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LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS SONNET 17 Who will believe my verse in time to come

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

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SONNET 17

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets SHAKESPEARE
Who will believe my verse in time to come

Qui croira mes versets dans les temps à venir

1598 

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Who will believe my verse in time to come,
Qui croira mes versets dans les temps à venir,
If it were fill’d with your most high deserts?
Si de vos mérites les plus élevés, ils s’en trouvaient saturés ?
Though yet heaven knows it is but as a tomb
Pourtant, le ciel sait que ce n’est qu’un tombeau
Which hides your life, and shows not half your parts.
Qui cache votre vie et ne dévoile que la moitié de vos atours.

*








 If I could write the beauty of your eyes,
Si je pouvais écrire la beauté de vos yeux,
And in fresh numbers number all your graces,
Et lister toutes vos grâces,
The age to come would say ‘This poet lies;
Le futur dirait : « Ce poète ment !
Such heavenly touches ne’er touch’d earthly faces.’
De telles formes célestes ne touchent pas les visages terrestres. »

*

So should my papers, yellow’d with their age,
De même, mes papiers, jaunis par le temps,
Be scorn’d, like old men of less truth than tongue,
Seraient méprisés, comme des vieillards moins vrais que bavards,
And your true rights be term’d a poet’s rage
Et vos véritables mots comme la rage d’un poète

*

And stretched metre of an antique song:
Et le mètre étiré d’une antique chanson :
But were some child of yours alive that time,
Mais si un enfant de vous se retrouvait dans cette époque,
You should live twice,—in it, and in my rhyme.
Vous vivriez deux fois : en lui et dans ma rime.

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SONNET 17

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS

Louise Labé Sonnet XVII -Das siebzehnte Sonett

Louise Labé
POESIE FRANCAISE
LOUISE LABE SONNET XVII
Das siebzehnte Sonett




LOUISE LABE
1524-1566

Sonnets Louise Labé par Pierre Woeiriot Artgitato
Louise Labé par Pierre Woeiriot




 

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Œuvres de Louise Labé
 


SONNET XVII
Das fünfzehnte Sonett

-traduction Jacky Lavauzelle-
Übersetzt von Rainer Maria Rilke
Traduction allemande de Rilke

Louise Labé Les Sonnets Giovanni Bellini Jeune Femme à sa toilette 1515 Musée d'histoire de l'Art de VienneGiovanni Bellini
Jeune Femme à sa toilette
1515
Musée d’histoire de l’Art de Vienne

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Ie fuis la vile, et temples et tous lieus,
Je fuis la ville, et les temples et tous les lieux,
Ich flieh die Stadt, die Kirchen, jeden Ort,
Esquels prenant plaisir à t’ouir pleindre,
Dans lesquels prenant plaisir à t’entendre plaindre,
 wo ich dich sehe, wo du dich beklagst
Tu peus, et non sans force, me contreindre
Tu peux, et non sans force, me contraindre
 und, wie du bist, gewaltsam, immerfort
De te donner ce qu’estimois le mieus.
De te donner ce que j’estimais le plus.
 dem näher kommst, was du zu fordern wagst.

*

Masques, tournois, ieus me sont ennuieus,
Masques, tournois, jeux me sont ennuyeux,
Turniere, Spiele, Maskenzüge: nichts
Et rien sans toy de beau ne me puis peindre :
Et sans toi, rien de beau  je ne me puis peindre :
 von alledem ist mit dir zu vergleichen.
Tant que tachant à ce désir esteindre,
Tant qu’essayant d’éteindre ce désir,
 Ich suche meinen Wünschen auszuweichen
Et un nouuel obget faire à mes yeus,
Et un nouvel objet faire à mes yeux,
 und, von dir abgekehrten Angesichts,

*

Et des pensers amoureus me distraire,
Et des pensées amoureuses me distraire,
daß etwas dem Verliebtsein mich entrisse,
Des bois espais sui le plus solitaire :
Être solitaire dans d’épaisses forêts :
 verlier ich im Gehölz mich hin und her;
Mais i’aperçoy, ayant erré maint tour,
Mais j’aperçois, ayant longtemps erré,
 doch alles ist gemacht, damit ich wisse:

*

Que si ie veus de toy estre deliure,
Que si je veux être délivrée de toi,
Ich müßte, um dich wirklich aufzugeben,
Il me conuient hors de moymesme viure.
Il me convient de vivre hors de moi-même.
 aus mir hinaus und außer meiner leben:
Ou fais encor que loin sois en seiour.
Ou encore que je séjourne loin.
 denn als Entfernter bist du dort noch mehr.

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Das siebzehnte Sonett
Louise Labé sonnet XVII

Canzoniere Poet – CANZONIERE PETRARCA SONETTO 17- LE CHANSONNIER Pétrarque Sonnet 17

Traduction – Texte Bilingue
Le Chansonnier PETRARQUE Sonnet 17
LITTERATURE ITALIENNE

Letteratura Italiana

PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

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Canzoniere Petrarca Sonetto 17

LE CHANSONNIER PETRARQUE SONNET 17

Rerum vulgarium fragmenta
Fragments composés en vulgaire

PRIMA PARTE
Première Partie

17/366

Piovonmi amare lagrime dal viso
Il pleut des larmes amères de mon visage
con un vento angoscioso di sospiri,
avec un vent angoissé de soupirs,
  quando in voi adiven che gli occhi giri
lorsqu’en vous il m’advient de diriger mes yeux
per cui sola dal mondo i’ son diviso.
par qui seulement du monde je me suis séparé.

*

 Vero è che ’l dolce mansüeto riso
Il est vrai que votre doux sourire de mansuétude
  pur acqueta gli ardenti miei desiri,
calme quelque peu l’ardeur de mes désirs,
  et mi sottragge al foco de’ martiri,
et me soustrait au feu du martyre,
     mentr’io son a mirarvi intento et fiso.
tant que mes mots se fixent sur mon regard.

*

 Ma gli spiriti miei s’aghiaccian poi
Mais mes esprits alors se glacent
ch’i’ veggio al departir gli atti soavi
quand je vois une séparation de ces doux actes
 torcer da me le mie fatali stelle.
écartant de moi mes étoiles fatales.

*

 Largata alfin co l’amorose chiavi
Enfin élargie avec les clés de l’amour
 l’anima esce del cor per seguir voi;
l’âme sort de mon cœur afin de vous suivre ;
et con molto pensiero indi si svelle.
et alors émergent de nombreuses pensées.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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canzoniere Petrarca sonetto 17
le chansonnier Pétrarque sonnet 17
canzoniere poet

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