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GERMAIN NOUVEAU SPHINX (POEME)

 SPHINX GERMAIN NOUVEAU
LITTERATURE FRANCAISE
SYMBOLISME

germain-nouveau-poemes-poesie-artgitato

Germain Nouveau

31 juillet 1851 Pourrières (Var) – 4 avril 1920 Pourrières

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POEMES
VALENTINES ET AUTRES VERS

LA POESIE DE
GERMAIN NOUVEAU
SPHINX

Valentines et autres vers

Texte établi par Ernest Delahaye
Albert Messein, 1922
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sphinx-germain-nouveau-sphinx-non-renove-1867
*

GERMAIN NOUVEAU
SPHINX

Toutes les femmes sont des fêtes,
Toutes les femmes sont parfaites,
Et dignes d’adoration,
Sous les fichus ou sous les mantes
Toutes les femmes sont charmantes,
Oui, toutes, sans exception ;

Toutes les femmes sont des Belles
Sous les chapeaux ou les ombrelles
Et sous le petit bonnet blanc ;
Toutes les femmes sont savantes,
Les princesses et les servantes,
Les ignorantes… font semblant ;

Toutes les femmes sont des reines :
Impératrices souveraines
Et grisettes de magasin,
Et premières communiantes,
Avant comme après si liantes
Avec les lèvres du cousin ;

 Toutes les femmes sont honnêtes,
Le cœur loyal et les mains nettes,
En sabots, ou sur les patins ;
Adorables prostituées,
Nous mériterions vos huées :
C’est nous qui sommes les… pantins.

Toutes les femmes sont des saintes,
Surtout celles qui sont enceintes
Tous les neuf mois sans perdre un jour,
Et qui de janvier à décembre
Se pâment la nuit dans leur chambre
Par la volonté de l’Amour.

Toutes, toutes, sont bienheureuses
D’élargir leur grottes ombreuses
D’où l’amour a fichu la peur
Par la fenêtre… déchirée.
« Et la fille déshonorée ? »
Rit dans sa barbe… de sa peur.

Plus fines que nous et meilleures,
Elles nous sont supérieures…
Chaque français, dans tous les cas,
S’il les aborde se découvre
Et c’est le plus grand, dans le Louvre,
Qui sait saluer… le plus bas.

Belle, parfaite, reine, sainte,
Honnête si ce n’est enceinte,
Tout cela s’applique fort bien
À la femme que tu veux être…
Mais… si l’on pouvait Vous connaître,
Ah !… quant à moi… je ne sais rien…

Devant Vous je songe, immobile,
Tel, droit, sur son cheval Kabyle,
Bonaparte, au regard de lynx,
Sans suite, seul, un grand quart d’heure,
Au soleil des sables, demeure
Fixe et rêveur, devant le Sphinx !

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SPHINX
Germain Nouveau

LES CHÂTEAUX Poème de Fernando PESSOA OS DOS CASTELOS Poema de Fernando PESSOA

LES CHÂTEAUX OS DOS CASTELOS 
Poème de Fernando Pessoa
Poema de Fernando Pessoa
Mensagem Pessoa
os dos castelos poema de fernando pessoa les châteaux poème de Fernando Pessoa Artgitato




Traduction – Texte Bilingue
tradução – texto bilíngüe

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE PORTUGAISE
POESIE PORTUGAISE

Literatura Português

FERNANDO PESSOA
1888-1935
Fernando Pesso Literatura Português Poesia e Prosa Poésie et Prose Artgitato

 




Os Dos Castelos
poema de Fernando Pessoa

Les Châteaux
poème de Fernando Pessoa

A Europa jaz, posta nos cotovelos:
L’Europe a posé ses coudes
De Oriente a Ocidente jaz, fitando,
De l’Est à l’Ouest, elle est là, fixant
E toldam-lhe românticos cabelos
Et obscurcissant ses cheveux romantiques
Olhos gregos, lembrando.
Sur ses yeux grecs, elle se souvient.

O cotovelo esquerdo é recuado;
Le coude gauche est en retrait ;
O direito é em ângulo disposto.
Le droit en angle droit.
Aquele diz Itália onde é pousado;
Celui-ci l’Italie d’où elle part;
Este diz Inglaterra onde, afastado,
Celui-là l’Angleterre d’où part
A mão sustenta, em que se apoia o rosto.
La main qui maintien son visage.

Fita, com olhar esfíngico e fatal,
Fixe, regard de sphinx, fatal,
O Ocidente, futuro do passado.
L’Occident est l’avenir du passé.

O rosto com que fita é Portugal.
Le visage fixe voilà le Portugal.

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8 de dezembro de 1928
8 décembre 1928

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LES CHÂTEAUX Poème de Fernando PESSOA
OS DOS CASTELOS Poema de Fernando PESSOA