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JEAN et LES SEIGNEURS DU ROYAUME – OS LUSIADAS IV-13 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Não falta com razões quem desconcerte

*

OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-13  LES LUSIADES IV-13
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-13
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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******

Les préparatifs au combat
Jean face à des seigneurs tétanisés par la peur

*******

« Não falta com razões quem desconcerte
« Il ne manque pas de seigneurs qui restent perplexes
Da opinião de todos, na vontade,
Sur la volonté de combattre,
 Em quem o esforço antigo se converte
Et pour qui la vertu de l’antique force
   Em desusada e má deslealdade;
S’était muée en déloyauté et traîtrise ;
Podendo o temor mais, gelado, inerte,
Elle semblait plus forte l’inerte et glaciale peur,
  Que a própria e natural fidelidade:
Que la propre fidélité naturelle :
  Negam o Rei e a pátria, e, se convém,
Ils renient le Roi et la patrie, et seraient prêts
 Negarão (como Pedro) o Deus que têm.
  A renier, comme Pierre, Dieu lui-même. 

**

OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

**************

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES Chant 3 III-136 OS LUSIADAS – « Não correu muito tempo que a vingança »

*
OS LUSIADAS CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-136 LES LUSIADES III-136
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Canto III Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-136




OS LUSIADAS III-136
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 136
Strophe 136

III-136

Les Lusiades Camoes os lusiadas canto III

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-136
LES LUSIADES III-136
OS LUSIADAS CANTO III

****************Les Lusiades - La Reine morte

« Não correu muito tempo que a vingança

« Il n’a pas fallu longtemps pour que la vengeance
 Não visse Pedro das mortais feridas,
 De Pierre ne suive ces mortelles sévices,
Que, em tomando do Reino a governança,
  Qui, en prenant du Royaume la gouvernance,
A tomou dos fugidos homicidas.
 Fit poursuivre les sanguinaires fugitifs.
  Do outro Pedro cruíssimo os alcança,
Un autre Pierre plus cruel venait de les rattraper,
 Que ambos, imigos das humanas vidas,
 Ces deux-là, de vies humaines assoiffés,
O concerto fizeram, duro e injusto,
  Firent un pacte, dur et injuste,
  Que com Lépido e António fez Augusto.
Tout comme Lépide, Antoine et Auguste.


*****

LES LUSIADES CHANT 3

***
Pierre Ier de Portugal
1320-1367
Huitième Roi de Portugal de 1357 à 1367
les lusiades

*******

Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu
Septième Roi de Portugal

les lusiades

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

********************

LES LUSIADES CHANT 3

*
Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

les lusiades

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnets 104 & 105 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.
Sonnet 106 : Camoes compare la demande de Marie à celle de Vénus pour Énée devant Jupiter.
Sonnet 107 : Alphonse IV accepte et regroupe ses forces dans les plaines d’Évora.
Sonnet 108 : Alphonse IV à la tête des troupes lusitaniennes pénètre en Castille avec sa fille Marie-Constance.
Sonnet 109 : 1340 La bataille de Tarifa (Province de Cadix) ou bataille du Salado (30 octobre 1340) se prépare entre les deux Alphonse (IV du Portugal et XI de Castille) face aux armées menées par Abu al-Hasan ben Uthman et Yusuf Ier de Grenade.
Sonnet 110 : Camoes évoque les troupes agaréenne (des descendants d’Agar). Agar, servante d’Abraham donne naissance à Ismaël considéré comme Prophète par les musulmans (Cf. la Sourate Ibrahim). Camoes fait un rapprochement audacieux et fallacieux entre les termes Sarrasins et Sarah. On retrouve couramment cette méprise, par exemple chez  Isidore de Séville (VIe et VIIe siècle, Étymologies, IX,2,57.
Sonnet 111 : Comparaison avec David et Goliath. La foi supérieure à la force.
Sonnet 112 : Avec l’aide de Dieu, les Castillans et les Portugais sont prêts à affronter les armées du Roi du Maroc (Abu al-Hasan ben Uthman) et du Souverain de Grenade (Yusuf Ier de Grenade).
Sonnet 113 : Au cœur du combat. 30 octobre 1340, bataille de Tarifa.
Sonnet 114 et Sonnet 115 : Défaite du Río Salado : Alphonse IV bat les armées de Grenade de Yusuf Ier et part ensuite aider son beau-père Alphonse XI de Castille qui lutte encore contre les Mauritaniens et les troupes de Abu al-Hasan ben Uthman.
Sonnet 116 : Camoes fait référence à deux batailles célèbres pour les comparer à la bataille de Salado : la première, la bataille  de Verceil où les Romains, menés par le général Marius  (157 av. J.-C.- 86 av. J.-C.) écrasèrent les Cimbres, originaire du Jutland, le
30 juillet de l’an 101 av. J.-C., et la Bataille de Cannes (en Italie, Cannæ en Apulie), une des grandes batailles de la deuxième guerre punique où Hannibal Barca et les Carthaginois démantelèrent les troupes de la République Romaine le 2 août 216 av. J.-C. menés par consuls Caius Terentius Varro et Lucius Æmilius Paullus.
Sonnet 117 : Bataille de Salado Seul Titus a tué autant d’âmes. Titus en 70 détruira Jérusalem et incendiera le Temple d’Hérode. Référence à  Daniel IX – 26 [26 Et après soixante et deux semaines le Christ sera mis à mort ; et le peuple qui le doit renier ne sera point son peuple. Un peuple avec son chef qui doit venir détruira la ville et le sanctuaire ; elle finira par une ruine entière, et la désolation qui lui a été prédite arrivera après la fin de la guerre. – La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy]
Le Cocyte :  fleuve des Enfers, affluent de l’Achéron ou du Styx.
Sonnet 118 : Alphonse IV victorieux rentre au Portugal. Début de l’histoire d’Inès de Castro qui deviendra la Reine Morte. Pierre Ier, fils d’Alphonse IV prendra le trône en 1357. En 1360, cinq après la mort d’Inès, Pierre rend public son mariage (par la proclamation de Cantanhede).
Sonnet 119 : Le pouvoir et les actions du cruel et pur Amour.
Sonnet 120 : La jeunesse innocente et paisible d’Inès sur les bords du Mondego.
Sonnets 121 & 122 : L’immense amour qui lie Inès à Pierre. Inquiétudes du père.
Sonnet 123 : Le père, le roi Alphonse IV, se prépare à retourner son glaive et frapper Inés de Castro, afin de rompre le sortilège qui les lie.
Sonnets 124 & 125 : Inès est portée devant Alphonse IV, d’abord saisi de pitié, ensuite, pressé par la foule, la condamnant.
Sonnets 126 & 127 : Début du réquisitoire d’Inès qui argumente sa défense en évoquant les colombes qui sauvèrent Sémiramis, la fondatrice de Babylone, et de la louve qui allaita Rémus et Romulus. Alphonse aurait-il moins de cœur qu’eux et serait-il sans pitié ?
Sonnets 128 & 129 : Inès implore l’exil, même dans les contrées les plus hostiles.
Sonnet 130 : Le roi souhaite le pardon mais il est soumis à la pression et à la colère du peuple qui souhaite qu’une exécution soit prononcée.
Sonnet 131 : Evocation de la digne mort de Polyxène, fille d’Hécube, aimée d’Achille, et tuée par Pyrrhus, le fils d’Achille.
Sonnet 132 : Inès assassinée. Camoes insiste sur le contraste entre la blancheur immaculée et sereine d’Inès et la rage déchaînée des tueurs.
Sonnet 133 : La supplique au Soleil, pour qu’il détourne ses rayons de telles atrocités, comme par le passé avec Thyeste.
Sonnet 134 : Inès tuée  dans l’éclat de sa jeunesse, telle une marguerite coupée prématurément.
Sonnet 135 : Les Nymphes du Mondego célèbrent la Source des Amours en mémoire d’Inès.
Sonnet 136 : Les meurtriers d’Inès sont arrêtés.

Jacky Lavauzelle

Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3

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os lusiadas canto 3 les lusiades

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-136 CAMOES LUSIADES III-136
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************


Les Lusiades Chant 3 Camoes Canto III

 OS LUSIADAS III CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes os lusiadas canto III

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES Chant 3 III-133 OS LUSIADAS – « Bem puderas, ó Sol, da vista destes »

*
OS LUSIADAS CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-133 LES LUSIADES III-133
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Canto III Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-133




OS LUSIADAS III-133
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 133
Strophe 133

III-133

Les Lusiades Camoes os lusiadas canto III

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-133
LES LUSIADES III-133
OS LUSIADAS CANTO III

****************Les Lusiades - La Reine morte

« Bem puderas, ó Sol, da vista destes
«Tu pouvais bien, ô Soleil, de ceux-là
Teus raios apartar aquele dia,
 Détourner tes rayons ce jour-là,
   Como da seva mesa de Tiestes,
Comme pour Thyeste pendant son abominable festin,
   Quando os filhos por mão de Atreu comia.
Qui dévora ses enfants qu’Atrée montrait de sa main.
 Vós, ó côncavos vales, que pudestes
 Vous, caverneuses vallées, qui écoutiez
A voz extrema ouvir da boca fria,
 La voix mourante de sa bouche glacée,
 O nome do seu Pedro, que lhe ouvistes,
  Le nom de son Pèdre, avez écouté,
   Por muito grande espaço repetisses!
 Et, à travers vos larges étendues, l’avais répété !  

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LES LUSIADES CHANT 3

***
Pierre Ier de Portugal
1320-1367
Huitième Roi de Portugal de 1357 à 1367
les lusiades

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Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu
Septième Roi de Portugal

les lusiades

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

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LES LUSIADES CHANT 3

*
Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

les lusiades

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnets 104 & 105 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.
Sonnet 106 : Camoes compare la demande de Marie à celle de Vénus pour Énée devant Jupiter.
Sonnet 107 : Alphonse IV accepte et regroupe ses forces dans les plaines d’Évora.
Sonnet 108 : Alphonse IV à la tête des troupes lusitaniennes pénètre en Castille avec sa fille Marie-Constance.
Sonnet 109 : 1340 La bataille de Tarifa (Province de Cadix) ou bataille du Salado (30 octobre 1340) se prépare entre les deux Alphonse (IV du Portugal et XI de Castille) face aux armées menées par Abu al-Hasan ben Uthman et Yusuf Ier de Grenade.
Sonnet 110 : Camoes évoque les troupes agaréenne (des descendants d’Agar). Agar, servante d’Abraham donne naissance à Ismaël considéré comme Prophète par les musulmans (Cf. la Sourate Ibrahim). Camoes fait un rapprochement audacieux et fallacieux entre les termes Sarrasins et Sarah. On retrouve couramment cette méprise, par exemple chez  Isidore de Séville (VIe et VIIe siècle, Étymologies, IX,2,57.
Sonnet 111 : Comparaison avec David et Goliath. La foi supérieure à la force.
Sonnet 112 : Avec l’aide de Dieu, les Castillans et les Portugais sont prêts à affronter les armées du Roi du Maroc (Abu al-Hasan ben Uthman) et du Souverain de Grenade (Yusuf Ier de Grenade).
Sonnet 113 : Au cœur du combat. 30 octobre 1340, bataille de Tarifa.
Sonnet 114 et Sonnet 115 : Défaite du Río Salado : Alphonse IV bat les armées de Grenade de Yusuf Ier et part ensuite aider son beau-père Alphonse XI de Castille qui lutte encore contre les Mauritaniens et les troupes de Abu al-Hasan ben Uthman.
Sonnet 116 : Camoes fait référence à deux batailles célèbres pour les comparer à la bataille de Salado : la première, la bataille  de Verceil où les Romains, menés par le général Marius  (157 av. J.-C.- 86 av. J.-C.) écrasèrent les Cimbres, originaire du Jutland, le
30 juillet de l’an 101 av. J.-C., et la Bataille de Cannes (en Italie, Cannæ en Apulie), une des grandes batailles de la deuxième guerre punique où Hannibal Barca et les Carthaginois démantelèrent les troupes de la République Romaine le 2 août 216 av. J.-C. menés par consuls Caius Terentius Varro et Lucius Æmilius Paullus.
Sonnet 117 : Bataille de Salado Seul Titus a tué autant d’âmes. Titus en 70 détruira Jérusalem et incendiera le Temple d’Hérode. Référence à  Daniel IX – 26 [26 Et après soixante et deux semaines le Christ sera mis à mort ; et le peuple qui le doit renier ne sera point son peuple. Un peuple avec son chef qui doit venir détruira la ville et le sanctuaire ; elle finira par une ruine entière, et la désolation qui lui a été prédite arrivera après la fin de la guerre. – La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy]
Le Cocyte :  fleuve des Enfers, affluent de l’Achéron ou du Styx.
Sonnet 118 : Alphonse IV victorieux rentre au Portugal. Début de l’histoire d’Inès de Castro qui deviendra la Reine Morte. Pierre Ier, fils d’Alphonse IV prendra le trône en 1357. En 1360, cinq après la mort d’Inès, Pierre rend public son mariage (par la proclamation de Cantanhede).
Sonnet 119 : Le pouvoir et les actions du cruel et pur Amour.
Sonnet 120 : La jeunesse innocente et paisible d’Inès sur les bords du Mondego.
Sonnets 121 & 122 : L’immense amour qui lie Inès à Pierre. Inquiétudes du père.
Sonnet 123 : Le père, le roi Alphonse IV, se prépare à retourner son glaive et frapper Inés de Castro, afin de rompre le sortilège qui les lie.
Sonnets 124 & 125 : Inès est portée devant Alphonse IV, d’abord saisi de pitié, ensuite, pressé par la foule, la condamnant.
Sonnets 126 & 127 : Début du réquisitoire d’Inès qui argumente sa défense en évoquant les colombes qui sauvèrent Sémiramis, la fondatrice de Babylone, et de la louve qui allaita Rémus et Romulus. Alphonse aurait-il moins de cœur qu’eux et serait-il sans pitié ?
Sonnets 128 & 129 : Inès implore l’exil, même dans les contrées les plus hostiles.
Sonnet 130 : Le roi souhaite le pardon mais il est soumis à la pression et à la colère du peuple qui souhaite qu’une exécution soit prononcée.
Sonnet 131 : Evocation de la digne mort de Polyxène, fille d’Hécube, aimée d’Achille, et tuée par Pyrrhus, le fils d’Achille.
Sonnet 132 : Inès assassinée. Camoes insiste sur le contraste entre la blancheur immaculée et sereine d’Inès et la rage déchaînée des tueurs.
Sonnet 133 : La supplique au Soleil, pour qu’il détourne ses rayons de telles atrocités, comme par le passé avec Thyeste.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3

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os lusiadas canto 3 les lusiades

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-133 CAMOES LUSIADES III-133
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Les Lusiades Chant 3 Camoes Canto III

 OS LUSIADAS III CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes os lusiadas canto III