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MUSEE DE LA CATHEDRALE de BURGOS – MUSEO DE LA CATEDRAL DE BURGOS

MUSEE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS
MUSEO DE LA CATEDRAL DE BURGOS

CATHEDRALE DE BURGOS
CATEDRAL DE BURGOS

BURGOS
布尔戈斯
ブルゴス
Бургос

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Photos Jacky Lavauzelle
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 LA CATHEDRALE  de BURGOS
Cathédrale Sainte-Marie de Burgos
Catedral de Santa María de Burgos
布尔戈斯圣玛丽大教堂
ブルゴス大聖堂の聖マリア
Собор Святой Марии Бургос


Museo de la Catedral
de Burgos
Le Musée de la Cathédrale
de Burgos

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Peintures de Gregorio Martínez

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LA DEPOSITION DU CHRIST
Descendimiento de Cristo
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MUSEO DE LA CATEDRAL
MUSEE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS

LA DEPOSITION DU CHRIST MUSEE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS

la-deposition-du-christ-musee-de-la-cathedrale-burgos-2LA DEPOSITION DU CHRIST
DESCENDIMIENTO DE CRISTO

MUSEE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS
MUSEO DE LA CATEDRAL DE BURGOS

CATHEDRALE DE BURGOS
CATEDRAL DE BURGOS

BURGOS
布尔戈斯
ブルゴス
Бургос

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Photos Jacky Lavauzelle
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LA DEPOSITION DU CHRIST
DESCENDIMIENTO DE CRISTO
Museo de la Catedral
de Burgos
Le Musée de la Cathédrale
de Burgos

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LA DEPOSITION DU CHRIST
Descendimiento de Cristo
Siglo XVII – XVIIe Siècle
Copia Espanola de Tintoretto
Copie Espagnole du Tintoret
Oleo sobre lienzo
Huile sur toile

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La Déposition du Christ
dans
ÉVANGILE DE SAINT JEAN

33
Il vint donc des soldats qui rompirent les jambes au premier, et de même à l’autre qu’on avait crucifié avec lui.

33
Puis étant venus à Jésus, et voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui rompirent point les jambes ;

34
mais un des soldats lui perça le côté avec une lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.

35
Celui qui l’a vu, en rend témoignage (et son témoignage est véritable, et il sait qu’il dit vrai), afin que vous le croyiez aussi.

36
Car ces choses ont été faites afin que cette parole de l’Écriture fût accomplie : Vous ne briserez aucun de ses os.

37
Il est dit encore dans un autre endroit de l’Écriture : Ils verront celui qu’ils ont percé.

38
Après cela Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret, parce qu’il craignait les Juifs, demanda à Pilate qu’il lui permît d’enlever le corps de Jésus ; et Pilate le lui ayant permis, il vint et enleva le corps de Jésus.

39
Nicodème, qui était venu trouver Jésus la première fois durant la nuit, y vint aussi, avec environ cent livres d’une composition de myrrhe et d’aloès ;

40
et ayant pris le corps de Jésus, ils l’enveloppèrent dans des linceuls avec des aromates, selon la manière d’ensevelir qui est en usage parmi les Juifs.

41
Or il y avait au lieu où il avait été crucifié un jardin, et dans ce jardin un sépulcre tout neuf, où personne n’avait encore été mis.

42
Comme donc c’était le jour de la préparation du grand jour du sabbat des Juifs, et que ce sépulcre était proche, ils y mirent Jésus.

ÉVANGILE DE SAINT JEAN
19 – 33/42
La Sainte Bible
 traduite par Lemaistre de Sacy

Hommage à Théophile Viau

Hommage à Théophile de Viau

enfer Dante Doré

La Balade
aux Enfers

Echantillon et composition libre à partir des poèmes de Théophile de Viau

Chacun à son plaisir doit gouverner son âme et sa peine.
Moi, j’ai vécu longtemps par le feu animal
Je vivais de poison et je distillais mon mal
Un jour, enfin, j’ai su échafauder la feinte
Et de ce triste vallon ouvrir la nuit à des milliers de plaintes
Y laissant à jamais et la poudre et la haine.

Maintenant mon cœur se chauffe au devant de la gloire
Quand, hier, épuisé, il se consumait encore.
Sur mes pas languissaient les pluies de la mort
Sans forces plombé d’une voûte large et noire
Ne respirant brutal que la flamme et le fer,
Je croyais alors que mon ombre étonnerait l’enfer,
Employant au carnage, et le sang, et les charmes.
Je n’étais qu’un pantin sans fortune ni armes.

Hier encore je m’engourdissais dans l’idolâtrie
Depuis longtemps déjà j’oubliais ma patrie
Sans plus se souvenir de ce que j’étais jadis,
Je croyais fermement que ce sort résumait ma vie
Mon esprit enragé y voulait voir la guerre
Pour son contentement, et le Ciel, et la terre,
Plongés dans la froidure des tréfonds du Chaos
Quand des flèches plantées rougissaient tout mon dos
Dans cet entonnoir que je croyais narguer,
Je me voulais régent, je n’étais que laquais.

De ce monde tout entier j’en attendais la ruine.
De cette histoire ici je souhaite vous conter
Sans amitiés dans cette tempête que j’ai su dompter.
Du désordre comment j’ai bifurqué par la voie divine.

J’ai joui toute la nuit et j’ai joué tout le jour,
M’admirant du plus près dans des actes délictueux,
Mais n’étais-je point dans le sombre tombeau sinueux
En croyant aimer sous un épais voile, aveuglé pour toujours.

C’est alors enfin que je descendis voir la vicieuse Créature
Qui en ces lieux régnait sans feux ni habits
Qui fit pis que m’arracher les couleurs de la vie
Se pavanant sous les lustres de frénétiques peintures.

Je traînais mille fois ma prison, la glace dans mes os mutilés
Ce nid m’enchaînait et mon âme toute déchirée
N’avait pas encore goûté ni usé aux joies fécondes
En tournant sans cesse dans la funeste ronde.

Ô mort, si vous le voulez je suis prêt à partir ;
J’étais à ce point démuni de raison pour pouvoir réussir
Assuré que si je mourrai je ne perdrai qu’un cœur éméché, 
Abîmes ! Vous savez mal ce qu’est un cœur asséché
Quand dépouillé, dévidé, il ne reste que la bile.

Les pas qui me portaient toutefois tremblaient malhabiles.

Le monstre devenu noir pressait sans cesse mon mal,
La douleur d’alors d’un seul coup par miracle s’en alla.
A force de pression plus un cri ne sortit par ce poing brutal

 

Une porte alors s’ouvrit, un rayon, l’au-delà.
Je sentis alors un feu enfin me prendre, me soulever
Je jurais, chavirais et tremblait de toute mon âme diminuée,
Par cette flèche d’or que vous m’aviez tirée.
Le Mal s’acharnait, gesticulait fort encore
Jamais dans sa poigne je ne sentis autant la mort

Par le renfort de ses sbires assoiffés en nuées.
Poussé par une délicieuse ardeur je frémissais
Bien loin encore du port où le glas s’éteignait
Ce vent rejetait et ce voile et la nuit mise à bas
Je m’élevais abandonnant un peu plus les sévères frimas.
Et les doigts du Malin desserrant ses filets
Ne purent que se résoudre à ouvrir les collets.

Aux accents apeurés et tremblants de ma voix
J’ai vu alors et les fleuves et les bois
Des couleurs en nombre et des étoiles partout
Mes yeux riaient dansaient croyant m’en rendre fou
Mon corps s’embrasait comme l’avait fait mon âme.
Le lieu sombre cacha sous la lune son venin et sa lame.

Ce nouveau Ciel de son plus doux flambeau
Inspira dans son sein ce qu’il a de plus beau.
Mes sens retrouvèrent leur raison et ma vie la joie,
Enfin si libre sans devoir une fois encore me lever dans l’effroi.
D’une chute si longue aux tourments sans visages
J’ai trouvé depuis la grâce aux traits si doux et sages.

Jacky LAVAUZELLE