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LE CHANSONNIER PÉTRARQUE POÉSIE CANZONIERE SONNET 148 (Première Partie) – CXLVIII

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FRANCESCO PÉTRARQUE POÉSIE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

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Canzoniere Petrarca  Sonetto 148

LE CHANSONNIER PÉTRARQUE Sonnet 148
CXLVIII

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

148/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

 

Non Tesin, Po, Varo, Adige et Tebro,
Ni Tessin, Po, Var, Adige et Tibre,
Eufrate, Tigre, Nilo, Hermo, Indo et Gange,
Euphrate, Tigre, Nil, Hermos*, Indus et Gange,
Tana, Histro, Alpheo, Garona, e ‘l mar che frange,
Don, Danube*, Alphée, Garonne, et Timave****,
 Rodano, Hibero, Ren, Sena, Albia, Era, Hebro;
Rhône, Ebre, Rhin, Seine, Aube,  Aar, Hébron ;

[* Gediz Nehri fleuve de Turquie – **du grec Ἴστρος – Istros – ***Ρουφιάς / Roufiás (fleuve du Péloponnèse) – ****Reka ou Timave (Slovénie et Italie jusqu’à la mer Adriatique)

**

non edra, abete, pin, faggio, o genebro,
Ni lierre, sapin, pin, hêtre ou genévrier,
poria ‘l foco allentar che ‘l cor tristo ange,
Ne pourraient apaiser le feu qui consume mon triste cœur,
quant’un bel rio ch’ad ognor meco piange,
Comme un beau ruisseau* qui toutes les heures avec moi pleure,
co l’arboscel che ‘n rime orno et celebro.
Comme l’arbuste** qu’avec mes rimes j’orne et je célèbre.

[*La Sorgue – ** le Laurier / Laure]

**


**

Questo un soccorso trovo tra gli assalti
Je ne trouve pas d’autres secours aux assauts
d’Amore, ove conven ch’armato viva
D’Amour, et je dois vivre constamment armé
la vita che trapassa a si gran salti.
Cette vie qui trépasse à grands bonds.

**

Cosi cresca il bel lauro in fresca riva,
Que pousse le beau laurier sur la fraîche rive,
et chi ‘l pianto pensier’ leggiadri et alti
et pour celui qui le planta, de hautes et gracieuse pensées
ne la dolce ombra al suon de l’acque scriva.
Dans la douce ombre écrite au doux bruit de l’eau.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 148
PÉTRARQUE POÉSIE CANZONIERE
le chansonnier Pétrarque Sonnet 148
canzoniere poet

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PÉTRARQUE POÉSIE
CANZONIERE

CAMOES OS LUSIADAS III-16 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-16 LES LUSIADES III-16
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-16

OS LUSIADAS III-16

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  16
Strophe 16

III-16

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-16
LES LUSIADES III-16

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« Gália ali se verá que nomeada
«La Gaule, ensuite, se présente, connue,
Co’os Cesáreos triunfos foi no mundo,
Depuis les triomphes de César, de par le monde,
Que do Séquana e Ródano é regada,
Par la Seine et le Rhône, arrosée,
E do Giruna frio e Reno fundo.
Et par la fraîche Garonne et le Rhin profond.
Logo os montes da Ninfa sepultada
Bientôt se dressent les collines d’où sommeille la Nymphe
Pirene se alevantam, que segundo
Pyrène à son sommet, qui, selon
 Antiguidades contam, quando arderam,
Des anciens contes, lorsqu’elles furent incendiées,
Rios de ouro e de prata então correram.
Des rivières d’or et d’argent dévalèrent.
   

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-16 LES LUSIADES III-16
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

LA RENCONTRE GERMAIN NOUVEAU POEME

LA RENCONTRE GERMAIN NOUVEAU
LITTERATURE FRANCAISE
SYMBOLISME

germain-nouveau-poemes-poesie-artgitato

Germain Nouveau

31 juillet 1851 Pourrières (Var) – 4 avril 1920 Pourrières

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POEMES
VALENTINES ET AUTRES VERS

LA POESIE DE
GERMAIN NOUVEAU
LA RENCONTRE

Valentines et autres vers

Texte établi par Ernest Delahaye
Albert Messein, 1922
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la-rencontre-germain-nouveau-artgitato-joaquin-sorolla-promenade-au-bord-de-mer-1909Joaquin Sorolla
Promenade au bord de la mer
Paseo a orillas del mar
1909
*

LA RENCONTRE

Vous mîtes votre bras adroit,
Un soir d’été, sur mon bras… gauche.
J’aimerai toujours cet endroit,
Un café de la Rive-Gauche ;

Au bord de la Seine, à Paris :
Un homme y chante la Romance
Comme au temps… des lansquenets gris ;
Vous aviez emmené Clémence.

Vous portiez un chapeau très frais
Sous des nœuds vaguement orange,
Une robe à fleurs… sans apprêts,
Sans rien d’affecté ni d’étrange ;

Vous aviez un noir mantelet,
Une pèlerine, il me semble,
Vous étiez belle, et… s’il vous plaît,
Comment nous trouvions-nous ensemble ?

J’avais l’air, moi, d’un étranger,
Je venais de la Palestine
À votre suite me ranger,
Pèlerin de ta Pèlerine.

Je m’en revenais de Sion,
Pour baiser sa frange en dentelle,
Et mettre ma dévotion
Entière à vos pieds d’Immortelle.

Nous causions, je voyais ta voix
Dorer ta lèvre avec sa crasse,
Tes coudes sur la table en bois,
Et ta taille pleine de grâce ;

J’admirais ta petite main
Semblable à quelque serre vague,
Et tes jolis doigts de gamin,
Si chics ! qu’ils se passent de bague ;

J’aimais vos yeux, où sans effroi
Battent les ailes de votre Âme,
Qui font se baisser ceux du roi
Mieux que les siens ceux d’une femme ;

Vos yeux splendidement ouverts
Dans leur majesté coutumière…
Étaient-ils bleus ? Étaient-ils verts ?
Ils m’aveuglaient de ta lumière.

Je cherchais votre soulier fin,
Mais vous rameniez votre robe
Sur ce miracle féminin,
Ton pied, ce Dieu, qui se dérobe !

Tu parlais d’un ton triomphant,
Prenant aux feintes mignardises
De tes lèvres d’amour Enfant
Les cœurs, comme des friandises.

La rue où rit ce cabaret,
Sur laquelle a pu flotter l’Arche,
Sachant que l’Ange y descendrait,
Porte le nom d’un patriarche.

Charmant cabaret de l’Amour !
Je veux un jour y peindre à fresque
Le Verre auquel je fis ma cour.
Juin, quatre-vingt-cinq, minuit… presque.

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LA RENCONTRE GERMAIN NOUVEAU

MIHAI EMINESCU Împărat şi proletar II – Empereur et Prolétaire II

România – textul în limba română
Mihai Eminescu
Empereur et Prolétaire

EminescuEminescu

Traduction – Texte Bilingue
Traducerea Text bilingvă

Empereur et Prolétaire
Traduction Jacky Lavauzelle
MIHAI EMINESCU Împarat si proletar Empereure et Prolétaire Artgitato Gustave_Moreau_-_Phaeton,_1878


LITTERATURE ROUMAINE
POESIE ROUMAINE

Literatura Română
Romanian Poetry

Mihai Eminescu
1850 – 1889

poet roman
Poète Roumain

Empereur et Prolétaire
II

  Împărat şi proletar
II

1 decembrie 1874
1er décembre 1874

 

EMPEREUR ET PROLETAIRE
II

Pe malurile Senei, în faeton de gală,
En phaéton de gala, sur les rives de la Seine
Cezarul trece palid, în gânduri adâncit;
César va pâle, seul dans ses pensées ;
Al undelor greu vuiet, vuirea în granit
Des vagues lourdes de rugissement, tremblement du granit
A sute d-echipajuri, gândirea-i n-o înşală;
Sous de centaines équipages, ne le distrait pas ;
Poporul loc îi face tăcut şi umilit.
Le peuple rend les gens silencieux et humbles.

Zâmbirea lui deşteaptă, adâncă şi tăcută,
Intelligent, son sourire, profond, silencieux,
Privirea-i ce citeşte în suflete-omeneşti,
Un regard lisant dans les âmes,
Şi mâna-i care poartă destinele lumeşti,
Et cette main qui porte les destins du monde,
Cea grupă zdrenţuită în cale-i o salută.
Les groupes en haillons la saluent.
Mărirea-i e în taină legată de aceşti.
Sa gloire leur reste secrètement liée.

Convins ca voi el este-n nălţimea-i solitară
Il est convaincu que dans les hauteurs de sa solitude
Lipsită de iubire, cum că principiul rău,
Sans amour, telle que les principes du mal,
Nedreptul şi minciuna al lumii duce frâu;
Injustice et mensonge empoignent les rênes du monde ;
 Istoria umană în veci se desfăşoară,
L’histoire humaine jamais n’y déroge,
Povestea-i a ciocanului ce cade pe ilău.
Le marteau tombant sur l’enclume.

Şi el – el vârful mândru al celor ce apasă –
Et lui- pointe fière de ceux qui oppressent-
 
Salută-n a lui cale pe-apărătorul mut.
Salue dans son passage le muet défenseur.
De aţi lipsi din lume, voi cauza-ntunecoasă
Dans ce monde, manquant, vous, la cause ténébreuse
De răsturnări măreţe, mărirea-i radioasă,
Des grands bouleversements, l’apogée radieuse
Cezarul, chiar Cezarul de mult ar fi căzut.
De César, César-même aurait chuté.

Cu ale voastre umbre nimica crezătoare,
Par vos ombres qui ne croient plus en rien,
 Cu zâmbetu-vă rece, de milă părăsit,
Par vos masques de pitié froide,
Cu mintea de dreptate şi bine râzătoare,
Avec votre bon esprit et vos belles idées,
Cu umbra voastră numai, puteri îngrozitoare,
Avec seulement vos ombres, pouvoirs terrifiants,
La jugu-i el sileşte pe cei ce l-au urât.
Il oblige sous son joug ceux qui le haïssait.

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Împărat şi proletar
Eminescu
Empereur et Prolétaire
II