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GRANDES MAS QUE ELEFANTES de Luis de GONGORA Texte & Traduction GRANDS MAIS PLUS QUE LES ELEPHANTS

 

Luis de Góngora y Argote
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Grandes más que elefantes y que abadas
1588

Grandes más que elefantes y que abadas Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 

Grandes, más que elefantes y que abadas

Grands, mais plus que les éléphants et les abbayes

Grandes, más que elefantes y que abadas,
Grands, mais plus que les éléphants et les abbayes,
 títulos liberales como rocas,
titres libéraux comme les roches,
gentileshombres, solo de sus bocas,
gentilshommes, seulement de leurs bouches,
illustri cavaglier, llaves doradas;
illustres cavaliers aux clés dorées ;

 **

hábitos, capas, digo, remendadas,
habits et capes, je dis, mais raccommodés,
damas de haz y envés, viudas sin tocas,
dames de devant et de derrière, veuves esseulées,
 carrozas de ocho bestias, y aun son pocas
carrosses de huit bêtes, et même il y a peu
con las que tiran y que son tiradas;
avec celles qui tirent et celles qui sont tirées ;

 **

catarriberas, ánimas en pena,
avocats examinateurs, âmes en peine,
con Bártulos y Abades la milicia,
avec Bartulos et Abads la milice,
y los derechos, con espada y daga;
et les hommes de droit, avec les épées et les dagues ;

 **

casas y pechos, todo a la malicia,
les maisons et les cœurs, tout à la malice,
Iodos con perejil y hierbabuena:
boues de persil et de menthe:
 esto es la corte; buena pro les haga.
ceci est le tribunal ! bien lui fasse.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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MIRE LOS MUROS DE LA PATRIA MIA Francisco de Quevedo Texte et Traduction J’AI REGARDE LES MURS DE LA PATRIE

Francisco Gómez de Quevedo
Villegas y Santibáñez Cevallos
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

 Francisco de Quevedo y Villegas
1580-1645

Sonetos Líricos

MIRE LOS MUROS DE LA PATRIA MIA
1613 (?)

 

Miré los muros de la patria mía Quevedo J'ai regardé les murs de ma patrie ARtgitato

MIRE LOS MUROS DE LA PATRIA MIA
J’ai regardé les murs de ma patrie

 

Miré los muros de la patria mía,
J’ai regardé les murs de ma patrie,
si un tiempo fuertes ya desmoronados
Avant imposants et maintenant croulants
de la carrera de la edad cansados
fatigués dans la roue du temps
por quien caduca ya su valentía.
que désormais sa vaillance y est caduque.

 **

Salime al campo: vi que el sol bebía
J’ai vu le champ : j’ai vu que le soleil buvait
los arroyos del hielo desatados,
les ruisseaux libérés des glaces,
y del monte quejosos los ganados
et de la montagne se plaignaient les troupeaux
que con sombras hurtó su luz al día.
qu’avec des ombres il volait la lumière du jour.

 **

Entré en mi casa: vi que amancillada
Je suis entré dans ma maison, je vis que souillée
de anciana habitación era despojos,
d’une ancienne bâtisse elle était ce qui restait,
mi báculo más corvo y menos fuerte.
mon bâton plus incurvé était devenu moins fort.

 **

Vencida de la edad sentí mi espada,
Vaincue par les années aussi mon épée,
 y no hallé cosa en que poner los ojos
et je ne trouvais rien sur quoi poser mes yeux
que no fuese recuerdo de la muerte.
qui n’était là sans me rappeler la mort.

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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