Archives par mot-clé : arménie

LA CUISINE GEORGIENNE – ქართული სამზარეულო

*****
LA CUISINE GEORGIENNE
ქართული სამზარეულო
PLATS DE CUISINE GEORGIENNE
ქართული სამზარეულოს კერძი

 

Cuisine Géorgienne ქართული სამზარეულო

Géorgie
საქართველო

*

Cuisine Géorgienne ქართული სამზარეულო

____________________________________________________________

GEORGIE

LA CUISINE GEORGIENNE
ქართული სამზარეულო

****

Taverne – ტავერნა
DUKANI – DUQANI
Taverne typique Tbilissi

 restaurant traditionnel Géorgien situé au sous-sol dans une cave en brique dans le vieux Tbilissi.

« La plupart des domestiques de la maison, profitant du désordre général, s’étaient esquivés, et cherchaient des consolations dans les doukans (cabarets) du voisinage en buvant pour quelques chaours de vin de Kakhétie…
Dimitri fut pris soudain d’un tremblement nerveux : il venait d’entendre à peu de distance chanter par les buveurs des doukans la ballade géorgienne qui lui rappelait tant de malheurs… »
(Le prince Domenti, scènes de la vie géorgienne – Henri Cantel -Revue des Deux Mondes – Tome 40 – 186)2

****


KHINKALI
ხინკალი

 

Khinkali kalakouri
Viande : bœuf ou porc
ხორცი – ღორის

Cuisine Géorgienne Jacky Lavauzelle Khinkali
Différents Khinkalis dans un restaurant de Tbilissi – სხვადასხვა ხინკალი თბილისში რესტორანში

Khinkali mokhévé – khinkali khevsourouli
Viande de mouton (ცხვარი tskhvari- aïl (ნიორი-niori) -champignon (სოკო soko), pomme de terre ( კარტოფილი kartoplili) , fromage (ყველი, qveli)

Khinkali servis dans un restaurant de Batumi
Il existe une infinité de Khinkali suivant les tavernes et les régions.
LA FABRICATION DU KHINKALI

***

Le LOBIO
ლობიო

Ce sont des haricots servis dans une terrine, assaisonnés de coriandre, noix, ail et oignons. Servi chaud ou froid.

**

Le CHAKHOKHBILI
ჩახოხბილი

 

poulet cuit avec des herbes fraîches et des tomates.
Le poivron rouge ajoute une belle saveur à ce plat.
ქათამი, ახალიr  მწვანილი
Poulet, Oignons, Gousses d’ail, Tomates, Coriandre
ქათამი, ხახვი, ნივრის კბილი, პომიდორი, ქინძი
[katami, khakhvi, nivris k’bili, p’omidori, kindzi

Le nom vient de ხოხობი khokhobi, le faisan. Le poulet remplace désormais le poulet.


***

PLAT VEGETARIEN

AJAPSANDALI
აჯაფსანდალი

L’Ajapsandali se mange froid ou à température ambiante.
Composition : Aubergine, Oignon, Gousses d’ail, Pommes de terre, Tomates, Poivron rouge, Coriandre, Persil, Aneth, Basilic, huile de maïs
ბადრიჯანი, ხახვი, ნივრის კბილი, კარტოფილი, პომიდორი, წითელი წიწაკა, ქინძი, ოხრახუში, კამა, ბასილი, სიმინდის ზეთი
[badrijani, khakhvi, nivris k’bili, k’art’opili, p’omidori, ts’iteli ts’its’ak’a, kindzi, okhrakhushi, k’ama, basili, simindis zeti]

***

Khachapuri
ხაჭაპური
Pain au fromage fondant

Œuf , Matsoni – yaourt nature , beurre non salé,  Bicarbonate de soude ,Vinaigre
კვერცხი, მაცონი – ან ჩვეულებრივი იოგურტი, კარაქი, საცხობი სოდა, ძმარი

Le Khachapuri est servi chaud et comporte de très nombreuses déclinaisons suivant les régions :
Khatchapuri iméretien (Impérial) იმერული ხაჭაპური [imeruli khachapuri] avec du fromage
khachapuri megruli მეგრული ხაჭაპური [megruli khachapuri] Fromage et jaune d’œufs (ყველი და კვერცხი  q’veli da (et) k’vertskhi )

Katchapuri Gourouli  croissant avec un œuf dur
Achma, une sorte de Lasagne uniquement avec du fromage râpé, du beurre, du glaçage des oeufs battus à la crème fraiche.
Phenovani, est une sorte de khatchapouri en double triangle ou en carré, feuilleté et bien beurré.
Adjarouli avec du beurre et un œuf -à mélanger et à consommer en y trempant le pain


*

Le Shkmeruli
შქმერული

Le Shkmeruli est l’un des plats les plus populaires et les plus demandés dans les restaurants géorgiens. Le nom du vient du village de Shkmeri შქმერის, dans la région de Racha-Lechkhumiplat (village situé à 60 kilomètres au nord-est de Kutaïssi )
Shkmeruli est un plat de poulet cuit dans une sauce spéciale épicée à l’ail et au lait, souvent cuit à la poêle.

*

Adjaruli Khachapuri
აჭარული ხაჭაპური
ADJARIAN KHACHAPURI

 

***

POULET SAUCE BAJE
ქათმის ხორცი კაკალით
katmis khortsi kakalit
POULET AUX NOIX (კაკალით)
Chicken meat with walnuts
Sauce dite Bajé – Bajhe

 

Sauce à la noix,  huile de noix, oignons, ail, coriandre
კაკლის სოუსი, კაკალი ზეთი, ხახვი, ნიორი, ქინძი
[k’ak’lis sousi, k’ak’ali zeti, khakhvi, niori, kindzi]

***


MCHADI

pain de maïs géorgien avec du fromage, eau
პური, ყველი, წყალი
[puri  – qveli – ts’q’ali ]
Farine de maïs
სიმინდის ფქვილი

***

CHAKAPULI
ჩაქაფული

Viande d’agneau, Oignon vert, Ail vert, Coriandre,  Persil,  Aneth,  Estragon, Prunes vertes
ხორცი, ცხვარი, მწვანე ხახვი, მწვანე ნიორი, ქინძი, ოხრახუში, კამა, ტარხუნი, მწვანე ქლიავი
[khortsi, tskhvari, mts’vane khakhvi, mts’vane niori, kindzi, okhrakhushi, k’ama, t’arkhuni, mts’vane kliavi]

***

KUCHMACHI
კუჭმაჭი

Le Kuchmachi est servi froid et est réalisé avec des abats cuits à l’eau de porc (ღორის გულ-ღვიძლი  Cœur de porc) (ღორის ქონი ან კარაქი  graisse de porc ou beurre), de volailles, du coriandre, safran, oignons hachés ( თავი ხახვი), vinaigre, coriandre séchée ( ხმელი ქინძი ), ail (gousses d’ail კბილი ნიორი ), graines de grenade ( ცალი ბროწეული ) , de l’eau (წყალი), de la sarriette séchée (ხმელი ქონდარი ), des feuilles de laurier ( ცალი დაფნის ფოთოლი), du poivre noir (დაფქული შავი პილპილი).

******

GURMANIA
გურმანია

Bœuf ou agneau, pomme de terre, tomate, aubergine, carotte, oignon, ail, laurier, sel, piment rouge amer, herbes
საქონლის ან ცხვრის ხორცი, კარტოფილი, პომიდორი, ბადრიჯანი,  სტაფილო, ხახვი, ნიორი, დაფნის ფოთოლი, მარილი,წითელი მწარე წიწაკა,მწვანილი
[sakonlis an tskhvris khortsi, k’art’opili, p’omidori, badrijani, st’apilo, khakhvi, niori, dapnis potoli, marili,ts’iteli mts’are ts’its’ak’a,mts’vanili]

***

CHIKHIRTMA
ჩიხირთმა
SOUPE TRADITIONNELLE GEORGIENNE

Poulet, Farine, Oignon, Coriandre , Œufs , Vinaigre
ქათამი, ფქვილი, ხახვი, ქინძი, კვერცხი, ძმარი
[katami, pkvili, khakhvi, kindzi, k’vertskhi, dzmari]

***

KHASHLAMA
ხაშლამა

Le Khashlama est un plat simple de bœuf bouilli agrémenté de persil originaire de La Kakhétie კახეთი – Région à l’est de Tbilissi.
Le Khashlama se retrouve généralement dans les fêtes kakhétiennes. Dans les régions montagneuses orientales de la Géorgie (Tusheti, …), le Khashlama est un plat d’agneau.

***

AUBERGINE AUX NOIX
Badrijani nigvziti
ბადრიჯანი ნიგვზიტი

 

Aubergine, Noix, ail
ბადრიჯანი, თხილი, ნიორი
[badrijani, tkhili, niori]

Le Badrijani nigvzit est servi froid (ცივი – tsivi) et se présente comme des rouleaux d’aubergine (badrijani) qui ont été préalablement poêlés dans de l’huile d’olive. Ces rouleaux sont farcis d’un mélange onctueux de noix (თხილი tkhili) préalablement concassées, d’ail (ნიორი niori), d’oignons grillés (ხახვი khakhvi)

***


PKHALEULI
ფხალეული

 

Épinards, coriandre, oignons verts, noix de Grenoble, ail, coriandre
ისპანახი, ქინძი, მწვანე ხახვი, ნიგოზი, ნიორი, ქინძი
[isp’anakhi, kindzi, mts’vane khakhvi, nigozi, niori, kindzi]

PHAKEULI & ISPANAKIS (boule d’épinard)
ისპანახის

***


KHARSHO
ხარშო

Il s’agit d’une soupe épaisse originaire de Mingrélie. Souvent à base de bœuf, riz, prunes, des épices.

***

ODJAKHURI
ოჯახური

Odjakhuri est un plat géorgien populaire avec de la viande rôtie et des pommes de terre.

****

KHBOS GHVIDZLI – KHBOS GULI
ხბოს ღვიძლი და ხბოს კეციზე
FOIE ET COEUR DE VEAU SUR KETSI
khbos ghvidzli da khbos guli

***

KUPATI
კუპატი

Le Kupati se présente sous la forme de saucisses attachées par leur extrémité. Elles sont faites avec des intestins de porc (ღორის ნაწლავი  Ghoris natslavi) oignons hachés (თავი ხახვი tavi khakhvi), des gousses d’ail (კბილი ნიორი kbili niori), de la sarriette séchée (ხმელი ქონდარი khmeli kondari), de la coriandre séchée (ხმელი ქინძი khmili kindzi), sel et poivre (მარილი marili პილპილი – pilpili)

***

სოკო კეცზე
CHAMPIGNONS FRITS
Soko Ketsze

Plus fin encore que les excellents სოკო კეცზე, goûtez les goûteux chashushuli soko

Chashushuli Soko
ჩაშუშული სოკო
« Ragoût de champignons »

 ***

შემწვარი მწყერი
LA CAILLE FRITE
SHEMTSVARI MTSQERI

La caille frite doit être placée sur la table. Elle est souvent découpée en deux et servie avec des feuilles de salade et du persil.

***

PLAT ADZHARIEN
ADZHARIE აჭარის
BATOUMI ბათუმი

SINORI
სინორი

Nous trouvons une multitude de préparation et de présentation, notamment en Adzharie . C’est dans cette région et à Batoumi où nous trouvons presque exclusivement le Sinori.

Réalisé avec du Lavash Arménien (სომხური ლავაში somkhuri lavashi) beurre ( კარაქი karaki), du natugi ნადუღი (fromage à la consistance douce et homogène), facultativement avec de l’ail (კბილი ნიორი(სურვილისამებრ),  de l’eau (წყალი tsqali), du sel (მარილი marili).

***

LE SEL DE SVAN
სვანური მარილი
svanuri marili
Originaire de Svanétie სვანეთი – Nord-ouest de la Géorgie (entre Abkhazie et Ossétie du Sud)
Désormais très répandu dans toute la Géorgie

Le Sel de Svan est un ingrédient, un mélange d’épices, pour la cuisson des plats, qui est utilisé dans la cuisine géorgienne.

Il est réalisé principalement avec du sel (მარილი marili), de l’ail (ნიორი niori), du poivre rouge ( წითელი წიწაკა tsiteli tsitsaka ), coriandre séchée (ხმელი ქინძი khmeli kindzi)

***


 ***
****
CHVISHTARI
მეგრული ჭვიშტარი
[megruli ch’visht’ari]
ჭვიშტარი მეგრულად
[ch’visht’ari megrulad]

Farine de steak en tranches (ჭყინტი ყველი ან სულგუნი), Sulguni (სულგუნი), Farine de maïs ( სიმინდის ფქვილი  simindis pkvili ) œuf (კვერცხი kvertshki), huile (ზეთი  zeti)

Le SULGUNI est un fromage originaire de la région de Samegrelo (La Mingrélie-Haute Svanétie (სამეგრელო-ზემო სვანეთი), au pied de la chaîne montagneuse du Caucase avec Zougdidi ზუგდიდი comme capitale.Le Sulguni modérément salé, acide. La consistance est très élastique.

***

LES POISSONS
თევზი
TEVZI

LE MULET
Kéfali

Le mulet grillé, spécialité du littoral de la Mer Noire. Le plat peut être aromatisé de basilic, d’ail ou d’olives vertes.

****

BROCHETTES DE FOIE
ღვიძლის მწვადი
ghvidzlis mts’vadi

****

ENTREE
salati p’omidori da k’it’ri
სალათი პომიდორი და კიტრი
Salade de tomates et de concombres

tomates, concombres, persil,oignons, sel, poivrons/piment პომიდორი, კიტრი, ოხრახუში, ხახვი, მარილი, წიწაკა
[p’omidori, kitri, okhrakhushi, khakhvi, marili, tsitsaka]

*****

LES PAINS GEORGIENS
საქართველოს პური
[Sakartsvelos Puri]

LA BOULANGERIE
საცხობი
[satskhobi]

*

Tonis Puri
თონის პური

 

Lavashi
სომხური ლავაში
LAVASHI ARMENIEN [სომხური somkhuri Arméien]

galette moelleuse d’origine perse faite de farine, de sel et d’eau

Fabrication du Lavash լավաշ en 1906 en Arménie
Lavash sur le marché d’Erevan ARMENIE Photo Wikipédia

Le Lavashi se retrouve aussi en rouleau fourré de viandes

Khatchapuri
ხაჭაპური
pain au fromage

Khatchapuri Impérial
იმერული ხაჭაპური
[imeruli khach’ap’uri]

Mesxuri Puri
მესხური პური

 

Shotis Puri
შოთის პური
Mtchadi
მჭადი
Pain à la farine de maïs
Pain de seigle
ჭვავის პური
Petits pains européens
ევროპული ფუნთუშა
[evrop’uli puntusha]
Pain à la Provençale
« Provence Française »
ფრანგული პროვანსალი
[pranguli p’rovansali]



*****
LE COCHON
ღორის
ghoris
LA VIANDE DE COCHON
ღორის ხორცი
ghoris khortsi

Un incontournable des restaurants Géorgiens et des marchés.

****

LES FROMAGES
ყველი
Kveli
LE SULGUNI
სვანეთი

Se trouve dans de nombreux plats de cuisines géorgiennes.  Le SULGUNI est un fromage originaire de la région de Samegrelo (La Mingrélie-Haute Svanétie (სამეგრელო-ზემო სვანეთი), au pied de la chaîne montagneuse du Caucase avec Zougdidi ზუგდიდი comme capitale.Le Sulguni modérément salé, acide. La consistance est très élastique.

LE FROMAGE D’IMERETHIE
(Région de Koutaïssi)
იმერეთის ყველი

Fromage sec servi dans les restaurants découpé en tranche.

***
LE PETIT DEJEUNER
საუზმე
Sauzme

**

LES DESSERTS

PELAMUSHI
ფელამუში

Le Pelamushi est une bouillie de dessert géorgienne à base de jus de raisin condensé pressé  (badagi – ბადაგი).  Réalisé avec de la farine de maïs (სიმინდის ფქვილი simindis pkvili)
C’est un des desserts préférés des Géorgiens.

***

TCHOURTCHKHELA
ჩურჩხელა
Soutzoukos

confiserie traditionnelle géorgienne

Le Tchourtchkhela ressemble à une bougie ou à une saucisse que l’on trouve suspendu sur les étales. En automne il est fabriqué lorsque le raisin,la noix sont récoltées.
Il s’agit d’un enfilement de noix trempés dans du jus de raisin et épaissies avec de la farine, puis le tout est séché au soleil.
Il est doux et peu sucré. Les géorgiens en consomment toute la journée.

Les TCHOURTCHKHELA suspendus sur les étales des marchés – Ici un marché de nuit de Tbilissi

Les TCHOURTCHKHELA découpés

**

BAKLAVA
ბაკლავა

BAKLAVA GEORGIEN ქართული ბაკლავა & BAKLAVA D’AZEBAÏDJAN

Le Baklava Géorgien (le noir sur la photo) est moins sucré que le Baklava d’Azerbaïdjan que l’on trouve aussi à Tbilissi.

 

****

DIGESTIF
LE CHACHA
ჭაჭა
Marc géorgien traditionnel
Blanc et fort, fait à base de raisin

**

LE VIN ROUGE
წითელი ღვინო
Tsiteli Ghvino

 

 *

LE VIN BLANC
თეთრი ღვინო
Tetri Ghvino

****

LA BIERE
ლუდი

*

არგო ლუდი
Argo Ludi
Bière Argo
Bière fabriquée en Géorgie
Argo consommée à Kutaïsi

*****

ზედაზენი ლუდი
LA BIERE ZEDAZENI

Bière de la région de  Mtskheta, au nord de Tbilissi

***

UNE EAU GAZEUSE D’EXCEPTION

LA BORJOMI
ბორჯომში

Bordjomi est située en Samtskhé-Djavakhétie. Cette eau est naturellement riche en  hydrocarbonate de sodium

Près du monastère de Gelati – Kutaïsi

____________________________________________________________

*******

MOTS ET EXPRESSIONS
A UTILISER DANS UN RESTAURANT

*****
LA CUISINE GEORGIENNE
ქართული სამზარეულო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა


Cuisine Géorgienne ქართული სამზარეულო

Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

******

 géorgie
Géorgie
საქართველო

Géorgie

____________________________________________________________

DECOUVERTE DE LA GEORGIE
*
La GEORGIE

საქართველოს აღმოჩენა


____________________________________________________________

LES PLUS BELLES CHANSONS GEORGIENNES
საქართველოს ულამაზესი სიმღერები

***

L’ART EN GEORGIE
Peintres et Sculpteurs Géorgiens

***

LA LITTERATURE GEORGIENNE
La Poésie Géorgienne
ქართული პოეზია
Kartuli Poezia

***

LE CINEMA GEORGIEN
ქართული კინო
Kartuli Kino

***

LES EXPRESSIONS GEORGIENNES

AU RESTAURANT
რესტორანი

****

LES VILLES
ქალაქები
Kalakebi

TBILISSI
თბილისი

***

MTSKHETA
მცხეთა

Eglise d’Antioche 
ანტიოქიის ტაძარი

**

KOUTAÏSSI
ქუთაისი

***

BATOUMI
ბათუმი

***

გონიო
FORTIFICATION DE GONIO 
გონიოს ციხე

***

LA CUISINE GEORGIENNE
ქართული საკვები
Kartuli Sakvebi

Un marché à Tbilissi la nuit

***

HISTOIRE DE LA GEORGIE

LA REINE TAMAR
1184 – 1213

**

LE PRINCE DOMENTI
SCENES DE LA VIE GEORGIENNE
1862

« Indolemment assise sur un fleuve entre la Mer-Noire et la Mer-Caspienne, la ville de Tiflis est le rendez-vous de l’Asie et de l’Europe. Vingt religions, vingt peuples divers s’y coudoient, et les contrastes les plus curieux s’y réunissent pour surprendre et enchanter le voyageur »….

 

*****

LA GEORGIE
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE
D’ALEMBERT & DIDEROT
1757

GÉORGIE, (Géog.) pays d’Asie qui fait partie de la Perse entre la mer Noire & la mer Caspienne.

La Géorgie est bornée au nord par la Circassie, à l’orient par le Daghestan & le Schirvan, au midi par l’Arménie, & au couchant par la mer Noire. Elle comprend la Colchide & l’Ibérie des anciens, tandis que le Daghestan & le Schirvan forment à-peu-près l’ancienne Albanie.

Elle est divisée par les montagnes en deux parties : l’une orientale où sont les royaumes de Caket au nord, & de Carduel au midi ; l’autre occidentale qui comprend au nord les Abcasses, la Mingrélie, l’Imirete & le Guriel ; tout ce pays est nommé Gurgistan par les orientaux. La riviere de Kur le traverse, & elle porte bateau, ce qui n’est pas commun aux rivieres de Perse. Téflis capitale de la Georgie, est au 83d. de long. & au 43d. de lat.

Cette vaste région pour la possession ou la protection de laquelle les Persans & les Turcs ont si longtems combattu, & qui est enfin restée aux premiers, fait un état des plus fertiles de l’Asie. Il n’en est guere de plus abondant, ni où le bétail, le gibier, le poisson, la volaille, les fruits, les vins soient plus délicieux.

Les vins du pays, surtout ceux de Téflis, se transportent en Arménie, en Médie & jusqu’à Ispahan, où ils sont réservés pour la table du Sophi.

La soie s’y recueille en quantité ; mais les Géorgiens qui la savent mal apprêter, & qui n’ont guere de manufactures chez eux pour l’employer, la portent chez leurs voisins, & en font un grand négoce en plusieurs endroits de Turquie, surtout à Arzeron & aux environs.

Les seigneurs & les peres étant maîtres en Géorgie de la liberté & de la vie, ceux-ci de leurs enfans, & ceux-là de leurs vassaux ; le commerce des esclaves y est très considérable, & il sort chaque année plusieurs milliers de ces malheureux de l’un & de l’autre sexe avant l’âge de puberté, lesquels pour ainsi dire, se partagent entre les Turcs & les Persans qui en remplissent leurs serrails.

C’est particulierement parmi les jeunes filles de cette nation (dont le sang est si beau qu’on n’y voit aucun visage qui soit laid), que les rois & les seigneurs de Perse choississent ce grand nombre de concubines, dont les orientaux se font honneur. Il y a même des défenses très-expresses d’en trafiquer ailleurs qu’on Perse ; les filles georgiennes étant, si l’on peut parler ainsi, regardées comme une marchandise de contrebande qu’il n’est pas permis de faire sortir hors du pays.

Il faut remarquer que de tout tems on a fait ce commerce ; on y vendoit autrefois les beaux garçons aux Grecs. Ils sont, dit Strabon, plus grands & plus beaux que les autres hommes, & les géorgiennes plus grandes & plus belles que les autres femmes. Le sang de Géorgie est le plus beau du monde, dit Chardin : la nature, ajoûte-t-il, a répandu sur la plûpart des femmes des graces qu’on ne voit point ailleurs ; & l’on ne trouve en aucun lieu ni de plus jolis visages, ni de plus fines tailles que celles des géorgiennes ; mais, continue-t-il, leur impudicité est excessive.

On voit en Géorgie des Grecs, des Juifs, des Turcs, des Persans, des Indiens, des Tartares & des Européens. Les Arméniens y sont presqu’en aussi grand nombre que les naturels même. Souverainement méprisés ils remplissent les petites charges, font la plus considérable partie du commerce de Géorgie, & s’enrichissent aux dépens du pays.

Quoique les mœurs & les coûtumes des Géorgiens soient un mélange de celles de la plûpart des peuples qui les environnent, ils ont en particulier cet étrange usage, que les gens de qualité y exercent l’emploi de bourreau ; bien loin qu’il soit réputé infame en Géorgie, comme dans le reste du monde, c’est un titre glorieux pour les familles.

Les maisons des grands & les lieux publics sont construits sur le modele des édifices de Perse, mais la plûpart des églises sont bâties sur le haut des montagnes, en des lieux presqu’inaccessibles ; on les salue de loin, & on n’y va presque jamais : cependant il y a plusieurs évêques en Géorgie, un archevêque, un patriarche ; & c’est le viceroi, autrement dit gorel, nommé par le sophi, & toûjours mahométan de religion, qui remplit les prélatures.

Voilà le précis de ce que j’ai lû de plus curieux sur la Géorgie dans Chardin, Tavernier, Thévenot, Tournefort & la Motraye, & ce précis m’a paru digne d’avoir ici sa place. (D J.)

D’Alembert, Diderot
Première édition de L’Encyclopédie
Tome 7

*****************

 géorgie
Géorgie
საქართველო

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-72 LES LUSIADES – Posto que a rica Arábia e que os ferozes

*Luís de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-72 LES LUSIADES III-72
LITTERATURE PORTUGAISE









Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue








Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-72








OS LUSIADAS III-72

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 72
Strophe 72

III-72

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******








Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-72
LES LUSIADES III-72

 *****

Le siège de Lisbonne
O Cerco de Lisboa

Alfredo Roque Gameiro
1917

******

« Posto que a rica Arábia e que os ferozes
« Depuis que la riche Arabie et que les féroces
 Eníocos e Colcos, cuja fama
  Hénioques et Colchidiens, rendus célèbres
  O Véu dourado estende, e os Capadoces,
Par la Toison d’Oret les Capadociens,
  E Judeia, que um Deus adora e ama,
Et les gens de Judée, où un Dieu est adoré et aimé,
E que os moles Sofenos, e os atroces
  Et que les amorphes Sophènes, et les atroces
   Cilícios, com a Arménia, que derrama
Ciliciens, avec l’Arménie, qui déverse
   As águas dos dous rios, cuja fonte
Les eaux des deux rivières, dont la source
Está noutro mais alto e santo monte;
  Se situe sur une autre montagne plus haute et plus sacrée ;

**

 

*******

Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents

Camoes a évoqué du verset 42 au verset 54 la bataille d’Ourique qui sera gagné par le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I – Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) –
Alfonso sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
Dans le sonnet, Camoes évoque la séquence suivante à partir de la bataille de Leiria. Cette bataille n’a pas la même portée symbolique d’Ourique qui méritait une dizaine de sonnets, il s’agissait de la Grande Victoire, grão vitória. Nous nous trouvons à 7 kilomètres du Campo de Ourique. Nous sommes ici à la limite entre le nouveau royaume et les possessions des musulmans Almohades. D’où les premiers vers de Camoes sur la conquête récente de la ville par les Mahométans. Paio Guterres da Cunha, un noble portugais, se fera remarquer à plusieurs reprises dans la défense du château de Leiria Nous le retrouverons aussi dans le siège par les maures de Lisbonne.
Les autres villes citées dans le sonnet 55 sont Arronches, petite ville de l’Alentejo, située à proximité de l’actuelle frontière avec l’Espagne et Scabelicastro – nommée Scalabis par les Romains, puis Shantarin par les Maures – s’appelle aujourd’hui Santarém et se trouve au nord de Lisbonne, dans le Ribatejo.
Sonnet 56, Alphonse Ier continue ses conquêtes avec Sintra et Mafra situées à une vingtaine de kilomètres au nord de Lisbonne. Sintra tombe en 1147. Les Monts de Sintra sont nommés les Montagnes de la Lune, serras da Lua ; lien fait entre Sintra et Cynthie. Cynthie est associée à Diane, la déesse de la Lune (Première Encyclopédie – Diderot – 1751 – Tome 4 : CYNTHIUS & CYNTHIA, surnoms d’Apollon & de Diane, ainsi appelés du mont Cynthie situé au milieu de l’île de Délos où ils avoient pris naissance.)








 
Sonnet 57, voici la ville de Lisbonne et des références à sa fondation par Ulysse. Dans la Première Encyclopédie, en 1765 (Tome 11), Louis de Jaucourt souligne à la définition Olysippo : « c’est ainsi que plusieurs auteurs écrivent le nom d’une ville très-ancienne, située à l’embouchure du Tage, & qui est aujourd’hui Lisbonne. Elle est si ancienne, que Solin a cru qu’elle avoit été fondée par Ulysse ; & Strabon même ne juge pas impossible qu’Ulysse ait été en Espagne. Dans le passage de Solin on lit : Ibi oppidum Olysipone Ulyxi conditum. Solin met ici un ablatif pour un nominatif ; car, selon l’usage de son tems, les noms de ville se mettoient à l’ablatif, & étoient regardés comme indéclinables. Ainsi Vopiscus dans la vie d’Aurelien dit, Copto & Plotemaïde urbes cepit. Dans Antonin, les noms sont de même à l’ablatif, tandis que chez les Grecs ils sont au génitif. » »
La Dardanie d’Asie Mineure est dans l’actuelle Anatolie du nord-ouest. Les Dardaniens et les Troyens sont ici confondus.
Les troupes qui viennent des régions boréales sont les troupes croisées des régions nordiques venues à la rescousse d’Alphonse Ier.
Sonnet 58 : 1147- Siège de Lisbonne -O Cerco de Lisboa –  précisions sur les troupes venues en renfort du nord de l’Europe, notamment la Germanie et la Grande-Bretagne actuelle, « la froide Bretagne« .




Sonnet 59 : 1147 – Siège de Lisbonne – précisions sur la durée du siège avec les indications lunaires – Le siège a duré presque cinq mois du 1er juillet au 25 octobre 1147.

 
Sonnet 60 – Lisbonne est libérée – Rappel de la résistance de cette courageuse cité. Nous parlons ici des guerriers Scythes. « On donna anciennement le nom de Scythes à tous les peuples du septentrion, principalement à ceux du septentrion de l’Asie ; car quoique plusieurs auteurs marquent des Scythes en Europe, & que Pline les donne pour des peuples limitrophes du Pont, conjointement avec les Dardaniens, les Triballiens, les Mœsiens & les Thraces ; ces Scythes sont plus souvent appelés Getes ou Sarmates, quand on veut les prendre dans un sens plus étendu. Presque toujours par le nom de Scythes, on entend des peuples Asiatiques. Aussi Pomponius Mela, lib. III. c. iv. après avoir dit que la Sarmatie était limitrophe de la Germanie, dont elle était séparée par la Vistule, ajoute, chap. v. que les confins de l’Asie se prennent à la Sarmatie, si ce n’est dans les pays perpétuellement couverts de neige, & où il faisait un froid insupportable ; pays qui étaient habités par les Scythes. » (Louis de Jaucourt & Diderot -L’Encyclopédie, Première Edition de 1751 Tome 14)
Le Bætis, ou Betis est le Guadalquivir d’aujourd’hui et représente, par extension, la province de l’Andalousie. Le texte suggère un rapprochement entre le nom Andalousie et Vandalie. C’est la thèse d’André de Resende, restaurateur des études classiques du Portugal.




Sonnet 61 – Nous restons dans la même séquence de la conquête d’Alphonse avec l’aide des troupes étrangères du nord de l’Europe. Après Lisbonne, les autres villes de l’Estrémadure, au nord de Lisbonne, moins protégées, ne pouvaient que succomber :
Óbidos (District de Leiria), Alenquer (District de Lisbonne) et Torres Vedras (District de Lisbonne).

 

  Sonnet 62 – Les troupes avancent sur les terras Transtaganas, les terres Transtaganes, autrement dit au-delà du Tage ; il s’agit de terres fertiles placées sous la protection de la déesse Cérès, la déesse de l’agriculture, des moissons et de la fécondité. Les villes citées ici sont Elvas (district de Portalegre- on peut y admirer un édifice majestueux construit à partir de 1498 à 1622 : l’aqueduc des Amoreiras), Moura et Serpa (district de Beja), plus au sud, Alcácer do Sal (district de Setúbal) plus à l’ouest.
Sonnet 63 : après Viriatus, Quintus Sartorius (122 av J.-C. – 72 av J.-C.) est un véritable héros au Portugal.  Camoes continue la conquête et nous conduit ici dans la plaine d’Évora . Gérald sans peur , « Geraldo Sem Pavor, » mort vers 1173, aussi repris cette ville d’Evora aux maures en 1164 et ensuite Cáceres.
Sonnet 64 : 1162 -Trancoso, dans le district actuel de Guarda, qui est détruite, est vengée par la ville de Beja (30 septembre 1162), dans l’Alentejo. Cet Alentejo sera conquis entièrement en 1168.
Sonnet 65 : la conquête continue avec Sesimbra et Palmela, dans l’actuel district de Setúbal (au sud de Lisbonne) – Il s’agit de bataille contre le Taïfa de Badajoz. Le Taifa sera contrôlé par les Portugais en 1169 et 1170, avant de revenir sous le contrôle des Almohades.  C’est en 1227 que le Taifa sera définitivement perdu par les Almohades lors de la conquête chrétienne.
Sonnet 66 : les forces et le caractère du Taïfa de Badajoz.




Sonnets 67 & 68: Alphonse avec une soixantaine de cavaliers fonce sur le Roi Maure. C’est la débandade. Le Roi s’enfuit suivi par son armée. Badajoz rejoint la longue liste des villes saisit aux Maures.

Sonnet 69 : un revers attend Alphonse dans la ville de Badajoz. Camoes parle de Thérèse de León , sa mère, décédée bien des années auparavant en 1130.

Sonnet 70 : Alphonse se brise des jambes au combat contre les troupes du Léon à Badajoz. Il est capturé et fait prisonnier.

Sonnet 71 : Camoes compare Alphonse à Pompée. Même battu par son ex-beau-père César [Julia Caesaris, la fille de Jules César et femme de Pompée meurt en 54 avant J.-C., donc avant l’opposition des deux protagonistes- L’année -53 verra déjà le rapprochement de Pompée avec le Sénat et l’année suivante, en -52, la rupture sera totalement consommée] il n’en reste pas craint et admiré.

Sonnet 72 : ce sonnet est relié au précédent et au suivant par le même « Posto que » utilisé, d’où une interprétation de la dernière ponctuation dans le Sonnet 71. Suit donc une énumération des sites conquis par Pompée : les Hénioques (peuple de Colchide) et les Colchidiens sont des peuples qui se retrouvent autour de la Mer Noire (actuelle Géorgie), le peuple de Sophène, royaume Arménien, situé dans l’actuelle Turquie (à l’est de la Colchide), la Cilicie est une région de l’Anatolie. Les «    As águas dos dous rios » sont le Tigre et l’Euphrate qui naissent dans le haut-plateau arménien. Pompée sera vainqueur définitivement de Mithridate VI Eupator en -66 sur l’Euphrate.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

****

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

*********************
Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-72 CAMOES LUSIADES III-72
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************




White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

CALIGULA de SUETONE – II – De vita duodecim Caesarum libri VIII- SUETONIUS CALIGULA

 Caius Suetonius Tranquillus


De vita duodecim Caesarum libri VIII
litterarum – Littérature Latine
Suétone Caligula
suetonius caligula

Suetone Caligula artgitato De vita duodecim Caesarum libri VIII

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

IMG_4840

SUETONE
 Caius Suetonius Tranquillus
Vers 70 – Vers 122

II

De vita duodecim Caesarum         libri VIII

CALIGULA

II

Tiberius_palermo Caligula Suetone

Vita Gai

Obiit autem, ut opinio fuit, fraude Tiberi, ministerio et opera Cn. Pisonis :
Les causes de sa mort furent attribuées aux ruses de Tibère, aidé et encouragé par Pison :
 qui sub idem tempus Syriae praepositus, nec dissimulans offendendum sibi aut patrem aut filium, quasi plane ita necesse esset, etiam aegrum Germanicum grauissimis uerborum ac rerum acerbitatibus nullo adhibito modo adfecit;
Pison, gouverneur de Syrie, dans le même temps ne dissimulait pas son opposition au père ou au fils, et avec force il ne cessa jamais de montrer une hostilité amère envers Germanicus en paroles et de la nuisance dans ses actes ;
propter quae, ut Romam rediit, paene discerptus a populo, a senatu capitis damnatus est.
à ce titre, quand il revint à Rome, il fut presque mis en pièces par le peuplefut condamné à mort par le sénat.

La Mort de Germanicus par Nicolas Poussin

 

********************************
Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
********************************

CALIGULA de SUETONE – I – De vita duodecim Caesarum libri VIII- SUETONIUS CALIGULA

 Caius Suetonius Tranquillus


De vita duodecim Caesarum libri VIII
litterarum – Littérature Latine
Suétone Caligula
suetonius caligula

Suetone Caligula artgitato De vita duodecim Caesarum libri VIII

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

IMG_4840

SUETONE
 Caius Suetonius Tranquillus
Vers 70 – Vers 122

I

De vita duodecim Caesarum         libri VIII

CALIGULA

I

Tiberius_palermo Caligula Suetone

Vita Gai

Germanicus, C. Caesaris pater, Drusi et minoris Antoniae filius, a Tiberio patruo adoptatus, quaesturam quinquennio ante, quam per leges liceret, et post eam consulatum statim gessit :
Germanicus, père de Caius Julius César Caligula, fils de Drusus et la jeune Antonia, par son oncle paternel Tibère fut adopté, puis responsable de la questure cinq ans avant l’âge légal et puis occupa le poste au consulat :
missusque ad exercitum in Germaniam, excessu Augusti nuntiato, legiones uniuersas imperatorem Tiberium pertinacissime recusantis et sibi summam rei p. deferentis incertum pietate an constantia maiore compescuit ;
il fut envoyé à l’armée en Germanie, et quand la mort d’Auguste fut annoncée, toutes les légions refusèrent obstinément à reconnaître Tibère empereur et lui déféraient le plus haut commandement, mais avec une grande constance il les contint ;
atque hoste mox deuicto triumphauit.
et l’ennemi fut vaincu, et bientôt il triompha.
Consul deinde iterum creatus ac prius quam honorem iniret ad componendum Orientis statum expulsus, cum Armeniae regem deuicisset, Cappadociam in prouinciae formam redegisset, annum agens aetatis quartum et tricensimum diuturno morbo Antiochiae obiit, non sine ueneni suspicione.
Consul pour la deuxième fois, avant même sa prise de poste, il courut pour rétablir l’ordre en Orient, donna un roi en Arménie et réduisit la Cappadoce à la taille d’une province, d’une longue maladie, à Antioche, il mourut, dans sa trente-quatrième année, non sans quelques soupçons d’empoisonnement.
Nam praeter liuores, qui toto corpore erant, et spumas, quae per os fluebant, cremati quoque cor inter ossa incorruptum repertum est, cuius ea natura existimatur, ut tinctum ueneno igne confici nequeat.
Car, outre les taches sombres qui apparaissaient sur tout le corps, et de la mousse sur la bouche, et bien que réduit en cendres, son cœur a été retrouvé intact au milieu de ses os, et il se dit que ce qui baigne dans le poison ne peut être détruit.

La Mort de Germanicus par Nicolas Poussin

********************************
Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
********************************

 

Арменци Peyo Yavorov – Пейо Яворов – Arméniens – Poème Bulgare (en Mémoire aux victimes du génocide arménien)

България – Български
Peyo Yavorov
Черна песен – Димчо Дебелянов

Traduction – Texte Bilingue
Превод – показване на два текста


LITTERATURE BULGARE
POESIE BULGARE

българската поезия
българска литература

Peyo Yavorov
Пейо Яворов
1878 – 1914

Peio_Yavorov

български поет
Poète Bulgare

Арменци

 

ARMENIENS

Посветено на жертвите на арменския геноцид
Dédié aux victimes du génocide arménien

 

Изгнаници клети, отломка нищожна
Exilés misérables, fragments insignifiants
от винаги храбър народ мъченик,
ces martyrs toujours courageux
дечица на майка робиня тревожна
enfants d’une mère esclave soucieuse à jamais
и жертви на подвиг чутовно велик –
et victimes d’un légendaire exploit
далеч от родина, в край чужди събрани,
loin de leurs maisons en terres étrangère recueillis
изпити и бледни, в порутен бордей,
pâles, épuisés dans un cloaque délabré,
те пият, а тънат сърцата им в рани,
ils boivent, et languissent une plaie au cœur
и пеят, тъй както през сълзи се пей.
et ils chantent, mais une larme est tombée dans leurs chants.
*

Те пият… В пиянство щат лесно забрави
Ils boivent Dans l‘ivresse, ils espèrent trouver l’oubli
предишни неволи и днешни беди,
des malheurs passés et des ennuis du jour,
в кипящото вино щат спомен удави,
le vin bouillonnant un instant noiera la mémoire 
заспа ще дух болен в разбити гърди;
l’esprit lourd le sommeil arrivera enfin ;
глава ще натегне, от нея тогава
dans la tête fracassée alors
изчезна ще майчин страдалчески лик
le visage de la mère martyrisée s’amenuise
и няма да чуват, в пияна забрава,
et ils ne pourront plus entendre dans leurs ivresses,
за помощ синовна всегдашния клик.
les appels lancés désespérément.

*

Кат гонено стадо от някой звяр гладен,
Comme un troupeau par une bête affamée,
разпръснати ей ги навсякъде веч –
dispersés partout ils errent
тиранин беснеещ, кръвник безпощаден,
le furieux tyran, boucher impitoyable,
върху им издигна за всякога меч;
son épée pour toujours levée ;
оставили в кърви нещастна родина,
dans l’abandon dans le sang de la patrie malheureuse
оставили в пламък и бащин си кът,
dans l’abandon dans les flammes des maisons de leurs pères
немили-недраги в далека чужбина,
sans-abris et sans amis au-loin si loin
един – в механата! – открит им е път.
dans la taverne ! Ils ont trouvé un havre.

*

Те пеят.. И дива е тяхната песен,
Ils chantent .. et sauvage est la chanson,
че рани разяждат ранени сърца,
les plaies rongent ces cœurs blessés
че злоба ги дави в кипежа си бесен
que la colère noie dans une furieuse exubérance
и сълзи изстисква на бледни лица…
et les larmes des visages pâlis passent
Че злъчка препълня сърца угнетени,
De fureur abondante le cœur oppressé,
че огън в главите разсъдък суши,
et le feu dans les tête a brûlé la raison
че молния свети в очи накървени,
la foudre éclaire ces yeux ravagés,
че мъст, мъст кръвнишка жадуват души.
la vengeance appelle l’âme sans cesse.

*

А зимната буря им сякаш приглася,
Une tempête d’hiver se mêle aux chants,
бучи и завива страхотно в нощта
qui rugit, se déchaîne dans la nuit
и вихром подема, издига, разнася
et les échos de la rébellion se propagent
бунтовната песен широко в света.
chanson rebelle aux quatre coins du monde.
И все по-зловещо небето тъмнее,
si inquiétante qu’elle en assombrit le ciel,
и все по се мръщи студената нощ,
et refroidit la nuit la rendant terrifiante
и все по-горещо дружината пее,
et du chant plus vigoureux encore
и буря приглася с нечувана мощ…
la tempête à la voix se mélange et chante

*

Те пият и пеят… Отломка нищожна
Ils boivent et chantent épaves vides
от винаги храбър народ мъченик,
ces martyrs toujours courageux
дечица на майка робиня тревожна
enfants d’une mère esclave soucieuse à jamais
и жертви на подвиг чутовно велик –
et victimes d’un légendaire exploit
далеч от родина, и боси, и голи,
loin de leurs maisons en terres étrangère recueillis
в край чужди събрани, в порутен бордей,
pâles, épuisés dans un cloaque délabré,
те пият – пиянство забравя неволи,
ils boivent, et languissent une plaie au cœur
и пеят, тъй както през сълзи се пей.
et ils chantent, mais une larme est tombée dans leurs chants.

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
**********************

Peyo Yavorov
Пейо Яворов
Арменци
Arméniens

 

TOROS R. ET LE GENOCIDE ARMENIEN : LES CONVOIS DE LA MORT

Հայոց Ցեղասպանություն
LE GENOCIDE AMENIEN (1915-1916)
LE MEMORIAL DU GENOCIDE ARMENIEN
PAR TOROS R.
(Aix-en-Provence)

Mémorial Génocide Arménien Aix en P Toros R (3)

 LES CONVOIS
DE LA MORT

Après le Déluge, la barque de Noé retrouve la terre ferme sur le Mont Ararat (Արարատ), symbole national arménien. Ararat se retrouve désormais dans le district turc de Daroynk (Դարոյնք). Mais d’autres déluges, naturels et humains, sont là qui attendent de balayer la nation Arménienne.

Mémorial Génocide Arménien Aix en P Toros R (4)

 

« Il y a tellement de choses à raconter » lâche un rescapé du Génocide Arménien dans le film de  Laurence Jourdan. Il y a tellement à dire que les mots se retrouvent à ne plus vouloir sortir devant l’immensité de l’horreur. Comment parler du Mal ? Comment parler de ses proches qui sont tombés devant soi ? Mais les mots finissent par sortir. Toutes les oreilles n’entendent pas encore, mais les mots sont là. Même de la bouche de Saha, à qui l’on avait tranchée la gorge, les mots sortent. Et les visions d’horreur se succèdent. L’Enfer est là. Des hommes ont commis de tels actes. L’homme centenaire se lève et évoque comment il dormait debout dans ce chaos. Se coucher s’était mourir.  Comment dans les corps égorgés qui flottaient et qu’il voyait se trouvait peut-être celui de son père. Le choc est là. Entre les corps égorgés et jetés dans les rivières, ceux affamés découpés par les aigles et les chacals, ceux jetés dans les précipices, ou simplement abattus comme des chiens, ceux vendus comme esclaves et ceux entassés sous des amas de corps, parfois encore en vie. Ces massacres sont ceux d’une horreur de notre histoire, à nous humains, de l’Horreur, dans une Anatolie démembrée et chaotique au cœur d’un monde plongé dans la première guerre mondiale. Une horreur dans le chaos du monde.

Certains auront la chance de survivre à l’indicible comme les 4200 sauvés par l’Amiral Dartige du Fournet, avec son croiseur Guichen, dans la pointe nord de la Baie d’Antioche en 1915. Les rescapés seront sauvés et verront enfin le bout du tunnel à Port-Saïd, mais garderont les stigmates de l’horreur à jamais dans leur chair et dans leurs nuits. Ce sauvetage ne lavera pas l’inaction des grandes puissances mais participera à la reconnaissance par le monde entier, sauf de la Turquie, du génocide.    

Mémorial Génocide Arménien Aix en P Toros R (2)

« Il y a tellement de choses à raconter » et il faut les raconter.  C’est arrivé aux portes de l’Europe, un déferlement inouï de haines et de violences sur ces Arméniens des six provinces qui se transforment en de terribles Provinces-abattoirs, comme le soulignera Leslie A. Davis (La province de la mort).

A Alep, en Syrie, est né, le 12 décembre 1934, le sculpteur Toros R. pour Toros Rast-klan né Toros Rasguelénian. A Alep, nœud de l’horreur génocidaire,  où les déportés arméniens survivants épuisés se retrouvaient, ceux de l’Anatolie Occidentale, après avoir transité par Konya puis Bozanti, ceux de l’est et du sud-est passés par Ra’s al-‘Ayn ( رأس العي), ceux du nord, ceux de Sivas (Սեբաստիա) , de Kharpout (Խարբերդ),  ou de Muş (Մուշ) qui traversèrent le camp de transit de Malatya (Մալաթիա) . A Alep, l’horreur ne finit pas. La route des supplices continue. Les rares survivants n’auront toujours pas fini leur calvaire. Ils repartiront, les uns vers le désert de Syrie, les autres vers celui de Mésopotamie.

Nous sommes en pleine guerre et de nombreux wagons sont réquisitionnés par l’armée. Mais le plan de déportation est établi et scrupuleusement respecté par les autorités. Les Arméniens partiront, à pied jusqu’à ce que mort s’ensuive.  Le Comité d’Union et Progrès de Constantinople établira même son centre opérationnel à Erzeroum (Կարին) afin de mieux planifier et contrôler le bon déroulement des déportations. Ce comité n’ayant pas trouvé de réelle solution finale que trouveront quelques années plus tard les nazis. La solution sera donc, in fine, l’épuisement des corps. Mais le corps résiste. Et la vie s’acharne quelquefois contre le plan systématique des Turcs.

 Entre la Mer Noire et la Mer Caspienne, la population arménienne d’Anatolie a été massacrée, torturée, déplacée entre 1915 et 1916, perdant près des 2/3 de ces membres.

Mémorial Génocide Arménien Aix en P Toros R (6)Le film de Laurence Jourdan, Le Génocide Arménien,  s’ouvre sur un vieil arménien de 101 ans, Artem Ohanian,  qui raconte : « Les Arméniens ont été tués comme des moutons. Nous avons été persécutés de diverses manières. On nous a éliminés avec toutes sortes d’armes. Les Turcs nous traitaient de traîtres d’infidèles. Qu’avions nous fait ? Quelle faute avions-nous commis? »

Au milieu des empires, au milieu des turbulences de la guerre, du bouleversement des alliances, les Arméniens se retrouvent seuls dans  une Arménie elle-même déchirée entre le Caucase et l’Anatolie, entre Erevan (Երևան) et Van (Վան).  L’arménien est la seule langue indo-européenne dite agglutinante. L’Arménie  agglutine aussi de nombreux handicaps. Il y a plus aujourd’hui d’arméniens dans la diaspora que dans le pays lui-même, indépendant depuis 1991. Il est enclavé entre trois acteurs majeurs : les Turcs, les Russes et les Perses. Le peuple arméniens a subi les occupations multiples et incessantes, des Partes, des Arabes, des Byzantins, des Mongols, des Perses, des Ottomans, des Russes, puis des Soviétiques. Des tremblements de terre meurtriers dont le dernier a fait 30 000 morts.

Les Arméniens, différents par la culture, la religion, un christianisme monophysite que l’on retrouve en Ethiopie, où le Fils à une seule nature divine, la langue, mélange de grec et d’araméen, cristallisent les vexations, les rancœurs des turcs depuis le démantèlement de leur territoire enclenché depuis leur échec à Vienne. Et peu importe si les Arméniens participent de plus en plus à la vie du pays, voire au gouvernement, peu importe s’ils sont nombreux à participer entre décembre 1914 et janvier  1915 à la bataille de Sarikamis afin de reprendre la ville de Kars (Ղարս) aux Russes. Peu importe si Enver Pacha, ministre de la guerre et généralissime de l’armée impériale écrit à l’Evêque de Konya, le 26 février 1915 : « les soldats arméniens ottomans remplissent consciencieusement leurs devoirs sur le théâtre de la guerre, ce que j’ai pu constater de ’visu’. Je vous prie donc de transmettre l’expression de ma satisfaction et de ma gratitude à la nation arménienne, connue de tous temps par son attachement au gouvernement impérial ottoman. »

Mémorial Génocide Arménien Aix en P Toros R (1)

Les préjugés sont là, tenaces. La population turque musulmane subissant des vexations militaires, des démembrements successifs, les pressions de l’Entente dans les Dardanelles, la pression des russes sur le Caucase entendront et verront les quelques arméniens qui se rallient aux russes ou ceux qui s’opposent à l’injustice de l’impôt sur les non-musulmans et à l’inégalité en droit des communautés religieuses. Il faut un bouc-émissaire afin de ressouder le sentiment national. Tous les Arméniens deviendront des traîtres et des ennemis.

Déjà entre 1894 et 1896, le panislamisme d’Abdülhamid II donne un avant-goût du génocide avec le massacre de 250000 arméniens. En 1908, suite à l’arrivée au pouvoir du mouvement Jeunes-Turcs, et à la victoire des unionistes sur les fédéralistes libéraux, 25000 arméniens de Cilicie sont massacrés à Adana. Il faut purifier la Turquie en éliminant tous les infidèles. Il faut désormais turquifier l’Anatolie. Les minorités n’ont plus leur place. Il faut les déplacer et les délocaliser. Viendra le moment des grandes déportations où les arméniens, souvent à pied, subiront le calvaire, les exécutions, les attaques des kurdes, la famine et la mort.

A Aix-en-Provence, entre deux lieux importants et très fréquentés, la Place du Général de Gaule et la Place François Villon pour les aixois, au bout du célèbre Cours Mirabeau, se trouve dans un endroit calme et reposant la statue de Toros, le mémorial aux victimes du génocide Arméniens de 1915. Sur un socle imposant, l’homme est à genoux, la tête inclinée. La vie est encore là. La chemise déchirée, les genoux écartés, l’homme reste stable et une puissance émane du corps. Le corps, à l’image de la nation arménienne, résiste, contre toutes les atrocités, les combats et les coups du sort. La résistance est là et les bras se lèvent. L’homme épuisé ne baisse pas les bras. Au contraire. Il luttera jusqu’à son dernier souffle.  

 Une sculpture digne et belle, comme peut être beau, dans sa grandeur, ce sentiment de dépassement.  Alors que frappe le tortionnaire, la victime se grandit. Après le long calvaire et le long cheminement vers la mort, les arméniens et les arméniennes finissent par tomber. Mais le poing est là qui se tend.  Il faut regarder devant, maintenant, sans oublier le passé douloureux. « Il faut savoir, coûte que coûte, Garder toute sa dignité Et, malgré ce qu’il nous en coûte, S’en aller sans se retourner Face au destin qui nous désarme.  » (Charles Aznavour, Il faut savoir)

 Jacky Lavauzelle

LES PLUS BELLES CHANSONS ARMENIENNES – Հայկական ամենագեղեցիկ երգերը




Հայկական ամենագեղեցիկ երգերը
LES PLUS BELLES CHANSONS ARMENIENNES
RANKING ARTGITATO
ARMENIE




LES PLUS BELLES CHANSONS ARMENIENNES    

Arménie Les Plus Belles Chansons The Best Songs Las Mejores Canciones









Հայաստան
Հայկական ամենագեղեցիկ երգերը
 The best songs Armenian

Gor Mkhitarian Գոռ Մխիթարյան Wherever  Որտեղից Որտեղ





Tata Simonyan
Erani
Թաթա Սիմոնյան 
Երանի

*

Arto Tunçboyacıyan   Արտո Թունչբոյաջյան
Armenian Navy Band « Ararat »

*

Harout Pamboukjian
Te achers qez voronen
Հարութ Փամբուկչյան
Թե աչերս քեզ որոնեն  

*

Zara feat Djivan Gasparyan Ջիվան Գասպարյան- Dle Yaman





The Bambir – Dghjak





Xatuba (Artash Gharibyan)- Huys Havat Kayfavat







Ella Tarunc Էլլա Տարունց
Indz Gerum E – – Ինձ Գերում է

https://www.youtube.com/watch?v=qpAtnLHRJ44



Andre – Srti arajin khosqy / Սրտի առաջին խոսքը





Gor Mkhitaryan – Sasuntsiner | Գոռ Մխիթարյան – Սասունցիներ





The Bambir – Լուցկիներով աղջիկը (Ոտաբոբիկ աղջիկը)

https://www.youtube.com/watch?v=k4Tv7sOLVj0



Dorians – Veradarc

https://www.youtube.com/watch?v=3MulGDNiNB0




HT Hayko – Հայկ Մարգարյան  Antsats Etap

Պապենական Կիլիկիա KOHAR With Stars of Armenia – Papenakan Kilikia

https://www.youtube.com/watch?v=r2RjzmJWvfc



Arto Tuncboyaciyan Արտո Թունչբոյաջյան  – Ala Bala Nica









SIRUSHO – Սիրանուշ Հարությունյան HAVATUM EM

Serj Tankian
Artsakh

*
Seda  Սեդա Ազնավուր & Charles Aznavour Շառլ Ազնավուր
Yes Ko Ghimetn Chim Gidi

Andre feat. Serine Poghosyan – Sary Qami / Սառը Քամի

https://www.youtube.com/watch?v=25rDSb1kx6c&spfreload=10



HT Hayko – Հայկ Մարգարյան Siro Hasak

*

Arena Live
Nare Gevorgyan
Mor ergy zinvorin

*

Արմեն Գոնդրաչյան Armenchik – Veradarc

https://www.youtube.com/watch?v=3WeHb3Zjiec




Սարի աղջիկ Sarı Gelin — Nilüfer Akbal  Armenian Folk Song

Ինգա և Անուշ Արշակյաններ  Inga ev Anush Arshakyanner
Im Anun@ Hayastan e /Իմ անունը Հայաստան է/.  

*

Anush Petrosyan
Kenact Tuynov

*

Armen Hovhannisyan – Karmir Nur (Armenian Folk)





********************************************

LES CHANTS DE L’ARMENIENNE
ALBERT LONDRES

Le pope revêt ses ornements. Il quitte son chapeau sans bord, haut de forme et de toit pointu, puis il couvre son chef d’une drôle de tiare. On apporte de l’eau ; il verse l’eau dans le plat et, dans cette eau, jette de la sciure de bois. Ce n’est tout de même pas ce qui peut ouvrir les yeux de l’ensorcelée !

On attaque les prières. Avec ses doigts, le pope semble parler à des sourds-muets. Les folles officielles, couchées dans la salle, le regardent avec grand intérêt. L’une, même, l’accompagne comme sur un harmonium car, maintenant, le pope chante.

L’Arménienne chante aussi, mais une autre chanson. Alors l’homme à la tiare lui jette à la figure son eau à la sciure. Puis il se précipite sur l’encensoir. Mais c’est le mari qui a les allumettes. Nerveux, le mari rate la première suédoise. Cela agace l’officiant. Enfin, l’encensoir fume. L’officiant qui a chaud encense l’Arménienne qui crie de plus belle, sans doute parce qu’elle est mouillée.

C’est fini.
Cela n’a pas réussi.
Le démon a tenu bon.
On reficelle la démente.

Albert Londres
Chez les fous
Albin Michel,  (pp. 153-167).
***************************

LES CHANSONS ARMENIENNES