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LA BATAILLE D’ALJUBARROTA (Une guerre fratricide)- OS LUSIADAS IV-32 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES

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traduction Jacky LavauzelleBatalha de Aljubarrota
LA BATAILLE D’ALJUBARROTA
OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV

Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-32 LES LUSIADES IV-32
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-32
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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14 août 1385
Batalha de Aljubarrota
La Bataille d’Aljubarrota

(2)

UNE GUERRE FRATRICIDE

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vœu du roi Jean Ier à la Vierge Marie , Francisco da Silva, Museu Alberto Sampaio

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« Eis ali seus irmãos contra ele vão,
« Voici ses frères qui se battent contre lui,
  (Caso feio e cruel!) mas não se espanta,
(Destin fatal et cruel !) mais lui ne semble nullement surpris,
   Que menos é querer matar o irmão,
  Il est condamné, peu importe s’il est de sa fratrie,
 Quem contra o Rei e a Pátria se alevanta:
 Celui qui est contre le Roi et la Patrie :
Destes arrenegados muitos são
  Nombreux renégats en effet sont
 No primeiro esquadrão, que se adianta
  Dans le tout premier escadron,
Contra irmãos e parentes (caso estranho!)
Luttant contre des frères et des proches (cas inaccoutumé !)
   Quais nas guerras civis de Júlio e Magno.
Comme lors des guerres civiles entre César et Pompée.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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LA BATAILLE D’ALJUBARROTA
OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Bataille d’Aljubarrota

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

CAMOES OS LUSIADAS III-32 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-32 LES LUSIADES III-32
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-32

OS LUSIADAS III-32

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 32
Strophe 32

III-32

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-32
LES LUSIADES III-32

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« Ó Progne crua! ó mágica Medeia!
« O brute Procné* ! O magicienne Médée !
Se em vossos próprios filhos vos vingais
Si, en vos propres enfants, vous vengez
Da maldade dos pais, da culpa alheia,
Là les malices d’un père, là la faute d’un autre,
 Olhai que inda Teresa peca mais:
Regardez comme Thérèse pécha plus encore :
Incontinência má, cobiça feia,
Incontinence mauvaise, laide cupidité,
São as causas deste erro principais:
Sont les causes de cette erreur manifeste :
Cila, por uma, mata o velho pai,
Scylla, pour la première, tua son vieux père,
Esta, por ambas, contra o filho vai.
Ces deux ensemble la força à agir contre la volonté de son fils. 

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NOTES

PROCNE
DANS LES METAMORPHOSES D’OVIDE
LIVRE VI

C’était le temps où les femmes de Thrace ont coutume de célébrer les mystères Triétériques, en l’honneur de Bacchus ; la nuit préside à ces mystères : la nuit, le Rhodope retentit des sons aigus de l’airain. C’est encore à l’ombre de la nuit que la reine sort de son palais, et que, dans l’appareil prescrit pour les orgies, elle s’arme à la manière des Bacchantes : le pampre couronne sa tête, la dépouille d’un cerf pend à son côté gauche, une lance légère repose sur son épaule. Elle s’élance au milieu des forêts, suivie de ses nombreuses compagnes : terrible et agitée par tous les transports de la douleur, Procné imite, ô Bacchus, le délire de tes prêtresses. Elle arrive enfin à l’antre secret où Philomèle est captive, elle pousse des hurlements, crie Evohé ! brise les portes, enlève sa sœur, la revêt des insignes de Bacchus, cache son visage sous des feuilles de lierre, et l’entraîne, tout étonnée, dans son palais. À peine Philomèle a-t-elle touché le seuil de cette funeste demeure, l’infortunée frémit d’horreur, et la pâleur couvre son front. Procné la mène dans un lieu retiré, la dépouille des ornements destinés aux mystères, et découvre sa figure, qui rougit de honte. Elle veut presser dans ses bras la triste Philomèle, mais Philomèle n’ose lever les yeux vers une sœur dont elle se croit la rivale ; le front attaché à la terre, elle voudrait jurer, en attestant les dieux, que la force a pu seule flétrir son innocence ; à défaut de la voix, le geste exprime sa pensée. Enflammée de colère, Procné ne se maîtrise plus ; elle blâme les pleurs de Philomèle : « Ce ne sont point les pleurs qui doivent nous venger, mais le fer, mais une arme plus terrible encore que le fer, s’il en est une, dit-elle : oui, je suis prête à tout, même au crime, ma sœur ! Oui, je veux, la torche à la main, embraser ce palais, et précipiter au milieu des flammes le perfide Térée, ou arracher avec le fer sa langue, ses yeux et les membres qui t’ont ravi l’honneur, ou faire sortir par mille blessures son âme criminelle. Je médite un grand coup, mais je ne sais encore ce que résoudra ma vengeance ». Elle parlait : Itys accourt près de sa mère, et la vue de cet enfant l’avertit de ce qu’elle peut faire. Elle jette sur lui un regard farouche : « Ah ! que tu ressembles à ton père ! », dit-elle. À ces mots elle se tait, s’apprête au crime le plus affreux, et refoule au fond de son cœur son courroux qui bouillonne. Cependant l’enfant s’approche, salue sa mère, jette ses faibles bras autour de son cou et lui prodigue, avec ses baisers, les douces caresses de son âge. Procné est attendrie ; sa colère tombe et s’apaise, et ses yeux se mouillent de larmes involontaires. Bientôt elle sent son cœur maternel chanceler et près de céder à sa tendresse : alors, détournant ses regards de son fils et les reportant sur sa sœur, elle les contemple tour à tour. « Pourquoi, dit-elle, l’un me touche-t-il par ses caresses, tandis que l’autre, privée de sa langue, ne peut se faire entendre ? Il me nomme sa mère, pourquoi ne peut-elle me nommer sa sœur ? Fille de Pandion, vois à quel homme on t’a donnée pour compagne ! tu dégénères : envers un époux tel que Térée, la pitié est un crime ». Soudain, telle qu’aux rives du Gange une tigresse emporte dans les sombres forêts le faon qui suce encore le lait de sa mère, elle entraîne Itys dans l’endroit le plus retiré du palais ; et tandis qu’il lui tend les bras, tandis que, prévoyant son malheur, il s’écrie : « Ma mère, ô ma mère ! », et se jette à son cou, Procné plonge un poignard dans ses flancs, sans détourner les yeux. Un seul coup suffirait pour lui donner la mort, mais Philomèle lui perce aussi la gorge ; ses membres palpitants conservent encore quelque reste de vie ; elles les mettent en lambeaux, en font bouillir une partie dans des vases d’airain, et placent le reste sur des charbons ardents : le pavé ruisselle de sang. Procné cache son crime à Térée, et prépare le festin où ce mets est servi ; sous le prétexte d’un banquet sacré où, selon l’usage d’Athènes, son époux seul peut être admis, elle éloigne ses compagnons et ses esclaves. Térée, assis sur le trône de ses aïeux, se repaît de son sang et engloutit dans son sein ses propres entrailles. Son aveuglement est si profond qu’il demande son fils : « Amenez-moi Itys », dit-il. Procné ne peut dissimuler une cruelle joie ; et brûlant de lui annoncer son malheur : « Celui que tu demandes est avec toi », dit-elle. Il promène ses regards autour de lui, et tandis que ses yeux le cherchent de tous côtés et que sa voix l’appelle incessamment, les cheveux épars et respirant le meurtre, Philomèle s’élance, et jette la tête sanglante d’Itys à la tête de son père : jamais elle ne désira plus vivement de pouvoir faire entendre sa voix et d’y trouver une interprète fidèle de sa joie. Le roi de Thrace repousse la table avec des cris d’horreur ; il évoque du Styx les déités qui s’arment de serpents. Tantôt il voudrait retirer de ses flancs entr’ouverts les mets exécrables qui recélaient les entrailles de son fils ; tantôt il pleure et s’appelle le tombeau de son fils, ou bien, l’épée nue à la main, il poursuit les filles de Pandion. On eût dit que, portées sur des ailes, elles se balançaient dans les airs : elles avaient des ailes en effet. L’une prend son essor vers les forêts, l’autre voltige sous nos toits. Les traces de ce meurtre ne sont pas encore effacées sur leur sein, et leur plumage est taché de sang. Pendant que le désespoir et l’ardeur de la vengeance l’emportent à la suite des deux sœurs, Térée lui-même est changé en oiseau ; une aigrette se dresse sur son front, son bec s’allonge et prend la forme d’un dard : cet oiseau se nomme la Huppe ; sa tête est armée de plumes menaçantes. La douleur de ce désastre précipite Pandion dans la nuit du Tartare avant le jour marqué par le destin, avant qu’il eût atteint une longue vieillesse.

Ovide
Les Métamorphoses
Livre VI
Traduction par auteurs multiples
Texte établi par Désiré Nisard , Firmin-Didot
1850

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-32 LES LUSIADES III-32
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LUIS DE CAMOES

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OS LUSIADAS II-32 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-32 LES LUSIADES II-32
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-32

OS LUSIADAS II-32

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  32
Strophe 32

II-32

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

LES LUSIADES II-32
OS LUSIADAS II-32

« E se te move tanto a piedade
« Et si tu ressens tant de compassion
Desta mísera gente peregrina,
Pour ce malheureux peuple pèlerin,
Que só por tua altíssima bondade,
  Seulement par ta grande bonté,
Da gente a salvas pérfida e malina,
 Tu le sauves du peuple perfide et malin,
Nalgum porto seguro de verdade
  À un certain refuge véritable
Conduzir-nos já agora determina,
  Conduis-nous dès à présent,
 Ou nos amostra a terra que buscamos,
 Ou montre-nous la terre que nous cherchons,
Pois só por teu serviço navegamos. »
 Car nous ne naviguons que pour te servir ».

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-32
OS LUSIADAS II-32

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 32- Verso 32

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

A Epopeia Portuguesa

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 32
Strophe 32

I-32

Le Parnasse de Rafael

Vê que já teve o Indo sojugado,
Il voit que déjà il a subjugué l’Indus,
 E nunca lhe tirou Fortuna, ou caso,
Et jamais la Fortune ne l’a empêché
Por vencedor da Índia ser cantado
En vainqueur de l’Inde d’être chanté
  De quantos bebem a água de Parnaso.
De tous ceux qui boivent l’eau du Parnasse.
  Teme agora que seja sepultado
Maintenant il a peur que soit enterré
  Seu tão célebre nome em negro vaso
Son si célèbre nom dans la vase noire
D’água do esquecimento, se lá chegam
Des eaux de l’oubli s’ils arrivent
Os fortes Portugueses, que navegam.
Ces braves Portugais qui naviguent.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

luis de camoes literatura português os lusiadas
les Lusiades