Archives par mot-clé : verset 41

BATAILLE de ALJUBARROTA – LES PERTES HUMAINES – OS LUSIADAS IV-41 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Muitos também do vulgo vil sem nome

*

traduction Jacky Lavauzelle ALJUBARROTAALJUBARROTA
OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV

Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-41  LES LUSIADES IV-41
LITTERATURE PORTUGAISE

ALJUBARROTA Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-41
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

******




******

14 août 1385
Batalha de Aljubarrota
La Bataille d’Aljubarrota

LES PERTES HUMAINES

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle LA BATAILLE D'ALJUBARROTA (3)- OS LUSIADAS IV-33 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES
Vœu du roi Jean Ier à la Vierge Marie , Francisco da Silva, Museu Alberto Sampaio


*******

« Muitos também do vulgo vil sem nome
« Beaucoup aussi de simples anonymes,
Vão, e também dos nobres, ao profundo,
Mais aussi des nobles, rejoignent les abîmes,
Onde o trifauce Cão perpétua fome
Où le chien Cerbères dévore dans son insatiable appétit 
Tem das almas que passam deste mundo.
Les âmes qui passent de ce monde.
E porque mais aqui se amanse e dome
Et pour que plus ici encore soit anéantie
A soberba do amigo furibundo,
La fierté de ce furieux ennemi,
A sublime bandeira Castelhana
Le sublime drapeau Castillan
Foi derribada aos pés da Lusitana.
Est foulé aux pieds du drapeau Lusitanien..

 

**

Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

****

OS LUSIADAS CANTO IV

****

Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

**************

**

LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

*********************

Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
*********************


Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

BATAILLE de ALJUBARROTA – LES PERTES HUMAINES – OS LUSIADAS IV-41 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-41 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-41 LES LUSIADES III-41
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-41

OS LUSIADAS III-41

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 41
Strophe 41

III-41

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-41
LES LUSIADES III-41

 *****

Précisions historiques

Camoes évoque, par l’intermédiaire de la voix de Vasco de Gama, la guerre entre Thérèse de León – Teresa Alfónsez de León (1080-1130) et son fils Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) -Alfonso deviendra le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I
Afonso Henriques sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
**
Dans le verset 35 précédent, Vasco a évoqué Egas Moniz de Riba Douro, dit «o Aio» (1080 – 1146) – Ce sera le sujet des versets suivants jusqu’au verset 40. Egas Moniz est celui qui annonce en 1127 la soumission de Alfonso Henriques à Alphonse VII, en lui promettant sa fidélité. Alphonse VII renoncera à poursuivre son siège de Guimarães. En 1128, aura lieu la Bataille de São Mamede entre Alfonso Henriques et sa mère Thérèse de Léon.

Le verset 41 termine ici cet ensemble en rapprochant Egas Monis de Zopyre, le favori du perse Darius, satrape (protecteur du pouvoir), qui se taillada lui-même le visage afin de tromper la ville de Babylone assiégée par le même Darius, y pénétrer, prendre le commandement et ouvrir les portes de la cité aux armées assaillantes.

Nous retrouvons ce passage chez Hérodote (Livre III -CLX) où il compare le geste de Zopyre à celui de Cyrus : « Ζωπύρου δὲ οὐδεὶς ἀγαθοεργίην Περσέων ὑπερεβάλετο παρὰ Δαρείῳ κριτῇ οὔτε τῶν ὕστερον γενομένων οὔτε τῶν πρότερον, ὅτι μὴ Κῦρος μοῦνος· τούτῳ γὰρ οὐδεὶς Περσέων ἠξίωσέ κω ἑωυτὸν συμβαλεῖν. »
(Texte et traduction : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/thalie.htm)

Jacky Lavauzelle

******

« Ó grão fidelidade Portuguesa,
« O grande fidélité Portugaise
 
De vassalo, que a tanto se obrigava!
D’un vassal qui autant s’oblige !
  Que mais o Persa fez naquela empresa,
Que fit donc de plus le Perse,
Onde rosto e narizes se cortava?
En se coupant le visage et le nez ?
Do que ao grande Dario tanto pesa,
  Le grand Darius en fut si peiné,
Que mil vezes dizendo suspirava,
Que mille fois soupirant il disait
  Que mais o seu Zopiro são prezara,
Qu’il aurait préféré garder son Zopyre sans stigmates,
Que vinte Babilónias que tomara.
Plutôt que d’avoir vaincu vingt Babylone.

************

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

*********************
Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-41 CAMOES LUSIADES III-41
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES LUSIADES

******

OS LUSIADAS II-41 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-41 LES LUSIADES II-41
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-41

OS LUSIADAS II-41

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  41
Strophe 41

II-41

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

LES LUSIADES II-41
OS LUSIADAS II-41

« Mas moura enfim nas mãos das brutas gentes,
« Mais qu’il meure enfin dans les mains de ces brutes,
Que pois eu fui… » E nisto, de mimosa,
Parce que j’étais … « Et là, à cet instant,
O rosto banha em lágrimas ardentes,
Son visage se couvrit de chaudes larmes,
Como co’o orvalho fica a fresca rosa.
Comme des gouttelettes du matin sur une rose fraîche.
 Calada um pouco, como se entre os dentes
Elle se tait alors, comme si entre les dents
Se lhe impedira a fala piedosa,
Ne pouvait sortir son pieux discours,
Torna a segui-la; e indo por diante,
Enfin, souhaitant poursuivre et reprendre son cours,
Lhe atalha o poderoso e grão Tonante.
Mais le grand Tonnant l’interrompt.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

*********************
LES LUSIADES II-41
OS LUSIADAS II-41

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….