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HARANGUE ET FRAPPE DU ROI JEAN- OS LUSIADAS IV-38 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Vedes-me aqui, Rei vosso, e companheiro

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traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-38 LES LUSIADES IV-38
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-38
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky LAVAUZELLE

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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LA BATAILLE D’ALJUBARROTA – Batalha de Aljubarrota OS LUSIADAS IV-8 à IV-44

14 août 1385
Batalha de Aljubarrota
La Bataille d’Aljubarrota

HARANGUE ET FRAPPE DU ROI JEAN

 

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle LA BATAILLE D'ALJUBARROTA (3)- OS LUSIADAS IV-33 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES
Vœu du roi Jean Ier à la Vierge Marie , Francisco da Silva, Museu Alberto Sampaio

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HARANGUE ET FRAPPE DU ROI JEAN

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« -Vedes-me aqui, Rei vosso, e companheiro,

« Vous me voyez ici, votre roi et votre compagnon,
Que entre as lanças, e setas, e os arneses
Contre les lances,les flèches et les harnais
Dos inimigos corro e vou primeiro:
Des ennemis, je cours et je pars le premier :
Pelejai, verdadeiros Portugueses! »-
Courage ! véritables Portugais ! « –
Isto disse o magnânimo guerreiro,
Ceci dit le guerrier magnanime,
 E, sopesando a lança quatro vezes,
Soupèse sa lance quatre fois,
  Com força tira; e, deste único tiro,
La lance avec force; et, ce seul coup,
  Muitos lançaram o último suspiro.
Transperça de nombreux ennemis.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

ROI JEAN
OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

CAMOES LUSIADES III-38 OS LUSIADAS

Luís Vaz de Camões Lusiades
OS LUSIADAS III-38 LES LUSIADES III-38
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-38

OS LUSIADAS III-38

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 38
Strophe 38

III-38

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Lusiades
OS LUSIADAS III-38
LES LUSIADES III-38

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Précisions historiques

Camoes évoque, par l’intermédiaire de la voix de Vasco de Gama, la guerre entre Thérèse de León – Teresa Alfónsez de León (1080-1130) et son fils Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) -Alfonso deviendra le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I
Afonso Henriques sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
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Dans le verset 35 Vasco évoque Egas Moniz de Riba Douro, dit «o Aio» (1080 – 1146) – Ce sera le sujet des versets suivants jusqu’au verset 40. Egas Moniz est celui qui annonce en 1127 la soumission de Alfonso Henriques à Alphonse VII, en lui promettant sa fidélité. Alphonse VII renoncera à poursuivre son siège de Guimarães. En 1128, aura lieu la Bataille de São Mamede entre Alfonso Henriques et sa mère Thérèse de Léon.

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« E com seus filhos e mulher se parte
« Et avec ses fils et son épouse, ils partent
A alevantar com eles a fiança,
Debout se livrer comme caution,
Descalços e despidos, de tal arte,
Pieds nus et dévêtus, dans un tel accoutrement
Que mais move a piedade que a vingança.
 Qu’ils deviennent plus sujets de pitié que de vengeance.
 – « Se pretendes, Rei alto, de vingar-te
– « Si vous voulez, grand Roi, vous venger
De minha temerária confiança,
De ma confiance téméraire,
Dizia, eis aqui venho oferecido
Dit-il, je m’offre ici
A te pagar, co’a vida, o prometido.
Pour te payer, jusqu’à ma vie, ma vaine promesse.  

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-38 CAMOES LUSIADES III-38
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES LUSIADES

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OS LUSIADAS II-38 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-38 LES LUSIADES II-38
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-38

OS LUSIADAS II-38

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  38
Strophe 38

II-38

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

LES LUSIADES II-38
OS LUSIADAS II-38

E mostrando no angélico semblante
Elle montre sur son visage angélique
Co’o riso uma tristeza misturada,
Un sourire triste,
Como dama que foi do incauto amante
Comme chez une dame que l’amant entreprenant
Em brincos amorosos mal tratada,
Maltraite par des assauts amoureux,
Que se aqueixa e se ri num mesmo instante,
Qu’elle reproche et accepte dans le même instant,
E se torna entre alegre magoada,
Hésitant entre joie et peine,
 Desta arte a Deusa, a quem nenhuma iguala,
Dans cet art la Déesse, que personne n’égale,
  Mais mimosa que triste ao Padre fala:
Plus douce que triste parle à Jupiter, le Père :


 

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-38
OS LUSIADAS II-38

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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