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LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-46 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-46 LES LUSIADES III-46
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-46

OS LUSIADAS III-46

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 46
Strophe 46

III-46

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-46
LES LUSIADES III-46

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Précisions historiques

Camoes évoque, par l’intermédiaire de la voix de Vasco de Gama, la guerre entre Thérèse de León – Teresa Alfónsez de León (1080-1130) et son fils Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) -Alfonso deviendra le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I
Afonso Henriques sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
Nous sommes dans le verset 42 du chant III à la veille de cette bataille entre Alphonse Ier et les maures sur les bords du Tage.
Dans le verset 43, la bataille se prépare et Luis de Camoes insiste sur la disproportion des forces en présence. Les Lusitaniens sont en nombre, dit Camoes, cent fois moins nombreux.
Mais les Chrétiens, « povo batizado« , sont si concentrés et recueillis dans leur foi que tout reste possible.
Dans le verset 44, Camoes présente les forces Maures, les cinq rois Maures Almoravides et notamment Ismar / Esmar.
Sonnet 45, nous étions au petit matin froid de la bataille.
Sonnets 45 & 46, Camoes évoque le miracle d’Ourique, le Christ apparaît dans toute sa splendeur et sa majesté à Alphonse Ier.

Jacky Lavauzelle
Camoes Os Lusiadas

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La Bataille d’Ourique
Domingos Sequeira

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« Com tal milagre os ânimos da gente
« Avec un tel miracle, l’esprit des troupes
Portuguesa inflamados, levantavam
Portugaises s’enflammant, ils choisirent
Por seu Rei natural este excelente
Naturellement pour Roi cet excellent
 Príncipe, que do peito tanto amavam;
 Prince, que leur cœur aimait ;
E diante do exército potente
  Et face à la puissante armée 
 Dos imigos, gritando o céu tocavam,
 Des ennemis, ils crièrent jusqu’à atteindre le ciel,
 Dizendo em alta voz: – « Real, real,
  A pleine voix : – « Real, real,
  Por Afonso alto Rei de Portugal. »
Pour Alphonse, grand Roi du Portugal « .
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La vision de D. Afonso Henriques
Frei Manuel dos Reis

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-46 CAMOES LUSIADES III-46
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

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POEME BILINGUE FERNANDO PESSOA Quando tornar a vir a Primavera

 Quando tornar a vir a Primavera
Quand le printemps

Poème de Fernando Pessoa
Alberto Caeiro
Poemas Inconjuntos
Poèmes Désassemblés





Traduction – Texte Bilingue
tradução – texto bilíngüe

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE PORTUGAISE
POESIE PORTUGAISE

Literatura Português

FERNANDO PESSOA
1888-1935
Fernando Pesso Literatura Português Poesia e Prosa Poésie et Prose Artgitato

 





Poema de Fernando Pessoa
por Alberto Caeiro
Poemas Inconjuntos

Poème de Fernando Pessoa
Alberto Caeiro
POEMES DESASSEMBLES
1913-1914-1915

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Quando tornar a vir a Primavera
QUAND LE PRINTEMPS

 

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Quando tornar a vir a Primavera
Quand le Printemps sera de nouveau là
  Talvez já não me encontre no mundo.
Peut-être n’appartiendrai-je plus à ce monde.
Gostava agora de poder julgar que a Primavera é gente
J’aimerais maintenant penser que le printemps est une personne
Para poder supor que ela choraria,
Peut-être alors pleurerait-il
Vendo que perdera o seu único amigo.
Voyant qu’il a perdu son seul ami.
Mas a Primavera nem sequer é uma cousa:
Mais le Printemps n’est même pas une chose :
É uma maneira de dizer.
C’est une manière de parler.
Nem mesmo as flores tornam, ou as folhas verdes.
Pas même les fleurs ne reviennent, ni les feuilles vertes.
 Há novas flores, novas folhas verdes.
Il y a de nouvelles fleurs, de nouvelles feuilles vertes.
Há outros dias suaves.
Il y a d’autres doux jours.
Nada torna, nada se repete, porque tudo é real.
Rien ne revient, rien ne se répète, car tout est réel.

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Quando tornar a vir a Primavera

 

Quand le Printemps

UN GRAND PORTUGAIS -Um grande português Fernando Pessoa et Traduction française

Um grande Português Fernando Pessoa
LITTERATURE PORTUGAISE
Literatura Português
FERNANDO PESSOA
1888-1935
 Um grande português Fernando Pessoa Artgitato Traduction Française Un grand Portugais Manuel Peres Vigario

UM GRANDE PORTUGUÊS
UN GRAND PORTUGAIS
[Manuel Peres Vigário]

1926

Vivia há já não poucos anos, algures, num concelho do Ribatejo, um pequeno lavrador, e negociante de gado, chamado Manuel Peres Vigário. 
Il y a de cela quelques années déjà,  vivait, quelque part, dans la communauté de Ribatejo, un petit agriculteur et marchand de bestiaux, appelé Manuel Peres Vicaire.
Da sua qualidade, como diriam os psicólogos práticos, falará o bastante a circunstância que dá princípio a esta narrativa.
Sa qualité, comme dirait les psychologues pratiquants, sera abordée assez dans les circonstances qui sont à l’origine de ce récit.

Chegou uma vez ao pé dele certo fabricante ilegal de notas falsas, e disse-lhe:
Un jour, un certain fabriquant illégal de fausses monnaies vint le voir et lui demanda :
«Sr. Vigário, tenho aqui umas notazinhas de cem mil réis que me falta passar.
« M. Vigario, il me reste des billets de cent mille réaux de côté.
O senhor quer? Largo-lhas por vinte mil réis cada uma.»
Les voulez-vous ? Va pour vingt mille réaux chacun. »
«Deixa ver», disse o Vigário; e depois, reparando logo que eram imperfeitíssimas, rejeitou-as:
 » Montrez-moi !« , déclara le Vigario ; et après, voyant qu’ils étaient loin d’être parfaits, les refusa :
«Para que quero eu isso?», disse; «isso nem a cegos se passa.»
«Que voulez-vous que je fasse de ça ?« , dit-il; « ils ne passeraient même pas avec un aveugle ! »
O outro, porém, insistiu; Vigário cedeu um pouco regateando; por fim fez-se negócio de vinte notas, a dez mil réis cada uma.
L’autre, cependant, insista ; Vigario céda un peu dans ce marchandage ; finalement il les négocia de vingt billets, à dix mille réaux chacun.

Sucedeu que dali a [alguns] dias tinha o Vigário que pagar a uns irmãos negociantes de gado como ele a diferença de uma conta, no valor certo de um conto de réis.
Il arriva quelques jours plus tard que Vigario devait, à des frères négociants de bestiaux comme lui,  payer la différence dans un compte, à la juste valeur de réaux.
No primeiro dia da feira, em a qual se deveria efectuar o pagamento, estavam os dois irmãos jantando numa taberna escura da localidade, quando surgiu pela porta, cambaleando de bêbado, o Manuel Peres Vigário.
Le premier jour de la foire, jour où il devait effectuer le dit-paiement, les deux frères étaient en train de dîner dans une taverne sombre de la ville quand arriva, par la porte, ivre assurément, Manuel Peres Vigario.
Sentou-se à mesa deles, e pediu vinho.
Il s’assis à leur table, et commanda du vin.
Daí a um tempo, depois de vária conversa, pouco inteligível da sua parte, lembrou que tinha que pagar-lhes.
Ainsi le temps passa, après plusieurs discours, peu intelligibles pour la plupart, il se souvint qu’il devait les payer.
E, puxando da carteira, perguntou se, se importavam de receber tudo em notas de cinquenta mil réis.
Et en tirant son portefeuille, il leur demanda s’ils voulaient bien être payés avec des billets de cinquante mille réaux.
Eles disseram que não, e, como a carteira nesse momento se entreabrisse, o mais vigilante dos dois chamou, com um olhar rápido, a atenção do irmão para as notas, que se via que eram de cem.
Ils acceptèrent, et virent que le portefeuille s’étant entrouvert, le plus vigilant des deux attira, d’un regard rapide, l’attention du frère sur les billetson pouvait voir qu’il y en avait une centaine.

Houve então a troca de outro olhar.
Puis il y  eu un échange de regard.
O Manuel Peres, com lentidão, contou tremulamente vinte notas, que entregou.
Manuel Peres, lentement, compta en tremblant une vingtaine de billets, qu’il leur remit.
Um dos irmãos guardou-as logo, tendo-as visto contar, nem se perdeu em olhar mais para elas.
L’un des deux frères les rangea immédiatement, après les avoir vu compter, ne perdant pas de temps à les recompter.
O vigário continuou a conversa, e, várias vezes, pediu e bebeu mais vinho.
Vigario continua à parler, et à plusieurs reprises demanda à boire encore plus de vin.
Depois, por natural efeito da bebedeira progressiva, disse que queria ter um recibo.
Ensuite, par l’effet naturel de la prise de boisson progressive, il leur demanda un reçu.
Não era uso, mas nenhum dos irmãos fez questão.
Cela ne se faisait pas, mais aucun des frères n’insista.
Ditava ele o recibo, disse, pois queria as coisas todas certas.
Il dictera le reçu, leur dit, parce qu’il voulait que tout cela soit fait dans les règles.
E ditou o recibo – um recibo de bêbedo, redundante e absurdo:
Et il dicta le reçu- un reçu d’ivrogne, redondant  et absurde :
de como em tal dia, a tais horas, na taberna de fulano, e «estando nós a jantar (e por ali fora com toda a prolixidade frouxa do bêbedo…), tinham eles recebido de Manuel Peres Vigário, do lugar de qualquer coisa, em pagamento de não sei quê, a quantia de um conto de réis em notas de cinquenta mil réis.
comment, ce jour, cette heure, dans la taverne, et « où nous nous sommes retrouvés pour dîner (etc. avec toute la prolixité de quelqu’un qui a bu … ), qu’ils avaient reçu de Manuel Peres Vigario, du lieu x, en paiement de je ne sais pas quoi, le montant d’un million de réaux par billets de cinquante mille réaux.
O recibo foi datado, foi selado, foi assinado.
  Le reçu fut daté, timbré, signé.
O Vigário meteu-o na carteira, demorou-se mais um pouco, bebeu ainda mais vinho, e daí a um tempo foi-se embora.
Le Vigario le mit dans son portefeuille, resta encore un peu,  bu plus de vin, puis partit.

Quando, no próprio dia ou no outro, houve ocasião de se trocar a primeira nota, o que ia a recebê-la devolveu-a logo, por escancaradamente falsa, e o mesmo fez à segunda e à terceira…
Lorsque, le même jour ou le suivant, il se trouva l’occasion de sortir le premier billet, celui qui devait le prendre le ramena au plus tôt, car manifestement faux, et pas mieux pour les deuxième et troisième
E os irmãos, olhando então verdadeiramente para as notas, viram que nem a cegos se poderiam passar.
et les frères, alors, en regardant les billets, virent qu’ils ne passeraient même pas avec les aveugles.

Queixaram-se à polícia, e foi chamado o Manuel Peres, que, ouvindo atónito o caso, ergueu as mãos ao céu em graças da bebedeira providencial que o havia colhido no dia do pagamento. 
Ils déposèrent une plainte à la police, qui convoqua Manuel Peres, qui, étonné d’entendre cet histoire, leva les mains au ciel pour remercier les grâces d’une ivresse providentielle qu’il avait eue le jour du paiement.
Sem isso, disse, talvez, embora inocente, estivesse perdido.
Sans cela, dit-il, peut-être, bien qu’innocent, il eût été perdu.

Se não fosse ela, explicou, nem pediria recibo, nem com certeza o pediria como aquele que tinha, e apresentou, assinado pelos dois irmãos, e que provava bem que tinha feito o pagamento em notas de cinquenta mil réis.
Sans cela, expliquait-il, il n’aurait pas exigé un reçu, ou en tout cas pas comme celui qu’il avait, et qu’il présenta, signé par les deux frères, et cela prouvé bien qu’il avait effectué le paiement avec des billets de cinquante mille réaux.
«E se eu tivesse pago em notas de cem», rematou o Vigário «nem eu estava tão bêbedo que pagasse vinte, como estes senhores dizem que têm, nem muito menos eles, que são homens honrados, mas receberiam.»
« Et si j’avais payé avec des billets de  cent»,  conclu le Vigario« et je n’étais pas si ivre qu’ils en payent vingt, comme ces messieurs disent qu’ils ont reçus, ni plus ni moins.»
E, como era de justiça foi mandado em paz.
Et, comme cela, la justice le laissa en paix.

O caso, porém, não pôde ficar secreto;
L’affaire, cependant, ne pouvait pas rester secrète ;
pouco a pouco se espalhou.
peu à peu, elle se répandit.
E a história do «conto de réis do Manuel Vigário» passou, abreviada, para a imortalidade quotidiana, esquecida já da sua origem.
Et l’histoire du « Million de Réaux de Manuel Vigario« , passa à l’immortalité quotidienne, oubliant déjà son origine.

Os imperfeitíssimos imitadores, pessoais como políticos, do mestre ribatejano nunca chegaram, que eu saiba, a qualquer simulacro digno do estratagema exemplar.
Les imitateurs imparfaits, personnels et politiques, du maître de Ribatejo n’ont jamais, à ma connaissance, utilisés un quelconque simulacre digne de ce stratagème exemplaire.
Por isso é com ternura que relembro o feito deste grande português, e me figuro, em devaneio, que, se há um céu para os hábeis, como constou que o havia para os bons, ali lhe não deve ter faltado o acolhimento dos próprios grandes mestres da Realidade – nem um leve brilho de olhos de Macchiavelli ou Guicciardini, nem um sorriso momentâneo de George Savile, Marquês de Halifax.
Pour cela, c’est avec tendresse que je rappelle les faits de ce grand Portugais, et j’imagine, en rêve, que, s’il se retrouve dans le paradis pour les habiles, comme il en existe un pour les bons, là, il ne manquera pas d’être accueilli par les grands maître de la Réalité -sans un éclat de lumière dans les yeux de Machiavel ou de Guicciardini, ni avec un sourire complice de George Saville, marquis de Halifax.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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