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Fernando I de Portugal – LUIS DE CAMOES LES LUSIADES Chant 3 III-140 OS LUSIADAS

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Fernando I de Portugal
OS LUSIADAS CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-140 LES LUSIADES III-140
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Canto III Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-140




OS LUSIADAS III-140
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 140
Strophe 140

III-140

Les Lusiades Camoes os lusiadas canto III

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-140
LES LUSIADES III-140
OS LUSIADAS CANTO III
Fernando I de Portugal

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« Do pecado tiveram sempre a pena
« Du péché, ceux qui en connurent la douleur
 Muitos, que Deus o quis, e permitiu:
 Furent nombreux, c’est ce que Dieu a voulu et a permis :
 Os que foram roubar a bela Helena,
Ainsi ceux qui enlevèrent la belle Hélène,
 E com Apio também Tarquilio o viu.
 Ainsi pour Appius Claudius, ainsi pour Sextus Tarquin.
  Pois por quem David Santo se condena?
 Qui d’autre condamna le saint David ?
 Ou quem o Tribo ilustre destruiu
  Qui d’autre détruisit l’illustre Tribu
 De Benjamim?Bem claro no-lo ensina
  De Benjamin ? C’est ce que nous enseigne clairement
  Por Sara Faraó, Siquém por Dina.
Les épisodes de Pharaon avec Sarah, et de Sichem pour Dina. 

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LES LUSIADES CHANT 3

***

*
Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents

 


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

les lusiades

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnets 104 & 105 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.
Sonnet 106 : Camoes compare la demande de Marie à celle de Vénus pour Énée devant Jupiter.
Sonnet 107 : Alphonse IV accepte et regroupe ses forces dans les plaines d’Évora.
Sonnet 108 : Alphonse IV à la tête des troupes lusitaniennes pénètre en Castille avec sa fille Marie-Constance.
Sonnet 109 : 1340 La bataille de Tarifa (Province de Cadix) ou bataille du Salado (30 octobre 1340) se prépare entre les deux Alphonse (IV du Portugal et XI de Castille) face aux armées menées par Abu al-Hasan ben Uthman et Yusuf Ier de Grenade.
Sonnet 110 : Camoes évoque les troupes agaréenne (des descendants d’Agar). Agar, servante d’Abraham donne naissance à Ismaël considéré comme Prophète par les musulmans (Cf. la Sourate Ibrahim). Camoes fait un rapprochement audacieux et fallacieux entre les termes Sarrasins et Sarah. On retrouve couramment cette méprise, par exemple chez  Isidore de Séville (VIe et VIIe siècle, Étymologies, IX,2,57.
Sonnet 111 : Comparaison avec David et Goliath. La foi supérieure à la force.
Sonnet 112 : Avec l’aide de Dieu, les Castillans et les Portugais sont prêts à affronter les armées du Roi du Maroc (Abu al-Hasan ben Uthman) et du Souverain de Grenade (Yusuf Ier de Grenade).
Sonnet 113 : Au cœur du combat. 30 octobre 1340, bataille de Tarifa.
Sonnet 114 et Sonnet 115 : Défaite du Río Salado : Alphonse IV bat les armées de Grenade de Yusuf Ier et part ensuite aider son beau-père Alphonse XI de Castille qui lutte encore contre les Mauritaniens et les troupes de Abu al-Hasan ben Uthman.
Sonnet 116 : Camoes fait référence à deux batailles célèbres pour les comparer à la bataille de Salado : la première, la bataille  de Verceil où les Romains, menés par le général Marius  (157 av. J.-C.- 86 av. J.-C.) écrasèrent les Cimbres, originaire du Jutland, le
30 juillet de l’an 101 av. J.-C., et la Bataille de Cannes (en Italie, Cannæ en Apulie), une des grandes batailles de la deuxième guerre punique où Hannibal Barca et les Carthaginois démantelèrent les troupes de la République Romaine le 2 août 216 av. J.-C. menés par consuls Caius Terentius Varro et Lucius Æmilius Paullus.
Sonnet 117 : Bataille de Salado Seul Titus a tué autant d’âmes. Titus en 70 détruira Jérusalem et incendiera le Temple d’Hérode. Référence à  Daniel IX – 26 [26 Et après soixante et deux semaines le Christ sera mis à mort ; et le peuple qui le doit renier ne sera point son peuple. Un peuple avec son chef qui doit venir détruira la ville et le sanctuaire ; elle finira par une ruine entière, et la désolation qui lui a été prédite arrivera après la fin de la guerre. – La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy]
Le Cocyte :  fleuve des Enfers, affluent de l’Achéron ou du Styx.
Sonnet 118 : Alphonse IV victorieux rentre au Portugal. Début de l’histoire d’Inès de Castro qui deviendra la Reine Morte. Pierre Ier, fils d’Alphonse IV prendra le trône en 1357. En 1360, cinq après la mort d’Inès, Pierre rend public son mariage (par la proclamation de Cantanhede).
Sonnet 119 : Le pouvoir et les actions du cruel et pur Amour.
Sonnet 120 : La jeunesse innocente et paisible d’Inès sur les bords du Mondego.
Sonnets 121 & 122 : L’immense amour qui lie Inès à Pierre. Inquiétudes du père.
Sonnet 123 : Le père, le roi Alphonse IV, se prépare à retourner son glaive et frapper Inés de Castro, afin de rompre le sortilège qui les lie.
Sonnets 124 & 125 : Inès est portée devant Alphonse IV, d’abord saisi de pitié, ensuite, pressé par la foule, la condamnant.
Sonnets 126 & 127 : Début du réquisitoire d’Inès qui argumente sa défense en évoquant les colombes qui sauvèrent Sémiramis, la fondatrice de Babylone, et de la louve qui allaita Rémus et Romulus. Alphonse aurait-il moins de cœur qu’eux et serait-il sans pitié ?
Sonnets 128 & 129 : Inès implore l’exil, même dans les contrées les plus hostiles.
Sonnet 130 : Le roi souhaite le pardon mais il est soumis à la pression et à la colère du peuple qui souhaite qu’une exécution soit prononcée.
Sonnet 131 : Evocation de la digne mort de Polyxène, fille d’Hécube, aimée d’Achille, et tuée par Pyrrhus, le fils d’Achille.
Sonnet 132 : Inès assassinée. Camoes insiste sur le contraste entre la blancheur immaculée et sereine d’Inès et la rage déchaînée des tueurs.
Sonnet 133 : La supplique au Soleil, pour qu’il détourne ses rayons de telles atrocités, comme par le passé avec Thyeste.
Sonnet 134 : Inès tuée  dans l’éclat de sa jeunesse, telle une marguerite coupée prématurément.
Sonnet 135 : Les Nymphes du Mondego célèbrent la Source des Amours en mémoire d’Inès.
Sonnet 136 : Les meurtriers d’Inès sont arrêtés.
Sonnet 137 : Le règne juste et sanguinaire de Pierre Ier de Portugal, (Pedro I de Portugal) dit Pierre le Justicier (Pedro o Justiceiro)
Sonnet 138 : Le règne  désastreux de Ferdinand, le fils de Pierre, qui met en péril l’existence-même du Royaume.
Sonnet 139 : La passion désastreuse de Ferdinand Ier avec Leonor Teles de Meneses la Perfide,  « a aleivosa », qui deviendra par la suite reine consort de Portugal entre 1371 et 1383.

Éléonore Teles de Menezes
Éléonore Teles de Menezes la Perfide  A aleivosa

Sonnet 140 : Camoes évoque dans ce sonnet les personnages illustres qui furent condamnés par la justice divine en raison du péché de luxure :
Le viol de Lucrèce par Sextus Tarquin
Virginie déshonorée par Appius Claudius
(Extrait des Juges La Sainte Bible – traduite
par Le Maistre de Saci – Chapitre XIX)
« 24 : J’ai une fille vierge, et cet homme a sa concubine ; je vous les amènerai, et vous les aurez pour satisfaire votre passion : je vous prie seulement de ne pas commettre à l’égard d’un homme ce crime détestable contre la nature.
25 : Mais le Lévite voyant qu’ils ne voulaient point se rendre à ses paroles, leur amena sa femme, et l’abandonna à leurs outrages ; et ayant abusé d’elle toute la nuit, quand le matin fut venu, ils la laissèrent.
26 : Lorsque les ténèbres de la nuit se dissipaient, cette femme vint à la porte de la maison où était son mari, et y tomba étendue par terre.
27 : Le matin son mari s’étant levé, ouvrit la porte pour continuer son chemin, et il y trouva sa femme couchée par terre, ayant les mains étendues sur le seuil de la porte.
28 : Il crut d’abord qu’elle était endormie, et lui dit : Levez-vous, et allons-nous-en. Mais elle ne répondant rien, il reconnut qu’elle était morte ; et l’ayant prise, il la remit sur son âne, et s’en retourna en sa maison.
29 : Etant venu chez lui, il prit un couteau, et divisa le corps de sa femme avec ses os en douze parts, et en envoya une part en chacune des tribus d’Israël.
30 : Ce que les enfants d’Israël ayant vu, ils crièrent tous d’une voix : Jamais rien de tel n’est arrivé dans Israël, depuis le jour que nos pères sortirent d’Egypte jusqu’aujourd’hui : prononcez là-dessus, et ordonnez tous ensemble ce qu’il faut faire en cette rencontre. »
-David et Bethsabée, qu’il enleva de son mari Urie le Hittite en le faisant mourir au combat
– La vengeance contre les exactions des hommes de la tribu de Benjamin sur la tribu de Lévi
– L’épisode où Pharaon cherche à séduire Sarah, qui lui est présentée comme la sœur d’Abraham (Extrait de la Genèse – La Sainte Bible – traduite par Le Maistre de Saci – Chapitre XII) :
– « 13 : Dites donc, je vous supplie, que vous êtes ma sœur : afin que ces gens-ci me traitent favorablement à cause de vous, et qu’ils me conservent la vie en votre considération.
14 : Abram étant entré ensuite en Egypte, les Egyptiens virent que cette femme était très-belle.
15 : Et les premières personnes du pays en ayant donné avis à Pharaon, et l’ayant fort louée devant lui, elle fut enlevée et menée au palais du roi.
16 : Ils en usèrent bien à l’égard d’Abram à cause d’elle ; et il reçut des brebis, des bœufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses et des chameaux. « 

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

Fernando I de Portugal
OS LUSIADAS CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3

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os lusiadas canto 3 les lusiades

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-140 CAMOES LUSIADES III-140
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Les Lusiades Chant 3 Camoes Canto III

Fernando I de Portugal
OS LUSIADAS III CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes os lusiadas canto III

David – 1890 – Tomás Costa – Musée du Chiado – Museu do Chiado

LISBOA – LISBONNE





David - 1890 - Tomás Costa - Musée du Chiado - Museu do Chiado

MUSEU DO CHIADO
Museu de Arte Contemporânea do Chiado

Photo Jacky Lavauzelle

 




exposição em Lisboa


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DAVID
Tomás Costa
1890
Au Musée du Chiado
de Lisbonne

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David – 1890 – Tomás Costa – Musée du Chiado – Museu do Chiado

     « David n’avait que sa fronde
Pour lutter contre le géant ;
Mais au fond de son cœur d’enfant
Habitait une foi profonde :
Il savait bien que l’Éternel
Combattrait avec lui pour sauver Israël.

       Il avançait ferme et tranquille
Contre le Philistin puissant,
Qui, l’œil hautain et méprisant,
Riait de son air juvénile
Et se moquait de l’Éternel
Qui choisissait David pour sauver Israël. »

David
Alice de Chambrier

Au delà
Editions Fischbacher – 1886

« David tinha apenas seu estilingue
Para lutar contra o gigante;
Mas no fundo do coração do seu filho
Vivi uma fé profunda:
Ele sabia bem que o Senhor
Lute com ele para salvar Israel.

Ele estava andando firme e quieto
         Contra o poderoso Filisteu,
         Quem, o olho arrogante e desdenhoso,
         Parecia juvenil
         E zombou do Senhor
  Quem escolheu Davi para salvar Israel? « 

David – 1890 – Tomás Costa – Musée du Chiado – Museu do Chiado
David – 1890 – Tomás Costa – Musée du Chiado – Museu do Chiado

  « Mais, sans trembler, d’une main sûre,
L’enfant que son Dieu dirigeait,
Fit au colosse, d’un seul jet,
Une inguérissable blessure.
Et c’est ainsi que l’Éternel,
Selon son bon plaisir, délivrait Israël. »

David
Alice de Chambrier
Au delà
Editions Fischbacher – 1886

« Mas, sem tremer, com uma mão segura,
         A criança que o seu Deus dirigiu,
         Provocado no colosso, em um único jato,
         Uma ferida incurável.
         E é assim que o Eterno,
  De acordo com seu prazer, entregou Israel « .

David – 1890 – Tomás Costa – Musée du Chiado – Museu do Chiado

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Discípulo de Soares dos Reis, Falguière e Antonin Mercier,Marques de Oliveira
Escola de Belas-Artes do Porto
3ª medalha na Exposição Universal de 1889
2ª medalha na Exposição Universal de 1900.
1ª medalha em escultura na Sociedade de Belas-Artes
2ª medalha na Exposição de Barcelona.

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Disciple de Soares dos Reis, Falguière et Antonin Mercier, Marques de Oliveira
École des Beaux-Arts de Porto
3ème médaille à l’Exposition Universelle de 1889
2ème médaille à l’Exposition Universelle de 1900.
1ère médaille en sculpture à la Société des Beaux-Arts
2ème médaille à l’exposition de Barcelone.

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LISBOA – LISBONNE





David - 1890 - Tomás Costa - Musée du Chiado - Museu do Chiado

DAVID CONTRE GOLIATH – OS LUSIADAS III-111 LES LUSIADES – Qual o membrudo e bárbaro Gigante,

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OS LUSIADAS CANTO IIIOs Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-111 LES LUSIADES III-111
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-111




OS LUSIADAS III-111
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 111
Strophe 111

III-111

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-111
LES LUSIADES III-111
OS LUSIADAS CANTO III

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 os lusiadas canto iii david contre goliath

David contre Goliath

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« Qual o membrudo e bárbaro Gigante,
« Tout comme le puissant géant barbare,
Do rei Saul, com causa, tão temido,
Du roi Saül craint et redouté,
Vendo o pastor inerme estar diante,
Voyant le berger se tenir devant lui sans arme,
 Só de pedras e esforço apercebido,
Seulement avec des pierres et sa témérité,
Com palavras soberbas o arrogante
Avec des mots blessants, l’arrogant
 
Despreza o fraco moço mal vestido,
Accabla le faible jeune homme vêtu pauvrement,
Que, rodeando a funda, o desengana
Que de sa fronde, celui-ci enseigna alors
Quanto mais pode a Fé que a força humana:
Combien la Foi surpasse l’humaine force ;

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Os Lusiadas III Saül et David III-111 Luis de Camoes RambrandtSaül et David
Rembrandt van Rijn

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OS LUSIADAS CANTO III

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ALPHONSE XI DE CASTILLE
(13 août 1311 Salamanque – 26 mars 1350 Gibraltar)
Le Justicier – El Justiciero

Os Lusiadas Canto IIIAlphonse XI de Castille
Alfonso XI
Peinture de Francisco Cerdá de Villarestan
Musée du Prado  – Madrid

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Marie-Constance de Portugal
Femme d’Alphonse XI de Castille (1328)
Fille d’Alphonse IV du Portugal et de Béatrice de Castille
(1313 – 1357)
Alphonse XI préférait sa maîtresse Leonor de Guzmán à Marie-Constance (celle-ci assassina Leonor à la mort d’Alphonse XI)

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Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

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OS LUSIADAS III

*
Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnets 104 & 105 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.
Sonnet 106 : Camoes compare la demande de Marie à celle de Vénus pour Énée devant Jupiter.
Sonnet 107 : Alphonse IV accepte et regroupe ses forces dans les plaines d’Évora.
Sonnet 108 : Alphonse IV à la tête des troupes lusitaniennes pénètre en Castille avec sa fille Marie-Constance.
Sonnet 109 : 1340 La bataille de Tarifa (Province de Cadix) ou bataille du Salado (30 octobre 1340) se prépare entre les deux Alphonse (IV du Portugal et XI de Castille) face aux armées menées par Abu al-Hasan ben Uthman et Yusuf Ier de Grenade.
Sonnet 110 : Camoes évoque les troupes agaréenne (des descendants d’Agar). Agar, servante d’Abraham donne naissance à Ismaël considéré comme Prophète par les musulmans (Cf. la Sourate Ibrahim). Camoes fait un rapprochement audacieux et fallacieux entre les termes Sarrasins et Sarah. On retrouve couramment cette méprise, par exemple chez  Isidore de Séville (VIe et VIIe siècle, Étymologies, IX,2,57.
Sonnet 111 : Comparaison avec David et Goliath. La foi supérieure à la force.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS CANTO III

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-111 CAMOES LUSIADES III-111
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

 OS LUSIADAS III
LA BATAILLE DE TARIFA
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

BERNINI DAVID du BERNIN – 大衛像 – BERNINI – 济安·贝尼尼 – GALLERIA GALERIE BORGHESE – 博吉斯画廊 – ROMA – ROME- 罗马

ROME – ROMA – 罗马
Bernini David
LA VILLA BORGHESE
博吉斯画廊

Armoirie de Rome

 Photos  Jacky Lavauzelle

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Flag_of_Lazio


LA GALERIE BORGHESE
博吉斯画廊
GALLERIA BORGHESE

BERNINI
LE BERNIN

济安·贝尼尼
Gian Lorenzo Bernini
1598-1680

DAVID
大衛像
1623-1624

Sala 2 – Sala del Sole
Salle 2 – La Salle du Soleil
2室

David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (1) David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (2) David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (3) David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (4)

David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (5)

David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (6)

David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (7)

LA COMTESSE DE SEGUR
LA BIBLE D’UNE GRAND’MERE
CV – LE GÉANT GOLIATH
(966 ans avant J.-C.)
L. Hachette et Cie, 1869 (pp. 280-282)

« David, qui s’était retiré à Bethléem, fut envoyé un jour, par Isaï, son père, pour porter des vivres à ses frères, qui étaient au camp des Israélites, et il apprit ainsi ce qui s’y passait, et on lui dit que Saül avait promis sa fille en mariage et beaucoup de riches à celui qui parviendrait à tuer ce géant. David, malgré les remontrances et les moqueries de ses frères, dit qu’il ne le craignait pas, et qu’il se battrait volontiers contre lui.

Quand Saül apprit cette audacieuse parole de David, il lui défendit de songer à un combat aussi inégal. Mais David lui répondit : « En gardant mes brebis, j’ai eu occasion de tuer des ours et des lions qui venaient dévorer mes brebis, et je les tuais en les étranglant. » Saül finit par se laisser persuader, et donna même ses propres armes à David pour le combat ; mais David, se sentant gêné par la cuirasse, le casque, le bouclier et les armes du roi, ne voulut pas s’en servir. Il alla ramasser cinq pierres rondes et polies, les mit à son cou dans une sacoche, prit sa fronde et son bâton, et s’avança tout seul entre les deux armées rangées en bataille en face l’une de l’autre ; Goliath criait ses injures aux Israélites ; il disait :

« Que l’un de vous vienne me combattre ; nous représenterons chacun notre peuple ; le vainqueur aura pour esclave le peuple ennemi. Je parle au nom des miens ; personne n’ose-t-il se mesurer contre moi ? »

David s’avança ; Goliath, le voyant, se moqua de lui : « Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi armé d’un bâton ? » Et, se mettant à blasphémer et à jurer par ses faux dieux, il ajouta : « Viens à moi, et je donnerai ta chair à manger aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. »

David lui répondit : « Tu viens à moi avec ton épée, ta lance et ton bouclier ; moi, je viens à toi au nom du Seigneur des armées, du Dieu d’Israël que tu insultes. Le Seigneur le livrera entre mes mains ; je te tuerai, je te couperai la tête, et je donnerai aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre, ton corps à manger, et ceux des Philistins tes frères. »

Goliath, furieux, s’avança vers David, qui courut à lui, et quand il fut à une bonne distance, il lui lança une de ses pierres avec sa fronde, et en frappa Goliath au milieu du front. Le géant tomba le visage contre terre. David s’élança sur lui avant qu’il fût revenu de son étourdissement, et, n’ayant pas d’épée, il prit celle de Goliath et lui trancha la tête.

Les Philistins poussèrent des cris d’effroi et s’enfuirent. Le camp d’Israël retentit de cris de triomphe et de joie, et on se mit à poursuivre les Philistins. On en tua un nombre considérable. Les Israélites revinrent pour piller le camp des ennemis, qui contenait de grandes richesses.

Après le combat, David porta la tête de Goliath à Jérusalem, qui était tout près de là, et mit les armes du géant dans son logement. David avait alors vingt-trois ans ; sa vie avait toujours été sainte et innocente ; il était aussi bon que beau et brave. »

David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (8)

Alice de Chambrier
Au delà – David
Fischbacher, 1886
pp. 144-146

      David n’avait que sa fronde
Pour lutter contre le géant ;
Mais au fond de son cœur d’enfant
Habitait une foi profonde :
Il savait bien que l’Éternel
Combattrait avec lui pour sauver Israël.

       Il avançait ferme et tranquille
Contre le Philistin puissant,
Qui, l’œil hautain et méprisant,
Riait de son air juvénile
Et se moquait de l’Éternel
Qui choisissait David pour sauver Israël.

Mais, sans trembler, d’une main sûre,
L’enfant que son Dieu dirigeait,
Fit au colosse, d’un seul jet,
Une inguérissable blessure.
Et c’est ainsi que l’Éternel,
Selon son bon plaisir, délivrait Israël.

Comme David, tu nous appelles
A de grands combats, ô Seigneur !
Pour en sortir à ton honneur,
Comme David rends-nous fidèles,
Et l’on verra que l’Éternel
Se tient auprès de nous comme auprès d’Israël !

Et si le mal nous environne,
Et s’il devient plus fort que nous,

       Nous t’implorerons à genoux,
Toi qui ne rejettes personne !
Et répondant à notre appel,
Tu lutteras pour nous, ô Sauveur éternel !

David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (9)

François-Marie Luzel
L’AVEUGLE DU LÉON
Chansons populaires de la Basse-Bretagne

David approuva la danse :
Devant l’Arche d’alliance ;

Il mit bas son manteau royal
Afin d’être léger pour danser.

Quand David tua Goliath,
Dieu permettait les ébats,

Au son de n’importe quels instruments,
Tambour, bombarde et biniou.

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JOACHIM DU BELLAY
LA MONIMACHIE DE DAVID ET DE GOLIATH

Finablement courbé sur les genous,
Panché à droict, d’ung pié ferme il se fonde:
Ainsi que Dieu, lors qu’il darde sur nous
Le feu vangeur des offences du monde:
Ce fort Hebrieu roüant ainsi sa fonde
Deux fois, trois fois, assez loing de sa teste,
Avec’ un bruit qui en fendant l’air gronde,
Fist descocher le traict de sa tempeste.

Droict sur le front, où le coup fut donné,
Se va planter la fureur de la pierre.
Le grand Colosse à ce coup estonné
D’un sault horrible alla broncher par terre.
Son harnois tonne, et le vainqueur le serre:
Puis le cyant mesmes de son espée,
Entortilla, pour le prix de sa guerre,
Au tour du bras la grand’ teste coupée.

David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (10)

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LA GALERIE BORGHESE VUE PAR L’ENCYCLOPEDIE DE DIDEROT D’ALEMBERT EN 1751 (Jaucourt)
JAUCOURT
L’ENCYCLOPEDIE – 1ère édition
1751
Tome 17 pages 273 à 276

Villa Borghese, (Géog. mod.) maison de plaisance en Italie, à deux milles de Rome, & qui prend son nom de la famille à laquelle elle appartient. On la nomme aussi quelquefois vigne-Borghèse. C’est un lieu très-agréable, qui seroit digne d’être habité par un grand prince.

La maison est presque toute revêtue en dehors de bas-reliefs antiques, disposé, avec tant de symmétrie, qu’on les croiroit avoir été faits exprès, pour être placés comme ils sont. Entre le grand nombre de statues, dont les appartemens de ce petit palais sont remplis, on admire principalement le gladiateur, la Junon de porphire, la louve de Romulus, d’un fin marbre d’Egypte ; les bustes d’Annibal, de Séneque, & de Pertinax, l’Hermaphrodite, & le vieux Silene qui tient Bacchus entre ses bras : le David frondant Goliath, l’Enée qui emporte Anchise, & la métamorphose de Daphné, sont trois pieces modernes du cavalier Bernin, qui méritent d’être mises au rang des premieres.

On sait aussi que ce palais est rempli de peintures rares des modernes. Le S. Antoine du Carache, & le Christ mort de Raphaëel, sont regardés comme les deux principaux morceaux. Si toutes les magnificences qu’on peut voir ailleurs ne sont pas ici si splendidement étalées, on y trouve des beautés plus douces & plus touchantes ; des beautés tendres & naturelles, qui font plus naître d’amour, si elles n’inspirent pas tant de respect. Enfin comme Rome est la source des statues & des sculptures antiques, il faut que le reste du monde cede en cela au palais de la famille de Borghèse. On ne peut rien ajouter à la beauté de ses promenades ; il y a un parc, des grottes, des fontaines, des volieres, des cabinets de verdure, & une infinité de statues antiques & modernes. (D. J.)

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Premier livre de Samuel
Ancien Testament
Version Louis Segond – 1910

Premier livre de Samuel 17

Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les répéta devant Saül, qui le fit chercher.
David dit à Saül : Que personne ne se décourage à cause de ce Philistin ! Ton serviteur ira se battre avec lui.
Saül dit à David : Tu ne peux pas aller te battre avec ce Philistin, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre dès sa jeunesse.
David dit à Saül : Ton serviteur faisait paître les brebis de son père. Et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau,
je courais après lui, je le frappais, et j’arrachais la brebis de sa gueule. S’il se dressait contre moi, je le saisissais par la gorge, je le frappais, et je le tuais.
C’est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté l’armée du Dieu vivant.
David dit encore : L’Éternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David : Va, et que l’Éternel soit avec toi !
Saül fit mettre ses vêtements à David, il plaça sur sa tête un casque d’airain, et le revêtit d’une cuirasse.
David ceignit l’épée de Saül par-dessus ses habits, et voulut marcher, car il n’avait pas encore essayé. Mais il dit à Saül : Je ne puis pas marcher avec cette armure, je n’y suis pas accoutumé. Et il s’en débarrassa.
Il prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq pierres polies, et les mit dans sa gibecière de berger et dans sa poche. Puis, sa fronde à la main, il s’avança contre le Philistin.
Le Philistin s’approcha peu à peu de David, et l’homme qui portait son bouclier marchait devant lui.
Le Philistin regarda, et lorsqu’il aperçut David, il le méprisa, ne voyant en lui qu’un enfant, blond et d’une belle figure.
Le Philistin dit à David : Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons ? Et, après l’avoir maudit par ses dieux,
il ajouta : Viens vers moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs.
David dit au Philistin : Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi, je marche contre toi au nom de l’Éternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée.
Aujourd’hui l’Éternel te livrera entre mes mains, je t’abattrai et je te couperai la tête ; aujourd’hui je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre. Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu.
Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Éternel sauve. Car la victoire appartient à l’Éternel. Et il vous livre entre nos mains.
Aussitôt que le Philistin se mit en mouvement pour marcher au-devant de David, David courut sur le champ de bataille à la rencontre du Philistin.
Il mit la main dans sa gibecière, y prit une pierre, et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans le front du Philistin, qui tomba le visage contre terre.
Ainsi, avec une fronde et une pierre, David fut plus fort que le Philistin ; il le terrassa et lui ôta la vie, sans avoir d’épée à la main.
Il courut, s’arrêta près du Philistin, se saisit de son épée qu’il tira du fourreau, le tua et lui coupa la tête. Les Philistins, voyant que leur héros était mort, prirent la fuite.
Et les hommes d’Israël et de Juda poussèrent des cris, et allèrent à la poursuite des Philistins jusque dans la vallée et jusqu’aux portes d’Ékron. Les Philistins blessés à mort tombèrent dans le chemin de Schaaraïm jusqu’à Gath et jusqu’à Ékron.
Et les enfants d’Israël revinrent de la poursuite des Philistins, et pillèrent leur camp.
David prit la tête du Philistin et la porta à Jérusalem, et il mit dans sa tente les armes du Philistin.
Lorsque Saül avait vu David marcher à la rencontre du Philistin, il avait dit à Abner, chef de l’armée : De qui ce jeune homme est-il fils, Abner ? Abner répondit : Aussi vrai que ton âme est vivante, ô roi ! je l’ignore.
Informe-toi donc de qui ce jeune homme est fils, dit le roi.

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LA GALERIE BORGHESE – GALLERIA BORGHESE – 贝佳斯画廊 – Галерея Боргезе

ROME – ROMA – 罗马
LA VILLA BORGHESE
Галерея Боргезе
贝佳斯画廊

Armoirie de Rome

 Photos  Jacky Lavauzelle

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Flag_of_Lazio


GALLERIA BORGHESE
贝佳斯画廊
La Galerie Borghèse


Rapt de Proserpine Ratto di Proserpina L'enlèvement de Proserpine artgitato Galleria Borghese Galerie Borghese 13

Les extérieurs de la Galerie Borghèse
esterno – facciata e sculture
Extérieurs – Façade et Sculptures

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LES SCULPTURES
Sculture
雕塑

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ALESSANDRO ALGARDI – ALEXANDRE ALGARDI
亚历山德罗·阿尔加迪

Il Sonno
Le Sommeil

Alessandro Algardi Il sonno Le Sommeil Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato 14

*

DOMENICO GUIDI – 多梅尼科·圭迪
Ritratto di Felice Zacchia Rondini
Buste de Felice Zacchia Rondini

Domenico Guidi Ritratto di Felice Zacchia Rondinini Galleria Borghese Rome Roma artgitato (1)

*

LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI- 济安·贝尼尼
APOLLON ET DAPHNE
 Apollo and Daphne
阿波罗和达芙妮
 Apolo e Dafne

Apollo and Daphne Apollon et Daphné Apollo e Dafne Galerie Borghese Galleria Borghese artgitato (13)

*

LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI- 济安·贝尼尼
L’Enlèvement de Proserpine 
LE RAPT DE PROSERPINE
RATTO DI PROSERPINA
The Rape of Proserpina

Rapt de Proserpine Ratto di Proserpina L'enlèvement de Proserpine artgitato Galleria Borghese Galerie Borghese 9

*

LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI-济安·贝尼尼
Ebauche pour la Statue Equestre de Louis XIV

Bozzetto per il monumento equestre del re Luigi XIV
Equestrian Statue of Louis XIV

Bozzetto per il monumento equestre del re Luigi XIV Monument équestre de Louis XIV artgitato Bernino Le Bernin 1

*

LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
La Chèvre Amalthée 
Capra Amaltea
The Goat Amalthea with the Infant Jupiter and a Faun

Capra almatea la chèvre amalthée Le Bernin Bernini Galerie Borghese Galleria Borghese artgitato 4

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
La Verità
La Vérité
la verità bernini La Vérité Bernin Villa Borghese galleria galerie borghese artgitato (2)

*

LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
NETTUNO E UN DELFINO 
NEPTUNE ET UN DAUPHIN 
Neptune with a Dolphin

NETTUNO E UN DELFINO Neptune et un dauphin Neptune with a dolphin 2

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
Enea e Anchise
 Enée, Anchise et Ascagne fuyant Troie 
Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascanio
Aeneas, Anchises and Ascanius
Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 5

*

LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
DAVID

David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (7)

*

LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
Busto di SCIPIONE BORGHESE

Buste de Scipione Borghese
Bust of Scipione Borghèse

Scipione borghese Galleria Borghese roma Galerie Borghese Rome artgitato 1

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
Busto di Papa Paolo V Borghese

Buste du Pape Paul V Borghèse

Busto di Papa Paolo V Borghese Pape Paul V Borghese Rome Roma Artgitato

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Antonio CANOVA
Venus Victrix
La Vénus Borghèse
拿破伦妹妹的雕像
La Venere Vincitrice

Antonio CANOVA VENUS VICTRIX - La Vénus Borghèse - La Venere Vincitrice - GALERIE BORGHESE - GALLERIA BORGHESE artgitato (11)

*

Antonio SUSINI
SUPLIZIO DI DIRCE
LE SUPLICE DE DIRCE
The Torture of Dirce




Antonio Susini Le supplice de Dircè Suplizio di Dirce artgitato Galerie Brorghese Galleria Borghese artgitato 3

*

HERMAPHRODITE ENDORMI
 ERMAFRODITO DORMIENTE
雌雄同体

HERMAPHRODITE DORMANT Ermafrodito dormiente artgitato Galleria Borghese Galerie Borghese 2

*

Anonyme – Anonymous- Anonimo – 匿名
CAVASPINA 
LE TIREUR D’EPINE
Boy Picking a Thorn from his Foot
CAVASPINA - LE TIREUR D'EPINE - Boy Picking a Thorn from his Foot artgitato 1

*

Nicolas CORDIER 雕塑家尼古拉斯·科迪尔
La Zingarella
La Bohémienne
吉普赛

LA ZINGARELLA La Bohémienne Nicolas Cordier La Villa Borghese artgitato

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SATIRO SU DELFINO
SATYRE SUR DAUPHIN
satyr on dolphin
色狼在海豚上方

Satiro su delfino Satyre sur un dauphin Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato

*

Anonyme – Anonymous- Anonimo- 匿名
Tre Putti dormienti

Les Trois Chérubins dormants
Three Putti sleeping

Tre Putti Dormienti Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato (2)

*

Anonyme – Anonymous- Anonimo – 匿名
Satiro danzante restaurato con crotali
Satyre dansant
色狼雕塑
Satiro danzante Satyre dansant Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato 1

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Les Bustes Romains
罗马胸像
busti romani




SCIPION L’AFRICAIN
西庇阿
SCIPIONE L’AFRICANO
Scipio Africanus
SCIPION L'AFRICAIN Scipione l'africano artgitato Galleria Borghese Galerie Borghese

*

Tibère
Tiberio
Tiberius
提贝里乌斯
Tiberio Tibère Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato

*

Cicero
Ciceron
Cicerone
西塞罗

Cicerone Ciceron Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato

*
Nero
Néron
Nerone
尼禄
Nerone Neron Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato*

Caligula
Caligola
卡利古拉

Caligula Caligola Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato

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LES TABLEAUX
Tavoli
手绘油画

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LE CARAVAGE – CARAVAGGIO
卡拉瓦乔
San Gerolamo
Saint-Jérôme
圣杰罗拉莫

Saint Jérôme Caravaggio san Gerolamo Galleria Borghese Galerie Borghèse artgitato
*
LE CARAVAGE – CARAVAGGIO
卡拉瓦乔
 Saint Jean Baptiste

施洗约翰 
San Giovanni Battista
Caravaggio_Baptist_Galleria_Borghese,_Rome

*
WOLFGANG HEIMBACH
沃尔夫冈·海姆巴赫

L’UOMO CON LUCERNA
男子用蜡烛
L’Homme à la bougie
Wolfgang Heimbach Uomo con Lucerna L'Homme à la lanterne artgitato Villa Borghese (1)

*

PERUGINO – LE PERUGIN  –  彼得羅·佩魯吉諾
Pietro di Cristoforo Vannucci
LA VIERGE A L’ENFANT
Madonna col Bambino
圣母子

Pietro_Perugino madonna col Bambino Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato Rome Roma

*

PIETER PETER PIERRE PAUL RUBENS
彼得·保罗·鲁本斯
Deposizione nel Sepolcro – Sepoltura Borghèse 
Le Saint-Sépulcre – La Mise au Tombeau
沉积在圣墓

Pianto sul Cristo Morto Pier Peter Paul Rubens 1602 artgitato Galleria Borghese

*

PIETER PETER PIERRE PAUL RUBENS
彼得·保罗·鲁本斯
Suzanne et les vieillards
Susanne et les vieillards
苏珊娜和长者
Susanna e i vecchioni

Rubens Suzanne et les vieillards Suzanna e i vecchioni Galleria Borghese roma Galerie Borghese Rome artgitato 2

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les plafonds de la Galerie Borghèse
贝佳斯画廊的天花板
i soffitti della Galleria Borghèse

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (15)

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LA GALERIE BORGHESE VUE PAR L’ENCYCLOPEDIE DE DIDEROT D’ALEMBERT EN 1751 (Jaucourt)
JAUCOURT
L’ENCYCLOPEDIE – 1ère édition
1751
Tome 17 pages 273 à 276

Villa Borghese, (Géog. mod.) maison de plaisance en Italie, à deux milles de Rome, & qui prend son nom de la famille à laquelle elle appartient. On la nomme aussi quelquefois vigne-Borghèse. C’est un lieu très-agréable, qui seroit digne d’être habité par un grand prince.

La maison est presque toute revêtue en dehors de bas-reliefs antiques, disposé, avec tant de symmétrie, qu’on les croiroit avoir été faits exprès, pour être placés comme ils sont. Entre le grand nombre de statues, dont les appartemens de ce petit palais sont remplis, on admire principalement le gladiateur, la Junon de porphire, la louve de Romulus, d’un fin marbre d’Egypte ; les bustes d’Annibal, de Séneque, & de Pertinax, l’Hermaphrodite, & le vieux Silene qui tient Bacchus entre ses bras : le David frondant Goliath, l’Enée qui emporte Anchise, & la métamorphose de Daphné, sont trois pieces modernes du cavalier Bernin, qui méritent d’être mises au rang des premieres.

On sait aussi que ce palais est rempli de peintures rares des modernes. Le S. Antoine du Carache, & le Christ mort de Raphaëel, sont regardés comme les deux principaux morceaux. Si toutes les magnificences qu’on peut voir ailleurs ne sont pas ici si splendidement étalées, on y trouve des beautés plus douces & plus touchantes ; des beautés tendres & naturelles, qui font plus naître d’amour, si elles n’inspirent pas tant de respect. Enfin comme Rome est la source des statues & des sculptures antiques, il faut que le reste du monde cede en cela au palais de la famille de Borghèse. On ne peut rien ajouter à la beauté de ses promenades ; il y a un parc, des grottes, des fontaines, des volieres, des cabinets de verdure, & une infinité de statues antiques & modernes. (D. J.)

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Canzoniere Poet – LE CHANSONNIER Pétrarque Sonnet 44-CANZONIERE PETRARCA SONETTO 44

CANZONIERE POET
Traduction – Texte Bilingue
Le Chansonnier PETRARQUE 44
LITTERATURE ITALIENNE

Letteratura Italiana

PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca Sonetto 44

LE CHANSONNIER PETRARQUE
Sonnet 44

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

PRIMA PARTE
Première Partie

44/366

Que’che ’n Tesaglia ebbe le man’ sí pronte
César qui en Thessalie avait promptement
a farla del civil sangue vermiglia,
fait rougir la terre du sang vermeil,
pianse morto il marito di sua figlia,
pleura la mort de Pompée, le mari de sa fille,
raffigurato a le fatezze conte;
quand il le reconnut ;

*

e ’l pastor ch’a Golia ruppe la fronte,
et le pasteur David qui éclata le front de Goliath,
pianse la ribellante sua famiglia,
pleura sa famille rebelle,
et sopra ’l buon Saúl cangiò le ciglia,
et avec le bon Saül changea d’expression,
ond’assai può dolersi il fiero monte.
sur quoi peut pleurer la fière montagne.

*

Ma voi che mai pietà non discolora,
Mais vous qui jamais par pitié ne décolorait,
et ch’avete gli schermi sempre accorti
et qui avait toujours une réponse assortie
contra l’arco d’Amor che ’ndarno tira,
contre l’arc d’Amour qui tire en vain,

*

mi vedete straziare a mille morti:
vous me voyez là torturé de mille morts :
né lagrima però discese anchora
Mais des larmes jamais ne tombèrent encore
da’ be’ vostr’occhi, ma disdegno et ira.
de vos si beaux yeux, que du dédain et de la colère.

********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

canzoniere Petrarca sonetto 44
le chansonnier Pétrarque sonnet 44
canzoniere poet

Fortepian Szopena – Cyprian NORWID – Le Piano de Chopin – Poème polonais de 1865

***

Traduction Jacky Lavauzelle
Cyprian Norwid par Józef Łoskoczyński (1857-1928)

Traduction Jacky Lavauzelle*******

**
Cyprian Norwid poèmes
**

LITTERATURE POLONAISE
POESIE POLONAISE

CYPRIAN NORWID
1757-1841
Traduction Jacky Lavauzelle

 

**

Traduction Jacky Lavauzelle


LES POEMES POLONAIS

Fortepian Szopena
LE PIANO DE CHOPIN
1865

**

** 

Traduction Jacky Lavauzelle

 


***

Traduction Jacky Lavauzelle
Concert de Chopin chez les Radziwiłł en 1829, Henryk Siemiradzki, 1887

*************************

I

Byłem u ciebie w te dni przedostatnie,
J’étais avec toi en ces jours, les avant-derniers,
Niedocieczonego wątku
D’une incompréhensible histoire
Pełne, jak mit,
Lourde comme un mythe,
Blade, jak świt,
Pâle comme l’aurore,
Gdy życia koniec szepce do początku:
Lorsque la fin de la vie lance des chuchotements dès le début:
«Nie stargam cię ja, nie, ja uwydatnię».
« Non, je ne t’anéantirai point, non, je t’accompagnerai « .

 

II

Byłem u ciebie w dni te przedostatnie,
J’étais avec toi en ces jours, les avant-derniers,
Gdy podobniałeś co chwila, co chwila
Lorsque tu ressemblais à chaque instant, à chaque instant
Do upuszczonej przez Orfeja liry,
Jusqu’à ce qu’elle ait chuté, à la lyre d’Orphée
W której się rzutu moc z pieśnią przesila —
Où à la ligne musicale qui au chant résiste-
I rozmawiają z sobą struny cztéry,
Et qui dialogue avec les quatre cordes,
Trącając się
Se cognant
Po dwie, po dwie,
Par deux, par deux,
I szemrząc zcicha:
En murmurant doucement :
«Zacząłże on « 
« Est-ce bien lui
Uderzać w ton?…
Qui donne le ton? … « 
Czy taki mistrz, że gra, choć odpycha?»
Est-ce là un tel maître du jeu qui en nous attirant nous repousse? « 

 

III

Byłem u ciebie w te dni, Fryderyku!
J’étais avec toi en ces jours, Frédéric !
Którego ręka dla swojej białości
Dont ta main par sa blancheur
Alabastrowej, i wzięcia, i szyku,
D’albâtre, et sa prise, et son style.
I chwiejnych dotknięć, jak strusiowe pióro,
Et les touches fragiles, telles les plumes d’autruche,
Mieszała mi w oczach z klawjaturą
Mélangeait dans mes yeux au clavier
Z słoniowej kości.
D’ivoire.
I byłeś, jako owa postać, którą
Et tu te transformais en une nouvelle forme, comme
Z marmurów łona,
Ces poitrines des marbres,
Niźli je kuto,
Avant même qu’elles ne soient taillées,
Odejma dłóto
Font penser au burin
Genjuszu, wiecznego Pigmaljona!
Du génie, éternel Pygmalion !

 

IV

A w tem, coś grał i co zmówił ton i co powie,
Et soudain, tu as joué une ligne qui m’a surpris
Choć inaczej się echa ustroją,
Bien différente des échos lointains,
Niż, gdy błogosławiłeś sam ręką swoją
Quand par ta main tu bénissais
Wszelkiemu akordowi —
 Chaque accord –
A w tem, coś grał, taka była prostota
Et soudain, tu jouas la simplicité
Doskonałości peryklejskiej,
L’excellence d’un Périclès

Jakby starożytna która cnota,
Comme si une antique vertu,
W dom modrzewiowy wiejski
Dans une demeure de mélèze
Wchodząc, rzekła do siebie:
Entra en me disant :
«Odrodziłam się w niebie,
«Je renais dans le ciel,
I stały mi się arfą wrota,
 
La porte devient une harpe
Wstęgą ścieżka…
 
Le chemin, un ruban …
Hostję przez blade widzę zboże…
 Un maïs, une hostie
Emanuel już mieszka
Emanuel vit déjà
Na Taborze!
Sur le mont Thabor ! »

 

V

I była w tem Polska, od zenitu
C’était la Pologne à son zénith
Wszechdoskonałości dziejów
Dans l’excellence de l’Histoire

Wzięta tęczą zachwytu,
Plaisir d’un arc-en-ciel,
Polska przemienionych kołodziejów,
 La Pologne des charrons transformées,
Taż sama zgoła,
L’unique tout à fait.
Złotopszczoła…
Un miel d’or…
(Poznałciżebym ją na krańcach bytu!…)
(Je la reconnaîtrais même au précipice de l’existence ! …)

 

 VI

I oto pieśń skończyłeś — i już więcéj
Et voici la fin du chant- et tu ne sembles plus être
Nie oglądam cię — jedno słyszę:
Là quand je te regarde- on peut entendre :
Coś, jakby spór dziecięcy —
Quelque chose comme une dispute d’enfants –
A to jeszcze kłócą się klawisze
Mais ce sont toujours les touches que l’on entend
O niedośpiewaną chęć,
Un désir intérieur,
I trącając się zcicha
Qui repousse l’esprit

Po ośm, po pięć —
Par huit, par cinq –
Szemrzą: «Począłże grać? Czy nas odpycha?…»
Murmurent : « A-t-il joué ? Nous repousse-t-il? … »

VII

O ty, co jesteś miłości profilem,
O toi, profil de l’Amour !
Któremu na imię «dopełnienie»
Qui est appelé « aboutissement » –
To, co w sztuce mianują stylem,
Voilà ce que l’art nomme le style,
Iż przenika pieśń, kształci kamienie —
Qui imprègne le chant et transforme la pierre –
O ty, co się w dziejach zowiesz «erą»,
O toi, qui dans l’histoire l’on nomme «ère»,
Gdzie zaś ani historji zenit jest,
Et même si cette histoire n’est pas à son zénith,
Zwiesz się razem «duchem i literą»
Ensemble, on vous appelle « l’esprit et la lettre »
I «consummatum est» —
Et « consummatum est » –
O ty, doskonałe wypełnienie,
O toi, accomplissement parfait !
Jakikolwiek jest twój i gdzie… znak,
Quel que soit et où que soit… le signe,
Czy w Fidjaszu, Dawidzie, czy w Szopenie, —
En Phidias, en David ou en Chopin –
Czy w eschylesowej scenie.
Dans une scène d’une pièce d’Eschyle.
Zawsze zemści się na tobie brak.
Toujours le manque te poursuivra.
Piętnem globu tego niedostatek:
La rareté est la plaie de ce monde :
Dopełnienie go boli,
La perfection se réalise dans la douleur,
On rozpoczynać woli
Il paraît préférable de sans cesse recommencer
I woli wyrzucać wciąż przed się zadatek.
De réessayer ne voulant point souffrir.
Kłos, gdy dojrzał, jak złoty kometa,
Epis, lorsque tu mûris, telle une comète d’or
Ledwo, że go wiew ruszy,
A peine un souffle te caresse,
Deszcz pszenicznych ziarn prószy,
Que tes grains de blé en pluie légère s’envolent.
Sama go doskonałość rozmieta.
La perfection les enlève.

 

VIII

Oto patrz, Fryderyku! To Warszawa:
Ici, vois , Frédéric ! Varsovie !
Pod rozpłomienioną gwiazdą
Sous une étoile enflammée
Dziwnie jaskrawa…
Curieusement lumineuse …
Patrz, organy u fary, patrz, twoje gniazdo!
Vois, les orgues de l’église paroissiale, vois, ton nid !
Ówdzie patrycjalne domy stare
Quelques anciennes maisons patriciennes
Jak pospolita rzecz,
Comme la république,
Bruki placów głuche i szare
Les pavements ternes et les carrés gris
I Zygmuntowy w chmurze miecz.
Et l’épée de Sigismond dans les nuages.

 

IX

Patrz!… Z zaułków w zaułki
Vois ! … De ruelles en ruelles
Kaukaskie się konie rwą,
Les chevaux du Caucase qui piaffent,
Jak przed burzą jaskółki
Comme les hirondelles de tempête
Wyśmigając przed pułki
Rasent leurs régiments
Po sto — po sto…
Par cent – par cent …
Gmach zajął się ogniem, przygasł znów.
La demeure prend feu, et disparaît à nouveau.
Zapłonął znowu — — i oto pod ścianą
Elle refait surface – – et alors contre le mur
Widzę czoła ożałobionych wdów
Je vois le visage des veuves
Kolbami pchane — —
Pressée – –
I znów widzę, acz dymem oślepian,
Encore une fois je vois, à travers cette fumée opaque,
Jak przez ganku kolumny
Comment par les colonnes du porche
Sprzęt podobny do trumny
L’appareil semblable à un lourd cercueil
Wydźwigają… runął… runął… twój fortepian!
monte… s’effondre …  s’effondre … ton piano !

 

X

I była w tem Polska, od zenitu
C’était la Pologne à son zénith
Wszechdoskonałości dziejów
Dans l’excellence de l’Histoire

Wzięta tęczą zachwytu,
Plaisir d’un arc-en-ciel,
Polska przemienionych kołodziejów,
 La Pologne des charrons transformées,
Ten sam… runął… na bruki z granitu!
Elle même … est tombée … sur les trottoirs de granit !
I oto, jak zacna myśl człowieka,
Et ici, comme la noble pensée,
Poterany jest gniewami ludzi,
Se heurte à la colère des hommes,
Lub, jak od wieka
Ou, comme les générations s’opposent
Wieków wszystko, co zbudzi!
Toutes les générations s’opposent à celui qui les réveille !
I oto, jak ciało Orfeja,
Et ici, comme le corps d’Orphée,
Tysiąc pasyj rozdziera go w części,
Que mille passions arrachent
A każda wyje: «Nie ja!…»
Et qui à chaque fois crie : «Pas moi …»!
«Nie ja!» — zębami chrzęści.
« Pas moi! » – claquant des dents.
Lecz ty, lecz ja? Uderzmy w sądne pienie,
Mais toi, mais moi ? Déclamons le chant de la raison,
Nawołując: «Ciesz się, późny wnuku!
Criant : «Réjouis-toi, petit-fils tardif !
Jękły głuche kamienie:
Les pierres sourdes murmurent :
Ideał sięgnął bruku».
L’idéal atteint le trottoir. « 

Traduction Jacky Lavauzelle
Manuscrit du Piano de Chopin – Rękopis Fortepianu Szopena

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Traduction Jacky Lavauzelle

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Cyprian Kamil Norwid
Dzieło Cyprian Kamil Norwid
Œuvre de Cyprian Kamil Norwid

Traduction – Texte Bilingue

Poésie Polonaise – Polish poetry
poezja polska

 

LITTERATURE POLONAISE – literatura polska

Cyprian Norwid

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