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POUR ELLE – ALEXANDRE POUCHKINE – К НЕЙ – 1817

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                                    TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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POUR ELLE
1817 
К НЕЙ

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Constantin Korovine, Константин Алексеевич Коровин, Gourzouf, Гурзуф, 1914

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В печальной праздности я лиру забывал,
Dans ma triste oisiveté, j’en ai oublié ma lyre,
Воображение в мечтах не разгоралось,
L’imagination dans mes rêves s’est éteinte,
С дарами юности мой гений отлетал,
Avec les dons de la jeunesse, mon génie s’est envolé,
И сердце медленно хладело, закрывалось
Et le cœur s’est refroidit lentement, se refermant ;
Вас вновь я призывал, о дни моей весны,
Je vous ai rappelés, vous, les jours de mon printemps,
Вы, пролетевшие под сенью тишины,
Volant dans l’ombre du silence
Дни дружества, любви, надежд и грусти нежной,
Jours d’amitié, d’amour, d’espoir et de tendre tristesse,
Когда, поэзии поклонник безмятежный,
Quand, adorateur serein de la poésie,
На лире счастливой я тихо воспевал
Sur la lyre heureuse, je scandais intensément
Волнение любви, уныние разлуки —
Les promesses d’amour, les larmes de l’absence –
И гул дубрав горам передавал
  Et le mugissement des forêts dans les montagnes
Мои задумчивые звуки…
Avec mes émouvantes sonorités…
Напрасно! Я влачил постыдной лени груз,
En vain ! J’ai porté cette lourde paresse honteuse,
В дремоту хладную невольно погружался,
Plongé dans un glacial sommeil involontaire,
Бежал от радостей, бежал от милых муз
Fuyant les joies et les ravissantes muses
И — слезы на глазах — со славою прощался!
Et – les larmes aux yeux – dit adieu à la gloire !
Но вдруг, как молнии стрела,
Mais soudain, comme un éclair,
Зажглась в увядшем сердце младость,
  Jeunesse illuminée dans un cœur flétri,
Душа проснулась, ожила,
  Mon âme s’est réveillée, revenant à la vie,
Узнала вновь любви надежду, скорбь и радость.
J’ai retrouvé l’amour, l’espoir, le chagrin et la joie.
Всё снова расцвело! Я жизнью трепетал;
Tout s’est à nouveau épanoui ! J’étais en admiration devant la vie ;
Природы вновь восторженный свидетель,
   Témoin enthousiaste de la nature,
Живее чувствовал, свободнее дышал,
Je me sentais plus vivant, respirais plus librement,
Сильней пленяла добродетель…
Puissamment captivité par toutes ces vertus …
Хвала любви, хвала богам!
   Gloire à l’amour, gloire aux dieux !
Вновь лиры сладостной раздался голос юный,
A nouveau, ma douce lyre accompagne la divine voix,
И с звонким трепетом воскреснувшие струны
Et avec les puissants frémissements des cordes ressuscitées
Несу к твоим ногам!..
Je la porte à tes pieds ! ..

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LES MAGIQUES FATIGUES – Poème de Florbela Espanca – Se tu viesses ver-me hoje à tardinha

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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LES MAGIQUES FATIGUES

Se tu viesses ver-me hoje à tardinha
Poème paru dans

« Charneca em Flor » 
1931

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Konstantin Alexeyevich Korovin, Константин Алексеевич Коровин, Gourzouf, Gurzuf, Коровин К. « Гурзуф », 1914

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Se tu viesses ver-me hoje à tardinha,
Si tu venais me voir ce soir,
A essa hora dos mágicos cansaços,
En cette heure des magiques fatigues,
Quando a noite de manso se avizinha,
Quand la douce nuit s’approche,
E me prendesses toda nos teus braços…
Et que tu me tiennes toute entière dans tes bras …

*

Quando me lembra: esse sabor que tinha
Quand je me rappelle cette saveur qu’avait
A tua boca… o eco dos teus passos…
Ta bouche … l’écho de tes pas …
O teu riso de fonte… os teus abraços…
Ton rire jaillissant … Tes étreintes…
Os teus beijos… a tua mão na minha…
Tes baisers … ta main dans la mienne …

*

Se tu viesses quando, linda e louca,
Si tu venais quand, belle et folle,
Traça as linhas dulcíssimas dum beijo
Traçant les plus douces lignes d’un baiser
E é de seda vermelha e canta e ri
De soie rouge et qui chante et rit

*

E é como um cravo ao sol a minha boca…
Et ma bouche comme un œillet au soleil …
Quando os olhos se me cerram de desejo…
Quand les yeux se ferment de désir …
E os meus braços se estendem para ti…

Et quand mes bras se tendent vers toi …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA
POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle