurs proches ; il porte au Temple Thean Hou de Kuala Lumpur le numéro 11.
Lu Ji est né en 188. Les dates de 188 à 219 couvrent presque le règne du dernier Empereur de la dynastie Han, Han Xiandi, 汉献帝. Ce dernier Empereur s’installe sur le trône en 189 et abdique en 220 en faveur de Cao Pi 曹丕, écrivain et poète, né en 187, un an avant Lu Ji, et qui fondera une nouvelle dynastie : la courte dynastie Wei. Cette dynastie en effet s’éteindra en 265, quarante-cinq ans plus tard, pour laisser place à la dynastie Jin 晉, qui elle s’étalera jusqu’au début du Ve siècle.
Il est indiqué sur la plaque que Lu Ji vécut pendant la période des Trois Royaumes. Or, cette période s’étale de 220 à 265, qui commence donc un an après la disparition de Lu Ji. En fait, quarante avant la date officielle de la fin des Han, en désagrégation et en perte de contrôle central, commence la période des Trois Royaumes. Cette période est aussi connue comme la Fin de la dynastie des Han orientaux 东汉末年 et se déroule de 184 à 220. C’est donc dans cette période troublée et instable que se déroule la vie de notre enfant modèle Lu Ji.
Cette période est illustrée par un évènement important : la création de la secte taoïste La Grande Paix Taiping dao 太平道 de ZhangJiao 張角. L’an 184 marquera une des plus importantes révoltes contre la dynastie Han, qui sera connue sous le nom des Turbans jaunes 黄巾之乱.

La piété filiale décrite dans les vingt quatre tableaux de personnages chinois est la transcription pour le peuple chinois d’une des premières vertus du Confucianisme :
 » Lou Tzeu dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. » (traduction Séraphin Couvreur – I-2  -Les Entretiens de Confucius 孔子)
La piété filiale 孝顺 [Xiàoshùn] est donc le socle sur lequel peut se bâtir une société. Le respect que l’on porte à ses parents 顺从父母的, donnera des citoyens obéissants tant vis à vis de leur supérieur que de l’empereur.

Jacky Lavauzelle

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Tableau 11
陸績
二十四孝

Lu Ji hidup pada Zaman Tiga Kerajaan. Ketika berusia enam tahun, ayah membawa beliau ke rumah kawan. Tuan rumah melayan mereka dengan limau mandarin. Merasai keenakan limau mandarin itu, Lu Ji mengambil beberapa biji limau itu  dan menyimpannya di lengan baju untuk dirasai oleh ibu, tetapi limau itu jatuh ke lantai. Lu Ji diketawakan atas perbuatan itu. Walau bagaimanapun, selepas menyatakan sebah tindakan, beliau telah dipuji kerana ketaatan kepada orang tua.
He hid oranges for his mother.
Lu Ji lived during the Era of Three Kingdom. When he was six years old, his father once brought him to a visit. The host treaded them to mandarin oranges. Lu took two and hid them in his sleeve in order for her mother to taste it, but the oranges fell to the floor. He was laughed at for this. However when he revealed the reason for this action. He was praised for his filial piety.
Il cacha des oranges pour sa mère.
Lu Ji vécu pendant la période des Trois Royaume. Lu Ji avait six ans et son père l’emmena à une de ses visites. L’hôte leur apporta des mandarines. Lu en prit deux et les cacha dans sa manche pour que sa mère puisse aussi les goûter, mais une orange tomba au sol. Il fut grondé sévèrement pour ce geste. Cependant, lorsqu’il révéla la raison de son action, il fut loué pour sa piété filiale.

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Tableau 11
Les 24 enfants modèles de piété filiale Chinois
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars, story 11

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陸績
二十四孝

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THEAN HOU TEMPLE KUALA LUMPUR 二十四孝 Twenty-four Paragons of Filial Piety in China

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Voyage en Malaisie
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二十四孝
Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de piété filiale en Chine
黃庭堅
天后宫

 

 




 

 

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Histoire 24 – story 24
二十四孝


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Thean Hou Temple

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二十四孝

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TABLEAU 1

YU SUN
虞 舜

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TABLEAU 8
董永
DONG YONG

Dynastie des Han de l’Est

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TABLEAU 11
陸績
LU JI Le Voleur d’oranges
188-219
(188年-219年)

Dynastie des Han de l’Est

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TABLEAU 23
朱寿昌
Zhu Shouchang – Shu Jushô
1014 – 1083
(1014年-1083年)

Haut fonctionnaire du XIe siècle
Dynastie des Song du Nord (960-1127) 

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TABLEAU 24
HUANG TINGJIAN
黃庭堅

1045-1105

Poète et Calligraphe du XIe siècle
Dynastie des Song du Nord (960-1127) 

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LES ENTRETIENS DE CONFUCIUS

 » Lou Tzeu dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. » (traduction Séraphin Couvreur – I-2  -Les Entretiens de Confucius 孔子)

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二十四孝

Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les Vingt-quatre modèles de piété filiale chinoise

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朱寿昌 Zhu Shouchang – Shu Jushô- Tableau 23 – 二十四孝 Twenty-four Paragons of Filial Piety in China

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二十四孝
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Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de piété filiale en Chine
朱寿昌

天后宫

 

 




 

 

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Histoire 23 – story 23
二十四孝


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二十四孝

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朱寿昌
Zhu Shouchang – Shu Jushô
1014 – 1083
(1014年-1083年)

Dynastie des Song du Nord (960-1127)

 

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二十四孝之弃官寻母讲的就是朱寿昌的故事
Zhu Shouchang fait partie des vingt quatre tableaux relatifs à la piété chinoise.

Tableau 23
二十四孝
Zhu Shouchang hidup pada Dinasti Song. Apabila Zhu Shouchang berumur tujuh tahun, ibu beliau dipaksa berkahwin dengan lelaki lain. Selepas itu, beliau tidak pernah mengetahui khabar berita tentang ibu selama 50 tahun. Apabila menjadi pegawai kerajaan, beliau menerima petunjuk daripada rakan. Beliau terus meninggalkan pekerjaan dan berusaha mencari ibu. Selepas beberapa tahun, akhirnya beliau bertemu semula dengan ibu.
He gave up his official carreer to search for his mother
La mère de Zhu Shouchang est forcée de se marier alors que celui-ci a sept ans. Pendant cinquante ans, il se retrouve éloigné d’elle et occupe des fonctions officielles dans la capitale. Pendant ces années, il ne reçoit plus aucunes nouvelles de sa mère. Un ami lui apporte des informations à son sujet et il se décide alors de quitter son poste pour partir à sa recherche.
Celle-ci retrouvée, il s’occupera d’elle jusqu’à la fin de ses jours.

 

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朱寿昌
Tableau 23
Les 24 enfants modèles de piété filiale Chinois
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars, story 23

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二十四孝

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黃庭堅 Huang Tingjian 1045–1105 Poète et Calligraphe du XIe Siècle 二十四孝

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二十四孝

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黃庭堅
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HUANG TINGJIAN
黃庭堅

1045-1105

Poète et Calligraphe du XIe siècle
Dynastie des Song du Nord (960-1127)

 

Huang Tingjian 黃庭堅 est né en 1045 dans la ville de Jiujiang 九江市 dans la province de Jiangxi 江西省.  Jiujiang se trouve à l’ouest, d’une des plus belles montagnes de Chine, classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco, le mont Lu 庐山.
Cette année 1045 voit l’achèvement en Chine du long affrontement des Song et des Tangoutes de la dynastie des Xia occidentaux 西夏. C’est un an avant sa naissance que les deux camps signèrent un accord de paix , où les Tangoutes, en échanges de leur obéissance, reçurent des versements réguliers de taels d’argent, de thé et de soieries diverses. De nouveaux échanges seront désormais possibles entre les deux belligérants.
Mais la période où vécut Huang Tingjian ne fut pas qu’une longue période pacifique. En 1074, une famine ravage la Chine et notamment les terres du Nord qui conduit à des mouvements importants de la population de ces contrées vers le sud.
Dès sa trentième année, en 1075, pendant deux ans, les Song rentrèrent en conflit avec la Dynastie Lý (nhà Lý – dynastie Vietnamienne qui dura 216 ans de 1009-1225).
La vie de Huang Tingjian est liée à deux autres grandes personnalités de cette époque : le conservateur Su Shi  苏轼, écrivain, peintre et calligraphe, et Wang Anshi 王安石 (1021-1086) le grand réformateur de la fiscalité, de l’enseignement. Wang reste sous la protection de l’empereur Shenzong (1048-1085) – 宋神宗赵顼(1048年5月25日-1085年4月1日). Mais les réformes entraînent une paupérisation de nombreux paysans et un fort mécontentement.
Su Shi, lui, naquit en 1037, quelques années avant Huang Tingjian, et qui mourut à l’aube du XIIème siècle, en 1101. Dans cette fin du XIe siècle, correspond le règne de l’empereur Song Zhezong 宋哲宗(1077年1月4日-1100年2月23日) et qui régna à partir de 1085. Avant cette date, le conservateur Su Shi est écarté dans les années 70 et exilé ensuite. Le règne de Song Zhezong le raménera aux affaires centrales.

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Calligraphie 书法 de Huang Tingjian :

24
Cerita kedua puluh empat ketaatan anak membasuh bekas najis ibu.
Huang Tingjian hidup pada Dinasti Song Utara. Beliau sangat mentaati dan menjaga ibu walaupun beliau seorang pegawai kerajaan yang berpangkat tinggi. Setiap malam, beliau akan mencuci bekas najis ibu dan menunaikan tanggungjawab belrau sebagai anak lelaki.
Tableau 24
Les vingt-quatre sculptures d’enfants Chinois exemplaires.
Huang Tingjian qui vivait dans la dynastie Song du Nord, était attentionné et s’occupait de sa mère tous les soirs malgré ses fonctions gouvernementales de haut rang.
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars, story 24

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 騎牛遠遠過前村,短笛橫吹隔隴聞。
多少長安名利客,機關用盡不如君。

痴兒了卻公家事,快閣東西倚晚晴。
落木千山天遠大,澄江一道月分明。
朱弦已為佳人絕,青眼聊因美酒橫。
萬裡歸船弄長笛,此心吾與白鷗盟。

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天后宫 THEAN HOU TEMPLE Vues de l’extérieur 天后宫外观

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Thean Hou Temple

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天后宫

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LES TEMPLES CHINOIS
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE
DE 1751

Louis de Jaucourt
L’Encyclopédie – Tome 16
Première Edition de 1751

Temples des Chinois, (Hist. de la Chine.) parmi les édifices publics où les Chinois font paraître le plus de somptuosité, on ne doit pas omettre les temples, ou les pagodes, que la superstition des princes & des peuples a élevés à de fabuleuses divinités : on en voit une multitude prodigieuse à la Chine ; les plus célèbres sont bâtis dans les montagnes.

Quelque arides que soient ces montagnes, l’industrie chinoise a suppléé aux embellissements & aux commodités que refusait la nature ; des canaux travaillés à grands frais, conduisent l’eau des montagnes dans des bassins destinés à la recevoir ; des jardins, des bosquets, des grottes pratiquées dans les rochers, pour se mettre à l’abri des chaleurs excessives d’un climat brûlant, rendent ces solitudes charmantes.

Les bâtiments consistent en des portiques pavés de grandes pierres quarrées & polies, en des salles, en des pavillons qui terminent les angles des cours, & qui communiquent par de longues galeries ornées de statues de pierre, & quelquefois de bronze ; les toits de ces édifices brillent par la beauté de leurs briques, couvertes de vernis jaune & vert, & sont enrichis aux extrémités, de dragons en saillie de même couleur.

Il n’y a guère de ces pagodes où l’on ne voie une grande tour isolée, qui se termine en dôme : on y monte par un escalier qui règne tout autour ; au milieu du dôme est d’ordinaire un temple de figure carrée ; la voûte est souvent ornée de mosaïque, & les murailles sont revêtues de figures de pierres en relief, qui représentent des animaux & des monstres.

Telle est la forme de la plupart des pagodes, qui sont plus ou moins grands, selon la dévotion & les moyens de ceux qui ont contribué à les construire : c’est la demeure des bonzes, ou des prêtres des idoles, qui mettent en œuvre mille supercheries, pour surprendre la crédulité des peuples, qu’on voit venir de fort loin en pèlerinage à ces temples consacrés à la superstition ; cependant comme les Chinois, dans le culte qu’ils rendent à leurs idoles, n’ont pas une coutume bien suivie, il arrive souvent qu’ils respectent peu & la divinité & ses ministres.

Mais le temple que les Chinois nomment le temple de la Reconnaissance, mérite en particulier que nous en disions quelque chose. Ce temple est élevé sur un massif de brique qui forme un grand perron, entouré d’une balustrade de marbre brut : on y monte par un escalier de dix à douze marches, qui règne tout le long ; la salle qui sert de temple, a cent pieds de profondeur, & porte sur une petite base de marbre, haute d’un pied, laquelle en débordant, laisse tout-au-tour une banquette large de deux ; la façade est ornée d’une galerie, & de quelques piliers ; les toits, (car selon la coutume de la Chine, souvent il y en a deux, l’un qui naît de la muraille, l’autre qui la couvre), les toits, dis-je, sont de tuiles vertes, luisantes & vernissées ; la charpente qui paroît en dedans, est chargée d’une infinité de piéces différemment engagées les unes dans les autres, ce qui n’est pas un petit ornement pour les Chinois. Il est vrai que cette forêt de poutres, de tirans, de pignons, de solives, qui regnent de toutes parts, a je ne sais quoi de singulier & de surprenant, parce qu’on conçoit qu’il y a dans ces sortes d’ouvrages, du travail & de la dépense, quoiqu’au fond cet embarras ne vient que de l’ignorance des ouvriers, qui n’ont encore pû trouver cette simplicité qu’on remarque dans nos bâtimens éuropéens, & qui en fait la solidité & la beauté : la salle ne prend le jour que par ses portes ; il y en a trois à l’orient, extrémement grandes, par lesquelles on entre dans la fameuse tour de porcelaine, & qui fait partie de ce temple.

Louis de Jaucourt
Première Encyclopédie
1751

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天后宫

ARTIS MELAYU – LES ARTISTES MALAIS – MALAYSIAN ARTISTS – 马来艺人

    Malaysia
Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE




 

 

ARTIS MELAYU
ARTISTES MALAIS
马来艺人马来艺人

 Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur
Melawat Kuala Lumpur
吉隆坡
Куала-Лумпур

 

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LES ARTISTES MALAIS
MALAYSIAN ARTISTS
ARTIS MELAYU

LATIFF MOHIDIN
KERIS (KRISS)
MENARA MAYBANK
1987

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‘Pohon Buku (Kitaran)’
‘L’arbre aux Livres (Cycle)
multimedia animation
Ahmad Nur Fikri

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ALI BEBIT
GLURP…GLURP…GLURP
(CRITICAL CYBER)
2017

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Haslin Ismail
The Death & The Misery
La Mort & La Misère
LA MORT ILLISIBLE

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Hafizzudin Abdul Jaidin
Magunatip Orang Kita
2016

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Syed Zamzur Akasah
THE FUSION NOWADAYS
2016

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HAN SAI POR
韩少芙
(Singapore – Singapour – 新加坡)
TOWARDS PEACE – VERS LA PAIX – MENUJU KEAMANAN
1987
ASEAN Garden
KUALA LUMPUR

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Mohd Fazli Othman
PESTA PISANG
2017
LA NOIRCEUR DES INTENTIONS

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Collectif PANGROK SULAP
(Ranau – Etat de Sabah)
Sabah Tanah Air-Ku
LA FORCE DE L’ART COMBATTANT 

2017

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SHUKRI ELIAS
Rétrospective 
Les Flamboiements barbares

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Zulkifli Lee
KONGSI 1 MENARA
LA PHILOSOPHIE DE LA CORROSION DANS LES EBATS DU TEMPS

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ARTISTE THAILANDAIS A KUALA LUMPUR

ITTHI KHONGKHAKUL อิทธิ คงคากุล
LE PROGRES
PROGRESS
KEMAJUAN
ความคืบหน้า

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ALI BEBIT : GLURP…GLURP…GLURP (CRITICAL CYBER – 2017) BALAI SENI VISUAL NEGARA – Kuala Lumpur

  

« Ils luisent bleus parmi le fard et les onguents,
Cependant que la tête et le buste, élégants,
Se balancent sur l’arc paradoxal des jambes. »
Paul Verlaine – Le Clown – Jadis et Naguère – Léon Vanier, 1884

Malaysia
Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE
 




 

 

Balai Seni Visual Negara
BSVN
ALI BEBIT
Mohd Ali Azraie Bebit 
GLURP…GLURP…GLURP
2017

 

 


 Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur
Melawat Kuala Lumpur
吉隆坡
Куала-Лумпур

 

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Balai Seni Visual Negara
LA GALERIE NATIONALE DES ARTS VISUELS DE KUALA LUMPUR
国家视觉艺术画廊在吉隆坡
National Visual Arts Gallery

ALI BEBIT
GLURP…GLURP…GLURP
2017

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Wood, aquarium, steel, fiber glass, fish & electronic device
Bois, aquarium, acier, fibre optique, poisson et appareil électronique

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Ali Rebit cite B.C. Forbes à la Balai Seni Visual Negara de Kuala Lumpur : « The man who has won millions at the cost of his conscience is a failure. » (L’homme qui a gagné des millions au prix de sa conscience a échoué.)
Ali Rebit place la conscience au cœur de son œuvre. Mais avec toujours un second voire un troisième degré. Et beaucoup d’humour aussi. Comme dans ses compositions précédentes.
Dans A.W.A.S (Anti war, Anti Strife) en 2012, il compose un soldat ailé avec des palmes rouges comme celles d’une éolienne. Bebas, en 2012 aussi, est une autre représentation métallique d’un grand échalas, avec de grandes ailes dorées. Dans Parasit, il nous montre encore un solide robot dans une position burlesque, pied levé, cherchant son équilibre. Still Fight, en 2012, propose une autre approche basée sur le déséquilibre et l’opposition des masses.
C’est toute l’ambivalence qui se retrouve dans son oeuvre humour-tragédie / légèreté – épaisseur / techologie -humanité. Mais c’est ce que l’on retrouve dans la vie, poussé dans ses retranchements avec le clown : « L’art du clown va bien au-delà de ce qu’on pense. Il n’est ni tragique, ni comique ; il est le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie » soulignait André Suarès dans ses Essais sur le clown.
Les œuvres sont parfois totalement humoristiques comme son travail de 2008  quand il réalise les Playing Series (Fun 1 par exemple), en positionnant un soldat, bouclier en main, perdu sur son rocher. 2008   Nothing en 2009 propose un robot à hélices sur la tête totalement hilare.
Dans toutes ces œuvres, Ali Bebit humanise la machine qui nous entoure. Ou plutôt, Ali cherche à lui donner une vie. Dans Makhluk Biru (Créature Bleue), il s’agit plus d’un robot-lapin bleu que d’un humanoïde.
Mais cette ironie s’accompagne d’un désir de légèreté en attribuant à ses créatures des hélices ou des ailes. Notre œuvre du Balai Seni de Kuala Lumpur n’y échappe pas. Il va même jusqu’à proposer des robots volants dans le style de Hayao Miyazaki quand il proposa, en 2012, Voyager: I Want to Fly.
Ce désir d’envol et de légèreté du lourd et du massif semble représenter un désir de dépassement, une morale à l’épreuve du vivant. Ici, les ailes sont présentes bien qu’inutiles. Notre clown est là, la couleur et les yeux exorbités. La table tachetée d’une chambre d’enfant. Le titre lui aussi prend même une connotation humoristique presque enfantine en utilisant des onomatopées.
Notre clown prend l’eau et il est emprisonné. Il navigue entre la Red Zone, la ligne route, attention danger présent, et la Yellow Zone, attention danger imminent, la Zone Jaune. Nous sommes quoi qu’il puisse arriver dans une zone de danger, voire de mort imminente.
Le sujet redevient grave ou alors il marque le côté grotesque et dérisoire du clown qui est, qui peut être, l’homme moderne. Il semble que nous soyons devant une sorte de chaise électrique ou plutôt de chaise de noyade.
Je repense au passage de Paul Acker (Humour et humoristes – H. Simonis Empis, 1899 qui traite de cette thématique : « Dans chaque clown, digne de ce nom, se cache, voyez-vous, un philosophe — sans le savoir — peut-être. À force de dire des folies et d’en faire, de lancer à travers les airs des chapeaux pointus qui tournoient, ou d’appliquer sur la face du voisin des claques trop sonores, de se rouler sur le dos, et de marcher sur la tête, ils arrivent à se former du monde une conception assez juste : une grande arène de cirque, pleine de clowns et de « gugusses » qui jouent ensemble. Les clowns giflent et rient, les gugusses sont giflés et rient. La vie n’est qu’une cabriole, mais une cabriole immense et d’une fantaisie sans cesse renouvelée. Rappelez-vous certains de leurs actes, certains de leurs discours. Ces êtres enfarinés, au nez peint de rouge, aux yeux cernés de noir, perdus dans un long vêtement flottant et multicolore, ou étriqués dans un sinistre habit, ont un sens admirable du ridicule ; peu savent aussi bien dégager de toute chose le grotesque qui s’y renferme. »
Ou juste après, soulignant que la simplicité des spectacles comme le précise à un autre moment Paul Acker ne va jamais sans une certaine gravité. L’œuvre, la vie, si elle n’est pas sérieuse ne nous empêche pas, bien au contraire, de la regarder avec nos yeux « ni trop fats, ni trop modestes » mais légèrement « cabotins« .

Jacky Lavauzelle

Mohd Ali Azraie Bebit

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