Archives par mot-clé : verso 14

Nuno Álvares Pereira – OS LUSIADAS IV-14 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Mas nunca foi que este erro se sentisse

*

Nuno Álvares Pereira
OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV

Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-14  LES LUSIADES IV-14
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-14
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

******




******

Les préparatifs au combat
Le courage de Nuno Álvares Pereira

*******

« Mas nunca foi que este erro se sentisse
« Mais rien de semblable ne pouvait être ressenti
No forte Dom Nuno Alvares; mas antes,
Par le fort Dom Nuno Álvares Pereira ; qui,
Posto que em seus irmãos tão claro o visse,

  Voyant clairement dans les yeux de ses frères, 
   Reprovando as vontades inconstantes,

Réprouva ces faibles volontés,
Aquelas duvidosas gentes disse,

Apostropha les seigneurs plongés dans le doute,
Com palavras mais duras que elegantes,

  Et, avec des mots plus âpres qu’élégants,
  A mão na espada, irado, e não facundo,

  La main à l’épée, en colère, et non évoquant,
Ameaçando a terra, o mar e o mundo:
  Menaça la terre, la mer et le monde : 

**

 Nuno Álvares Pereira
– 

Nuno Álvares Pereira par Charles Legrand
Lithographie du XIXe siècle

**

OS LUSIADAS CANTO IV

****

Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

**************

**

LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

*********************

Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
*********************


Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

CAMOES OS LUSIADAS III-14 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-14 LES LUSIADES III-14
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-14

OS LUSIADAS III-14

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  14
Strophe 14

III-14

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-14
LES LUSIADES III-14

 *****

« Logo os Dálmatas vivem; e no seio,
« Bientôt les terres des Dalmates*, et à l’intérieur,
Onde Antenor já muros levantou,
  Où Anténor** éleva les murs,
A soberba Veneza está no meio
  La superbe Venise au milieu
Das águas, que tão baixa começou.
  Des eaux, à l’origine si humble.
Da terra um braço vem ao mar, que cheio
Un bras de terre s’enfonce dans la mer, qui, par de nombreux
 De esforço, nações várias sujeitou,
 Efforts, a soumis tant de nations,
Braço forte, de gente sublimada,
Un bras viril, fort de personnes sublimées
Não menos nos engenhos, que na espada.
  Tant par le génie que par l’épée.

******

NOTES ET PRECISIONS

*Les Dalmates :  « DALMATIE, (Géog. mod.) province d’Europe bornée au nord par la Bosnie, au midi par le golfe de Venise, à l’orient par la Servie, à l’occident par la Morlaquie. Elle se divise en Vénitienne, Ragusienne, & Turque. Spalatro est la capitale de la partie Vénitienne, Raguse de la partie Ragusienne, & Herzegorma de la partie Turque. » (L’Encyclopédie, Première édition – 1751 – Tome 4, page 614)

** Anténor : « v. 242. Antenor potuit, mediis elapsus Achivis, etc. Ce passage n’a pas toujours été bien compris, même par les anciens. Virgile, qui s’était proposé de célébrer dans l’Énéide les origines de l’Italie, rappelle ici le souvenir de la première colonie asiatique qui, peu après la guerre de Troie, entra dans le golfe Adriatique, découvrit son extrémité, et la route qui conduisait en Italie. Tite-Live, Strabon, Justin, ont parlé de cette transmigration chacun à leur manière. Nous ne devons nous attacher qu’à ce qu’en dit ici notre poëte. Anténor, à la tête d’une colonie partie du pays des Hénètes, dans l’Asie Mineure, pénétra dans l’Illyrie, et traversant, dit Virgile, le pays des Liburniens, c’est-à-dire les provinces illyriennes ou la Morlakie des modernes, il arriva au fond du golfe où se trouvait le Timave, torrent encore aujourd’hui connu sous le nom de Timao. Anténor, en redescendant au midi, entra en Italie, fonda la ville de Padoue, et donna au pays dont il s’empara le nom de Henetia ou Venetia, et au canton où s’établit sa colonie, celui de Pagus Trojanus. Ces mots hic tamen, etc., ne sont donc point relatifs au Timave, et n’indiquent pas que la nouvelle colonie se trouvait sur les rives de ce fleuve, dont elle était au contraire fort éloignée ; mais ils rappellent qu’elle était en Italie. Ces mots sont dans la bouche de Vénus un reproche fait à Jupiter. La déesse se plaint que, pour l’empêcher d’aborder en Italie, on écarte Énée de tous les rivages. » (Notes Eneide : Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus – Notes du Livre Ier (C. A. Walckenaer) Traduction par divers traducteurs sous la direction de Charles Nisard – Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus – Œuvres complètes, Firmin Didot, 1868 (pp. 474-475))

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

*********************
Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-14 LES LUSIADES III-14
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

LES LUSIADES II-14 OS LUSIADAS

LES LUSIADES II-14 OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-14

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  14
Strophe 14

II-14

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

Tornam da terra os Mouros co’o recado
De la terre, les Maures repartent avec une missive
Do Rei, para que entrassem, e consigo
Du Roi, pour que la flotte débarque, et avec eux
 Os dous que o Capitão tinha mandado,
Les deux que le Capitaine avait missionné,
A quem se o Rei mostrou sincero amigo;
Auxquels le Roi avait montré une sincère amitié ;
E sendo o Português certificado
Et quand le Portugais fut certain
De não haver receio de perigo,
De ne pas avoir à craindre de danger,
E que gente de Cristo em terra havia,
Et que des Chrétiens vivaient sur cette terre,
  Dentro no salso rio entrar queria.
Il fit partir ses navires dans la rivière salée.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

*********************
LES LUSIADES II-14

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

CHARLES MAGNIN
Revue des Deux Mondes
1832
Tome 6
Littérature étrangère – Luiz de Camoëns

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 14- Verso 14

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

A Epopeia Portuguesa

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 14
Strophe 14

I-14

Nem deixarão meus versos esquecidos
Nous n’oublierons pas dans mes vers
Aqueles que nos Reinos lá da Aurora
Ceux qui dans le Royaume de l’Aurore
 Fizeram, só por armas tão subidos,
Se remarquèrent seulement par les armes,
Vossa bandeira sempre vencedora:
Et ta bannière toujours redorèrent :
Um Pacheco fortíssimo, e os temidos
Un colosse Pacheco, et les redoutables
Almeidas, por quem sempre o Tejo chora;
Almeida, que le Tage pleure toujours;
Albuquerque terríbil, Castro forte,
Le terrible Albuquerque, le puissant Castro,
E outros em quem poder não teve a morte.
Et d’autres sur qui glisse la mort.

*********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

luis de camoes literatura português os lusiadas
les Lusiades