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LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS SONNET 16 But wherefore do not you a mightier way

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

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SONNET 16

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets SHAKESPEARE
But wherefore do not you a mightier way

Mais pourquoi n’avez-vous pas de manière plus puissante

1599 

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 But wherefore do not you a mightier way
Mais pourquoi n’avez-vous pas de manière plus puissante
Make war upon this bloody tyrant, Time?
Pour guerroyer contre ce tyran sanguinaire : le Temps ?
And fortify your self in your decay
Et pourquoi ne pas vous fortifiez contre votre décadence
With means more blessed than my barren rhyme?
Avec des moyens plus heureux que ma rime stérile ?

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Now stand you on the top of happy hours,
Maintenant, vous vous tenez au sommet des heures heureuses,
And many maiden gardens, yet unset,
Et de nombreux jardins, encore vierges,
With virtuous wish would bear you living flowers,
Avec une vertueuse envie, porteraient vos fleurs vivaces,
Much liker than your painted counterfeit:
Vous ressemblant beaucoup plus que votre portrait peint :

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So should the lines of life that life repair,
Ainsi, les lignes de vie reviendraient dans votre vie,
Which this, Time’s pencil, or my pupil pen,
Ce que ni le crayon ni la plume de l’élève,
Neither in inward worth nor outward fair,
Ni en vertu intérieure ni en grâces extérieures,

*

Can make you live your self in eyes of men.
Ne pourraient faire vivre aux yeux des hommes.
To give away yourself, keeps yourself still,
En vous donnant vous-même, vous vous conserverez toujours,
And you must live, drawn by your own sweet skill.
Et vous vivrez dans un doux portrait réalisé par votre propre talent.

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SONNET 16

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS

Louise Labé Sonnet XVI – Das sechzehnte Sonett

Louise Labé
POESIE FRANCAISE
LOUISE LABE SONNET XVI
Das sechzehnte Sonett




LOUISE LABE
1524-1566

Sonnets Louise Labé par Pierre Woeiriot Artgitato
Louise Labé par Pierre Woeiriot




 

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Œuvres de Louise Labé
 


SONNET XVI
Das sechzehnte Sonett

-traduction Jacky Lavauzelle-
Übersetzt von Rainer Maria Rilke
Traduction allemande de Rilke

Louise Labé Les Sonnets Giovanni Bellini Jeune Femme à sa toilette 1515 Musée d'histoire de l'Art de VienneGiovanni Bellini
Jeune Femme à sa toilette
1515
Musée d’histoire de l’Art de Vienne

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Apres qu’un tems la gresle et le tonnerre
Apres que la grêle et le tonnerre
Wenn Wetter eine Zeit und Hagelschauer
 Ont le haut mont de Caucase batu,
Aient battu les monts du Caucase,
oben den hohen Kaukasus umfing,
 Le beau iour vient, de lueur reuétu.
Le beau jour vient ; de lueur revêtu.
kommt langsam wieder schönes Licht zur Dauer.
   Quand Phebus ha son cerne fait en terre,
Quand Phébus fait son auréole sur la terre,
Und Phöbus, wenn er seinen vollen Ring

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Et l’Ocean il regaigne à grand erre
Et regagne à grande vitesse l’Océan
vollendet hat, tritt rückwärts in die Wogen
Sa seur se montre avec son chef pointu.
Sa sœur qui se montre avec son chef pointu.
 und läßt die schmale Schwester an die Reih.
 Quand quelque tems le Parthe ha combatu,
Quelques instants le Parthe l’a combattu,
Sogar des Parthers Kampfwut geht vorbei,
Il prent la fuite et son arc il desserre.
Il prend la fuite et desserre son arc.
 er flieht zuletzt und schleppt den schlaffen Bogen.

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Un tems t’ay vù et consolé pleintif,
Un temps je t’ai vu plaintif,
War eine Zeit, da schien dir mein Gefühl
Et defiant de mon feu peu hatif :
Et je t’ai vu méfiant de mon feu peu hâtif :
 (ich tröstete dich manchmal) unentschlossen;
 Mais maintenant que tu m’as embrassee,
Mais maintenant que tu m’as embrassée,
doch jetzt, seit ich in deinen Armen war 

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Et fuis au point auquel tu me voulois,
Et fuis comme tu me voulais,
und dort, wo du mich wolltest, ganz und gar:
Tu as ta flame en quelque eau arrosee,
Ta flamme s’en trouve quelque peu arrosée,
 hast du dein Feuer plötzlich fortgegossen
Et es plus froit qu’estre ie ne soulois.
Et tu es plus froid que .je n’étais.
 und bist, wie ich es niemals konnte, kühl.

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Das sechzehnte Sonett
Louise Loubé Sonnet XVI