Archives par mot-clé : verset 11

L’AIR & LE FEU- OS LUSIADAS VI-11 – LES LUSIADES – Luís de Camões -Ali sublime o Fogo estava em cima

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO VI
CANTO SEXTO

Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS VI-11 LES LUSIADES VI-11

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LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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Ali sublime o Fogo estava em cima,
Là, sublime, le Feu trônait tout au-dessus,
Que em nenhuma matéria se sustinha;
Qui ne contient aucun élément matériel ;
Daqui as coisas vivas sempre anima,
Qui toujours anime les choses vivantes,
Depois que Prometeu furtado o tinha.
Depuis qu’au ciel Prométhée l’a dérobé.
Logo após ele leve se sublima
Juste après, se lève sublime aussi
O invisível Ar, que mais asinha
L’Air invisible, qui occupe
Tomou lugar, e nem por quente ou frio,
Tous les lieux, et qui, chaud ou froid,
Algum deixa no mundo estar vazio.
Ne laisse jamais de place au vide dans le monde.


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MÉDUSE AU LARGE DE L’ARCHIPEL DES BIJAGOS – OS LUSIADAS V-11 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – As Dórcadas passamos

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-11 LES LUSIADES V-11
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LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« As Dórcadas passamos, povoadas
« Les îles de l’archipel des Bijagos nous passâmes, peuplées
Das Irmãs, que outro tempo ali viviam,
Des Gorgones, sœurs célèbres qui séjournèrent là-bas,
Que de vista total sendo privadas,
Qui de toute vision étaient privées,
Todas três dum só olho se serviam.
Toutes les trois ne se servant que d’un seul œil.
Tu só, tu, cujas tranças encrespadas
Toi seule, ô Méduse, toi dont les tresses crépues
Netuno lá nas águas acendiam,
Enflammèrent passionnément Neptune dans ses eaux,
Tornada já de todas a mais feia,
Toi qui fus ensuite la plus laide de tous les temps,
De bívoras encheste a ardente areia.
Et qui couvris le sable brûlant de vipères.

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Gorgoneion d’époque archaïque

LES BASQUES ET LES ASTURIENS – OS LUSIADAS IV-11 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Também movem da guerra as negras fúrias

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-11  LES LUSIADES IV-11
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-11
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Les préparatifs au combat
Les Basques et les Asturiens

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« Também movem da guerra as negras fúrias
« Elle ébranle aussi, les noires furies de la guerre
 A gente Biscainha, que carece
 Le peuple Biscayen, privé
   De polidas razões, e que as injúrias
De manières raffinées, et qui jamais ne tolère
 Muito mal dos estranhos compadece.
  Les injures et les menaces des étrangers.
  A terra de Guipúscua e das Astúrias,
Les terres de Guipúzcoa et des Asturies,
  Que com minas de ferro se enobrece,
Qui, par les mines de fer anoblies,
Armou dele os soberbos moradores,
  Ont armé leurs habitants fiers,
  Para ajudar na guerra a seus senhores.
  Pour appuyer leurs maîtres à la guerre.  

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

CAMOES OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES III-11
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-11

OS LUSIADAS III-11

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  11
Strophe 11

III-11

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11
LES LUSIADES III-11

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« Entre este mar e o Tánais vive estranha
« Entre cette mer et le fleuve Tanaïs* vivent des étranges
 Gente: Rutenos, Moseos e Livónios,
Peuples : les Ruthènes**, les Moscovites et les Livoniens***,
Sármatas outro tempo; e na montanha
Jadis appelés les Sarmates**** ; et des montagnes
  Hircínia os Marcomanos são Polónios.
Hercyniennes*****, nous trouvons les Marcomans****** , qui sont les Polonais.
Sujeitos ao Império de Alemanha
Puis nous avons les sujets de l’Empire d’Allemagne :
     São Saxones, Boêmios e Panónios,
 Ce sont les Saxons, les Bohémiens et les Pannoniens,
E outras várias nações, que o Reno frio
Et plusieurs autres nations, que le glacial Rhin
Lava, e o Danúbio, Amasis e Albis rio.
 Traverse, ainsi que le Danube, l’Amasis******* et l’Albis********. »

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NOTES ET PRECISIONS

*Tanaïs (Τάναϊς)- actuellement Le Don (Дон = « la rivière » chez les Scythes) qui se jette dans la mer d’Azov (Crimée-Mer Noire)  

**Les Ruthènes vivent dans les Carpates Orientales (Ukraine approximativement)

*** Les Livoniens : « LIVONIE, la (Géog.) province de l’empire russien, avec titre de duché, sur la mer Baltique, qui la borne au couchant, & sur le golfe de Finlande, qui la borne au nord. Cette province peut avoir environ cent milles germaniques de longueur, en la prenant depuis les frontieres de la Prusse jusqu’à Riga, & quarante milles dans sa plus grande largeur, sans y comprendre les îles. » (Jaucourt – L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 Tome 9, p. 600)

****Les Sarmates :  » SARMATES ou SAUROMATES, s. f. pl. (Hist. anc.) nation nombreuse & belliqueuse, qui étoit divisée en plusieurs tribus. Leur pays appellé Sarmatie, se divisoit en Européenne & en Asiatique ; la premiere s’étendoit depuis la Vistule, jusqu’au Pont-Euxin, au Bosphore cimmérien, le Palus Méotide, & étoit séparée par le Tanaïs, de la Sarmatie Asiatique ou Scythie. Ce vaste pays renfermoit ceux qui sont connus aujourd’hui sous le nom de Pologne, de Russie, & une partie de la Tartarie.  Les Sarmates commencerent à menacer l’empire romain en 63 sous l’empire de Néron ; ils furent défaits en plusieurs occasions par Marc-Aurele, par Carus, par Constantin, sous l’empire duquel ils furent chassés par leurs esclaves nommés Limigantes ; mais ils furent remis en possession par l’empereur Constance. En 358, en 407, ils firent une irruption dans les Gaules avec plusieurs autres nations barbares. Leur pays fut ensuite subjugué par les Huns sous Attila. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 – Tome 14, p. 661)

***** Montagne Hercyniennes ou Chaîne Varisque

****** Les Marcomans : «  MARCOMANS, les (Géogr. anc.) Marcomani, ancien peuple de la Germanie, où ils ont habité différens pays. Spener croit ce mot formé de marck & de manner, deux mots allemands, qui signifient des hommes établis pour la garde & la défense des frontieres. On conjecture avec probabilité, que la demeure des Marcomans étoit entre le rhin & le Danube. Cluvier a tâché de marquer les bornes précises du pays des Marcomans. Il dit que le Nécre bornoit la Marcomanie au nord ; que le Kocker qui se joint au Nécre, & le Brentz qui se jette dans le Danube, la bornoient à l’orient, le Danube au midi, & le Rhin à l’occident. Tout cela est assez vraissemblable. De cette façon les Marcomans auroient possédé les terres que comprend le duché de Wirtemberg, la partie du Palatinat du Rhin qui est entre le Rhin & le Nécre, le Brisgaw, & la partie du duché de Souabe, située entre la source du Danube & le Brentz. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 – Tome 10, page 90)

******** Amasis = Ems aujourd’hui : « EMS, (Géog. mod.) fleuve d’Allemagne ; il a sa source au comté de la Lippe, passe dans l’Oost-Frise, & se jette dans la mer au-dessus d’Embden. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 Tome 5, p. 601)

********* Albis – Albia – Elbe -(Tchéquie & Allemagne) se jette dans la Mer du Nord

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES III-11
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

LES LUSIADES II-11 OS LUSIADAS

LES LUSIADES II-11  OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-11

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  11
Strophe 11

II-11

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

Ali tinha em retrato afigurada
Il y avait un portrait figurant
Do alto e Santo Espírito a pintura:
En peinture le Saint-Esprit :
  A cândida pombinha debuxada
Une candide colombe immaculée
  Sobre a única Fénix, Virgem pura;
Sur l’unique Phénix, la Sainte Vierge pure ;
 A companhia santa está pintada
La compagnie sainte était peinte
Dos doze, tão torvados na figura,
Des douze Apôtres, aux visages inquiets,
Como os que, só das línguas que caíram,
Comme eux, seulement touchés par des langues
De fogo, várias línguas referiram.
De feu, parlèrent de multiples langues.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-11

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

CHARLES MAGNIN
Revue des Deux Mondes
1832
Tome 6
Littérature étrangère – Luiz de Camoëns