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Eglise d’Antioche Mtskheta – მცხეთა – ანტიოქიის ტაძარი

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Eglise d’Antioche MTSKHETA
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი

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 L'église d'Antioche MTSKHETA -  მცხეთა  - ანტიოქიის ტაძარი

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი

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L’EGLISE D’ANTIOCHE MTSKHETA
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი


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ეკლესია დგას მცხეთაში მდინარე არაგვის მარჯვენა ნაპირზე, არაგვისა და მტკვრის შესართავთან
L’église se trouve à Mtskheta, sur la rive droite du fleuve Aragvi, à l’embouchure d’Aragvi et de Mtkvari

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L’ENTREE DE L’EGLISE

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LA MAQUETTE DE
L’EGLISE D’ANTIOCHE MTSKHETA

(à l’entrée)

L'EGLISE D'ANTIOCHE MTSKHETA

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VUE DE L’EGLISE
(AU FOND LE MONASTERE DE DJVARI)

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La conversion des Géorgiens à la religion Chrétienne
par
Patriarche Macaire d’Antioche

Apprends, ô lecteur, que dans les premiers temps du Christianisme, l’Apôtre André est venu chez les Géorgiens pour les éclairer par la foi chrétienne et le saint baptême. Mais après quelque temps ils sont redevenus païens. Bien des années plus tard ils ont été ramenés à la religion chrétienne par l’influence d’une femme chrétienne du nom de Nina qui était leur prisonnière. Elle y est parvenue à la suite de guérisons et de divers miracles qu’elle avait faits parmi eux. Entre autres, elle a guéri la reine de Géorgie qui souffrait depuis de longues années d’une maladie inguérissable.
La sainte qui avait refusé d’accepter les riches présents envoyés par la Reine, conseilla à cette dernière de se faire baptiser, avec son mari le Roi Mirbâne ainsi que tout le peuple de Géorgie.
La Reine lui obéit et conseilla au Roi de renier ses anciennes erreurs et d’avoir foi en Jésus-Christ. Le Roi ayant refusé d’embrasser le Christianisme, devint aveugle. Ce malheur le força de s’adresser à sainte Nina à laquelle il promit de se faire baptiser avec tout son peuple dans le cas où elle lui rendrait la vue.
Elle lui rendit la vue et lui ordonna d’envoyer une ambassade à l’Empereur Constantin le Grand pour l’entretenir des affaires de la Géorgie et le prier de leur envoyer un évêque qui les baptiserait et leur donnerait les premiers enseignements dans la religion chrétienne.
Le Roi s’étant conformé à la demande de la sainte, Constantin le Grand en fut très réjoui et leur envoya le Patriarche d’Antioche, Anastase, puisqu’ils avaient appartenu, jadis, à son Patriarcat.
Anastase se rendit donc en Géorgie dont il baptisa le peuple.
Il y construisit des églises, il y sacra des évêques, des prêtres et des diacres.
Le Roi de Géorgie fit don au Patriarche de mille bourgades, dont le revenu annuel devait être dépensé pour la préparation du saint Chrême que le Patriarche d’Antioche seul avait le droit de préparer, et c’est de cette ville qu’on la distribuait au monde entier.
Après avoir accompli tout cela il s’en retourna chez lui.
Les bourgades géorgiennes susmentionnées envoyaient tous les ans mille dinars au Patriarche d’Antioche et cet usage continua jusqu’au règne du Khalife d’Égypte el-Hâkim-biemr Allâh (l’an 400 de l’Hégire), qui envoya Oreste, Patriarche de Jérusalem, à Constantinople pour conclure un traité d’amitié avec les Byzantins. Lorsque le Patriarche Oreste passa par Antioche, Jean, Patriarche de cette ville, lui céda les mille dinars qu’il recevait de Géorgie, à condition qu’on priât toujours à Jérusalem pour le salut de son âme ; sans, pourtant, lui céder la suprématie du Patriarcat d’Antioche sur la Géorgie.
Les successeurs des archevêque morts devaient toujours aller se faire sacrer à Antioche et, après avoir été choisis par leur roi et leurs évêques, être sacrés par le Patriarche d’Antioche.
Effectivement, ce dernier les sacrait et les renvoyait dans leurs pays. Cet usage a été en vigueur jusqu’à la conquête d’Antioche et des autres pays Syriens par les musulmans.
Cet ordre de choses se maintint bien des années, mais après la conquête musulmane le Patriarcat d’Antioche resta vacant pendant quarante ans ; puis enfin, Stéphane le Dieux fut élu Patriarche. Il fut succédé par Théophilacte le prêtre de la ville de Roha (Édesse).
C’est de son temps que David, Roi d’Abhazie (en Géorgie) envoya un grand nombre de membres du clergé à Antioche, pour être sacrés évêques.
Pendant leur voyage ils furent assaillis par des brigands qui leur enlevèrent tous les cadeaux qu’ils portaient au Patriarche et les massacrèrent tous excepté deux, qui réussirent à se sauver et arrivèrent à Antioche. Ils firent le récit de tous leurs malheurs à Théophilacte et ils ajoutèrent que les Géorgiens souffraient beaucoup du manque d’évêques. Théophilacte convoqua, à cet effet, un concile d’un grand nombre de ses archevêques, et il y fut décidé qu’on sacrerait pour les Géorgiens un Catholicos indépendant, qui serait autorisé à sacrer leurs évêques, en leur imposant le devoir de mentionner toujours le nom du Patriarche d’Antioche pendant la sainte messe.
On avait décidé aussi d’y envoyer tous les ans d’Antioche, un exarque chargé de contrôler les faits et gestes du clergé et de relever les impôts institués par le canon ecclésiastique.
Le Patriarche délivra une charte à cet effet, aux deux individus qui avaient échappé aux brigands, après quoi il tira au sort, et comme le sort tomba sur Jean, il le sacra Catholicos de Géorgie. Son compagnon fut sacré Évêque.
Le Catholicos devait avoir sa résidence au pays des Abhazes. Après les avoir sacrés il les renvoya dans leur pays.
Bien des années plus tard, lorsque l’hérésie commença à semer la discorde dans la religion, le Patriarche Théodore envoya son secrétaire Basile pour apaiser les querelles des partis. Ce même Patriarche donna l’autorisation au Catholicos de Géorgie de préparer le saint Chrême.

Patriarche Macaire d’Antioche
Histoire de la conversion des Géorgiens au Christianisme
Traduction par Olga de Lébédew.
Casa editrice italiana
1905

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eglise d'Antioche mtskheta
Eglise d’Antioche mtskheta

eglise d'Antioche mtskheta

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L’EGLISE D’ANTIOCHE
Par Renan

Selon la tradition, elle aurait été fondée en 38 par les apôtres Pierre et Paul. Un de ses évêques les plus célèbres est Ignace d’Antioche.
Dans le douzième chapitre de ses Apôtres, Ernest Renan s’attarde sur la fondation de l’Eglise d’Antioche :

« La foi nouvelle faisait de proche en proche d’étonnants progrès. Les membres de l’Église de Jérusalem qui avaient été dispersés à la suite de la mort d’Étienne, poussant leurs conquêtes le long de la côte de Phénicie, atteignirent Chypre et Antioche. Ils avaient d’abord pour principe absolu de ne prêcher qu’aux Juifs.
Antioche, « la métropole de l’Orient », la troisième ville du monde, fut le centre de cette chrétienté de la Syrie du Nord. C’était une ville de plus de cinq cent mille âmes, presque aussi grande que Paris avant ses récentes extensions, résidence du légat impérial de Syrie. Portée tout d’abord par les Séleucides à un haut degré de splendeur, elle n’avait fait que profiter de l’occupation romaine. En général, les Séleucides avaient devancé les Romains dans le goût des décorations théâtrales appliquées aux grandes cités. Temples, aqueducs, bains, basiliques, rien ne manquait à Antioche de ce qui faisait une grande ville syrienne de cette époque. Les rues bordées de colonnades, avec leurs carrefours décorés de statues, y avaient plus de symétrie et de régularité que partout ailleurs. Un Corso orné de quatre rangs de colonnes, formant deux galeries couvertes avec une large avenue au milieu, traversait la ville de part en part, sur une longueur de trente-six stades (plus d’une lieue). Mais Antioche n’avait pas seulement d’immenses constructions d’utilité publique ; elle avait aussi, ce que peu de villes syriennes possédaient, des chefs-d’œuvre d’art grec, d’admirables statues, des œuvres classiques d’une délicatesse que le siècle ne savait plus imiter. Antioche, dès sa fondation, avait été une ville tout hellénique. Les Macédoniens d’Antigone et de Séleucus avaient porté dans cette région du bas Oronte leurs souvenirs les plus vivants, les cultes, les noms de leur pays. La mythologie grecque s’y était créé comme une seconde patrie ; on avait la prétention de montrer dans le pays une foule de « lieux saints » se rattachant à cette mythologie. La ville était pleine du culte d’Apollon et des nymphes. Daphné, lieu enchanteur à deux petites heures de la ville, rappelait aux conquérants les plus riantes fictions. C’était une sorte de plagiat, de contrefaçon des mythes de la mère patrie, analogue à ces transports hardis par lesquels les tribus primitives faisaient voyager avec elles leur géographie mythique, leur Bérécynthe, leur Arvanda, leur Ida, leur Olympe. Ces fables grecques constituaient une religion bien vieillie et à peine plus sérieuse que les Métamorphoses d’Ovide. Les anciennes religions du pays, en particulier celle du mont Casius, y ajoutaient un peu de gravité. Mais la légèreté syrienne, le charlatanisme babylonien, toutes les impostures de l’Asie, se confondant à cette limite des deux mondes, avaient fait d’Antioche la capitale du mensonge, la sentine de toutes les infamies.

Ernest Renan
Les Apôtres
Chapitre XII
Fondation de l’Eglise d’Antioche
Editions Michel Lévy
1866

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Eglise d’Antioche Mtskheta
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი

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 L'église d'Antioche MTSKHETA -  მცხეთა  - ანტიოქიის ტაძარი

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

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PREMIERE SATIRE JUVENAL SATVRA I Textes latin & français

SATIRE JUVENAL I
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Decimus Iunius Iuvenalis
JUVENAL
~50 -après 128

Les chroniques de Nuremberg
Michael Wolgemut – Wilhelm Pleydenwurff
Gravure sur bois XIVe siècle

 








LITTERATURE LATINE

JUVENAL
LES SATIRES

 

VERSETS DE 1 à 14
Semper ego auditor tantum? numquamne reponam

Ne serai-je jamais qu’un auditeur ? ne réponderai-je jamais
 uexatus totiens rauci Theseide Cordi?
A mon exaspération devant la Théséide d’un Cordus enroué ?

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VERSETS DE 15 à 21
 Et nos ergo manum ferulae subduximus, et nos
Et notre main sous la férule, nous aussi, avons enlevé et avons
consilium dedimus Sullae, priuatus ut altum
Donné des conseils à Sylla : rejoindre son domicile et profondément

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PREMIERE SATIRE JUVENAL
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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JUVENAL
LE POINT DE VUE DES PAUVRES GENS
Les historiens ne songent à s’apitoyer que sur les malheurs des grands personnages ; il faut être sénateur ou chevalier pour avoir des droits à leurs larmes ; la pitié de Juvénal descend beaucoup plus bas. Quand il dépeint les malheurs de la société, c’est presque toujours au point de vue des pauvres gens qu’il se place. Il adopte tous leurs préjugés et reproduit leurs plaintes ; il juge le monde comme eux et ne s’appesantit que sur les maux dont ils souffrent. Dans cette première satire, où il étale avec tant de complaisance tous les vices de son temps, il en veut aux riches, moins peut-être de dévorer leur fortune que de la dévorer tout seuls. Débauchés, avares et solitaires, ils n’appellent plus de compagnons pour les aider à se ruiner plus vite. « Eh quoi ! s’écrie Juvénal, il n’y aura donc plus de parasites, nullus jam parasitus erit ! » N’entendez-vous pas ce cri qui sort du cœur des Naevolus, des Umbritius, des Trébius ? Ce n’est certes pas la morale qui peut être fâchée qu’on supprime ce métier honteux ; mais que deviendront ceux qui faisaient profession d’en vivre ? Juvénal s’est mis à leur place, et il a parlé en leur nom.

Gaston Boissier
Les Mœurs romaines sous l’empire
Revue des Deux Mondes
Deuxième période
Tome 87
1870

ENCORE SUR L' »EROTIK » Sonnet de Gabriele d’Annunzio -ANCORA SOPRA L’“EROTIK” (Sonetto)

Gabriele D’Annunzio
prince de Montenevoso

Traduction – Texte Bilingue
LITTERATURE ITALIENNE

 

Letteratura Italiana

Gabriele D’Annunzio
1863-1938

Traduction Jacky Lavauzelle

——– Gabriele d'Annunzio Traduction Artgitato Proses et Poèmes Italiens


 ANCORA SOPRA L’“EROTIK”

Encore sur l' »Erotik »

 

Erinni! E’ questo il tragico tuo nome.
Érinye ! Là est le tragique de ton nom.
Ancora è viva in te l’antica possa.
L’antique puissance encore vit en toi.
L’immensa notte, o Furia, s’è commossa
L’immense nuit, ô Furies’est transportée
tutta al fremito sol de le tue chiome.
toute au seul frisson de tes cheveux.

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Se appari tu su la mia soglia come
Si tu apparais à ma porte telle
 una fiamma fiammando ne la rossa
une flamme, dans ce rouge qui illumine
veste, mi corre un brivido per l’ossa,
la robe, me court un frisson jusqu’à l’os,
l’anima grida il tragico tuo nome.
mon âme tragique crie ton nom.

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Ma tu sei bianca questa notte, Erinni.
Mais tu es blanche ce soir,  Érinye.
 Oh come bianca! Ti sei tu svenata
Ô combien blanche ! T’es-tu saignée
forse per colorare la tua veste?
peut-être pour colorer ta robe ?

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Odi, che canta il mare, lugubri inni!
Écoute, le chant de la mer, des hymnes funèbres !
E tu rinnova in me la disperata
Et renouvelle en moi la désespérée
demenza che faceva insonne Oreste.
démence qui empêchait le sommeil d’Oreste.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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