Archives par mot-clé : Deutsch Poesie

Poèmes de Friedrich Schiller – Gedichte von Friedrich Schiller

*

Portrait de Friedrich Schiller par Anton Graff – 1785

Poèmes de Friedrich Schiller - Gedichte von Friedrich Schiller




LITTERATURE ALLEMANDE
Poèmes de Friedrich Schiller

Deutsch Poesie




 Deutsch Literatur

Friedrich von Schiller
Johann Christoph Friedrich von Schiller
1759-1805

German poet
Poète Allemand
Deutsch Dichter

Übersetzung – Traduction
Jacky Lavauzelle




Poèmes de Friedrich Schiller

Gedichte von Friedrich Schiller

*




 DER TANZ
LA DANSE
1796

DER TANZ Schiller Jacky Lavauzelle Friedrich Schiller
Allegorie des Tanzes, Allégorie de la Danse, William Bouguereau

« Sieh, wie sie durcheinander in kühnen Schlangen sich winden,
Vois comme, dans de serpentines vagues, ils se vrillent ,
       Wie mit geflügeltem Schritt schweben auf schlüpfrigem Plan.
Comme volent ces pas ailés qui sur le sol glissent…

***

WALLENSTEINS LAGER
LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

 

Le Camp de Wallenstein Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato

SOMMAIRE
Inhaltsverzeichnis

1. Auftritt
Scène 1

2. Auftritt
Scène 1

3. Auftritt
Scène 3

4. Auftritt
Scène 4

5. Auftritt
Scène 5

6. Auftritt
Scène 6

7. Auftritt
Scène 7

8. Auftritt
Scène 8
Huitième Tableau
Kapuzinerpredigt Schiller
Le Sermon du Capucin

9. Auftritt
Scène 9
Neuvième Tableau

10. Auftritt
Scène 10
Dixième Tableau

11. Auftritt
Scène 11
Onzième Tableau
Erste Teil – Première Partie
Zweite Teil – Seconde Partie
Teil Drei – Troisième Partie
Vierter Teil – Quatrième Partie
Fünfter Teil – Cinquième Partie
Teil Sechs – Sixième Partie
Teil 7 – Septième Partie
Teil 8 – Ende des Spiels – Fin de la pièce

**

An die Freude 
Hymne à la Joie
Ode à la Joie
1785

An di Freude Schiller Hymne à la Joie Ode à la Joie Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato

Freude, schöner Götterfunken,
Joie, belle étincelle des dieux,
Tochter aus Elisium,
Fille d’Elysée,
Wir betreten feuertrunken

Nous entrons ivres avec le feu

**

DER HANDSCHUH
LE GANT

Vor seinem Löwengarten,
Devant le jardin aux lions,
 Das Kampfspiel zu erwarten,
Où ils vont combattre

**

HOFFNUNG
ESPERANCE

Es reden und träumen die Menschen viel
Les gens parlent et rêvent toujours
von bessern künftigen Tagen;
à des jours meilleurs ;

**

LES MOTS DE LA FOI
DIE WORTE DES GLAUBENS

Drei Worte nenn ich euch, inhaltschwer,
Trois mots ! Je vous parlerai de trois mots si intenses et profonds ;
Sie gehen von Munde zu Munde,
Ils vont de bouche en bouche,

**

LES MOTS DE L’ILLUSION
DIE WORTE DES WAHNS

Drei Worte hört man, bedeutungsschwer,
Trois mots fondamentaux s’entendent
 Im Munde der Guten und Besten;
Dans la bouche du bon et du meilleur d’entre nous ;

**

DAS SPIEL DES LIEBENS
LE JEU DE LA VIE

  Wollt ihr in meinen Kasten sehn?
Voulez-vous voir ma boîte ?
Des Lebens Spiel, die Welt im Kleinen,
Le jeu de la vie, le monde en miniature,

****

La Poésie de Schiller par

Xavier Marmier
(préface)

La poésie lyrique est l’une des joies les plus pures, et l’une des gloires littéraires les plus brillantes du peuple allemand. On n’a point vu se développer dans ce vaste pays d’Allemagne certains rameaux de la pensée humaine qui, dans d’autres contrées, ont porté tant de fleurs précieuses et tant de fruits vivifiants. L’Allemagne n’a point eu de Molière, point de Walter Scott ni de La Fontaine, et le drame, qui, dans les derniers temps, lui a donné une si grande illustration, le drame n’est apparu sur la scène allemande avec une réelle originalité et un véritable éclat, qu’après une longue suite d’obscurs tâtonnements, de froids essais, de fades imitations. Sa rapide durée, sa subite décadence, prouvent qu’il n’était point issu du génie de la nation allemande, mais de la pensée puissante de quelques hommes. Ce drame commence à Lessing et finit à Goethe. Après la mort de Schiller, après le silence de l’immortel auteur de Faust, les théâtres d’Allemagne sont retombés dans leur viduité première ; les œuvres de Werner, de Mullner, de Grillparzer ; les trop nombreuses productions de Raupach et le brillant début de M. Munch-Bellinghausen, ne lui ont donné qu’une lueur fugitive. Le désordre est entré dans les rangs de ces écrivains dramatiques que deux bannières illustres ralliaient, il y a vingt ans, autour d’un sentiment de création originale, d’une grande idée d’art. Dans leur vague incertitude, dans leurs désirs flottants et leur impuissance, ils en sont réduits maintenant à chercher une substance étrangère, à prendre, qui de-ci, qui de-là, une comédie du Théâtre-Français, un vaudeville de Boulevard, qu’ils revêtent de langues germaniques, et conduisent à la lisière sur le théâtre de Vienne ou de Berlin.

Mais depuis les plus anciens temps, l’Allemagne, avec sa nature tendre, rêveuse, idéale, a senti s’éveiller en elle le sentiment mélodieux de la poésie lyrique. Les vieux guerriers chantaient en allant au combat ; les Minnesinger ont répandu à travers les sombres mœurs du moyen âge les trésors de l’inspiration la plus suave, et les délicieux accents d’une pensée d’amour unie à la religion par un lien mystique. Les Meistersanger conservaient la même inspiration, et ils n’en altérèrent le charme primitif qu’en se trompant eux-mêmes sur certains effets de style et certains raffinements de forme. C’est par la poésie lyrique que la première école silésienne se signala au XVIIe siècle ; c’est par la poésie lyrique que Bürger, Holly et leurs jeunes amis de Goettingue ramenèrent les beaux esprits de leur temps à une tendance littéraire plus juste, à un langage plus simple et plus vrai. Enfin, c’est par la poésie lyrique que les principaux écrivains de l’époque actuelle, Novalis, Uhland, Ruckert, se sont fait une renommée qui de l’Allemagne s’est promptement répandue dans les autres contrées. À travers les tempêtes qui ont agité l’Europe, les événements politiques qui en ont changé la face, au milieu des questions vitales dont le monde poursuivait chaque jour la solution, l’Allemagne est apparue comme le scalde scandinave, qui ne pouvait en prenant l’épée abandonner sa harpe. Elle n’a pas cessé un instant de rêver, et pas un instant de chanter. Klopstock saluait par une ode l’aurore de notre révolution, et Théodore Korner, après avoir suivi tout le jour son escadron de chasseurs sur le champ de bataille, composait le soir au bivouac la chanson du lendemain. Il faut avoir visité les diverses contrées de l’Allemagne, pour savoir tout ce qu’il y a là d’instinct musical et de sentiment lyrique. Dès qu’on a passé la frontière, il semble qu’on entre dans une région fabuleuse où les hommes gazouillent et chantent comme des oiseaux. L’ouvrier chante en s’en allant le sac sur l’épaule, de ville en ville, gagner ses titres de maîtrise ; l’étudiant chante en cheminant sur la route de son Université ; l’humble famille bourgeoise qui, le dimanche, va se reposer des fatigues de la semaine sous le feuillage d’un Lustgarten, ne rentre guère dans sa demeure sans entonner aussi quelque chanson d’Uhland mise en musique par Strauss ; et dans les salons du grand monde, on serait bien étonné de passer une soirée sans cahiers de musique et sans piano. Il y a en Allemagne des chants pour toutes les fêtes et toutes les circonstances solennelles de la vie, pour toutes les classes de la société, toutes les corporations, tous les métiers, et chaque jour en augmente encore le nombre. Là, pas un site pittoresque qui n’ait été célébré plusieurs fois par les poëtes, pas une ruine des bords du Danube qui n’ait sa légende populaire, pas un château de la Thuringe, des bords du Rhin, de la Silésie, dont le nom ne se retrouve dans plusieurs recueils littéraires, dont l’histoire, réelle ou fictive, n’ait été racontée dans mainte et mainte strophe.

Ces chants de l’Allemagne n’ont point en général la vive et émouvante gaieté de ceux de la France, ni le caractère humoristique de ceux de l’Angleterre. Il en est peu qui n’allient à l’élan le plus joyeux une réflexion philosophique, une pensée religieuse. On y trouve d’ailleurs, même dans les plus vulgaires, un indice de vague rêverie, un sentiment de la nature qui ne se révèlent point dans les nôtres. L’ouvrier allemand ne se contente point de célébrer en vers plus ou moins corrects l’amour et le vin, il chante souvent avec une douce et naïve mélancolie la verdure des champs, la fraîcheur des bois ; et il y a telles de ces chansons d’artisan, de ces Burschenlieds qui retentissent chaque jour dans les plus obscurs cabarets et que l’on pourrait citer comme de petites odes harmonieuses, et remarquables par une pensée exquise.

Il est clair cependant que dans cette quantité de poésies lyriques qui inondent l’Allemagne, il y a un nombre infini de chansonnettes qui ne peuvent être considérées que comme des motifs de composition musicale, ou comme la pâle expression d’une pensée banale. C’est à la critique à chercher, au milieu de tant de productions, ce qui mérite d’être conservé et classé parmi les véritables œuvres d’art. Dans ces œuvres choisies, on distinguera les poésies lyriques de Schiller. L’homme de génie a mis là les qualités que l’on aime à retrouver dans ses drames, sa tendresse de cœur, ses grandes idées sociales, sa philosophie religieuse. Quand il n’aurait point écrit Marie Stuart, Guillaume Tell, Wallenstein, son petit volume d’élégies, de ballades, suffirait pour lui assurer une belle place parmi les poëtes de notre époque. Nous avons publié, en tête de la traduction de son théâtre, une notice biographique qui nous dispense de revenir sur les divers incidents de la vie de ce grand écrivain. Nous essaierons ici de rechercher les premières traces de ses compositions lyriques, et d’indiquer les différentes phases que sa pensée a suivies, le cercle qu’elle a parcouru, jusqu’à ce qu’elle arrivât à sa dernière manifestation, à son dernier développement, interrompu, brisé par une mort prématurée.

Xavier Marmier
Préface
Poésies de Schiller
Charpentier

*

Portrait de Friedrich Schiller par Anton Graff – 1785

Poèmes de Friedrich Schiller - Gedichte von Friedrich Schiller




LITTERATURE ALLEMANDE
Poèmes de Friedrich Schiller

Deutsch Poesie

An die Freude SCHILLER – Hymne à la Joie – Ode à la Joie (1785)

QUE TA VOLONTE SOIT FAITE Poème de Joseph von EICHENDORFF – Dein Wille, Herr, geschehe!

La Poésie de Joseph von Eichendorff
die Poesie von Joseph von Eichendorff

Dein Wille, Herr, geschehe!
Que ta volonté soit faite

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes
Signature de Joseph von Eichendorff

 

Joseph von Eichendorff
 1788-1857

 Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Que ta volonté soit faite

Poème de Joseph von Eichendorff

Gedicht von Joseph von Eichendorff

Dein Wille, Herr, geschehe!

*

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Photo Jacky Lavauzelle

*

 

Dein Wille, Herr, geschehe!
Que ta volonté soit faite, Seigneur !
Verdunkelt schweigt das Land,
Repose silencieux le pays,
Im Zug der Wetter sehe
Dans le temps changeant, j’aperçois
ich schauernd deine Hand.
frissonnant, ta main.
O mit uns Sündern gehe
Ô avec nos péchés,
erbarmend ins Gericht!
sois miséricordieux !
Ich beug’ im tiefsten Wehe
Je m’humilie dans ma plus profonde peine
zum Staub mein Angesicht.
Jusqu’à recouvrir mon visage de poussière.
Dein Wille, Herr, geschehe!
Que ta volonté soit faite, Seigneur !

 

PRIERE DU MATIN Poème de Joseph von Eichendorff Morgengebet

La Poésie de Joseph von Eichendorff
die Poesie von Joseph von Eichendorff

Morgengebet – Prière du Matin

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes
Signature de Joseph von Eichendorff

 

Joseph von Eichendorff
 1788-1857

 Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Prière du matin

Poème de Joseph von Eichendorff

Gedicht von Joseph von Eichendorff

Morgengebet

*

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Photo Artgitato Jacky Lavauzelle

*

O wunderbares, tiefes Schweigen,
Ô merveilleux, profond silence,
Wie einsam ist’s noch auf der Welt!
Combien solitaire est encore le monde !
Die Wälder nur sich leise neigen,
Les arbres seuls tranquillement saluent
Als ging der Herr durchs stille Feld.
Comme si le Seigneur marchait à travers les champs silencieux.

*

Ich fühl mich recht wie neugeschaffen,
Je me sens comme nouveau,
Wo ist die Sorge nun und Not?
Où sont donc passés mes soucis et ma détresse ?
Was mich noch gestern wollt erschlaffen,
Qu’est-ce qui, hier encore, me faisait défaillir
Ich schäm mich des im Morgenrot.
J’en suis honteux devant l’aube.

*

Die Welt mit ihrem Gram und Glücke
Le monde avec sa peine et sa douleur
Will ich, ein Pilger frohbereit,
Je veux, tel un pèlerin, joyeusement,
Betreten nur wie eine Brücke
Pénétrer comme sur un pont
Zu dir, Herr, übern Strom der Zeit.
Qui mène vers toi, Seigneur, au-delà du cours du temps.

*

Und buhlt mein Lied, auf Weltgunst lauernd
Et ma chanson, si elle courtise les faveurs du monde
Und schnöden Sold der Eitelkeit;
Et attend de vils et vains salaires,
Zerschlag mein Saitenspiel, und schauernd
Qu’elle soit muette, et que frissonne
Schweig ich vor dir in Ewigkeit.
Ma muse devant toi pour toujours.

 

*******

NUIT D’HIVER Poème de Joseph von Eichendorff WINTERNACHT

La Poésie de Joseph von Eichendorff
die Poesie von Joseph von Eichendorff

Winternacht – Nuit d’Hiver

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes
Signature de Joseph von Eichendorff

 

Joseph von Eichendorff
 1788-1857

 Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Nuit d’Hiver

Poème de Joseph von Eichendorff

Gedicht von Joseph von Eichendorff

Winternacht

*

Winternacht Nuit d'hiver Joseph von Eichendorff Artgitato Paysage d'hiver Caspar David Friedrich
Paysage d’Hiver de Caspar David Friedrich

*

Verschneit liegt rings die ganze Welt,
La neige dissimule le monde entier,
 Ich hab nichts, was mich freuet,
Je n’ai rien qui me réjouisse,
Verlassen steht der Baum im Feld,
L’arbre esseulé dans la prairie,
 Hat längst sein Laub verstreuet.
A depuis longtemps perdu ses feuilles.

*

Der Wind nur geht bei stiller Nacht
Le vent seulement se hasarde dans la nuit silencieuse
Und rüttelt an dem Baume, 
Et secoue l’arbre,
Da rührt er seinen Wipfel sacht
Il agite doucement ses cimes
Und redet wie im Traume.
Et parle comme dans un rêve.

*

Er träumt von künft’ger Frühlingszeit,
Il rêve du prochain printemps,
Von Grün und Quellenrauschen,
Du bruissement des verdures et de la source,
Wo er im neuen Blütenkleid
Où, dans une nouvelle robe fleurie,
Zu Gottes Lob wird rauschen.
Il clamera la gloire de Dieu.

 

****

LES VOIX DE LA NUIT Poème de Joseph von Eichendorff – Stimmen der Nacht

La Poésie de Joseph von Eichendorff
die Poesie von Joseph von Eichendorff

Stimmen der Nacht – Les Voix de la Nuit

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes
Signature de Joseph von Eichendorff

 

Joseph von Eichendorff
 1788-1857

 Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Les Voix de la Nuit

Poème de Joseph von Eichendorff

Gedicht von Joseph von Eichendorff

Stimmen der Nacht

*
Stimmen der Nacht – Les Voix de la Nuit

*

Stimmen der Nacht Les Voix de la Nuit Artgitato Joseph von Eichendorff
Photo Jacky Lavauzelle

*

Weit tiefe, bleiche, stille Felder –
Larges, profondes et pâles, silencieuses plaines  –
O wie mich das freut,
Ô combien vous me transportez,
Über alle, alle Täler, Wälder
Partout, dans toutes les vallées, les forêts
  Die prächtige Einsamkeit!
Magnifique solitude !

*

Aus der Stadt nur schlagen die Glocken
De la ville, seules les cloches frappent
 Über die Wipfel herein,
Ici les cimes,
 Ein Reh hebt den Kopf erschrocken
Un cerf surveille effrayé
Und schlummert gleich wieder ein.
Et s’assoupit aussitôt.

*

Der Wald aber rühret die Wipfel
La forêt agite fiévreuse
   Im Schlaf von der Felsenwand,
La paroi rocheuse en sommeil
Denn der Herr geht über die Gipfel
Car le Seigneur va sur le sommet
Und segnet das stille Land.
Et bénit la terre silencieuse.

 

*
Stimmen der Nacht – Les Voix de la Nuit

Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

LES ROSSIGNOLS Poème de Joseph von Eichendorff Die Nachtigallen

La Poésie de Joseph von Eichendorff
die Poesie von Joseph von Eichendorff

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes
Signature de Joseph von Eichendorff

 

Joseph von Eichendorff
 1788-1857

 Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Les Rossignols

Poème de Joseph von Eichendorff

Gedicht von Joseph von Eichendorff

Die Nachtigallen

*

Die Nachtigallen Les Rossignols Joseph von Eichendorff Artgitato

*
Die Nachtigallen

Möcht’ wissen, was sie schlagen
J’aimerais savoir pourquoi leurs chants
So schön bei der Nacht,
Sont si beaux la nuit venue,
’s ist in der Welt ja doch Niemand,
Au monde, ils n’ont personne,
 Der mit ihnen wacht.
Avec eux qui veille.

*

Und die Wolken, sie reisen,
Et les nuages, ils voyagent,
Und das Land ist so blass,
Et la terre, elle est si pâle,
Und die Nacht wandert leise
Et la nuit, elle se promène paisible
Durch den Wald über’s Gras.
A travers la forêt sur l’herbe.

*

Nacht, Wolken, wohin sie gehen,
La nuit, les nuages, où vont-ils ?
Ich weiss es recht gut,
je le sais bien,
Liegt ein Grund hinter den Höhen,
Une terre derrière les hauteurs,
Wo meine Liebste jetzt ruht.
Où mon amour repose à présent.

*

Zieht der Einsiedel sein Glöcklein.
L’ermite sonne sa cloche.
Sie höret es nicht,
Elle ne l’entend pas,
Es fallen ihr die Löcklein
Tombe sa chevelure
Uebers ganze Gesicht.
Coiffe son visage.

*

Und dass sie niemand erschrecket,
Et que personne ne la trouble,
 Der liebe Gott hat sie hier
Le bon Dieu ici
  Ganz mit Mondschein bedecket,
La couvre toute d’un clair de lune,
Da träumt sie von mir.
Là, elle rêve de moi.

 

*************
Die Nachtigallen
Les Rossignols

Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

LE SOUHAIT DE MARIE Poème de Joseph von Eichendorff Mariä Sehnsucht

La Poésie de Joseph von Eichendorff
die Poesie von Joseph von Eichendorff
Mariä Sehnsucht

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes
Signature de Joseph von Eichendorff

 

Joseph von Eichendorff
 1788-1857

 Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Le Souhait de Marie

Poème de Joseph von Eichendorff

Gedicht von Joseph von Eichendorff

Mariä Sehnsucht

*

Mariä Sehnsucht Le souhait de Marie Joseph von Eichendorff Artgitato La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne de Vinci
La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne
Leonard de Vinci
Musée du Louvre

*

Mariä Sehnsucht

Es ging Maria in den Morgen hinein,
Marie se promenait en cette matinée,
Tat die Erd einen lichten Liebesschein,
Une lumière caressait la terre,
Und über die fröhlichen, grünen Höhn,
Et partait au-delà de la joyeuse colline verdoyante,
Sah sie den bläulichen Himmel stehn.
Tout en observant le bleu du ciel :
« Ach, hätt ich ein Brautkleid von Himmelsschein,
« Ah ! si j’avais une robe de mariée à la couleur de ce ciel,
Zwei goldene Flüglein – wie flög ich hinein! » –
Deux petites ailes d’or – comme je volerais »!

*

Es ging Maria in stiller Nacht,
Marie se promenait en cette nuit paisible,
Die Erde schlief, der Himmel wacht’,
La terre dormait, le ciel veillait,
Und durchs Herze, wie sie ging und sann und dacht,
Et son cœur, en marchant et en rêvant
Zogen die Sterne mit goldener Pracht.
Était attiré par la gloire dorée des étoiles.
« Ach, hätt ich das Brautkleid von Himmelsschein,
« Ah ! si j’avais une robe de mariée à la couleur de ce ciel,
 Und goldene Sterne gewoben drein! »
 Et recouverte d’une pluie d’étoiles dorées « !

*

Es ging Maria im Garten allein,
Marie se promenait seule dans le jardin,
Da sangen so lockend bunt’ Vögelein,
Où chantaient gracieusement les oiseaux,
Und Rosen sah sie im Grünen stehn,
Et charmaient les roses au cœur du feuillage,
Viel rote und weiße so wunderschön.
Des rouges et des blanches si merveilleuses.
 » « Ach, hätt ich ein Knäblein, so weiß und rot,
 « Ah ! si j’avais un petit garçon, si blanc et si rouge,
  Wie wollt ich’s liebhaben bis in den Tod! »
Comme jusqu’à la mort, je le chérirais ! « 

*

Nun ist wohl das Brautkleid gewoben gar,
Maintenant la robe de mariée est tissée,
Und goldene Sterne im dunkelen Haar,
Et des étoiles d’or parsèment sa noire chevelure,
Und im Arme die Jungfrau das Knäblein hält,
Et les bras de la Vierge tient l’Enfant
Hoch über der dunkelerbrausenden Welt,
Qui contemple les noirceurs du monde,
Und vom Kindlein gehet ein Glänzen aus,
Et l’Enfant en pleine lueur,
Das ruft uns nur ewig: nach Haus, nach Haus!
Nous appelle : venez , venez !

 

*****************
Mariä Sehnsucht

Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

LE GARDIEN Poème de Joseph von Eichendorff Der Wächter

La Poésie de Joseph von Eichendorff
die Poesie von Joseph von Eichendorff
Der Wächter  Le Gardien

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes
Signature de Joseph von Eichendorff

 

Joseph von Eichendorff
 1788-1857

 Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Le Gardien

Poème de Joseph von Eichendorff

Gedicht von Joseph von Eichendorff

Der Wächter

*

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Photo Jacky Lavauzelle

*

Nächtlich macht der Herr die Rund,
Le Seigneur fait sa ronde au milieu de la nuit,
Sucht die Seinen unverdrossen,
Intrépide, cherchant les siens,
Aber überall verschlossen
Mais partout sont fermés
Trifft er Tür und Herzensgrund,
Les portes et les cœurs,
Und er wendet sich voll Trauer:
Et il se tourne, rempli de tristesse :
Niemand ist, der mit mir wacht. –
« Personne ne veut m’accompagner. – »
Nur der Wald vernimmt’s mit Schauer,
Seule l’entend la forêt avec émoi,
Rauschet fromm die ganze Nacht.
Qui pieusement souffle sur toute la nuit.

*

Waldwärts durch die Einsamkeit
Du fond de la forêt, à travers la solitude
Hört ich über Tal und Klüften
J’entends au-delà de la vallée et des ravins
Glocken in den stillen Lüften,
Les cloches dans l’air inerte,
Wie aus fernem Morgen weit –
Si loin du petit matin-
An die Tore will ich schlagen,
Aux portes, je veux frapper,
An Palast und Hütten: Auf!
Des palais et des mansardes : Debout !
Flammend schon die Gipfel ragen,
Apparaissent déjà les pics escarpés,
Wachet auf, wacht auf, wacht auf!
Réveillez-vous, réveillez-vous, réveillez-vous !

 

*
Der Wächter Le Gardien Eichendorff

Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

LE SOLDAT Poème de Joseph von Eichendorff DER SOLDAT EICHENDORFF

La Poésie de Joseph von Eichendorff
die Poesie von Joseph von Eichendorff
Der Soldat Eichendorff

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes
Signature de Joseph von Eichendorff

 

Joseph von Eichendorff
 1788-1857

 Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Le Soldat

Poème de Joseph von Eichendorff

Gedicht von Joseph von Eichendorff

Der Soldat

 

*

Der Soldat Le Soldat Joseph von Eichendorff Artgitato La Conversiob de Saul Michel Ange
La
Conversion de Saul (détail)
Michel Ange
Cité du Vatican

*

Der Soldat Eichendorff

*

Und wenn es einst dunkelt,
Et quand elle s’obscurcira,
Der Erd’ bin ich satt,
La Terre, je serai fatigué,
Durchs Abendrot funkelt
A travers le crépuscule scintillera
Eine prächt’ge Stadt :
Une ville fantastique :
  Von den goldenene Türmen
Sur les tours dorées
Singet der Chor,
Chantera le chœur,
Wir aber stürmen
Nous rentrerons tempétueux
Das Himmlische Tor.
Par la céleste porte.

Der Soldat Eichendorff

***

Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

LE JOYEUX RANDONNEUR Poème de Joseph von Eichendorff Der Frohe Wandersmann

La Poésie de Joseph von Eichendorff
die Poesie von Joseph von Eichendorff
Der frohe Wandersmann
– Le joyeux randonneur

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes
Signature de Joseph von Eichendorff

 

Joseph von Eichendorff
 1788-1857

 Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Le Joyeux Randonneur

Poème de Joseph von Eichendorff

Gedicht von Joseph von Eichendorff

Der frohe Wandersmann

 

*

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Photo Jacky Lavauzelle Artgitato

*
Der frohe Wandersmann

Wem Gott will rechte Gunst erweisen,
Quand Dieu veut prouver à quelqu’un ses faveurs,
Den schickt er in die weite Welt;
Il l’envoie dans le monde ;
  Dem will er seine Wunder weisen
 Il l’inonde de ses beautés :
In Berg und Wald und Strom und Feld.
Montagnes, forêts, ruisseaux et landes.

*

Die Trägen, die zu Hause liegen,
Les indolents qui restent à la maison,
Erquicket nicht das Morgenrot,
Ignorent l’aube rafraîchissante
 Sie wissen nur von Kinderwiegen,
Et ne connaissent que berceaux,
Von Sorgen, Last und Not um Brot.
Inquiétudes, travail et besoin du pain.

*

Die Bächlein von den Bergen springen,
Les ruisseaux des montagnes jaillissent,
 Die Lerchen schwirren hoch vor Lust,
Les alouettes s’élèvent en gazouillant de plaisir,
Was sollt ich nicht mit ihnen singen
Ne devrais-je pas chanter avec eux
  Aus voller Kehl und frischer Brust?
Pleinement à gorge déployée ?

*

Den lieben Gott lass ich nur walten;
Le Dieu d’amour, je lui laisse orchestrer
   Der Bächlein, Lerchen, Wald und Feld
Les ruisseau, les alouettes, les forêts et les landes
Und Erd und Himmel will erhalten,
Et réunir la terre et le ciel,
Hat auch mein Sach aufs best bestellt!
Pour ma personne, aussi, il a fait de son mieux !

 

*******
Der frohe Wandersmann

Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato