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MA DOULEUR – Poème de Florbela ESPANCA – A MINHA DOR – 1919

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

MA DOULEUR
A MINHA DOR
Poème paru dans « Livro de Mágoas« 
1919 

AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889 Musée national
Soares dos Reis 
Photo Jacky Lavauzelle

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A minha Dor é um convento ideal
Ma douleur est un couvent idéal
Cheio de claustros, sombras, arcarias,
Plein de cloîtres, d’ombres, d’arches,
Aonde a pedra em convulsões sombrias
Où la pierre dans de sombres convulsions
Tem linhas dum requinte escultural.
A les lignes d’un raffinement sculptural.

*

Os sinos têm dobres de agonias
Les cloches clament leurs agonies
Ao gemer, comovidos, o seu mal …
En gémissant, émues, leur mal …
E todos têm sons de funeral
Et tous délivrent des sons funéraires
Ao bater horas, no correr dos dias …
En battant les heures, au cours des jours …

*

A minha Dor é um convento. Há lírios
Ma douleur est un couvent. Il y a des lys
Dum roxo macerado de martírios,
Du violet macéré de martyres,
Tão belos como nunca os viu alguém!
Si beaux comme personne jamais ne les a vus !

*

Nesse triste convento aonde eu moro,
Dans ce triste couvent où je vis,
Noites e dias rezo e grito e choro,
Nuits et jours je prie et je crie et je pleure,
E ninguém ouve … ninguém vê … ninguém …
Et personne n’entend … personne ne voit … personne …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

OS LUSIADAS IV-63 LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Passam também as ondas Eritreias

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JEAN II DE PORTUGAL

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-63 LES LUSIADES IV-63
LITTERATURE PORTUGAISE

JEAN II DE PORTUGAL Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes
Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes



literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)

OS LUSIADAS IV-63
A Epopeia Portuguesa

Traduction Jacky Lavauzelle

Ferdinand de Portugal Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama
Traduction Jacky Lavauzelle

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JEAN II DE PORTUGAL

LE PRINCE PARFAIT
Lisbonne, 3 mars 1455 – Alvor, 25 octobre 1495
succède à Alphonse V

Jean II de Portugal

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La Naissance d’Adonis, gravure de Louis Desplaces d’après Carlo Cignani

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« Passam também as ondas Eritreias,
« Ils traversent également les vagues Érythréennes,
Que o povo de Israel sem nau passou;
Que le peuple d’Israël sans nul navire traversa ;
Ficam-lhe atrás as serras Nabateias,
Derrière eux, s’étalaient les montagnes nabatéennes,
Que o filho de Ismael co’o nome ornou.
Que Nebajoth, le fils d’Ismaël, avec son nom orna.
As costas odoríferas Sabeias,
Les côtes Sabéennes de myrrhe et d’encens parfumées,
Que a mãe do belo Adónis tanto honrou,
Que Myrrha, mère de la belle Adonis a tant honorées,
Cercam, com toda a Arábia descoberta
Comme toute l’Arabie découverte furent contournées,
Feliz, deixando a Pétrea e a Deserta.
Cette Arabie heureuse, oubliant l’Arabie Désertique et la Pétrée.

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Ferdinand de Portugal Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ferdinand de Portugal Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

JEAN II DE PORTUGAL
 OS LUSIADAS IV
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

ISMAËL – AUGUSTO SANTO -1889- Musée du Chiado – Museu do Chiado

LISBOA – LISBONNE





 ISMAËL - AUGUSTO SANTO -1889- Musée du Chiado - Museu do Chiado

MUSEU DO CHIADO
Museu de Arte Contemporânea do Chiado

Photo Jacky Lavauzelle

 




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ISMAËL
*
1889
Au Musée du Chiado
de Lisbonne

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Augusto Santo
1869 – 1907
Escultor Português
Sculpteur Portugais

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Nous retrouvons dans la cour, une statue qui ne nous est pas étrangère. Elle se pose en pleine lumière dans la cour du Musée du Chiado de Lisbonne. Et nous nous rappelons son alter-ego perdu dans un autre désert, perdu loin d’Agar, sa mère, qui s’était déjà éloignée, pensant : « Je ne verrai pas mourir mon fils. » , avant que l’ange envoyé par Dieu ne lui dise : « Agar, que fais-tu là ? Ne crains pas, car le Seigneur a écouté ta voix et celle de l’enfant. Lève-toi, prends ton fils, parce que je le rendrai père d’un grand peuple. »
Encontramos no pátio uma estátua que não é estranha para nós. É colocado em plena luz no pátio do Museu do Chiado de Lisboa. E nos lembramos de seu alter-ego perdido em outro deserto, perdido longe de sua mãe, Agar, que já havia ido embora, pensando: « Eu não vou ver meu filho morrer. Antes que o anjo enviado por Deus lhe dissesse: « Agar, o que você está fazendo aqui? Não tenha medo, porque o Senhor ouviu a sua voz e a da criança. Levanta-te, toma teu filho, porque o farei pai de um grande povo.
Ce désert où s’était perdu Ismaël se trouvait dans le Museu nacional Soares dos Reis de Porto.
Este deserto onde Ismael se perdeu estava no Museu Nacional Soares dos Reis do Porto.
http://artgitato.com/augusto-santo/
Pourtant, elles semblent si différentes.
No entanto, eles parecem tão diferentes.
Là, dans la cour, la statue vit. Et c’est la lumière qui l’anime. A Porto, l’Ange n’était pas descendu et Ismaël partait vers son créateur. A Lisbonne, nous sentons le passage de l’Ange. Une aile vient de frôler la main du mourant. Déjà nous sentons qu’Agar n’est pas loin. La lumière inonde le corps.
Lá, no pátio, a estátua vive. E é a luz que a anima. No Porto, o Anjo não desceu e Ismael partiu para o seu criador. Em Lisboa, sentimos a passagem do Anjo. Uma asa acabou de roçar a mão do moribundo. Já sentimos que o Agar não está longe. A luz inunda o corpo.
Comme le souligne Anatole France dans son poème À la lumière (Poésie, A. Lemerre, )
Como Anatole France aponta em seu poema À luz :

« Tu nous viens du soleil à travers les doux voiles
Des vapeurs flottantes dans l’air :
La vie alors s’anime et, sous ton frisson clair,
Sourit, ô fille des étoiles ! »
« Você vem do sol através das velas macias
Vapores flutuantes no ar:
A vida então ganha vida e, sob o seu arrepio,
Sorria, garota das estrelas! »

La main vient de bouger emporter par le clair frisson. Agar est là qui sourit.
A mão acabou de se mover com o arrepio claro. Agar está lá quem sorri.

Jacky Lavauzelle

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ISMAËL – AUGUSTO SANTO -1889- Musée du Chiado – Museu do Chiado

ISMAËL – AUGUSTO SANTO -1889- Musée du Chiado – Museu do Chiado

ISMAËL – AUGUSTO SANTO -1889- Musée du Chiado – Museu do Chiado

ISMAËL – AUGUSTO SANTO -1889- Musée du Chiado – Museu do Chiado

ISMAËL – AUGUSTO SANTO -1889- Musée du Chiado – Museu do Chiado

ISMAËL – AUGUSTO SANTO -1889- Musée du Chiado – Museu do Chiado

ISMAËL – AUGUSTO SANTO -1889- Musée du Chiado – Museu do Chiado

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LISBOA – LISBONNE





AUGUSTO SANTO Musée du Chiado - Museu do Chiado

OS LUSIADAS CANTO III-110 LES LUSIADES – LES DESCENDANTS D’AGAR- Estão de Agar os netos quase rindo

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OS LUSIADAS CANTO IIIOs Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-110 LES LUSIADES III-110
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-110




OS LUSIADAS III-110
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 110
Strophe 110

III-110

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-110
LES LUSIADES III-110
OS LUSIADAS CANTO III

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 Os Lusiadas Canto III 110 Abraham Agar Les Lusiadas III CamoesAbraham recevant Agar

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« Estão de Agar os netos quase rindo
« Ceux qui descendent d’Agar se moquent
Do poder dos Cristãos fraco e pequeno,
Des faibles et chétives forces des Chrétiens,
As terras como suas repartindo
Et les terres se partagent
Antemão, entre o exército Agareno,
Déjà, parmi ceux des agaréens,
Que com título falso possuindo
Ceux-là même qui usurpèrent vilement
Está o famoso nome Sarraceno.
Le titre fameux de Sarrasins.
Assim também com falsa conta e nua,
Ainsi par un calcul tout aussi erroné,
À nobre terra alheia chamam sua.
Ils croient cette noble terre s’attribuer .

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OS LUSIADAS CANTO III

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ALPHONSE XI DE CASTILLE
(13 août 1311 Salamanque – 26 mars 1350 Gibraltar)
Le Justicier – El Justiciero

Os Lusiadas Canto IIIAlphonse XI de Castille
Alfonso XI
Peinture de Francisco Cerdá de Villarestan
Musée du Prado  – Madrid

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Marie-Constance de Portugal
Femme d’Alphonse XI de Castille (1328)
Fille d’Alphonse IV du Portugal et de Béatrice de Castille
(1313 – 1357)
Alphonse XI préférait sa maîtresse Leonor de Guzmán à Marie-Constance (celle-ci assassina Leonor à la mort d’Alphonse XI)

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Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

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OS LUSIADAS CANTO III

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Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnets 104 & 105 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.
Sonnet 106 : Camoes compare la demande de Marie à celle de Vénus pour Énée devant Jupiter.
Sonnet 107 : Alphonse IV accepte et regroupe ses forces dans les plaines d’Évora.
Sonnet 108 : Alphonse IV à la tête des troupes lusitaniennes pénètre en Castille avec sa fille Marie-Constance.
Sonnet 109 : 1340 La bataille de Tarifa (Province de Cadix) ou bataille du Salado (30 octobre 1340) se prépare entre les deux Alphonse (IV du Portugal et XI de Castille) face aux armées menées par Abu al-Hasan ben Uthman et Yusuf Ier de Grenade.
Sonnet 110 : Camoes évoque les troupes agaréenne (des descendants d’Agar). Agar, servante d’Abraham donne naissance à Ismaël considéré comme Prophète par les musulmans (Cf. la Sourate Ibrahim). Camoes fait un rapprochement audacieux et fallacieux entre les termes Sarrasins et Sarah. On retrouve couramment cette méprise, par exemple chez  Isidore de Séville (VIe et VIIe siècle, Étymologies, IX,2,57.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS CANTO III

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-110 CAMOES LUSIADES III-110
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

 OS LUSIADAS CANTO III
LA BATAILLE DE TARIFA
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889

PORTO





AUGUSTO SANTO

 

 

 




 

 

Augusto Santo
PORTUGAL

PORTO
Museu Nacional Soares dos Reis

 

 




Photo Jacky Lavauzelle

Musée national
Soares dos Reis 

Augusto Santo
Escultor Português
Sculpteur Portugais

1869 – 1907

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Nous retrouvons la même sculpture au Musée du Chiado (Museu do Chiado Lisboa) à Lisbonne

ISMAEL
Bronze
Assinada e datada
Signé et daté
1889

augusto-santo-ismael-artgitato-2
AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889

augusto-santo-ismael-artgitato-3
AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889

« A l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. »
La Genèse XVII-20

augusto-santo-ismael-artgitato
AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889

ISMAËL DANS LE DESERT
AVEC AGAR SA MERE

« Grand’mère
Il lui dit : « Que cette demande de Sara ne te paraisse pas trop dure ! Fais ce qu’elle te dit, parce que c’est Isaac qui doit être ton héritier, et le chef de ta race. Mais ne t’inquiète pas d’Ismaël ; je le rendrai père d’un grand peuple, comme je l’ai promis, parce qu’il est ton fils. »

Abraham se leva donc le lendemain au lever du jour, il prit du pain et une cruche d’eau, les mit sur l’épaule d’Agar, lui donna son fils Ismaël et les renvoya. Ismaël avait alors vingt-trois ans. Ils s’en allèrent et marchèrent dans le désert. Mais l’eau de la cruche étant épuisée, ils n’en trouvèrent plus et souffrirent de la soif. Ismaël, n’ayant plus de force, se coucha sous un arbre, et Agar s’éloigna en disant : « Je ne verrai pas mourir mon fils. » Elle s’assit en face de lui, et se mit à pleurer.
Dieu, entendant les pleurs de la mère, lui envoya un Ange qui lui dit : « Agar, que fais-tu là ? Ne crains pas, car le Seigneur a écouté ta voix et celle de l’enfant. Lève-toi, prends ton fils, parce que je le rendrai père d’un grand peuple.
Au même moment, Agar aperçut un puits plein d’eau ; elle y alla, puisa de l’eau et la porta à son fils. Et Dieu protégea Ismaël ; il vécut dans le désert et il devint adroit à tirer de l’arc.
Marie-Thérèse
Mais comment Agar a-t-elle pu vivre dans un désert, sans avoir rien ?
Grand’mère
D’abord Ismaël avait plus de vingt ans ; il pouvait vivre de sa chasse, et l’eau ne leur manquait pas. Ensuite, ils étaient tout près de l’Égypte, où ils trouvaient ce qui leur était nécessaire. Agar, qui était Égyptienne, fit épouser à Ismaël une fille du pays d’Égypte, ce qui prouve qu’ils y avaient des relations.»
Comtesse de Ségur
La Bible d’une grand’mère
Editions L. Hachette et Cie

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Augusto Sento