Archives par mot-clé : Mtkvari

L’AUBE – AKAKI TSERETELI – აკაკი წერეთელი – Poème Géorgien – განთიადი – 1892

**

akaki tsereteli
akaki tsereteli
POEME DE AKAKI TSERETELI
აკაკი წერეთელი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

PPOESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI

____________________________________________________________

POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

**

აკაკი წერეთელი
Akaki Tsereteli
Акакий Церетели

9 ივნისი 1840 – 26 იანვარი 1915
9 juin 1840 – 26 janvier 1915
9 июня 1840 – 26 янвье 1915

ქართველი პოეტი
Poète géorgien
Поэт Грузии

Akaki Tsereteli

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

__________________________________________________________________

განთიადი
L’AUBE
1892

__________________________________________________

Akaki Tsereteli est honoré au Panthéon de Mtatsminda, le Panthéon National Géorgien, მთაწმინდის პანთეონი

___________________________________________________

L'aube Akaki Tsereteli
Photo Jacky Lavauzelle

***

მთაწმინდა ჩაფიქრებულა,
mtats’minda chapikrebula,
Pensive, la colline Mtatsminda,
შეჰყურებს ცისკრის ვარსკვლავსა;
shehq’urebs tsisk’ris varsk’vlavsa;
Regarde l’étoile de l’aube.
მნათობი სხივებს მაღლით ჰფენს
mnatobi skhivebs maghlit hpens
Les rayons de la lune illuminent
თავდადებულის საფლავსა.
tavdadebulis saplavsa.
La tombe du cavalier sacré.

დადუმებულა მთაწმინდა,
dadumebula mtats’minda,
Silencieuse, la colline Mtatsminda,
ისმენს დუდუნსა მტკვრისასა:
ismens dudunsa mt’k’vrisasa:
Écoute les eaux du Mtkvari :
მდინარე ნანას უმღერის
mdinare nanas umgheris
La rivière troublée chante
რაინდსა, ურჩსა მტრისასა…
raindsa, urchsa mt’risasa…
Notre cavalier, émue…

მთაწმინდა გულში იხუტებს
mtats’minda gulshi ikhut’ebs
Mtatsminda, contre son cœur,
საშვილიშვილო სამარეს,
sashvilishvilo samares,
Place cette sépulture, tendrement,
მამადავითსა ავედრებს,
mamadavitsa avedrebs,
Elle prie pour tous ceux tombés
აბარებს ქვეყნის მოყვარეს…
abarebs kveq’nis moq’vares…
Par amour pour le pays…

მგოსანი გრძნობამორევით
mgosani grdznobamorevit
Une sombre inquiétude
თვალს ავლებს არემარესა.
tvals avlebs aremaresa.
Plane au-dessus des cimes.
და გულის-პასუხს ნარნარად
da gulis-p’asukhs narnarad
Une voix serpente
უმღერის ტურფა მხარესა:
umgheris t’urpa mkharesa:
Et clame sa supplique :

“ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
“tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
« Ciel turquoise, Terre éclatante,
ჩემო სამშობლო მხარეო,
chemo samshoblo mkhareo,
Ô tendre patrie,
სნეული დავბრუნებულვარ,
sneuli davbrunebulvar,
Tu soulages les désespérés,
მკურნალად შემეყარეო!…
mk’urnalad shemeq’areo!…
Et tu réchauffes les cœurs !…

“ვერ ავიტანე ობლობა,
“ver avit’ane obloba,
« Qu’il est dur d’être loin de toi,
სისხლის ცრემლები ვღვარეო;
siskhlis tsremlebi vghvareo;
A verser des larmes de sang ;
წამძლია სულმა და გულმა,
ts’amdzlia sulma da gulma,
L’âme et le cœur désemparés,
შენს ნახვას დავეჩქარეო.
shens nakhvas davechkareo.
N’espèrent qu’un retour rapide.

“წინ მომეგებენ ღიმილით
“ts’in momegeben ghimilit
« En attendant de retrouver
შენი მზე, შენი მთვარეო,
sheni mze, sheni mtvareo,
Ton soleil, ta lune,
გუნდი და გუნდი ვარსკვლავი,
gundi da gundi varsk’vlavi,
Je parcours les étoiles,
მოკაშკაშ-მოელვარეო.
mok’ashk’ash-moelvareo.
A la recherche d’un peu de ta lumière.

“გულში იფეთქა სიამემ,
“gulshi ipetka siamem,
« Les joies dans mon cœur,
სევდები უკუვყარეო, –
sevdebi uk’uvq’areo, –
Ont balayé les tristesses,
ია და ვარდი დამჭკნარი
ia da vardi damch’k’nari
Si jamais elles ne reviennent
ხელახლად გამიხარეო!…
khelakhlad gamikhareo!…
Que ma Patrie vienne à mon secours…

“ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
“tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
« Ciel turquoise, Terre éclatante,
სულის ჩამდგმელო მხარეო,
sulis chamdgmelo mkhareo,
Mon âme s’échappe vers vous,
შენი ვარ, შენთვის მოვკვდები,
sheni var, shentvis movk’vdebi,
Je suis à vous, prêt à mourir,
შენზედვე მგლოვიარეო!…
shenzedve mgloviareo!…
En attendant, je pleure !

“ნურც მკვდარს გამწირავ, ნურც ცოცხალს,
“nurts mk’vdars gamts’irav, nurts tsotskhals,
« N’oublie pas tes morts et ceux qui espèrent,
ზე კალთა დამაფარეო…
ze k’alta damapareo…
Porte-les à ton sommet…
და, რომ მოვკვდები, გახსოვდეს,
da, rom movk’vdebi, gakhsovdes,
Et si je meurs, rappelle-toi,
ანდერძი დავიბარეო:
anderdzi davibareo:
Ma dernière volonté :

“დედა-შვილობამ, ბევრს არ გთხოვ:
“deda-shvilobam, bevrs ar gtkhov:
« Ô mère Patrie, je ne te demande pas grand chose :
 შენს მიწას მიმაბარეო!…
shens mits’as mimabareo!…
Me coucher dans ta terre !
ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
Ciel turquoise, Terre éclatante,
ჩემო სამშობლო მხარეო!”
chemo samshoblo mkhareo!”
Tendre patrie ! « 

1892 წ.

***

MONUMENT ILIA & AKAKI
SCULPTURE DEVALENTIN TOPURIDZE  ილიასა და აკაკის ძეგლი 
TBILISSI – თბილისი

Ilia & Akiki – Monument à Tbilissi – Akiki Tsereteli à droite

VALENTIN TOPURIDZE : ILIA & AKAKI – ილიასა და აკაკის ძეგლი – TBILISSI – თბილისი

*****
POEME DE AKAKI TSERETELI
აკაკი წერეთელი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI
Géorgie
საქართველო

Eglise d’Antioche Mtskheta – მცხეთა – ანტიოქიის ტაძარი

*****
Eglise d’Antioche MTSKHETA
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი

*

 L'église d'Antioche MTSKHETA -  მცხეთა  - ანტიოქიის ტაძარი

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი

____________________________________________________________





L’EGLISE D’ANTIOCHE MTSKHETA
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი


________________________

ეკლესია დგას მცხეთაში მდინარე არაგვის მარჯვენა ნაპირზე, არაგვისა და მტკვრის შესართავთან
L’église se trouve à Mtskheta, sur la rive droite du fleuve Aragvi, à l’embouchure d’Aragvi et de Mtkvari

******

L’ENTREE DE L’EGLISE

**

LA MAQUETTE DE
L’EGLISE D’ANTIOCHE MTSKHETA

(à l’entrée)

L'EGLISE D'ANTIOCHE MTSKHETA

**

VUE DE L’EGLISE
(AU FOND LE MONASTERE DE DJVARI)

***

La conversion des Géorgiens à la religion Chrétienne
par
Patriarche Macaire d’Antioche

Apprends, ô lecteur, que dans les premiers temps du Christianisme, l’Apôtre André est venu chez les Géorgiens pour les éclairer par la foi chrétienne et le saint baptême. Mais après quelque temps ils sont redevenus païens. Bien des années plus tard ils ont été ramenés à la religion chrétienne par l’influence d’une femme chrétienne du nom de Nina qui était leur prisonnière. Elle y est parvenue à la suite de guérisons et de divers miracles qu’elle avait faits parmi eux. Entre autres, elle a guéri la reine de Géorgie qui souffrait depuis de longues années d’une maladie inguérissable.
La sainte qui avait refusé d’accepter les riches présents envoyés par la Reine, conseilla à cette dernière de se faire baptiser, avec son mari le Roi Mirbâne ainsi que tout le peuple de Géorgie.
La Reine lui obéit et conseilla au Roi de renier ses anciennes erreurs et d’avoir foi en Jésus-Christ. Le Roi ayant refusé d’embrasser le Christianisme, devint aveugle. Ce malheur le força de s’adresser à sainte Nina à laquelle il promit de se faire baptiser avec tout son peuple dans le cas où elle lui rendrait la vue.
Elle lui rendit la vue et lui ordonna d’envoyer une ambassade à l’Empereur Constantin le Grand pour l’entretenir des affaires de la Géorgie et le prier de leur envoyer un évêque qui les baptiserait et leur donnerait les premiers enseignements dans la religion chrétienne.
Le Roi s’étant conformé à la demande de la sainte, Constantin le Grand en fut très réjoui et leur envoya le Patriarche d’Antioche, Anastase, puisqu’ils avaient appartenu, jadis, à son Patriarcat.
Anastase se rendit donc en Géorgie dont il baptisa le peuple.
Il y construisit des églises, il y sacra des évêques, des prêtres et des diacres.
Le Roi de Géorgie fit don au Patriarche de mille bourgades, dont le revenu annuel devait être dépensé pour la préparation du saint Chrême que le Patriarche d’Antioche seul avait le droit de préparer, et c’est de cette ville qu’on la distribuait au monde entier.
Après avoir accompli tout cela il s’en retourna chez lui.
Les bourgades géorgiennes susmentionnées envoyaient tous les ans mille dinars au Patriarche d’Antioche et cet usage continua jusqu’au règne du Khalife d’Égypte el-Hâkim-biemr Allâh (l’an 400 de l’Hégire), qui envoya Oreste, Patriarche de Jérusalem, à Constantinople pour conclure un traité d’amitié avec les Byzantins. Lorsque le Patriarche Oreste passa par Antioche, Jean, Patriarche de cette ville, lui céda les mille dinars qu’il recevait de Géorgie, à condition qu’on priât toujours à Jérusalem pour le salut de son âme ; sans, pourtant, lui céder la suprématie du Patriarcat d’Antioche sur la Géorgie.
Les successeurs des archevêque morts devaient toujours aller se faire sacrer à Antioche et, après avoir été choisis par leur roi et leurs évêques, être sacrés par le Patriarche d’Antioche.
Effectivement, ce dernier les sacrait et les renvoyait dans leurs pays. Cet usage a été en vigueur jusqu’à la conquête d’Antioche et des autres pays Syriens par les musulmans.
Cet ordre de choses se maintint bien des années, mais après la conquête musulmane le Patriarcat d’Antioche resta vacant pendant quarante ans ; puis enfin, Stéphane le Dieux fut élu Patriarche. Il fut succédé par Théophilacte le prêtre de la ville de Roha (Édesse).
C’est de son temps que David, Roi d’Abhazie (en Géorgie) envoya un grand nombre de membres du clergé à Antioche, pour être sacrés évêques.
Pendant leur voyage ils furent assaillis par des brigands qui leur enlevèrent tous les cadeaux qu’ils portaient au Patriarche et les massacrèrent tous excepté deux, qui réussirent à se sauver et arrivèrent à Antioche. Ils firent le récit de tous leurs malheurs à Théophilacte et ils ajoutèrent que les Géorgiens souffraient beaucoup du manque d’évêques. Théophilacte convoqua, à cet effet, un concile d’un grand nombre de ses archevêques, et il y fut décidé qu’on sacrerait pour les Géorgiens un Catholicos indépendant, qui serait autorisé à sacrer leurs évêques, en leur imposant le devoir de mentionner toujours le nom du Patriarche d’Antioche pendant la sainte messe.
On avait décidé aussi d’y envoyer tous les ans d’Antioche, un exarque chargé de contrôler les faits et gestes du clergé et de relever les impôts institués par le canon ecclésiastique.
Le Patriarche délivra une charte à cet effet, aux deux individus qui avaient échappé aux brigands, après quoi il tira au sort, et comme le sort tomba sur Jean, il le sacra Catholicos de Géorgie. Son compagnon fut sacré Évêque.
Le Catholicos devait avoir sa résidence au pays des Abhazes. Après les avoir sacrés il les renvoya dans leur pays.
Bien des années plus tard, lorsque l’hérésie commença à semer la discorde dans la religion, le Patriarche Théodore envoya son secrétaire Basile pour apaiser les querelles des partis. Ce même Patriarche donna l’autorisation au Catholicos de Géorgie de préparer le saint Chrême.

Patriarche Macaire d’Antioche
Histoire de la conversion des Géorgiens au Christianisme
Traduction par Olga de Lébédew.
Casa editrice italiana
1905

**

eglise d'Antioche mtskheta
Eglise d’Antioche mtskheta

eglise d'Antioche mtskheta

*****

L’EGLISE D’ANTIOCHE
Par Renan

Selon la tradition, elle aurait été fondée en 38 par les apôtres Pierre et Paul. Un de ses évêques les plus célèbres est Ignace d’Antioche.
Dans le douzième chapitre de ses Apôtres, Ernest Renan s’attarde sur la fondation de l’Eglise d’Antioche :

« La foi nouvelle faisait de proche en proche d’étonnants progrès. Les membres de l’Église de Jérusalem qui avaient été dispersés à la suite de la mort d’Étienne, poussant leurs conquêtes le long de la côte de Phénicie, atteignirent Chypre et Antioche. Ils avaient d’abord pour principe absolu de ne prêcher qu’aux Juifs.
Antioche, « la métropole de l’Orient », la troisième ville du monde, fut le centre de cette chrétienté de la Syrie du Nord. C’était une ville de plus de cinq cent mille âmes, presque aussi grande que Paris avant ses récentes extensions, résidence du légat impérial de Syrie. Portée tout d’abord par les Séleucides à un haut degré de splendeur, elle n’avait fait que profiter de l’occupation romaine. En général, les Séleucides avaient devancé les Romains dans le goût des décorations théâtrales appliquées aux grandes cités. Temples, aqueducs, bains, basiliques, rien ne manquait à Antioche de ce qui faisait une grande ville syrienne de cette époque. Les rues bordées de colonnades, avec leurs carrefours décorés de statues, y avaient plus de symétrie et de régularité que partout ailleurs. Un Corso orné de quatre rangs de colonnes, formant deux galeries couvertes avec une large avenue au milieu, traversait la ville de part en part, sur une longueur de trente-six stades (plus d’une lieue). Mais Antioche n’avait pas seulement d’immenses constructions d’utilité publique ; elle avait aussi, ce que peu de villes syriennes possédaient, des chefs-d’œuvre d’art grec, d’admirables statues, des œuvres classiques d’une délicatesse que le siècle ne savait plus imiter. Antioche, dès sa fondation, avait été une ville tout hellénique. Les Macédoniens d’Antigone et de Séleucus avaient porté dans cette région du bas Oronte leurs souvenirs les plus vivants, les cultes, les noms de leur pays. La mythologie grecque s’y était créé comme une seconde patrie ; on avait la prétention de montrer dans le pays une foule de « lieux saints » se rattachant à cette mythologie. La ville était pleine du culte d’Apollon et des nymphes. Daphné, lieu enchanteur à deux petites heures de la ville, rappelait aux conquérants les plus riantes fictions. C’était une sorte de plagiat, de contrefaçon des mythes de la mère patrie, analogue à ces transports hardis par lesquels les tribus primitives faisaient voyager avec elles leur géographie mythique, leur Bérécynthe, leur Arvanda, leur Ida, leur Olympe. Ces fables grecques constituaient une religion bien vieillie et à peine plus sérieuse que les Métamorphoses d’Ovide. Les anciennes religions du pays, en particulier celle du mont Casius, y ajoutaient un peu de gravité. Mais la légèreté syrienne, le charlatanisme babylonien, toutes les impostures de l’Asie, se confondant à cette limite des deux mondes, avaient fait d’Antioche la capitale du mensonge, la sentine de toutes les infamies.

Ernest Renan
Les Apôtres
Chapitre XII
Fondation de l’Eglise d’Antioche
Editions Michel Lévy
1866

*******************

Eglise d’Antioche Mtskheta
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი

*

 L'église d'Antioche MTSKHETA -  მცხეთა  - ანტიოქიის ტაძარი

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

*************

TBILISSI – Poème de Paolo Iashvili პაოლო იაშვილი

*****
POEME DE PAOLO IASHVILI
პაოლო იაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

******

TBILISSI - Poème de Paolo Iashvili პაოლო იაშვილი
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

TBILISSI - Poème de Paolo Iashvili პაოლო იაშვილი

____________________________________________________________

POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

PAOLO IASHVILI
პაოლო იაშვილი

29 juin 1894 – 22 juillet 1937
29 ივნისი 1894 –  22 ივლისი 1937

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Paolo Iashvili Trad Jacky Lavauzelle

__________________________________________________________________

TBILISSI
თბილისი

Les Bains de Tbilissi – Photo J L

 

*****

მინდა ავვარდე მამადავითზე,
minda avvarde mamadavitze,
Je voudrais partir,
იქ აირჩიე, სულო ბინა შენ;
ik airchie, sulo bina shen;
Trouver un refuge ;
მინდა უეცრად მუხლზე დავეცე
minda uetsrad mukhlze davetse
Je veux soudainement m’agenouiller
ჩემი თბილისის და მზის წინაშე.
chemi tbilisis da mzis ts’inashe.
Devant toi, Tbilissi, et devant le soleil.
ჩემო ქალაქო! არ დამაკელი
chemo kalako! ar damak’eli
Ma ville ! Tu ne m’as rien caché
შენ სიხარული მზისგან ფერილი,
shen sikharuli mzisgan perili,
Tu es la joie qu’apporte le soleil,
თავზე გადგია, როგორც კანკელი,
tavze gadgia, rogorts k’ank’eli,
Sur le dessus de la croix,
ცა მოელვარე და აჟღერილი.
tsa moelvare da azhgherili.
Ton ciel est brillant et vibrant.
ვხედავ, ურმები ლორთქა თივებით
vkhedav, urmebi lortka tivebit
Je vois les charrettes chargées de foin
გზას ახარებენ აჭრიალებით;
gzas akhareben ach’rialebit;
Enthousiasmer ce chemin de terre ;
მტკვარს მოჰყვებიან ფიჭვის ტივები,
mt’k’vars mohq’vebian pich’vis t’ivebi,
La Mtkvari charrie ses lourds chargements de pin,
ვით მოცურავე თეთრი ქალები.
vit motsurave tetri kalebi.
Comme des femmes blanches qui nagent.
სდუღან ოქროს და წითელ ღვარებად
sdughan okros da ts’itel ghvarebad
De fortes rouges vagues d’or
კვირა დღეებით შენი ქუჩები,
k’vira dgheebit sheni kuchebi,
Egaient tes ruelles dominicales,
და იცვლებიან ოხშივარებად
da itsvlebian okhshivarebad
Et les brumes partent en paix
შენს გარეშემო მთები თუჯების.
shens gareshemo mtebi tujebis.
Au-delà des montagnes qui t’entourent.
შენს ალაყაფთან მსურს დავალაგო
shens alaq’aptan msurs davalago
C’est en ton cœur, Ma ville, que les vers
ლექსები, როგორც სისხლის წვეთები…
leksebi, rogorts siskhlis ts’vetebi…
De mes poèmes ressemblent aux gouttes de sang …
მილიონ ხმებით სავსე ქალაქო,
milion khmebit savse kalako,
Ô ville pleine de ces millions de voix,
დიდი სატახტო ხარ პოეტების.
didi sat’akht’o khar p’oet’ebis.
Tu es le grand maître des poètes.
*****
POEME DE PAOLO IASHVILI
პაოლო იაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

******

TBILISSI - Poème de Paolo Iashvili პაოლო იაშვილი

 

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

******

 géorgie
Géorgie
საქართველო

Géorgie

____________________________________________________________

DECOUVERTE DE LA GEORGIE
*
La GEORGIE

საქართველოს აღმოჩენა


____________________________________________________________

LES PLUS BELLES CHANSONS GEORGIENNES
საქართველოს ულამაზესი სიმღერები

***

L’ART EN GEORGIE
Peintres et Sculpteurs Géorgiens

***

LA LITTERATURE GEORGIENNE
La Poésie Géorgienne
ქართული პოეზია
Kartuli Poezia

***

LE CINEMA GEORGIEN
ქართული კინო
Kartuli Kino

***

LES EXPRESSIONS GEORGIENNES

AU RESTAURANT
რესტორანი

****

LES VILLES
ქალაქები
Kalakebi

TBILISSI
თბილისი

***

MTSKHETA
მცხეთა

Eglise d’Antioche 
ანტიოქიის ტაძარი

**

KOUTAÏSSI
ქუთაისი

***

BATOUMI
ბათუმი

***

გონიო
FORTIFICATION DE GONIO 
გონიოს ციხე

***

LA CUISINE GEORGIENNE
ქართული საკვები
Kartuli Sakvebi

Un marché à Tbilissi la nuit

***

HISTOIRE DE LA GEORGIE

LA REINE TAMAR
1184 – 1213

**

LE PRINCE DOMENTI
SCENES DE LA VIE GEORGIENNE
1862

« Indolemment assise sur un fleuve entre la Mer-Noire et la Mer-Caspienne, la ville de Tiflis est le rendez-vous de l’Asie et de l’Europe. Vingt religions, vingt peuples divers s’y coudoient, et les contrastes les plus curieux s’y réunissent pour surprendre et enchanter le voyageur »….

 

*****

LA GEORGIE
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE
D’ALEMBERT & DIDEROT
1757

GÉORGIE, (Géog.) pays d’Asie qui fait partie de la Perse entre la mer Noire & la mer Caspienne.

La Géorgie est bornée au nord par la Circassie, à l’orient par le Daghestan & le Schirvan, au midi par l’Arménie, & au couchant par la mer Noire. Elle comprend la Colchide & l’Ibérie des anciens, tandis que le Daghestan & le Schirvan forment à-peu-près l’ancienne Albanie.

Elle est divisée par les montagnes en deux parties : l’une orientale où sont les royaumes de Caket au nord, & de Carduel au midi ; l’autre occidentale qui comprend au nord les Abcasses, la Mingrélie, l’Imirete & le Guriel ; tout ce pays est nommé Gurgistan par les orientaux. La riviere de Kur le traverse, & elle porte bateau, ce qui n’est pas commun aux rivieres de Perse. Téflis capitale de la Georgie, est au 83d. de long. & au 43d. de lat.

Cette vaste région pour la possession ou la protection de laquelle les Persans & les Turcs ont si longtems combattu, & qui est enfin restée aux premiers, fait un état des plus fertiles de l’Asie. Il n’en est guere de plus abondant, ni où le bétail, le gibier, le poisson, la volaille, les fruits, les vins soient plus délicieux.

Les vins du pays, surtout ceux de Téflis, se transportent en Arménie, en Médie & jusqu’à Ispahan, où ils sont réservés pour la table du Sophi.

La soie s’y recueille en quantité ; mais les Géorgiens qui la savent mal apprêter, & qui n’ont guere de manufactures chez eux pour l’employer, la portent chez leurs voisins, & en font un grand négoce en plusieurs endroits de Turquie, surtout à Arzeron & aux environs.

Les seigneurs & les peres étant maîtres en Géorgie de la liberté & de la vie, ceux-ci de leurs enfans, & ceux-là de leurs vassaux ; le commerce des esclaves y est très considérable, & il sort chaque année plusieurs milliers de ces malheureux de l’un & de l’autre sexe avant l’âge de puberté, lesquels pour ainsi dire, se partagent entre les Turcs & les Persans qui en remplissent leurs serrails.

C’est particulierement parmi les jeunes filles de cette nation (dont le sang est si beau qu’on n’y voit aucun visage qui soit laid), que les rois & les seigneurs de Perse choississent ce grand nombre de concubines, dont les orientaux se font honneur. Il y a même des défenses très-expresses d’en trafiquer ailleurs qu’on Perse ; les filles georgiennes étant, si l’on peut parler ainsi, regardées comme une marchandise de contrebande qu’il n’est pas permis de faire sortir hors du pays.

Il faut remarquer que de tout tems on a fait ce commerce ; on y vendoit autrefois les beaux garçons aux Grecs. Ils sont, dit Strabon, plus grands & plus beaux que les autres hommes, & les géorgiennes plus grandes & plus belles que les autres femmes. Le sang de Géorgie est le plus beau du monde, dit Chardin : la nature, ajoûte-t-il, a répandu sur la plûpart des femmes des graces qu’on ne voit point ailleurs ; & l’on ne trouve en aucun lieu ni de plus jolis visages, ni de plus fines tailles que celles des géorgiennes ; mais, continue-t-il, leur impudicité est excessive.

On voit en Géorgie des Grecs, des Juifs, des Turcs, des Persans, des Indiens, des Tartares & des Européens. Les Arméniens y sont presqu’en aussi grand nombre que les naturels même. Souverainement méprisés ils remplissent les petites charges, font la plus considérable partie du commerce de Géorgie, & s’enrichissent aux dépens du pays.

Quoique les mœurs & les coûtumes des Géorgiens soient un mélange de celles de la plûpart des peuples qui les environnent, ils ont en particulier cet étrange usage, que les gens de qualité y exercent l’emploi de bourreau ; bien loin qu’il soit réputé infame en Géorgie, comme dans le reste du monde, c’est un titre glorieux pour les familles.

Les maisons des grands & les lieux publics sont construits sur le modele des édifices de Perse, mais la plûpart des églises sont bâties sur le haut des montagnes, en des lieux presqu’inaccessibles ; on les salue de loin, & on n’y va presque jamais : cependant il y a plusieurs évêques en Géorgie, un archevêque, un patriarche ; & c’est le viceroi, autrement dit gorel, nommé par le sophi, & toûjours mahométan de religion, qui remplit les prélatures.

Voilà le précis de ce que j’ai lû de plus curieux sur la Géorgie dans Chardin, Tavernier, Thévenot, Tournefort & la Motraye, & ce précis m’a paru digne d’avoir ici sa place. (D J.)

D’Alembert, Diderot
Première édition de L’Encyclopédie
Tome 7

*****************

 géorgie
Géorgie
საქართველო

POESIE DE GIORGI LEONIDZE – NOTES DE VOYAGE – ANANOURI – POESIE GEORGIENNE – ქართული პოეზია

*****
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

POESIE DE GIORGI LEONIDZE - NOTES DE VOYAGE - ANANOURI - POESIE GEORGIENNE - ქართული პოეზია
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

POESIE DE GIORGI LEONIDZE - NOTES DE VOYAGE - ANANOURI - POESIE GEORGIENNE - ქართული პოეზია

____________________________________________________________

POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GIORGI LEONIDZE
გიორგი ლეონიძე

27 დეკემბერი, 1899 – 9 აგვისტო, 1966
27 septembre 1899 – 9 août 1966

TRADUCTION & PHOTO JACKY LAVAUZELLE

 

****

 

 


LES NOTES DE VOYAGE
მოგზაურობა სამშობლოში
mogzauroba samshobloshi

 

2. ანანური
2. ananuri

ANANOURI

უეცრად წინ გადაგვიდგა
uetsrad tsin gadagvidga
Tout d’un coup nous apercevons,
ორ მთას შუა დამალული,
or mtas shua damaluli,
Cachées au milieu de deux montagnes,
ატყორცნილი ძველ კოშკებით
atqortsnili dzvel koshkebit
Les vieilles tours dépouillées
ვაჟკაცური ანანური.
vazhkatsuri ananuri.
De la brave Ananouri.
რას ფიქრობენ ნანგრევები,
ras pikroben nangrevebi,
Que dire de ces ruines,
ან რა დარჩათ სანანური? ―
an ra darchat sananuri? ―
Que reste-t-il de son ancienne gloire ? –
სდუმს არაგვი, სდუმან მთები,
sdums aragvi, sduman mtebi,
Au-dessus de l’Aragvi et des montagnes silencieuses,
ცა ვარსკვლავით დანალული…
tsa varskvlavit danaluli…
Le ciel constelle d’une multitude d’étoiles…

 

****

Ananouri se situe à 66 kilomètres de la capitale Tbilissi. Il s’agit d’une ancienne forteresse du XIIIe siècle – XVIe. Il s’agit là d’un des sites majeur du Grand Caucase géorgien. En fait cette forteresse est un complexe ecclésiastique fortifié construit par les ducs de l’Aragvi (არგვის ჰერცოგი Argvis Hertsogi).

l’Aragvi, არაგვის,située sur le flan méridional de la chaîne du Grand Caucase, კავკასია kavkasia, est un affluent du fleuve Koura, მტკვარი, Mtkvari. Il offre plusieurs méandres à l’est de la citadelle d’Ananouri.

Giorgi Leonidze, Jacky Lavauzelle traduction
Monument à Giorgi Leonidze à Tbilissi
*****
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

POESIE DE GIORGI LEONIDZE - NOTES DE VOYAGE - ANANOURI - POESIE GEORGIENNE - ქართული პოეზია
Géorgie
საქართველო