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l’ISLAM en MALAISIE

MALAISIE – MALAYSIA

 ISLAM en MALAISIE




L’ISLAM EN MALAISIE

 

 

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Édouard Dulaurier
dans la Revue des Deux Mondes
en 1841

« Le règne de la civilisation indoue cessa, lorsque l’islamisme fut apporté dans l’archipel d’Asie, vers le commencement du XIIIe siècle. Des deux grandes races qui l’habitent, la race malaye et la race javanaise, la première est celle qui embrassa la nouvelle foi religieuse avec le plus d’ardeur, en très peu de temps, elle fut tout entière musulmane. Cette propagation rapide des dogmes de l’Alcoran parmi les Malays s’explique par les analogies que l’on observe entre leur caractère et celui des Arabes. Doués comme eux d’une imagination vive et mobile, de passions inquiètes et ardentes, ils aiment la guerre, le commerce, les plus aventureuses expéditions maritimes, en un mot tout ce qui peut satisfaire le besoin d’une activité incessante. Ralliée au drapeau du prophète, la race malaye acquit une unité qui lui avait manqué jusqu’alors. L’Alcoran constitua sa nationalité. »

Édouard Dulaurier
Revue des Deux Mondes
 4ème série
tome 27, 1841
DES LANGUES  ET DE LA LITTERATURE
 DE L’ARCHIPEL D’ASIE
 SOUS LE RAPPORT POLITIQUE ET COMMERCIAL

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ISLAM EN MALAISIE

VOYAGE EN MALAISIE Pelancongan di Malaysia 马来西亚 マレーシア Малайзия

Pelancongan di Malaysia
Voyage en Malaisie




 

 MALAISIE
马来西亚
マレーシア
Малайзия

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Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur

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BATU CAVES
黑风洞
பத்துமலை

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Visiter Malacca
Meneroka kota Melaka
马六甲

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ARTIS MELAYU
LES ARTISTES MALAIS
MALAYSIAN ARTISTS
马来艺人

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APPRENDRE LE MALAISIEN
Pembelajaran Bahasa Melayu

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LES ORANG ASLI
LES ABORIGENES DE MALAISIE

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LITTERATURE
kesusasteraan

Lettres de Malaisie
Paul Adam
1896

Toutes ces stations se trouvent situées au faîte de sommets rendus inaccessibles par la nature montueuse du sol, l’impénétrabilité des forêts vierges, la pestilence des marécages, et notre ignorance générale de la topographie de ces régions…

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Les Pirates Malais
Charles Hubert Lavolée
1853

A l’extrémité de l’Asie, au milieu du XIXe siècle, des bandes de forbans tiennent bravement la mer …

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La férocité des pirates malais
Charles de Varigny
1887
(L’Océanie moderne)

La férocité de ces Malais, leur mépris de la mort, ont, pendant des siècles, inspiré la terreur aux navigateurs qui se hasardaient dans ses parages…

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LE MACAQUE CRABIER 
Beruk

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Le Varan Malais
Varanus salvator

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Le périophtalme de Malaisie
(Mudskipper)

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La Malaisie
vue
par la Première Encyclopédie

 » Les habitants de cette presqu’île sont noirs, petits, bien proportionnés dans leur petite taille, & redoutables lorsqu’ils ont pris de l’opium, qui leur cause une espèce d’ivresse furieuse. Ils vont tous nus de la ceinture en haut, à l’exception d’une petite écharpe qu’ils portent tantôt sur l’une, tantôt sur l’autre épaule. Ils sont fort vifs, fort sensuels, & se noircissent les dents par le fréquent usage qu’ils font du bétel… » Louis de Jaucourt 1751

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CIVILISATIONS

Sriwijaya – Çrīvijaya

LE ROYAUME DE SRI VIJARA
Le Royaume de Çrivijaya
George Cœdès
1918

Voilà donc deux inscriptions des VIIe-VIIIe siècles émanant toutes deux d’un royaume nommé Çrīvijaya. S’agit-il dans les deux cas d’un seul et même pays ?…

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CHANSONS – MUSIQUE
Lagu – muzik

Les plus belles chansons malaisiennes
Lagu Malaysia
Ranking Artgitato

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Les Chansons de P. Ramlee
Lagu lagu P. Ramlee

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RELIGIONS

L’Islam en Malaisie

« Le règne de la civilisation indoue cessa, lorsque l’islamisme fut apporté dans l’archipel d’Asie, vers le commencement du XIIIe siècle… » (Édouard Dulaurier-1851)

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TRADUCTION MALAISIEN
Terjemahan Malaysia

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Malaysia – Malaisie




La place Colomb – Plaza de Colón – 哥伦布广场 – Плаза-де-Колон- Madrid – Мадрид – 马德里

Madrid – Мадрид – 马德里
La place Colomb – Plaza de Colón
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Madrid Blason Artgitato  Madrid L'Ours & L'arbousier Artgitato La estatua del oso y del madroño

Photo Plaza de Colon Jacky Lavauzelle
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Madrid Drapeau Artgitato


La Place Colomb
Plaza de Colón
哥伦布广场
Плаза-де-Колон

La Place Colomb Plaza de Colon Madrid Artgitato

Christophe Colomb
Cristoforo Colombo
Cristobal Colón
Кристоф Коломб
1451 – 1506

Ridolfo_Ghirlandaio_Columbus

Merveilleuse entreprise, l’Europe se trouvait sous l’émotion d’un fait plus important encore, et qui est devenu, non sans raison, le point de départ de l’ère des temps modernes. Une dernière invasion définitivement triomphante, effaçant de ce monde les vestiges de l’empire romain, avait assis le barbare aux portes de la civilisation. Depuis la prise de Constantinople, la chrétienté, menacée dans ses foyers, devait s’attendre à la continuité de l’état de guerre religieuse que le Coran impose à ses sectateurs ; dès lors plus d’expédition possible en Orient, plus de rapport facile avec les Échelles, l’Égypte, les Indes, possédées ou parcourues par le mahométan ; la navigation de la Méditerranée devenait des plus dangereuses, et le commerce, sinon la subsistance de l’Europe, était compromis. Un immense besoin d’expansion portait vers l’inconnu une activité, qui, en même temps qu’elle perdait ses anciens débouchés, se trouvait surexcitée par le travail intellectuel précurseur de la Renaissance.

On croyait bien alors que la terre était ronde ; mais, à défaut de moyens exacts d’appréciation, on était loin de se faire une idée de ses dimensions ; et, soit qu’on les réduisît outre mesure, soit qu’on s’exagérât la distance réelle des limites de l’extrême Orient, on s’imaginait retrouver les Indes au delà de l’océan Atlantique, sans se rendre compte de l’étendue possible des grandes mers, dont la Méditerranée n’est qu’une miniature.

Telles sont les pensées qui, après avoir guidé Chr. Colomb, l’ont constamment suivi dans sa carrière, et lui ont même longtemps survécu. Le but de l’amiral génois, c’est de substituer une nouvelle route à celle de l’Égypte et de la mer Rouge, c’est de prendre à revers le pays des épices et de remonter le Gange. Dès la première île qu’il découvre, il se croit aux Indes ; et il impose aux habitants du Nouveau-Monde un nom d’emprunt, qu’ils ne perdront jamais. Á Cuba, il se croit en Chine et s’étonne de ne pas y rencontrer le grand khan des Tartares ; et, quoique son expédition ne lui ait pas fait rencontrer les produits de l’extrême Orient qu’il était venu chercher, il se fait fort d’en envoyer au roi d’Espagne, autant qu’il plaira à ce souverain de lui en demander.

Il est donc bien certain que Colomb ne cherchait pas un nouveau monde, et que les préoccupations scientifiques n’entraient pour rien dans ses visées. Trois objets remplissent ses intentions : la conquête politique, qui s’effectue sans le moindre scrupule, au nom du droit du plus fort ; les relations commerciales et internationales que les gens de l’époque entendaient en vrais forbans, toutes les fois qu’une force suffisante ne les tenait pas en respect ; enfin, le prosélytisme religieux, d’autant plus redoutable qu’il était encore très-naïf. Ceux qui vinrent après Colomb, et qui furent, pour la plupart, des aventuriers de la pire espèce, n’eurent pas d’autres mobiles que ceux qui viennent d’être indiqués ; mais une cupidité sans frein et l’absence de tout sentiment d’humanité leur dictèrent une autre conduite : l’histoire n’aura pas assez d’exécrations pour la raconter.

Si les aventuriers envahisseurs de l’Amérique ne s’étaient montrés que cruels, on les aurait peut-être plus facilement oubliés ; mais ils furent inintelligents, et leur nom revient forcément à la pensée toutes les fois que l’on songe au passé de ce malheureux pays.

En effet, autant par suite de la disparition des monuments qu’on a détruits ou laissé perdre, que par suite de l’état d’ignorance et du défaut de traditions chez un grand nombre des peuples de cette immense contrée, l’Amérique n’a point d’histoire. Il y avait là cependant une civilisation propre, qui s’est malheureusement perdue elle-même, mais dont les vestiges ont été en partie retrouvés : réunir ces éléments, les coordonner, et en tirer les conclusions historiques qu’ils peuvent contenir, telle est la mission que s’est imposée le comité d’archéologie américaine. À peine constituée, cette réunion de savants a donné, dans la Revue américaine, des études pleines d’intérêt. Associée à la Société d’Ethnographie, elle espère former aussi une intéressante collection d’objets spéciaux à la science qu’elle cultive ; mais elle a compris en même temps que ce qu’il faut avant tout, dans un pareil ordre de recherches, c’est la multiplication des éléments de travail qui font généralement défaut. À cet effet, le comité compte entreprendre ou favoriser la publication des plus précieux documents qui seront à sa disposition.

On ne pouvait mieux commencer que par la lettre où Christophe Colomb rend compte des premiers rapports du monde ancien avec le monde nouveau. M. Lucien de Rosny, qui a bien voulu se charger de ce travail, l’a exécuté avec tout le soin et l’entente désirables : le texte, en certains points fautif ou douteux, a été comparé et autant que possible amendé ; tout en le serrant de près, la traduction n’y est pas asservie, on n’y oublie point les nécessités de la clarté et de l’intelligence ; enfin, des notes, aussi complètes qu’on peut les souhaiter, donnent non-seulement aux gens du monde, mais aux savants mêmes, des indications indispensables pour posséder complètement l’esprit de la situation. Ce petit ouvrage doit à de pareilles conditions un intérêt des plus vifs ; il sera la base de la collection de tout Américaniste.

ALPHONSE CASTAING
Président du Comité
(1822-1888)
Membre du Conseil en 1870
Membre de la Société ethnographique

PREFACE à la
LETTRE DECHRISTOPHE COLOMB
 SUR LA DÉCOUVERTE DU NOUVEAU-MONDE
 Publiée d’après la rarissime version latine conservée à la Bibliothèque impériale
 TRADUITE EN FRANÇAIS COMMENTÉE
 ET ENRICHIE DE NOTES PUISÉES AUX SOURCES ORIGINALES
par Lucien de Rosny
1865

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SOUMISSION HOUELLEBECQ : EUROPE, ANNEE ZERO

Michel HOUELLEBECQ
CRITIQUE

SOUMISSION
2015

Soumission Michel Houellebecq Artgitato Jacky Lavauzelle

EUROPE,

ANNÉE ZERO

« L‘imagination est une bien belle chose ; elle permet de prêter aux gens des idées encore plus sottes que celles qu’ils ont eues sans doute. » Cette citation que l’on retrouve dans les Croquis Parisiens de Joris-Karl Huysmans éclaire tout-à-fait les énormités que l’on retrouve sur Houellebecq, dans la suite de « Madame Bovary, c’est moi ! » Du moins, auraient-ils de l’imagination. Mais, paraît-il, certains batraciens n’en seraient pas, non plus, totalement dépourvus. Nous les entendons clâmer que le livre va trop loin, eux qui n’ont rien vu arriver, ni le 11 septembre, ni les krachs boursiers, ni la chute du mur… Rien… « Les journalistes avaient une tendance bien naturelle à ignorer les informations qu’ils ne comprennent pas » souligne notre héros dans Soumission. C’est dire.

Il n’y a pas, pour autant, de fumées sans feu. Dans un de ses éditos dans Charlie Hebdo (n°913 du 16 décembre 2009), Bernard Maris rapporte les propos de Yazid Sebag, Commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, qui « demande « d’accepter qu’elle (la France) est aussi un pays musulman« , qui se positionne « sur le refus d’une loi sur la burqa, et le regret à peine dissimulé de la loi sur le voile. » Et de poursuivre, Bernard Maris, pas Yazid Sebag, « mais qu’on sorte la religion des têtes ! Et le braillard des minarets, dans les pays musulmans, est là pour clouer la religion dans les têtes. »



Il n’y a pas de fumées sans feu, comme le souligne l’ensemble des médias : à Toulouse : « Les plus radicaux des islamistes peuvent se mêler aux musulmans modérés qui pratiquent leur culte à Toulouse, dans les quartiers d’Empalot, Bagatelle, les Izards. «Le quartier du Mirail est plutôt proche des Frères musulmans», estime Boris. Un islam réputé plutôt rigoriste. Chaque vendredi après-midi, le parking de Basso-Cambo se remplit. Les voitures débordent sur les ronds-points avoisinants. Des centaines de fidèles sont là pour la prière. » (La Dépêche du Midi, 24 septembre 2014). Le politologue Gilles Kepel, dans une enquête sur les jeunes de Montfermeil et Clichy-sous-Bois : » le grand récit fondateur de la France moderne selon lequel la nation était toujours capable d’intégrer a été mis à mal. La colère et l’islam se sont développés partout où la République a échoué.« …

C’est le paradoxe de ne nos peuples. Être arrivé à tant de libertés individuelles et risquer tout perdre aussitôt. « Oui, dit Cyprien dans En Ménage de Huysman, c’est amusant d’allumer des paradoxes, mais il est un moment où les feux de Bengale sont mouillés et ratent ! On ne rit plus alors. » Le voile s’est posé sur les caricatures, sur le rire, sur les femmes, sur la joie de vivre. Tout est devenu trop sérieux !

Mais revenons sur notre livre d’anticipation.

 Mais, avant la polémique, avant les thématiques politico-religieuses, nous sommes dans la littérature. Et, comme pour chaque livre de Houellebecq, il y a d’abord le plaisir. Le plaisir de la lecture fluide. Une lecture de notre époque, comme avec les grands naturalistes. Une lecture qui couvre les siècles en revenant sur cette fin du XIXe. Le curseur se grippe. Une histoire s’achève. Une tentative de comprendre en prenant le recul de l’histoire. De notre littérature. Une autre arrive. Une puissance à la Zola mêlant sciences, politiques, économie, philosophie et toute la prose de notre quotidien. Soumission est une somme. Un tractactus-thélogico-politico-philosophique. Un vrai Houellebecq en somme, avec ce qu’il faut d’érotisme et d’humour. Soumission est un plaisir et un coup de vent dans la nombreuse production soporifique, pléthorique et anesthésiée. Une œuvre qui respire. Un livre qui parle de nous. Enfin.

 Notre héros est un homme soumis. Apolitique, mais soumis. Il est d’abord soumis par les autres, soumis par son corps, soumis par son sexe. Il se soumettra enfin pour retrouver son siège à l’université Paris III en se soumettant au nouveau pouvoir politico-religieux en place en se convertissant à l’Islam, الإسلام, qui désigne une « soumission » volontaire, une allégeance à Dieu.



Il trouve sa vie peu intéressante, « j’aimais prendre le métro un peu avant sept heures, me donner l’illusion fugitive d’appartenir à la ‘France qui se lève tôt… » Plus d’une fois, il voudrait crier, « cette vie est intolérable ! » comme Folantin dans A Vau-l’eau.

 » Le monde qui pendant des siècles avait été en jeu, est devenu une caricature. » (André François)  Mais le jeu est fini. La France aussi. L’Europe se transforme et une mutation s’amorce, la Belgique, des « nouvelles coalitions » en Angleterre, en Allemagne … Le temps des caricatures aussi est fini. Le temps du droit au blasphème aussi…




La grande Europe sera faite, mais dans une autre direction. Plus au sud. Mohammed Ben Abbes s’en occupe. Seuls les pseudos intellectuels parisiens s’en étonnent, n’ayant rien vu venir, pensant si fort que l’Europe c’est la France + l’Allemagne, que la France c’est Paris, et que Paris c’est eux, encore étonnés de la fulgurance des événements, s’associant, en trainant en peu les pieds, afin de s’associer à la Fraternité Musulmane, faisant reculer toutes les idées de laïcités, de liberté, et d’égalité, du droit des femmes plusieurs siècles en arrière. Toutes ces valeurs effacées en une élection. « La contemplation du cul des femmes, minime consolation rêveuse, était elle aussi devenue impossible. »



 En effet, ce nouveau siècle qui débute voit ressurgir des débats sur la religion que connurent nos aînés, fin XIXe, début XXe avec le catholicisme, la place de l’église, la laïcité. A cette époque Charlie Hebdo n’existait pas. Nous avions l’Assiette au beurre, cent fois plus violente et assassine envers les catholiques, le Grelot, le Chambard, le Libertaire ou La Voix du peuple. Rien que çaLe personnage de Houellebecq n’était pas encore converti à l’Islam que Huysmans faisait le pas et entrait en religion Catholique.

Le sujet est digne d’intérêt. Plus que cela, il est pour tout homme, le problème essentiel, celui de nos valeurs. 

Notre héros suit le parcours huysmanien : Marthe, histoire d’une fille (1876) écrit avec du panache et de l’audace correspond à sa thèse sur Huysmans lui-même. Les Croquis parisiens (1880), En ménage (1881), A Vau-l’eau (1882), A Rebours (1884) correspond à sa vie parisienne comme professeur universitaire. La nouvelle Sac à dos dépeint sa vie solitaire et ennuyeuse.  Suivra En Rade, cette évasion qui, pour notre héros, correspond à la fuite vers le Lot, la ville de Martel et le site de Rocamadour. Suivront La Cathédrale (1903) et les Routes de Lourdes (1906), la conversion et l’aboutissement.

Tim disait « un portrait n’est bon que s’il contient une pincée de caricature. Une caricature n’est bonne que si elle contient une pincée de tendresse. » C’est ce que Houellebecq apporte avec cette âme humaine pantelante, presque sans histoires, chancelante dans une existence terne et morne. Apolitique, notre héros suivra le vent de l’histoire. La mort, pensée un instant fait place à la soumission, une autre soumission.



Le vert de l’Islam habille enfin les couleurs de l’Europe aux rythmes des conversions qui s’accélèrent. Nous revoyons Jacques, dans En Rade de Huysmans : « Jacques avançait lentement, écartant les arbustes, enjambant les touffes ; bientôt la route devint impraticable ; des branches basses de pins barraient le sentier, couraient en se retroussant par terre, tuant toute végétation sous elles, semant le sol de milliers d’épingles brunes, tandis que de vieux sarments de vignes sautaient d’un bord de l’allée à l’autre dans le vide et, s’accrochant aux fûts des pins, grimpaient autour d’eux en serpentant jusqu’aux cimes et agitaient tout en haut, dans le ciel, de triomphales grappes de raisin vert. »

Jacky Lavauzelle

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SOUMISSION HOUELLEBECQ