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Ján Kollár – Slávy dcera – La Fille de Slava

LITTERATURE TCHEQUE
Ján Kollár
(1793-1852)
Idéologue slovaque du Panslavisme

Český-Francouzský
Texte Tchèque et Traduction Française

Traduction Jacky Lavauzelle – artgitato

Un chevalier à la croisée des chemins par Victor Vasnetsov Jan Kollar Artgitato La Fille de Slava

Slávy dcera

LA FILLE DE SLAVA

Traduction Jacky Lavauzelle

(extraits du Prologue)

Předzpěv
Prologue

Ai, zde leží zem ta, před okem mým selzy ronícím,
Ah, ici se trouve cette terre et je ne peux maîtriser mes larmes,
někdy kolébka, nyní národu mého rakev.
Autrefois berceau, devenue maintenant tombeau de ma race.
Stůj noho! posvátná místa jsou, kamkoli kráčíš,
Attention ! Les lieux sont sacrés partout où vous marchez,
k obloze, Tatry synu, vznes se, vyvýše pohled.
Vers le ciel, fils de Tatras,  ton regard devient exalté.
Neb raději k velikému přichyl tomu tam se dubisku,
Là-bas tes yeux s’inclineront devant l’ancien et puissant chêne,
jenž vzdoruje zhoubným až dosaváde časům.
qui résiste à la perfidie du temps jusqu’ici destructeur.
 Však času ten horší je člověk, jenž berlu železnou
Pire que le temps, se tient l’homme au sceptre de fer,
 v těchto krajích na tvou, Slávie, šíji chopil.
Slavia, tords-lui le cou, sur ces terres qui nous ont été volées ;
 Horší nežli divé války, hromu, ohně divější,
Pire que la férocité et la sauvagerie des guerres, plus que la foudre, plus que le feu
 zaslepenec na své když zlobu plémě kydá.
celui qui, aveuglé de colère, recouvre sa descendance de honte.
 O, věkové dávní, jako noc vůkol mne ležící,
Ô! Jadis ! Combien de nuits se sont couchées avec moi,
 o, krajino, všeliké slávy i hanby obraz!
Ô ! mon pays ! chaque paysage reflète et la gloire et la honte !
Od Labe zrádného k rovinám až Visly nevěrné,
De l’Elbe perfide à la plaine de l’infidèle Vistule,
od Dunaje k heltným Baltu celého pěnám:
du Danube jusqu’à l’écume de la Baltique :
krásnohlasý zmužilých Slavianů kde se někdy ozýval,
Où la mélodie de la langue des vaillants et robustes Slaves de jadis retentit.
  ai, oněmělť už, byv k ourazu zášti, jazyk.
Maintenant, hélas! elle se trouve désormais réduite au silence.
A kdo se loupeže té, volající vzhůru, dopustil?
Qui est l’auteur de ce vol, qui demande une vengeance du ciel ?
  kdo zhanobil v jednom národu lidstvo celé?
Qui en humiliant une nation a déshonorée  l’humanité toute entière ?
Zardi se, závistná Teutonie, sousedo Slávy,
Rougis de honte, glouton Teuton, voisin de Sláva,
 tvé vin těchto počet zpáchali někdy ruky.
Nombre de ces méfaits ont été l’œuvre de tes mains
 Neb kreve nikde tolik nevylil černidlaže žádný
Jamais aucun autre ennemi n’a fait verser tant de sang
 nepřítel, co vylil k záhubě Slávy Němec.
que l’Allemand pour faire disparaître le Slave.
Sám svobody kdo hoden, svobodu zná vážiti každou,
N’est digne d’être libre que celui qui respecte la liberté de tous,
ten, kdo do pout jímá otroky, sám je otrok.
Celui qui menotte son esclave, reste lui aussi un esclave.
 Nechť ruky, nechťby jazyk v okovy své vázal otrocké,
Qu’ainsi il se lie et les mains et la langue,
jedno to, neb nezná šetřiti práva jiných.
 Peu m’importe, car il ne respecte aucune autre loi que la sienne.
Ten, kdo trůny bořil, lidskou krev darmo vyléval,
 Celui qui a renversé les trônes, et versé en vain le sang humain,
po světě nešťastnou války pochodmi nosil:
 et porté les malheurs de la guerre tout autour de lui :
  Ten porobu slušnou, buď Goth, buď Skýta, zasloužil,
ne kdo divé chválil příkladem ordě pokoj.

Kde ste se octli, milé zde bydlivších národy Slávů,
Qu’êtes-vous advenus ,ici,  chers peuples Slaves
národy, jenž Pomoří tam, tuto Sálu pili?
peuples, se désaltérant là sur les rivages de la Poméranie, là sur les rives de la Saale ?

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traduction Artgitato
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