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Le discours martial de Nuno Álvares Pereira (3) -OS LUSIADAS IV-17 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Com quem foram contino sopeados

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-17  LES LUSIADES IV-17
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-17
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Les préparatifs au combat
Le discours martial de Nuno Álvares Pereira
(3)

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-« Com quem foram contino sopeados
– « Qui a continué à s’opposer
  Estes, de quem o estais agora vós,
A ceux qui se présentent face à vous désormais,
 Por Dinis e seu filho, sublimados,
  Guidés par Denis et son fils, sublimés,
Senão co’os vossos fortes pais, e avôs?
  Si ce ne sont vos vaillants parents, et vos grands-pères ?
 Pois se com seus descuidos, ou pecados,
  Car si, par sa négligence ou ses péchés,
  Fernando em tal fraqueza assim vos pôs,
Ferdinand  vous a maintenu dans un tel état de faiblesse,
Torne-vos vossas forças o Rei novo:
  Apportez vos forces dès à présent au nouveau Roi :
Se é certo que co’o Rei se muda o povo.
  S’il est vrai qu’avec un Roi, le peuple lui-même se transforme. 

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

CAMOES OS LUSIADAS III-17 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-17 LES LUSIADES III-17
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-17

OS LUSIADAS III-17

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  17
Strophe 17

III-17

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-17
LES LUSIADES III-17

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« Eis aqui se descobre a nobre Espanha,
« Ici, on trouve la noble Espagne,
Como cabeça ali de Europa toda,
Considérée comme la tête de toute l’Europe,
 Em cujo senhorio o glória estranha
Pour laquelle l’étrange gloire 
Muitas voltas tem dado a fatal roda;
A bien des fois tournée sur la roue du destin ;
Mas nunca poderá, com força ou manha,
Mais jamais ils ne se satisferont, par force ou par ruse,
A fortuna inquieta pôr-lhe noda,
 De voir la fortune l’inquiéter,
Que lhe não tire o esforço e ousadia
Et pour cela, ils redoubleront d’effort et d’audace
Dos belicosos peitos que em si cria.
 Les poitrines belliqueuses qui, en elle, ont vu le jour.

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NOTES ET PRECISIONS
LA MAURITANIE TINGITANE
DANS
LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« MAURITANIE, (Géogr. anc.) en latin Mauretania, comme portent la plupart des anciens monumens, & non Mauritania.

Grande contrée d’Afrique, en partie sur la mer Méditerranée, en partie sur l’Océan occidental. Anciennement elle n’obéissoit qu’à un seul roi. Bocchus y regnoit du tems de la guerre de Jugurtha. Ses héritiers la diviserent en deux royaumes, qui furent réunis en un seul sous Juba, & sous son fils Ptolomée, par la libéralité d’Auguste ; c’est pour cela qu’Horace l’appelle Jubæ tellus. Ensuite l’empereur Claude ayant subjugué les Maures, pour les punir du meurtre du roi Ptolomée, partagea ce vaste état en deux provinces, dont celle qui étoit à l’occident fut nommée Mauritanie tingitane, & celle qui étoit à l’orient fut appellée Mauritanie cesariense ; enfin, dans la suite, il se forma une troisieme province, à laquelle on donna le nom de Mauritanie citifense.

La Mauritanie tingitane, tingitana, tiroit son nom de la ville de Tingis, métropole de la province. C’étoit en quelque maniere la Mauritanie propre ; car la Mauritanie césariense étoit renfermée pour la plus grande partie dans la Numidie des Marsesyliens. Cette province étoit bornée au nord par le détroit d’Hercule, aujourd’hui de Gibraltar, & par la mer Méditerranée ; à l’orient par le fleuve Malva ; au midi par le mont Atlas, & au couchant par l’Océan atlantique. »

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 10 – page 211

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-17 LES LUSIADES III-17
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

LES LUSIADES II-17 OS LUSIADAS

LES LUSIADES II-17 OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-17

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  17
Strophe 17

II-17

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

Na terra, cautamente aparelhavam
Sur la terre, les Maures sortaient prudemment
Armas e munições que, como vissem
Les armes et les munitions, et attendaient
 Que no rio os navios ancoravam,
Que les navires se mettent à quai,
Neles ousadamente se subissem;
Pour les arraisonner sévèrement ;
E, nesta traição determinavam
Et, sur cette trahison affirmée,
Que os de Luso de todo destruíssem,
Que les Lusitaniens soient détruits,
E que incautos pagassem deste jeito
Et qu’ils payent de cette façon
 O mal que em Moçambique tinham feito.
Le mal qu’ils avaient fait à Mozambique.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-17

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

CHARLES MAGNIN
Revue des Deux Mondes
1832
Tome 6
Littérature étrangère – Luiz de Camoëns