Archives par mot-clé : seigneur

ABDIAS à LA CATHEDRALE SAINT JEAN DE LYON

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ABDIAS

FRANCE – LYON

CATHEDRALE SAINT-JEAN
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne
1175-1480
Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean

  


Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon PHOTOS JACKY LAVAUZELLE

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LYON

LA CATHEDRALE SAINT-JEAN
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne
ABDIAS

Cathédrale Saint-Jean
Cinquième arrondissement de Lyon
Place Saint-Jean, 69005 Lyon

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Adbias Photo Jacky Lavauzelle

Prophétie d’Abdias

Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel, sur Édom :
Nous avons appris une nouvelle de la part de l’Éternel,
et un messager a été envoyé parmi les nations :
Levez-vous, marchons contre Édom pour lui faire la guerre !
Voici, je te rendrai petit parmi les nations,
tu seras l’objet du plus grand mépris.
L’orgueil de ton cœur t’a égaré,
toi qui habites le creux des rochers,
qui t’assieds sur les hauteurs,
et qui dis en toi-même :
Qui me précipitera jusqu’à terre ?
Quand tu placerais ton nid aussi haut que celui de l’aigle,
quand tu le placerais parmi les étoiles,
je t’en précipiterai, dit l’Éternel.
Si des voleurs, des pillards, viennent de nuit chez toi,
comme te voilà dévasté !
Mais enlèvent-ils plus qu’ils ne peuvent ?
Si des vendangeurs viennent chez toi,
ne laissent-ils rien à grappiller ?…
Ah ! comme Ésaü est fouillé !
Comme ses trésors sont découverts !
Tous tes alliés t’ont chassé jusqu’à la frontière,
tes amis t’ont joué, t’ont dominé,
ceux qui mangeaient ton pain t’ont dressé des pièges,
et tu n’as pas su t’en apercevoir !
N’est-ce pas en ce jour, dit l’Éternel,
que je ferai disparaître d’Édom les sages,
et de la montagne d’Ésaü l’intelligence ?
Tes guerriers, ô Théman, seront dans l’épouvante,
car tous ceux de la montagne d’Ésaü périront dans le carnage.
À cause de ta violence contre ton frère Jacob,
tu seras couvert de honte,
et tu seras exterminé pour toujours.
Le jour où tu te tenais en face de lui,
le jour où des étrangers emmenaient captive son armée,
où des étrangers entraient dans ses portes,
et jetaient le sort sur Jérusalem,
toi aussi tu étais comme l’un d’eux.
Ne repais pas ta vue du jour de ton frère, du jour de son malheur,
ne te réjouis pas sur les enfants de Juda au jour de leur ruine,
et n’ouvre pas une grande bouche au jour de la détresse !
N’entre pas dans les portes de mon peuple au jour de sa ruine,
ne repais pas ta vue de son malheur au jour de sa ruine,
et ne porte pas la main sur ses richesses au jour de sa ruine !
Ne te tiens pas au carrefour pour exterminer ses fuyards,
et ne livre pas ses réchappés au jour de la détresse !
Car le jour de l’Éternel est proche, pour toutes les nations ;
il te sera fait comme tu as fait,
tes œuvres retomberont sur ta tête.
Car, comme vous avez bu sur ma montagne sainte,
ainsi toutes les nations boiront sans cesse ;
elles boiront, elles avaleront,
et elles seront comme si elles n’avaient jamais été.
Mais le salut sera sur la montagne de Sion, elle sera sainte,
et la maison de Jacob reprendra ses possessions.
La maison de Jacob sera un feu, et la maison de Joseph une flamme ;
mais la maison d’Ésaü sera du chaume,
qu’elles allumeront et consumeront ;
et il ne restera rien de la maison d’Ésaü,
car l’Éternel a parlé.
Ceux du midi posséderont la montagne d’Ésaü,
et ceux de la plaine le pays des Philistins ;
ils posséderont le territoire d’Éphraïm et celui de Samarie ;
et Benjamin possédera Galaad.
Les captifs de cette armée des enfants d’Israël
posséderont le pays occupé par les Cananéens jusqu’à Sarepta,
et les captifs de Jérusalem qui sont à Sepharad
posséderont les villes du midi.
Des libérateurs monteront sur la montagne de Sion,
pour juger la montagne d’Ésaü ;
et à l’Éternel appartiendra le règne.
Abdias
Ancien Testament
Version Louis Segond – 1910

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ABDIAS

 LA CATHEDRALE SAINT-JEAN LYON
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne

abdias LA CATHEDRALE SAINT-JEAN Photo Jacky Lavauzelle

CE QUELQUE CHOSE QUI DONNE DE LA COULEUR AUX CHOSES – Kostas Karyotákis Όταν κατέβουμε τη σκάλα τι θα πούμε – Κώστας Καρυωτάκης

Poème de Kostas Karyotákis
Κώστας Καρυωτάκης
Gr
èce – Ελλάδα

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Traduction Jacky Lavauzelle*******

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Kostas Karyotákis poèmes
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LITTERATURE GRECQUE
POESIE GRECQUE

Ελληνική λογοτεχνία
Ελληνική ποίηση

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Kostas Karyotákis
Κώστας Καρυωτάκης

11 Νοεμβρίου 1896 – 21 Ιουλίου 1928
11 Novembre 1896 – 21 juillet 1928

Traduction Jacky Lavauzelle
Autoportrait ,1923,Αυτοπροσωπογραφία ,- Εσπέρου , Σύρου,1923

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Traduction Jacky Lavauzelle


LES POEMES GRECS

 Όταν κατέβουμε τη σκάλα τι θα πούμε 

Ce quelque chose qui donne de la couleur aux choses

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Traduction Jacky Lavauzelle
La colline de Pausilippe, Alexandre-Hyacinthe Dunouy

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Όταν κατέβουμε τη σκάλα τι θα πούμε
En bas de l’escalier, que dirons-nous
στους ίσκιους που θα μας υποδεχτούνε,
aux ombres qui nous accueilleront,
αυστηροί, γνώριμοι, αόριστοι φίλοι,
amis austères, familiers et lointains,
μ’ ένα χαμόγελο στ’ ανύπαρκτά τους χείλη;
souriant sur de fictives lèvres ?

*

Τουλάχιστον δωπέρα είμαστε μόνοι.
Au moins, ici, nous sommes seuls.
Περνάει η μέρα μας, η άλλη ξημερώνει,
Le jour passe, un autre jour se lève,
και μες στα μάτια μας διατηρούμε ακόμα
et dans nos yeux, nous avons encore
κάτι που δίνει στο πράγμα χρώμα.
ce quelque chose qui donne de la couleur aux choses.

*

Αλλά εκεί κάτου τι να πούμε, πού να πάμε;
Mais là-bas, que dire ? que faire ?
Αναγκαστικά ένας τον άλλον θα κοιτάμε,
Nous nous regarderons sûrement,
με κομμένα τα χέρια στους αγκώνες,
avec les bras coupés jusqu’aux coudes,
ασάλευτοι σαν πρόσωπα σε εικόνες.
impassibles tels des visages sur des images.

*

Αν έρθει κανείς την πλάκα μας να χτυπήσει,
Si l’on vient sur notre sépulture,
θα φαντάζεται πως έχουμε ζήσει.
on s’imaginera que nous avons vécu.
Αν πάρει ένα τριαντάφυλλο ή αφήσει χάμου,
Et si l’on pose une rose,
το τριαντάφυλλο θα ‘ναι της άμμου.
la rose sera de sable.

*

ν ποτέ στα νύχια μας ανασηκωθούμε,
Et si jamais nous nous relevons,
 τις βίλες του Posilipo θα ιδούμε,
les villas du Pausilippe nous verrons,
Κύριε, Κύριε, και το τερραίν του Παραδείσου
Seigneur, Seigneur, où, sur le terrain du Paradis,
όπου θα παίζουν cricket οι οπαδοί Σου.
joueront au cricket tes charmants fidèles.

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LA POESIE GRECQUE EN GRECE 

Le langage est ce qu’il y a en Grèce de plus antique. C’est un grand charme pour celui qui a voué un culte à l’antiquité grecque d’entendre parler grec autour de lui, de reconnaître dans les conversations d’un guide ou d’un marinier tel mot qu’il n’avait jusque-là rencontré que dans Homère. Il semble alors qu’on est réellement transporté dans la Grèce antique ; on est tenté de dire aux passans, comme Philoctète à ses compatriotes retrouvés dans Lemnos : je veux vous entendre, et de s’écrier comme lui, ô langage bien aimé ! Mais, pour se livrer à ce transport, il faudrait, dira-t-on, que ce langage fût celui des anciens Hellènes, et non pas un dérivé imparfait que défigure une prononciation bizarre. A cela on peut répondre : Quant à la prononciation, il n’y a pas de raison pour que les descendans de Périclès adoptent le système qu’un savant Hollandais a imaginé au XVIe siècle. Du reste la question est délicate et ne saurait être traitée ici. Qu’il suffise d’affirmer que plusieurs règles de prononciation, adoptées par les Grecs modernes, remontent à la plus haute antiquité, et que l’on trouve déjà dans le second siècle de notre ère des exemples de l’iotacisme, c’est-à-dire de ê, ei, oi, prononcés i, bien que l’iotacisme ne paraisse avoir été définitivement et complètement constituée qu’au Xe ou XIe siècle.

Dans le langage populaire de certaines parties de la Grèce, on retrouve quelques vestiges des dialectes qui y furent parlé autrefois. En général, les anciens dialectes grecs ont péri par suite de la conquête, qui les a éteints avec la vie locale des pays subjugués. Cependant ils n’ont pas disparu entièrement ; on retrouve des traces assez nombreuses du dialecte œolien dans la Béotie et la Phocide, et dans un canton montagneux du Péloponèse, la Tzaconie, le dialecte dorien s’est merveilleusement conservé un certain nombre de mots grecs oubliés par le temps ont été remplacés dans l’usage par une autre expression : ainsi, trecho, courir, au lieu de dremo ; au lieu d’artos, pain, psomi. Eh bien ! il arrive que le vieux mot grec oublié se retrouve dans un coin de la Grèce, par exemple dremo dans les villages du Parnasse…

Jean-Jacques Ampère
La poésie grecques en Grèce
Seconde Partie
Revue des Deux Mondes, tome 7, 1844

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MANUSCRIT « OPTIMISME »

DE Kostas Karyotákis 

Αισιοδοξία χειρόγραφο του Κώστα Καρυωτάκη

traduction Jacky Lavauzelle

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Poème de Kostas Karyotákis
Κώστας Καρυωτάκης
Έλληνα ποιητή

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Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida

LISBOA – LISBONNE





Retour d'Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida

Casa-Museu Medeiros e Almeida
Rua Rosa Araújo

Photo Jacky Lavauzelle

 

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida




RETOUR D’EGYPTE
DE LA
SAINTE FAMILLE
A LA
CASA-MUSEU
MEDEIROS E ALMEIDA

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida
LE DEPART DE LA SAINTE FAMILLE EN EGYPTE

« Après leur départ, voici qu’un ange du Seigneur apparut à Joseph pendant son sommeil, et lui dit : « Levez-vous, prenez l’Enfant et sa mère, fuyez en Égypte, et n’en partez pas que je ne vous le dise ; car Hérode va rechercher l’Enfant pour le faire périr. Joseph se leva, et, la nuit même, prenant l’Enfant avec sa mère, il se retira en Égypte. Et il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce qu’avait dit le Seigneur par son Prophète : « J’ai rappelé mon fils de l’Égypte. » Alors Hérode, voyant que les Mages l’avaient trompé, entra dans une grande colère, et il fit tuer tous les enfants qui étaient dans Bethléem et dans les environs, depuis l’âge de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était enquis auprès des Mages. Alors fut accompli ce qu’avait annoncé le prophète Jérémie. « Une voix a été entendue dans Rama, des plaintes et des cris lamentables : Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas être consolée, parce qu’ils ne sont plus. » »
Les Quatre Évangiles
saint Matthieu – Chapitre II
Traduction par Augustin Crampon
Editions Tolra et Haton – 1864

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida
LE RETOUR D’EGYPTE DE LA SAINTE FAMILLE

 « Hérode étant mort, voici qu’un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph dans la terre d’Égypte, et lui dit : « Levez-vous, prenez l’Enfant et sa mère, et allez dans la terre d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie de l’Enfant sont morts. Joseph s’étant levé, prit l’Enfant et sa mère, et vint dans la terre d’Israël. Mais apprenant qu’Archélaüs régnait en Judée à la place d’Hérode, son père, il n’osa y aller, et, averti en songe, il se retira dans la Galilée et vint habiter une ville nommée Nazareth, afin que s’accomplit ce qu’avaient dit les prophètes : « Il sera appelé Nazaréen. »
Les Quatre Évangiles
saint Matthieu – Chapitre II
Traduction par Augustin Crampon
Editions Tolra et Haton – 1864

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida
LE RETOUR DE LA SAINTE FAMILLE
PAR LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« Saint Matthieu dit que Jésus étant né à Bethléem de Juda, les Mages vinrent d’Orient à Jérusalem pour s’informer du lieu de sa naissance, le nommant roi des Juifs : ubi est qui natus est rex Judæorum ? qu’Hérode & toute la ville en furent alarmés ; mais que ce prince prenant le parti de dissimuler, fit assembler les principaux d’entre les prêtres, pour savoir d’eux où devait naître le Christ ; que les prêtres lui répondirent que c’était à Bethléem de Juda ; qu’Hérode laissa partir les Mages pour aller adorer le Messie nouveau né ; qu’il se contenta de leur demander avec instance de s’informer avec soin de tout ce qui concernait cet enfant, afin qu’étant lui-même instruit, il pût, disait-il, lui rendre aussi ses hommages ; mais que son dessein secret était de profiter de ce qu’il apprendrait, pour lui ôter plus sûrement la vie ; que les Mages, après avoir adoré Jésus-Christ, & lui avoir offert leurs présents, avertis par Dieu même, prirent pour s’en retourner une route différente de celle par laquelle ils étaient venus, évitant ainsi de reparaître à la cour d’Hérode ; que Joseph reçut par un ange l’ordre de se soustraire à la colère de ce prince en fuyant en Egypte avec sa famille ; qu’Hérode voyant enfin que les Mages lui avoient manqué de parole, fit tuer tous les enfants de Bethléem & des environs depuis l’âge de deux ans & au-dessous, selon le tems de l’apparition de l’étoile ; qu’après la mort de ce prince, Joseph eut ordre de retourner avec l’enfant & sa mère dans la terre d’Israël ; mais qu’ayant appris qu’Archelaüs fils d’Hérode, régnait dans la Judée, il craignit, & n’osa y aller demeurer ; de sorte que sur un songe qu’il eut la nuit, il résolut de se retirer en Galilée, & d’établir son séjour à Nazareth, afin que ce que les Prophètes avoient dit fût accompli, que Jésus serait nommé Nazaréen : & venit in terram Israel, audiens autem quod Archelaus regnaret in Judæâ pro Herode patre suo, timens illò ire, & admonitus somnis, secessit in partes Galileæ & veniens habitavit in civitate quod vocatur Nazareth, ut adimpleretur quod dictum est per Prophetas, quoniam Nazareus vocabitur. »
Charles de Jaucourt, Boucher d’Argis
Première Edition de L’Encyclopédie de 1751

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LA SAINTE FAMILLE
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LISBOA – LISBONNE





Retour d'Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida

Casa-Museu Medeiros e Almeida
Rua Rosa Araújo

Photo Jacky Lavauzelle

LES VOIX DE LA NUIT Poème de Joseph von Eichendorff – Stimmen der Nacht

La Poésie de Joseph von Eichendorff
die Poesie von Joseph von Eichendorff

Stimmen der Nacht – Les Voix de la Nuit

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes
Signature de Joseph von Eichendorff

 

Joseph von Eichendorff
 1788-1857

 Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Les Voix de la Nuit

Poème de Joseph von Eichendorff

Gedicht von Joseph von Eichendorff

Stimmen der Nacht

*
Stimmen der Nacht – Les Voix de la Nuit

*

Stimmen der Nacht Les Voix de la Nuit Artgitato Joseph von Eichendorff
Photo Jacky Lavauzelle

*

Weit tiefe, bleiche, stille Felder –
Larges, profondes et pâles, silencieuses plaines  –
O wie mich das freut,
Ô combien vous me transportez,
Über alle, alle Täler, Wälder
Partout, dans toutes les vallées, les forêts
  Die prächtige Einsamkeit!
Magnifique solitude !

*

Aus der Stadt nur schlagen die Glocken
De la ville, seules les cloches frappent
 Über die Wipfel herein,
Ici les cimes,
 Ein Reh hebt den Kopf erschrocken
Un cerf surveille effrayé
Und schlummert gleich wieder ein.
Et s’assoupit aussitôt.

*

Der Wald aber rühret die Wipfel
La forêt agite fiévreuse
   Im Schlaf von der Felsenwand,
La paroi rocheuse en sommeil
Denn der Herr geht über die Gipfel
Car le Seigneur va sur le sommet
Und segnet das stille Land.
Et bénit la terre silencieuse.

 

*
Stimmen der Nacht – Les Voix de la Nuit

Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Тютчев : Поэзия Федора Тютчева

Антология русской поэзии
Anthologie de la Poésie Russe
La Poésie de Fiodor Tiouttchev
 –

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle
перевод


LITTERATURE RUSSE
русская литература

стихотворение  – Poèmes

 

Fiodor Tiouttchev
Фёдор Иванович Тютчев
1803-1873
Fiodor Tiouttchev Poèmes Poésie Artgitato Les poèmes de Fiodor Tiouttchev

 

Тютчев
стихи федор тютчев

Антология русской поэзии

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COMME EN AIMANT …
Как любящую грудь печаль и ужас гложат
[Traduction en Russe de S. M. Soloviov]
1850

Comme en aimant le cœur devient pusillanime,
Как любящую грудь печаль и ужас гложат,
Que de tristesse au fond et d’angoisse et
                                    d’effroi !
Как сердце робкое сжимается тоской!

Comme en aimant Poème de Fiodor Tiouttchev Artgitato traduction Sergey Solovyov Sergueï Mikhaïlovitch Soloviov

*

DE CES FRIMAS, DE CES DESERTS

De ces frimas, de ces déserts
Là-bas, vers cette mer qui brille,

De ces frimas de ces déserts poème de Fiodor Tiouttchev Artgitato

*

День и ночь
Jour & Nuit
1839

На мир таинственный духо́в,
Dans le monde mystérieux des esprits,
Над этой бездной безымянной,

Au-dessus de cet abîme sans nom,

Fiodor TIOUTTCHEVJour et Nuit Poème de Fiodor Tiouttchev Artgitato Goya Sorolla

*

Des premiers pas de notre vie
[О, как люблю я возвращаться]
Trad. Russe d’Afanassi Fet
1851

Des premiers ans de votre vie
О, как люблю я возвращаться
Que j’aime a remonter le cours,
К истоку первых дней твоих

Des Premiers ans de notre vie Fiodor Tiouttchev Artgitato

*

Il faut qu’une porte
1856

Il faut qu’une porte
Soit ouverte ou fermée —

Il faut qu'une porte Poème de Fiodor Tiouttchev Artgitato

*

Как океан объемлет шар земной
Comme l’océan embrasse la Terre

Как океан объемлет шар земной,
Comme l’océan embrasse la Terre,
Земная жизнь кругом объята снами;
Le globe de la vie terrestre se trouve enveloppé de rêves ;

Comme l'Océan embrasse la terre Fiodor Tiouttchev Artgitato
*

Les nuits azurées
[Огни блестящие во глуби светло-синей]
1850
Traduction Russe de Valéri Brioussov

Vous, dont on voit briller, dans les nuits azurées, 
Огни блестящие во глуби светло-синей,
L’éclat immaculé, le divin élément,
О непорочный блеск небесного венца!

Les Nuits Azurées Poème de Fiodor Tiouttchev Tableau Jacky Lavauzelle Artgitato

*

Nous avons pu tous deux fatigués du voyage

 Nous avons pu tous deux, fatigués du voyage,
Nous asseoir un instant sur le bord du chemin –
NOUS AVONS PU TOUS DEUX FATIGUES DU VOYAGE Fiodor Tiouttchev Artgitato Caspar David Friedrich

*

О чём ты воешь ветр ночной ?
Vent Nocturne
1830

О чём ты воешь, ветр ночной?
Sur quoi t’acharnes-tu, vent nocturne ?
О чём так сетуешь безумно?
Sur quoi t’abats-tu comme un fou ?

VENT NOCTURNE - Poème de Fiodor TIOUTTCHEV ARtgitato

*

О, этот Юг, о, эта Ницца!
Nice !
1864

О, этот Юг, о, эта Ницца!..
Ô, le Midi, ô Nice ! ..
О, как их блеск меня тревожит!
Ô, combien leur éclat me trouble !

Nice Poème 1864 Fiodor Tiouttchev Artgitato

*

Пошли, господь, свою отраду
Июль 1850
Délivre ta joie, Seigneur
Juillet 1850

Пошли, господь, свою отраду
Délivre ta joie, Seigneur,
Тому, кто в летний жар и зной  
A celui qui dans la fièvre de la chaleur de l’été

Délivre ta joie Seigneur Poème de Fiodor Tiouttchev José de Ribera

*

Пророчество
Prophétie
1 марта 1850 – 1er mars 1850

Не гул молвы прошел в народе,
Non, il ne s’agit pas d’une rumeur colportée par le peuple,
Весть родилась не в нашем роде –
Elle n’est pas née de cette manière –

Prophétie Poème de FIODOR TIOUTTCHEV Artgitato Istanbul Byzance Sainte Sophie

*

Русская география
Géographie Russe

Москва и град Петров, и Константинов град-
Moscou, ville de Pierre et de Constantin
Вот царства русского заветные столицы…
L’empire chérit la capitale russe …
Géographie Russe de Fiodor Tiouttchev Artgitato 1801 Fedor Alekseev

*

Que l’homme est si peu réel
1842

Que l’homme est peu réel, qu’aisément il s’efface ! –
Présent, si peu de chose, et rien quand il est loin.

Que l'homme est peu réel, qu'aisément il s'efface Artgitato Fiodor Tiouttchev Rembrant_Self-Portrait,_1660
*

SILENTIUM !
1830

Молчи, скрывайся и таи
Tais-toi, cache-toi !
 И чувства и мечты свои –
Et tes sentiments et tes rêves –

Silentium poème de Fiodor Tiouttchev Arbre Rouge Piet Mondrian Arbre Rouge

*

UN CIEL LOURD
(Traduction Russe de Valeri BRIOUSSOV)
[Безвременная ночь восходит безнадежно]
1848

Un ciel lourd que la nuit bien avant
                            l’heure assiège,

Безвременная ночь восходит безнадежно
Un fleuve, bloc de glace et que l’hiver
                                ternit –
На небо низкое; река, померкнув, спит,

Un Ciel Lourd Poème de Fiodor Tiouttchev Artgitato William Turner Lever de soleil avec monstres marins

*

Умом Россию не понять
La Russie
1866

Умом Россию не понять,
La raison ne peut comprendre la Russie,
Аршином общим не измерить:
Rien ne peut la mesurer :

La Russie 1866 Fiodor Tiouttchev Ecole de Novgorod Le Miracle de saint Georges

*

UN RÊVE
1847

« Quel don lui faire au déclin de l’année ?
Le vent d’hiver a brûlé le gazon,

Un Rêve Fiodor Tiouttchev Artgitato Poème

*****
La Poésie de Fiodor Tiouttchev
стихи федор тютчев

VENT NOCTURNE – Poème de Fiodor TIOUTTCHEV – О чём ты воешь ветр ночной ?

Poème de Fiodor Tiouttchev
 –

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle
перевод


LITTERATURE RUSSE
русская литература

стихотворение  – Poèmes

 

Fiodor Tiouttchev
Фёдор Иванович Тютчев
1803-1873
Fiodor Tiouttchev Poèmes Poésie Artgitato Les poèmes de Fiodor Tiouttchev

 

VENT NOCTURNE
1830

Poème de Fiodor Tiouttchev

О чём ты воешь, ветр ночной?

*

VENT NOCTURNE - Poème de Fiodor TIOUTTCHEV ARtgitato

О чём ты воешь, ветр ночной?
Sur quoi t’acharnes-tu, vent nocturne ?
О чём так сетуешь безумно?
Sur quoi t’abats-tu comme un fou ?
Что значит странный голос твой,
Pourquoi cette étrange voix,
То глухо жалобный, то шумно?
Parfois  énergique, parfois sourd écho lugubre ?
Понятным сердцу языком
Un langage clair au cœur
  Твердишь о непонятной муке —
Ferme sur l’agonie obscure –
И роешь и взрываешь в нём
Et en le fouillant, explosent
  Порой неистовые звуки!..
Parfois, des sons frénétiques ! ..

*

О! страшных песен сих не пой!
Ô ces terribles chansons, ne les chante pas encore !
Про древний хаос, про родимый,
Elles parlent de l’antique chaos,
Как жадно мир души ночной
De l’avidité du monde qui montre son âme
Внимает повести любимой!
Ecoutant son histoire préférée !
Из смертной рвётся он груди,
Il fracasse son armure mortelle
Он с безпредельным жаждет слиться!
Il aspire à fusionner avec l’infini !
О! бурь заснувших не буди —
Ô, que les tempêtes ne se réveillent pas de leur sommeil –
Под ними ха́ос шевели́тся!
En-dessous, le chaos est prêt !

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Poème de Fiodor Tiouttchev

LA POÉSIE DE FIODOR TIOUTTCHEV

Антология русской поэзии
Anthologie de la Poésie Russe
La Poésie de Fiodor Tiouttchev
 –

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle
перевод


LITTERATURE RUSSE
русская литература

стихотворение  – Poèmes

 

Fiodor Tiouttchev
Фёдор Иванович Тютчев
1803-1873
Fiodor Tiouttchev Poèmes Poésie Artgitato Les poèmes de Fiodor Tiouttchev

 

стихи федор тютчев

LA POESIE DE FIODOR TIOUTTCHEV

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COMME EN AIMANT …
Как любящую грудь печаль и ужас гложат
[Traduction en Russe de S. M. Soloviov]
1850

Comme en aimant le cœur devient pusillanime,
Как любящую грудь печаль и ужас гложат,
Que de tristesse au fond et d’angoisse et
                                    d’effroi !
Как сердце робкое сжимается тоской!

Comme en aimant Poème de Fiodor Tiouttchev Artgitato traduction Sergey Solovyov Sergueï Mikhaïlovitch Soloviov

*

DE CES FRIMAS, DE CES DESERTS

De ces frimas, de ces déserts
Là-bas, vers cette mer qui brille,

De ces frimas de ces déserts poème de Fiodor Tiouttchev Artgitato

*

День и ночь
Jour & Nuit
1839

На мир таинственный духо́в,
Dans le monde mystérieux des esprits,
Над этой бездной безымянной,

Au-dessus de cet abîme sans nom,

Fiodor TIOUTTCHEVJour et Nuit Poème de Fiodor Tiouttchev Artgitato Goya Sorolla

*

Des premiers pas de notre vie
[О, как люблю я возвращаться]
Trad. Russe d’Afanassi Fet
1851

Des premiers ans de votre vie
О, как люблю я возвращаться
Que j’aime a remonter le cours,
К истоку первых дней твоих

Des Premiers ans de notre vie Fiodor Tiouttchev Artgitato

*

Il faut qu’une porte
1856

Il faut qu’une porte
Soit ouverte ou fermée —

Il faut qu'une porte Poème de Fiodor Tiouttchev Artgitato

*

Как океан объемлет шар земной
Comme l’océan embrasse la Terre

Как океан объемлет шар земной,
Comme l’océan embrasse la Terre,
Земная жизнь кругом объята снами;
Le globe de la vie terrestre se trouve enveloppé de rêves ;

Comme l'Océan embrasse la terre Fiodor Tiouttchev Artgitato
*

Les nuits azurées
[Огни блестящие во глуби светло-синей]
1850
Traduction Russe de Valéri Brioussov

Vous, dont on voit briller, dans les nuits azurées, 
Огни блестящие во глуби светло-синей,
L’éclat immaculé, le divin élément,
О непорочный блеск небесного венца!

Les Nuits Azurées Poème de Fiodor Tiouttchev Tableau Jacky Lavauzelle Artgitato

*

Nous avons pu tous deux fatigués du voyage

 Nous avons pu tous deux, fatigués du voyage,
Nous asseoir un instant sur le bord du chemin –
NOUS AVONS PU TOUS DEUX FATIGUES DU VOYAGE Fiodor Tiouttchev Artgitato Caspar David Friedrich

*

О чём ты воешь ветр ночной ?
Vent Nocturne
1830

О чём ты воешь, ветр ночной?
Sur quoi t’acharnes-tu, vent nocturne ?
О чём так сетуешь безумно?
Sur quoi t’abats-tu comme un fou ?

VENT NOCTURNE - Poème de Fiodor TIOUTTCHEV ARtgitato

*

Последняя любовь
DERNIER AMOUR
1851/1854

О, как на склоне наших лет
Ô, comme sur la pente de nos années
Нежней мы любим и суеверней…
Nous aimons plus tendrement et terriblement…

*

 

О, этот Юг, о, эта Ницца!
Nice !
1864

О, этот Юг, о, эта Ницца!..
Ô, le Midi, ô Nice ! ..
О, как их блеск меня тревожит!
Ô, combien leur éclat me trouble !

Nice Poème 1864 Fiodor Tiouttchev Artgitato

*

Пошли, господь, свою отраду
Июль 1850
Délivre ta joie, Seigneur
Juillet 1850

Пошли, господь, свою отраду
Délivre ta joie, Seigneur,
Тому, кто в летний жар и зной  
A celui qui dans la fièvre de la chaleur de l’été

Délivre ta joie Seigneur Poème de Fiodor Tiouttchev José de Ribera

*

Пророчество
Prophétie
1 марта 1850 – 1er mars 1850

Не гул молвы прошел в народе,
Non, il ne s’agit pas d’une rumeur colportée par le peuple,
Весть родилась не в нашем роде –
Elle n’est pas née de cette manière –

Prophétie Poème de FIODOR TIOUTTCHEV Artgitato Istanbul Byzance Sainte Sophie

*

Русская география
Géographie Russe

Москва и град Петров, и Константинов град-
Moscou, ville de Pierre et de Constantin
Вот царства русского заветные столицы…
L’empire chérit la capitale russe …
Géographie Russe de Fiodor Tiouttchev Artgitato 1801 Fedor Alekseev

*

Que l’homme est si peu réel
1842

Que l’homme est peu réel, qu’aisément il s’efface ! –
Présent, si peu de chose, et rien quand il est loin.

Que l'homme est peu réel, qu'aisément il s'efface Artgitato Fiodor Tiouttchev Rembrant_Self-Portrait,_1660
*

SILENTIUM !
1830

Молчи, скрывайся и таи
Tais-toi, cache-toi !
 И чувства и мечты свои –
Et tes sentiments et tes rêves –

Silentium poème de Fiodor Tiouttchev Arbre Rouge Piet Mondrian Arbre Rouge

*

UN CIEL LOURD
(Traduction Russe de Valeri BRIOUSSOV)
[Безвременная ночь восходит безнадежно]
1848

Un ciel lourd que la nuit bien avant
                            l’heure assiège,

Безвременная ночь восходит безнадежно
Un fleuve, bloc de glace et que l’hiver
                                ternit –
На небо низкое; река, померкнув, спит,

Un Ciel Lourd Poème de Fiodor Tiouttchev Artgitato William Turner Lever de soleil avec monstres marins

*

Умом Россию не понять
La Russie
1866

Умом Россию не понять,
La raison ne peut comprendre la Russie,
Аршином общим не измерить:
Rien ne peut la mesurer :

La Russie 1866 Fiodor Tiouttchev Ecole de Novgorod Le Miracle de saint Georges

*

UN RÊVE
1847

« Quel don lui faire au déclin de l’année ?
Le vent d’hiver a brûlé le gazon,

Un Rêve Fiodor Tiouttchev Artgitato Poème

*****
La Poésie de Fiodor Tiouttchev
стихи федор тютчев

Портрет Тютчева кисти Ипполиты Рехберг, 9 марта 1838 г.
Portrait réalisé par Hippolyte de Rechberg en 1838

 

 

Délivre ta joie Seigneur – Poème de Fiodor Tiouttchev – Фёдор Иванович Тютчев

Poème de Fiodor Tiouttchev
 
 

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle
перевод


LITTERATURE RUSSE
русская литература

стихотворение  – Poèmes

 

Fiodor Tiouttchev
Фёдор Иванович Тютчев
1803-1873
Fiodor Tiouttchev Poèmes Poésie Artgitato Les poèmes de Fiodor Tiouttchev

 

Пошли, господь, свою отраду
Июль 1850

Délivre ta joie, Seigneur
juillet 1850

*

Délivre ta joie Seigneur Poème de Fiodor Tiouttchev José de Ribera

Пошли, господь, свою отраду
Délivre ta joie, Seigneur,
Тому, кто в летний жар и зной  
A celui qui dans la fièvre de la chaleur de l’été
Как бедный нищий мимо саду  
Comme un pauvre mendiant passe devant le jardin
Бредет по жесткой мостовой –  
Marchant sur le trottoir brûlant-

*

Кто смотрит вскользь через ограду
Qui regarde en passant par dessus la clôture
На тень деревьев, злак долин,
De l’allée, les ombres des arbres, de l’herbe,
На недоступную прохладу
La fraîcheur inaccessible
Роскошных, светлых луговин.  
Et le luxe, des prairies lumineuses.

*

Не для него гостеприимной
Elle n’est pas pour lui l’hospitalité
 Деревья сенью разрослись,
De ces arbres aux ombres façonnés,
Не для него, как облак дымный,
Pas pour lui, non plus ce voile de nuage ,
Фонтан на воздухе повис.
La fontaine qui éclate dans les airs.

*

Лазурный грот, как из тумана,
La grotte d’azur, comme la brume,
Напрасно взор его манит,
En vain lui font des signes
И пыль росистая фонтана
Et les gouttelettes de la fontaine
 Главы его не осенит.
Sur sa tête ne retombent pas.

*

Пошли, господь, свою отраду
Délivre ta joie, Seigneur,
Тому, кто жизненной тропой
A celui qui sur le chemin de la vie
Как бедный нищий мимо саду  
Comme un pauvre mendiant passe devant le jardin
Бредет по знойной мостовой.  
Marchant sur le trottoir étouffant.

 

********
Poème de Fiodor Tiouttchev

THE SCHOLARS Yeats Poem Texte & Traduction du poème – Les Hommes d’Etude

William Butler Yeats
English literature
English poetry
Littérature Anglaise – Poésie Anglaise
 

YEATS
1865-1939

[The Wild Swans At Coole
1919]


THE SCHOLARS
poem
Les Hommes d’Etude
poème

The Scholars Yeats Traduction Artgitato & Texte Les hommes d'étude

————————–

Bald heads forgetful of their sins,
Les têtes chauves oublieuses de leurs péchés,
Old, learned, respectable bald heads
Vieilles, savantes, têtes chauves respectables
Edit and annotate the lines
Éditent et annotent les lignes
That young men, tossing on their beds,
Que des jeunes hommes, jetant sur leurs lits,
 Rhymed out in love’s despair
Ont rimés dans les désespoirs de l’amour
To flatter beauty’s ignorant ear.
Pour flatter l’oreille ignorante de la beauté.

All shuffle there; all cough in ink;
Tous traînent des pieds ; tous toussent de l’encre;
All wear the carpet with their shoes;
Tous altèrent le tapis avec leurs chaussures;
All think what other people think;
Tous gambergent ce que les autres gambergent;
All know the man their neighbour knows.
Tout le monde connaît l’homme que leur voisin connaît.
Lord, what would they say
Seigneur, que diraient-ils
Did their Catullus walk that way?
Si leur Catulle marchait de cette façon ?

*****************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
****************

 The Scholars Yeats

FAUST (GOETHE) PROLOG IM HIMMEL – PROLOGUE AU CIEL

Prolog im Himmel
Prologue au Ciel

 Faust Goethe Eine Tragödie Argitato Théâtre Prolog im Himmel Prologue au ciel

Traduction Jacky Lavauzelle – artgitato.com

 

Der Herr. Die himmlischen Heerscharen. Nachher Mephistopheles.
Le Seigneur, les Phalanges célestes. Puis Méphistophélès.

  

Die drei Erzengel
treten vor
ils s’avancent
.

 

RAPHAEL

Die Sonne tönt, nach alter Weise,

Le Soleil résonne, selon la vieille tradition,

In Brudersphären Wettgesang,

Dans la multitude des chants des sphères harmonieuses,

Und ihre vorgeschriebne Reise

Et le voyage, comme il est prescrit,

Vollendet sie mit Donnergang.   

Se termine dans le fracas du tonnerre.

Ihr Anblick gibt den Engeln Stärke,

Sa vue donne aux Anges la force,

Wenn keiner Sie ergründen mag ;

Quand bien même il reste à jamais insondable ;

Die unbegreiflich hohen Werke

Les œuvres sublimes et incompréhensibles,

Sind herrlich wie am ersten Tag.

Sont belles comme au premier jour.

 

GABRIEL

Und schnell und unbegreiflich schnelle

Et rapidement, avec une vitesse inouïe,

Dreht sich umher der Erde Pracht ;

Tourne autour de la splendeur de la terre ;

Es wechselt Paradieseshelle

Il fait se succéder la lumière paradisiaque

Mit tiefer, schauervoller Nacht.

A la profondeur et au frisson de la nuit.

Es schäumt das Meer in breiten Flüssen

Il écume la mer dans les flots puissants

Am tiefen Grund der Felsen auf,

Sur la base profonde des roches,

Und Fels und Meer wird fortgerissen

Et les rocs et la mer sont balayés

Im ewig schnellem Sphärenlauf.

Dans la course éternelle et folle des sphères.

 

MICHEL

Und Stürme brausen um die Wette

Et la tempête gronde autour de l’orage qui,

Vom Meer aufs Land, vom Land aufs Meer,

De la mer à la terre, de la terre à la mer,

Und bilden wütend eine Kette

forme dans cette chaîne colérique

Der tiefsten Wirkung rings umher.

Des profonds et insondables effets.

Da flammt ein blitzendes Verheeren

Les flammes de la foudroyante dévastation

Dem Pfade vor des Donnerschlags.

Suivent le chemin qu’ouvre l’éclat du tonnerre.

Doch deine Boten, Herr, verehren

Pourtant, vos messagers, Seigneur, vénèrent

Das sanfte Wandeln deines Tags.

Les douces variations de ton jour.

ZU DREI
Les trois ensemble

Der Anblick gibt den Engeln Stärke,

Ta vue donne aux Anges la force,

Da keiner dich ergründen mag,

Que personne ne peut sonder,

Und alle deine hohen Werke

Et toutes tes hautes œuvres

Sind herrlich wie am ersten Tag.

Sont belles comme au premier jour.

MEPHISTOPHELES

Da du, o Herr, dich einmal wieder nahst

Parce que, Seigneur, tu t’approches une fois de plus

Und fragst, wie alles sich bei uns befinde,

Et demandes comment tout se déroule,

Und du mich sonst gewöhnlich gerne sahst,

Et que d’ailleurs tu me vois volontiers,

So siehst du mich auch unter dem Gesinde.

Donc, me voici parmi tes serviteurs.

Verzeih, ich kann nicht hohe Worte machen,

Pardonne-moi, je ne peux pas faire de grands discours,

Und wenn mich auch der ganze Kreis verhöhnt;

Même si je dois-être moqué par tous,

Mein Pathos brächte dich gewiß zum Lachen,

Mon pathos sûrement te ferait rire,

Hätt’st du dir nicht das Lachen abgewöhnt.

Si seulement tu n’avais pas renoncé au rire,

Von Sonn’ und Welten weiß ich nichts zu sagen,

Des soleils et des mondes, je ne connais rien,

 

Ich sehe nur, wie sich die Menschen plagen.

Je vois  seulement, comment les gens se tourmentent.

 

Der kleine Gott der Welt bleibt stets von gleichem Schlag,

 

Le petit dieu du monde reste toujours de la même espèce,

Und ist so wunderlich als wie am ersten Tag.

Et fantasque comme au premier jour.

Ein wenig besser würd er leben,

Il vivrait un peu mieux,

Hättst du ihm nicht den Schein des Himmelslichts gegeben ;

Si tu ne lui avais pas donné un peu de la lumière du ciel ;

Er nennt’s Vernunft und braucht’s allein,

Il appelle cela la raison et ne l’utilise

Nur tierischer als jedes Tier zu sein.

Seulement que pour être plus bestial que chaque animal.

Er scheint mir, mit Verlaub von euer Gnaden,

Il ressemble, avec tout le respect dû à Votre Grâce,

Wie eine der langbeinigen Zikaden,

A une de ces cigales à longues pattes,

Die immer fliegt und fliegend springt

Qui toujours vole et saute en volant

Und gleich im Gras ihr altes Liedchen singt ;

Et aussitôt dans l’herbe chante une vieille chansonnette ;

Und läg er nur noch immer in dem Grase!

Et si seulement, s’il restait pour toujours dans cette herbe !

In jeden Quark begräbt er seine Nase.

Mais dans chaque crotte, il fourre son nez !

DER HERR
Le Seigneur

Hast du mir weiter nichts zu sagen?

N’as-tu rien d’autre à me dire ?

Kommst du nur immer anzuklagen?

Ne viens-tu pas seulement, comme toujours, m’accuser ?

Ist auf der Erde ewig dir nichts recht?

Sur la terre, jamais, ne trouveras-tu rien de bon?

 

MEPHISTOPHELES

Nein Herr! ich find es dort, wie immer, herzlich schlecht.

Non, Seigneur ! Je n’y trouve, comme toujours, sincèrement que du mauvais !

Die Menschen dauern mich in ihren Jammertagen,

Les gens m’attristent, leur misère est si grande,

Ich mag sogar die armen selbst nicht plagen.

Je n’ai même plus de plaisir à châtier ces pauvres malheureux.

DER HERR
Le Seigneur

Kennst du den Faust?

Connais-tu Faust ?

MEPHISTOPHELES

Den Doktor?

Le docteur ?

DER HERR
Le Seigneur

Meinen Knecht !

Mon serviteur !

 

MEPHISTOPHELES

Fürwahr ! er dient Euch auf besondre Weise.

En vérité ! Il vous sert de la plus singulière manière !

Nicht irdisch ist des Toren Trank noch Speise.

Le fou ne boit ou ne mange rien de comestible.

Ihn treibt die Gärung in die Ferne,

Il est entraîné par cette fermentation spirituelle dans les hauteurs,

Er ist sich seiner Tollheit halb bewußt ;

Il est à moitié conscient de sa folie ;

Vom Himmel fordert er die schönsten Sterne

Du ciel qu’il appelle, il demande les plus belles étoiles

Und von der Erde jede höchste Lust,

Et à la terre, des plaisirs suprêmes,

Und alle Näh und alle Ferne

Et tout ce qui est proche et tout ce qui est lointain,

Befriedigt nicht die tiefbewegte Brust.

Ne pas satisfait plus ce cœur exigeant.

 

DER HERR
Le Seigneur

Wenn er mir auch nur verworren dient,

S’il me sert ainsi, même dans la confusion,

So werd ich ihn bald in die Klarheit führen.

Je le conduirais vers la lumière.

Weiß doch der Gärtner, wenn das Bäumchen grünt,

Il sait, le jardinier, quand l’arbre devient vert,

Das Blüt und Frucht die künft’gen Jahre zieren.

Que les fleurs et les fruits l’orneront dès les prochaines années.

MEPHISTOPHELES

Was wettet Ihr? den sollt Ihr noch verlieren!

Qu’est-ce que vous pariez ? Vous le perdrez !

Wenn Ihr mir die Erlaubnis gebt,

Si vous me donnez la permission,

Ihn meine Straße sacht zu führen.

De le guider doucement sur ma route.

DER HERR
Le Seigneur

Solang er auf der Erde lebt,

Tant qu’il vivra sur la terre,

So lange sei dir’s nicht verboten,

Rien ne t’interdit d’essayer tout ce temps,

Es irrt der Mensch so lang er strebt.

L’homme erre tant qu’il est dans sa quête.

MEPHISTOPHELES

Da dank ich Euch; denn mit den Toten

Je te remercie ! Car avec les morts

Hab ich mich niemals gern befangen.

Je n’ai jamais eu d’attraits.

Am meisten lieb ich mir die vollen, frischen Wangen.

J’aime par-dessus tout les joues  pleines et fraîches.

Für einem Leichnam bin ich nicht zu Haus ;

Pour un cadavre, je ne suis pas à la maison ;

Mir geht es wie der Katze mit der Maus.

Pour moi, il y va comme du chat avec la souris.

DER HERR
Le Seigneur

Nun gut, es sei dir überlassen!

Bien !  Je te le laisse !

Zieh diesen Geist von seinem Urquell ab,

Détourne cet esprit de sa source,

Und führ ihn, kannst du ihn erfassen,

Et si tu le saisis, conduis-le avec toi,

Auf deinem Wege mit herab,

Sur ton chemin vers les abîmes,

Und steh beschämt, wenn du bekennen mußt :

Mais honte à toi, s’il te faut avouer

Ein guter Mensch, in seinem dunklen Drange,

Qu’un homme bon, dans sa sombre impulsion,

Ist sich des rechten Weges wohl bewußt.

Reste bien conscient de la bonne voie à suivre !

 

MEPHISTOPHELES

Schon gut ! nur dauert es nicht lange.

Bien ! seulement il ne faudra pas longtemps !

Mir ist für meine Wette gar nicht bange.

Je n’ai pas de crainte pour mon pari.

Wenn ich zu meinem Zweck gelange,

Si j’arrive à mon but,

Erlaubt Ihr mir Triumph aus voller Brust.

Vous permettrez que je triomphe à pleins poumons.

Staub soll er fressen, und mit Lust,

La poussière, il la dévorera, et avec délectation,

Wie meine Muhme, die berühmte Schlange.

Comme mon cousin, le fameux Serpent.

 DER HERR
Le Seigneur

Du darfst auch da nur frei erscheinen ;

Tu pourras aussi apparaître à ta guise ;

Ich habe deinesgleichen nie gehaßt.

Je n’ai jamais haï tes pareils.

Von allen Geistern, die verneinen,

De tous les esprits qui s’opposent,

Ist mir der Schalk am wenigsten zur Last.

C’est pour moi le Malin qui m’est le moins à charge.

Des Menschen Tätigkeit kann allzu leicht erschlaffen,

L’activité d’un homme peut trop facilement se distendre,

Er liebt sich bald die unbedingte Ruh ;

Il aime le repos inconditionnellement ;

Drum geb ich gern ihm den Gesellen zu,

Je vais donc, volontiers, lui envoyer ce compagnon,

Der reizt und wirkt und muß als Teufel schaffen.

Afin de l’irriter et de l’influer et que le Diable le besogne.

Doch ihr, die echten Göttersöhne,

Mais vous, les vrais fils de Dieu,

Erfreut euch der lebendig reichen Schöne !

Réjouissez-vous de la richesse de la beauté vivante !

Das Werdende, das ewig wirkt und lebt,

Que ce qui advient, soit éternellement agissant et vivant,

Umfass’ euch mit der Liebe holden Schranken,

Et vous prenne dans les douces limites de l’amour,

Und was in schwankender Erscheinung schwebt,

Et ce qui est fluctuant et fuyant,

Befestigt mit dauernden Gedanken!

Se fixe en pensées durables !

 

(Der Himmel schließt, die Erzengel verteilen sich.
Le Ciel se referme, les archanges se dispersent)

MEPHISTOPHELES
(allein – seul)

 

Von Zeit zu Zeit seh ich den Alten gern,

De temps en temps, je vois le vieil homme avec plaisir,

Und hüte mich, mit ihm zu brechen.

Et me garde, avec lui, de rompre les liens.

Es ist gar hübsch von einem großen Herrn,

C’est vraiment agréable, venant d’un aussi grand seigneur,

So menschlich mit dem Teufel selbst zu sprechen.

De parler humainement avec le Diable lui-même.