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กุหลาบกระบี่ – THAI POEM – KRABI’S ROSE – NONGLEK น้องเล็ก & JACKY LAVAUZELLE –

Poésie Thaïlandaise – บทกวีไทย
THAI POEM
THAI POETRY

*thai poem





Poème de Nong Lek น้องเล็ก
& Jacky Lavauzelle

 Thai Poem


LA ROSE DE KRABI
KRABI’S ROSE
กุหลาบกระบี่

*****




กุหลาบกระหายอยู่ภายใต้ดวงอาทิตย์ที่หิวโหย
La rose avait soif sous le soleil affamé.
 กุหลาบบนชายหาดในกระบี่เป็นหนึ่งในที่เธอไม่มีชื่อขณะรอน้ำ 
La rose sur une plage de Krabi n’appartenait à personne
ดอกกุหลาบแย่ๆกำลังรอน้ำ
Elle n’avait pas de nom en attendant la marée
ที่กระทบก้อนหินคลองม่วง
La rose attendait les eaux terribles qui cognaient les rochers de Klong Muang.
ผู้คนหัวเราะอยู่ข้างๆ 
Les gens riaient d’un côté, de l’autre,
เท้าข้างหนึ่งของพวกเขาอยู่ในน้ำอุ่นอันนุมนวลนี้ Les pieds dans cette eau tiède et douce.
คลื่นแรกมาซัดกุหลาบและคลุมด้วยทราย
Une première vague vient lécher la rose et la couvrir de sable.
คลื่นที่สองตั้งมาซัดกุหลาบและคลุมด้วยเกลือ  
Une seconde vague vient coucher la rose et la couvrir de sel.
ย้ำกลายมาทำร้ายเธอและฉีกเธอร่วงลงมาถึงพื้น
Un pied vient la blesser et l’arracher de son sol.
ในตอนท้ายของฝั่งคลื่นที่สามซึ่งพัดพาเธอออกไป 
Au bout du rivage, une troisième vague arriva qui l’emporta au loin.
ดอกกุหลาบร่องลอยไปตามสายน้ำที่อยู่ภายใต้แสงอาทิตย์
 La rose courait sur les eaux sur un soleil caché
และซ่อนเร้นอยู่กับทุกคน 
La rose de Krabi n’appartenait plus au monde
เธอไม่มีชื่อในขณะรอนแรมตามลำพัง
Elle n’avait pas de nom en attendant les abysses.

********

Poésie Thaïlandaise – บทกวีไทย
THAI POEM
THAI POETRY

*thai poem

THOMAS MOORE Poème de 1808 MEETING OF THE WATER – Cumar an dá Uisce

*THOMAS MOORE




Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle








Thomas Moore
1779-1852

 





Poem by Thomas Moore


Poème de Thomas Moore

The Meeting of the water

Cumar an dá Uisce

1808

L’Union des Eaux

 ****

Note
Dans la vallée d’Avoca, aux confluents , l’Avonmore et l’Avonbeg se rencontrent. Ils donnent naissance à l’Avoca, Abhainn Abhóca, qui, coulant dans le Comté de Wicklow, se jette dans la Mer d’Irlande.
Le point de rencontre l’Avonmore et l’Avonberg se nomme Meeting of the Waters, Cumar an dá Uisce, l’Union des Eaux.

**

There is not in the wide world a valley so sweet
Il n’y a pas dans le vaste monde plus douce vallée
As that vale in whose bosom the bright waters meet;
Que cette vallée où s’unissent toutes ces eaux étincelantes ;
Oh! the last rays of feeling and life must depart,
Oh ! Les derniers rayons de sentiment et de vie doivent partir,
Ere the bloom of that valley shall fade from my heart.
Avant que la fleur de cette vallée ne disparaisse de mon cœur.

*








*

Yet it was not that nature had shed o’er the scene
Pourtant, la nature ne dévoilait pas sur cette scène
Her purest of crystal and brightest of green;
Son plus pur cristal ni son vert le plus chatoyant ;
‘Twas not her soft magic of streamlet or hill,
Ni cette si douce magie des ruisseaux et des collines,
Oh! no, — it was something more exquisite still.
Oh ! Non – c’était bien plus exquis encore.

*








*

‘Twas that friends, the beloved of my bosom, were near,
C’étaient mes amis, si tendres, si proches,
Who made every dear scene of enchantment more dear,
Qui rendaient cette scène enchanteresse plus divine encore,
And who felt how the best charms of nature improve,
Comme les plus beaux charmes de la nature se bonifient,
When we see them reflected from looks that we love.
Quand nous les voyons réfléchis par des regards que nous aimons.

*

Sweet vale of Avoca! how calm could I rest
Douce vallée d’Avoca ! Comment me reposer
In thy bosom of shade, with the friends I love best,
Au cœur des ombres, avec mes si chers amis,
Where the storms that we feel in this cold world should cease,
Où les tempêtes de ce glacial monde devraient s’échouer,
And our hearts, like thy waters, be mingled in peace.
Et nos cœurs, comme tes eaux, reposer en paix. 

*

****

Thomas Moore

************************












Thomas Moore
La Revue des Deux Mondes
1843

Si la force ou la grâce prédomine chez Moore, c’est là une question que l’on n’a guère pris la peine d’examiner, ébloui qu’on était par l’éclat d’un autre génie dont l’énergie formait le caractère distinctif. Byron a exercé une action sociale trop vaste et trop féconde pour que de son temps on ait pu le juger sainement comme artiste ou comme penseur ; maintenant que cette première effervescence s’est calmée, il serait peut-être possible de démontrer que d’autres poètes, ses contemporains, privés d’une popularité aussi exagérée par le but moins sympathique aux passions humaines qu’ils avaient poursuivi savaient déployer, pour atteindre à ce but, des moyens aussi vrais et aussi grands que le poète qui dans sa gloire a pu se croire sans rival.

On découvre chez Moore deux individus, deux talents différents, d’où naissent deux réputations également distinctes, et dont l’une absorbe l’autre. Il est arrivé à Moore ce qui arrive à bon nombre des écrivains qui obtiennent un grand succès de vogue ; il est devenu principalement célèbre par ses qualités secondaires. Né à Dublin, en 1780, il fit paraître sa traduction d’Anacréon en 1800, avant d’avoir atteint l’âge de vingt ans, et publia l’année suivante les Poèmes de Little. Dès ce moment, le siècle assigna une place définitive au poète ; il devint tout de suite le lion à la mode ; on chanta ses chansons et on les lui fit chanter ; on le fêta, on le choya, on le combla d’attentions, mais le comprit-on bien ? Tout en appréciant ce que renfermait de charmant, de gracieux, de raffiné, ce remarquable talent, on ne reconnut pas assez ce qu’il contenait de fort et de viril ; dans ses productions, qui se distinguent avant tout par leur énergie, on se plaisait à admirer le sujet, le story, comme disent les Anglais, les brillantes images, la perfection du vers, et Anacréon Moore fut le nom dont ses contemporains persistèrent à décorer l’auteur de Lalla Rookh.

Pour bien apprécier le talent de Moore, il est nécessaire de diviser ses ouvrages en deux classes, de placer d’un côté les œuvres sérieuses, les chants inspirés qui lui assurent une célébrité durable, de l’autre les mille petites créations élégantes et spirituelles qui lui valurent les applaudissements et les caresses de son temps Parmi les premières, il faut nommer Lalla Rookh, les Mélodies irlandaises, certaines odes et épîtres, et les Rimes sur la route. Aux secondes appartiennent les Poèmes de Little, les innombrables épigrammes et ballades, les chansons érotiques, les chansons de table, les Fables de la Sainte-Alliance, et les autres satires, tableaux parfaits de mœurs contemporaines. Comme les odes d’Anacréon, à titre de traductions, n’entrent point dans les inspirations originales de Moore, elles ne doivent être considérées que du point de vue de l’exécution pure, et, quant au poème célèbre des Amours des Anges, on éprouve un très grand embarras à lui trouver une place. Trop frivole pour être classé parmi les œuvres sérieuses, et trop sérieux pour se ranger parmi les poésies légères, ce poème est d’une nature aussi intermédiaire que son sujet, et, comme les anges, semble destiné flotter incessamment entre les deux sphères.




Le patriotisme de Moore est un fait individuel, isolé ; loin de se présenter comme la conséquence nécessaire de ses idées philosophiques ou politiques, il s’en écarte et ressemble bien plutôt l’amour que ressentent certains hommes pour une seule femme, tandis que le sexe en général ne leur inspire que de l’aversion. Moore aime l’Irlande comme une maîtresse ; tout ce qu’elle demande et tout ce qu’elle veut, il le veut et le demande. Il ne voit qu’elle au monde, et ce n’est pas lui qu’on accuserait jamais de sacrifier au sentiment cosmopolite, ou de perdre un seul instant de vue les intérêts de son propre pays, pour se plonger dans des rêveries plus ou moins stériles sur les besoins et les destinées de l’humanité. Lui-même l’a dit, le seul reproche que pourront lui adresser les ennemis de l’Irlande sera d’avoir, comme Othello, — « aimé non point sagement, mais trop bien. On se persuade trop facilement, en lisant certaines poésies de Moore, que l’homme qui les a écrites appartient au parti ultra-radical, erreur qui a causé plus d’un mécompte parmi certains esprits exaltés. Il y a chez le barde d’Erin une élégance innée, a native elegance, comme disent nos voisins d’outre-Manche, qui s’oppose instinctivement aux mœurs républicaines, et c’est encore un trait distinctif du caractère irlandais, qui, au milieu des complots, des émeutes et de tous les plus funestes excès d’une guerre civile continuelle, trouve moyen de conserver toujours ses allures chevaleresques, cette insouciance de grand seigneur qui ont fait si souvent comparer l’Irlande et la France. Tant et si bien existent chez Moore ces goûts aristocratiques, cet éloignement pour les aspérités et les incorrections si je puis employer le mot, d’une société primitive, que lorsqu’en 1803 les whigs lui donnèrent la place de régistrateur de l’amirauté aux Bermudes, le séjour qu’il fit aux États-Unis, avant de se rendre à son poste, ne lui laissa que des souvenirs pleins d’amertume et de dégoût. L’aspect de ce peuple enfant, de cette nationalité ébauchée, ne le frappa par aucun de ses côtés vraiment grands ; il en saisit toutes les imperfections et les vices, comme plus tard mistriss Trollope en a saisi les incohérences et les ridicules : « J’allai en Amérique, dit Moore dans la préface des Odes et Epîtres, publiées en 1806, sans aucune prévention défavorable ; au contraire, je me livrais à certaines illusions touchant la pureté du gouvernement et le bonheur primitif du peuple… Mon attente fut entièrement trompée, et j’avais envie de dire à l’Amérique comme Horace à sa maîtresse : Intentata nites. » On devine à ce début le ton que prendra Moore plus tard vis-à-vis de cette race factieuse, pauvre d’esprit et prodigue de paroles, née pour être esclave et ambitieuse du pouvoir. » Oubliant sans doute que l’Amérique était la sœur légitime de l’Irlande, qu’elle s’était courbée sous le même joug et qu’elle l’avait secoué, qu’elle avait souffert les mêmes injustices et qu’elle venait de les venger ; oubliant enfin que, si le peuple irlandais avait su en profiter, la capitulation de York-Town ouvrait à la malheureuse Erin le chemin de la liberté, Moore, dans la VIIIe épître adressée à M. Spencer, s’exprime de la manière suivante sur la patrie de Washington : « Tout ce que la création éternellement variée contient de grand ou d’aimable fleurit et se développe ici ; les montagnes s’élèvent avec fierté, les jardins s’épanouissent dans leur éclatante richesse ; de beaux lacs s’étendent, de grands fleuves roulent leurs ondes victorieuses. L’âme (the mind), l’âme seule, sans laquelle le monde n’est qu’un désert, l’homme que de la boue ; l’âme, l’âme seule, enfouie dans un repos stérile, ne fleurit ni ne s’élève, ne s’épand ni ne brille ! Prenez-les tous, chrétiens, mohawks et démocrates, depuis le wigwam jusqu’à la chambre du congrès, depuis l’homme sauvage (esclave ou libre) jusqu’à l’homme civilisé, moins apprivoisé que lui, ce n’est partout que même chaos ténébreux, que même lutte inféconde entre la vie à moitié civilisée et moitié barbare, où tous les maux de l’ancien monde se mêlent à toutes les grossièretés du monde nouveau, tout pervertit, bien que peu de choses séduisent, et où du luxe rien n’est connu que le vice. »

POETES ET ROMANCIERS MODERNES
DE LA GRANDE-BRETAGNE
Signé R. S.
Revue des Deux Mondes
Tome 2
1843

Le Sol et le Pain Poème de Cécilia Meireles – O chão e o pão Poema de Cecilia Meireles

La Poésie de Cécilia Meireles
Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira




Cecilia Meireles a poesia de Cecilia Meireles la poésie de Cécilia Meireles Artgitato

 Cécilia Meireles
1901 -1964




O chão e o pão

um poema de Cecília Meireles
un poème de Cécilia Meireles

Le sol et le pain

Traduction Jacky Lavauzelle

O chão e o pão Poema de Cecilia Meireles Le sol et le pain Poeme de Cecilia Meireles Artgitato

 

O chão e o pão

O chão.
Le sol.
O grão.
Le grain.
O grão no chão.
Le grain sur le sol.

O pão.
Le pain.
O pão e a mão.
Le pain et la main.
A mão no pão.
La main sur le pain.

O pão na mão.
Le pain dans la main.
O pão no chão?
Le pain sur le sol ?

Não.
Non

**********************

Poema de Cecília Meireles
Poème de Cécilia Meireles

LE MATIN NAISSANT Chansons de William BLAKE – Song -When early morn walks forth in sober grey

When early morn walks forth
in sober grey

LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Poems From Poetical Sketches
Poèmes tirés des Poetical Sketches
1769-1778

William Blake

 


by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807
by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807


poèmes – poems
WILLIAM BLAKE
1757-1827

William Blake signature.svg

 

SONG
When early morn walks
forth in sober grey

CHANSON
Le Matin naissant


Traduction Jacky Lavauzelle

When early morn walks forth in sober grey, 
Lorsque le matin naissant marche en gris sobre,
Then to my black-eyed maid I haste away;  
Alors vers elle, les yeux noirs, je cours ;
When evening sits beneath her dusky bow’r, 
Quand le soir est assis sous son sombre berceau,
And gently sighs away the silent hour, 
Et que soupire doucement l’heure silencieuse,
The village bell alarms, away I go,        
La cloche du village résonne, je pars,
And the vale darkens at my pensive woe.  
Et la vallée s’obscurcit par mon pensif malheur.

*

To that sweet village, where my black-eyed maid 
Pour ce doux village, elle, avec ses yeux noirs,
Doth drop a tear beneath the silent shade,  
Laisse tomber une larme sous l’ombre silencieuse,
I turn my eyes; and pensive as I go 
Je tourne mes yeux ; et, pensif, je vais
Curse my black stars and bless my pleasing woe.        
Maudissant mon étoile noire et bénissant mon agréable malheur.

*

Oft when the summer sleeps among the trees, 
Souvent quand l’été dort parmi les arbres,
Whisp’ring faint murmurs to the scanty breeze,  
Chuchotant de faibles murmures à la soudaine brise,
I walk the village round; if at her side 
Je marche autour du village ; si à ses côtés
A youth doth walk in stolen joy and pride, 
Un jeune garçon marche dans la joie dérobée et fier,
I curse my stars in bitter grief and woe,        
Je maudis mes étoiles dans ma douleur amère et malheureuse,
That made my love so high and me so low.  
De mettre mon amour si haut et moi si bas.

*

O should she e’er prove false, his limbs I’d tear 
O si jamais elle mentait, ses membres à lui je déchirerai
And throw all pity on the burning air; 
Et jetterai toute pitié dans l’air brûlant ;
I’d curse bright fortune for my mixèd lot, 
Je maudirai la fortune brillante pour mon lot emmêlé,
And then I’d die in peace and be forgot.
Et puis je mourrai en paix et je serai oublié.

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Autres poèmes

Poems written in a copy of Poetical Sketches – Poèmes écrits dans un exemplaires des Poetical Sketches
Songs of Innocence – Chants d’Innocence (1789)
Songs of Experience – Chants d’Experience (1794)

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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MES SOIES Chanson de William BLAKE -SONG – MY SILKS AND FINE ARRAY

My Silks and Fine Array
LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Poems From Poetical Sketches
Poèmes tirés des Poetical Sketches
1769-1778

William Blake

 


by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807
by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807


poèmes – poems
WILLIAM BLAKE
1757-1827

William Blake signature.svg

 

SONG
My silks and fine array

CHANSON
MES SOIES


Traduction Jacky Lavauzelle

My silks and fine array,
Mes soies et fines postures,
My smiles and languish’d air,
Mes sourires et mes airs évaporés,
By love are driv’n away;
Par l’amour sont chassés ;
And mournful lean Despair
Et le maigre Désespoir triste
Brings me yew to deck my grave:
porte des branchages d’if pour ma tombe :
Such end true lovers have.
Ainsi prend fin le véritable amour.

*

His face is fair as heav’n,
Son visage est juste comme le ciel,
When springing buds unfold;
Lorsque les bourgeons jaillissant se déroulent ;
O why to him was’t giv’n,
O pourquoi ne pas le lui avoir donné,
Whose heart is wintry cold?
Lui, au cœur d’un froid hivernal ?
His breast is love’s all worship’d tomb,
Sa poitrine est la tombe adorée de l’amour,
Where all love’s pilgrims come.
Où viennent tous les pèlerins de l’amour.

*

Bring me an axe and spade,
Apportez-moi une hache et une pelle,
 Bring me a winding sheet;
Apportez-moi un linceul ;
When I my grave have made,
Quand ma tombe sera faite,
Let winds and tempests beat:
Laissez les vents et les tempêtes s’abattre :
Then down I’ll lie, as cold as clay.
Puis couchez-y moi aussi froid que l’argile.
True love doth pass away!
Le véritable amour passe ainsi !

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Autres poèmes

Poems written in a copy of Poetical Sketches – Poèmes écrits dans un exemplaires des Poetical Sketches
Songs of Innocence – Chants d’Innocence (1789)
Songs of Experience – Chants d’Experience (1794)

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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LA DANSE DELIRANTE- Chanson de William BLAKE – Song – I love the jocund dance

I love the jocund dance
LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Poems From Poetical Sketches
Poèmes tirés des Poetical Sketches
1769-1778

William Blake

 


by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807
by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807


poèmes – poems
WILLIAM BLAKE
1757-1827

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SONG
I love the jocund dance

CHANSON
LA DANSE DELIRANTE


Traduction Jacky Lavauzelle

I love the jocund dance, 
J’adore la danse délirante,
The softly breathing song, 
La chanson qui doucement respire,
Where innocent eyes do glance, 
Lorsque les yeux innocents se croisent,
And where lisps the maiden’s tongue. 
Et où gambade la langue des jeunes filles.

*

I love the laughing vale,        
J’aime la vallée riante,
I love the echoing hill, 
J’aime la colline qui répond en écho,
Where mirth does never fail, 
la joie ne manque jamais,
And the jolly swain laughs his fill. 
Et où les garçons rient à gorge déployée.

*

I love the pleasant cot, 
J’aime le lit agréable,
I love the innocent bow’r,   
J’aime l’innocente verdure ,
Where white and brown is our lot, 
pain blanc et pain brun sont notre lot,
 Or fruit in the mid-day hour.  
Et les fruits à l’heure de midi.

*

I love the oaken seat, 
J’aime le siège de chêne,
Beneath the oaken tree, 
Sous le chêne,
Where all the old villagers meet,        
Lorsque tous les anciens villageois se rencontrent,
And laugh our sports to see. 
Et rient de nos ébats.

*

I love our neighbours all, 
J’aime tous nos voisins,
But, Kitty, I better love thee; 
Mais, Kitty, je t’aime plus encore ;
And love them I ever shall;  
Toujours je les aimerai ;
But thou art all to me.
Mais toi, toi tu es tout pour moi.

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Autres poèmes

Poems written in a copy of Poetical Sketches – Poèmes écrits dans un exemplaires des Poetical Sketches
Songs of Innocence – Chants d’Innocence (1789)
Songs of Experience – Chants d’Experience (1794)

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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DE PRAIRIE EN PRAIRIE – Chanson de William BLAKE – Song – How sweet I roamed from field to field

How sweet I roamed from field to field
LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Poems From Poetical Sketches
Poèmes tirés des Poetical Sketches
1769-1778

William Blake

 


by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807
by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807


poèmes – poems
WILLIAM BLAKE
1757-1827

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SONG
How sweet I roamed
from field to field

CHANSON
DE PRAIRIE EN PRAIRIE


Traduction Jacky Lavauzelle

How sweet I roam’d from field to field,
Comme délicatement je cheminais de prairie en prairie,
         And tasted all the summer’s pride,
          Et goûtais toute la fierté de l’été,
‘Till I the prince of love beheld,
Jusqu’à ce que je contemple le prince de l’amour,
Who in the sunny beams did glide!
         Qui, sur les rayons ensoleillées, glissait !

*

He shew’d me lilies for my hair,
Il me montra les lys pour mes cheveux,
And blushing roses for my brow;
         Et des roses rougissantes  pour mon front ;
He led me through his gardens fair,
Il me conduisit à travers ses beaux jardins,
        Where all his golden pleasures grow.
        Où tous ses plaisirs d’or poussent.

*

With sweet May dews my wings were wet,
Avec les douces rosées de Mai, mes ailes étaient humides,
And Phoebus fir’d my vocal rage;
        Et Phébus enflammait ma rage vocale ;
He caught me in his silken net,
Il m’a pris dans son filet de soie,
           And shut me in his golden cage.
          Et me jeta dans sa cage dorée.

*

He loves to sit and hear me sing,
Il aime à s’asseoir et m’écoute chanter,
          Then, laughing, sports and plays with me;
          Puis, rie et joue avec moi ;
Then stretches out my golden wing,
Puis il étire mon aile d’or,
And mocks my loss of liberty.
         En se moquant de ma perte de liberté.

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Autres poèmes

Poems written in a copy of Poetical Sketches – Poèmes écrits dans un exemplaires des Poetical Sketches
Songs of Innocence – Chants d’Innocence (1789)
Songs of Experience – Chants d’Experience (1794)

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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DES COLLINES COUVERTES DE ROSEE Chanson de William BLAKE – Song – Fresh from the dewy hill

 LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Poems From Poetical Sketches
Poèmes tirés des Poetical Sketches
1769-1778

William Blake

 


by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807
by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807


poèmes – poems
WILLIAM BLAKE
1757-1827

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SONG
Fresh from the dewy hill

CHANSON
DES COLLINES COUVERTES DE ROSEE


Traduction Jacky Lavauzelle

Fresh from the dewy hill, the merry year 
Fraîche des collines couvertes de rosée, l’année joyeuse
Smiles on my head and mounts his flaming car;  
Sourit au-dessus de ma tête et monte dans son char enflammé ;
Round my young brows the laurel wreathes a shade,  
Autour de mes jeunes sourcils, le laurier tisse une ombre,
And rising glories beam around my head.
Et, se lèvent de glorieux éclats autour de ma tête.

*

My feet are wing’d, while o’er the dewy lawn,   
Mes pieds sont ailés, pendant que sur la pelouse recouverte de rosée,
I meet my maiden risen like the morn: 
Je rencontre ma femme aérienne comme le matin :
O bless those holy feet, like angels’ feet; 
O bénis ces saints pieds, tels des pieds d’ange ;
O bless those limbs, beaming with heav’nly light.
O bénis ces membres, rayonnant de lumière

*

Like as an angel glitt’ring in the sky 
Comme un ange étincelant dans le ciel
In times of innocence and holy joy;        
Dans les temps d‘innocence et de sainte joie ;
The joyful shepherd stops his grateful song 
Le berger joyeux arrête sa chanson de grâce
To hear the music of an angel’s tongue. 
Pour entendre la musique d’une langue d’ange.

*

So when she speaks, the voice of Heaven I hear; 
Alors, quand elle parle, la voix du Ciel j’entends ;
So when we walk, nothing impure comes near; 
Alors, quand nous marchons, rien d’impur ne s’approche ;
Each field seems Eden, and each calm retreat;        
Chaque champ semble un Eden, et chaque calme une retraite ;
Each village seems the haunt of holy feet. 
Chaque village semble devenir un repaire des pieds saints.

*

But that sweet village where my black-eyed maid 
Mais ce doux village ma femme aux yeux noirs
Closes her eyes in sleep beneath night’s shade, 
Ferme ses yeux ensommeillés sous les ombres de la nuit,
Whene’er I enter, more than mortal fire  
Quand j’entre, à chaque fois, un feu plus que mortel
Burns in my soul, and does my song inspire.
Brûle dans mon âme, et inspire ma chanson.

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Autres poèmes

Poems written in a copy of Poetical Sketches – Poèmes écrits dans un exemplaires des Poetical Sketches
Songs of Innocence – Chants d’Innocence (1789)
Songs of Experience – Chants d’Experience (1794)

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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L’AMOUR ET L’HARMONIE Chanson de William BLAKE – Song – Love and Harmony

 LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Poems From Poetical Sketches
Poèmes tirés des Poetical Sketches
1769-1778

William Blake

 


by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807
by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807


poèmes – poems
WILLIAM BLAKE
1757-1827

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SONG
Love & Harmony

CHANSON
L’Amour & l’Harmonie


Traduction Jacky Lavauzelle

Love and harmony combine,
L’amour et l’harmonie se combinent,
And round our souls entwine
Et autour de nos âmes s’enlacent
While thy branches mix with mine,
Pendant que tes branches se mélangent aux miennes,
And our roots together join.
Nos racines se rejoignent.

*

Joys upon our branches sit,
Les joies sur nos branches sont assises,
Chirping loud and singing sweet;
Gazouillant puissamment et doucement chantant ;
Like gentle streams beneath our feet
Comme de paisibles ruisseaux à nos pieds
Innocence and virtue meet.
L’innocence et la vertu se rencontrent.

*

Thou the golden fruit dost bear,
Toi, les fruits dorés tu portes,
I am clad in flowers fair;
Moi, de fleurs agréables je me vêts ;
Thy sweet boughs perfume the air,
Tes douches branches embaument l’air,
And the turtle buildeth there.
Où bâtit la tourterelle.

*

There she sits and feeds her young,
Là, elle se trouve et y nourrit ses petits,
Sweet I hear her mournful song;
Doucement j’entends sa chanson triste ;
And thy lovely leaves among,
Et entre de délicieuses feuilles,
There is love, I hear his tongue.
Il y a l’amour, j’entends sa langue.

*

There his charming nest doth lay,
Là, son nid charmant il a construit,
There he sleeps the night away;
Là, il y dort toute la nuit ;
There he sports along the day,
Là, il s’agite toute la journée,
And doth among our branches play.
Jouant parmi nos branches.

*

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Autres poèmes

Poems written in a copy of Poetical Sketches – Poèmes écrits dans un exemplaires des Poetical Sketches
Songs of Innocence – Chants d’Innocence (1789)
Songs of Experience – Chants d’Experience (1794)

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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A L’AUTOMNE – Poème de William BLAKE – TO AUTUMN

 LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Poems From Poetical Sketches
Poèmes tirés des Poetical Sketches
1769-1778


William Blake


by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807
by Thomas Phillips, oil on canvas, 1807


poèmes – poems
WILLIAM BLAKE
1757-1827

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A L’AUTOMNE

To Autumn

Traduction Jacky Lavauzelle

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O Autumn, laden with fruit, and stained
Ô Automne, chargé de fruits et coloré
With the blood of the grape, pass not, but sit
Par le sang du raisin, ne t’en vas pas, mais assis-toi
Beneath my shady roof; there thou mayst rest,

Sous mon toit ombragé ; ici tu peux te reposer,
And tune thy jolly voice to my fresh pipe,
Et règle ta joyeuse voix à ma frais pipeau,
And all the daughters of the year shall dance!
Car toutes les filles de l’année doivent danser !
 Sing now the lusty song of fruits and flowers.
Chante maintenant la chanson vigoureuse des fruits et des fleurs.

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“The narrow bud opens her beauties to
« Le bourgeon étroit ouvre ses beautés
The sun, and love runs in her thrilling veins;
Au soleil, et l’amour se retrouve dans ses veines palpitantes ;
Blossoms hang round the brows of Morning, and
Des fleurs pendent autour des sourcils du Matin, et
Flourish down the bright cheek of modest eve,
Prospèrent sur la joue lumineuse du modeste soir,
Till clust’ring Summer breaks forth into singing,
Jusqu’à ce que l’Eté épais chante,
And feather’d clouds strew flowers round her head.
Et que les nuages plumeux jonchent de fleurs sa tête.

*

“The spirits of the air live on the smells
«Les esprits de l’air vivent sur les odeurs
Of fruit; and Joy, with pinions light, roves round
Des fruits ; et la Joie, avec des ailes de lumière, autour
The gardens, or sits singing in the trees.”
Des jardins, ou chantant dans les arbres « .
Thus sang the jolly Autumn as he sat;
Ainsi chantait le joli Automne alors qu’il était assis ;
Then rose, girded himself, and o’er the bleak
Puis il se leva de son fauteuil, et par les glaciales
Hills fled from our sight; but left his golden load.
Montagnes a disparu de nos yeux; mais il a laissé sa charge d’or.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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William Blake