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LES POÈMES DE JULES LEMAÎTRE

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LITTÉRATURE FRANÇAISE

JULES LEMAÎTRE

 né le  à Vennecy et mort le  à Tavers

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LES POÈMES
DE
JULES LEMAÎTRE

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Jules Lemaître

LES MOUETTES

Alphonse Lemerre, éditeur
 

Par les couchants sereins et calmes, les mouettes
Vont mêlant sur la mer leur vol entrecroisé :

genre Rhodostethia mouette rosée par Johann Friedrich Naumann

LES PETITES ORIENTALES
RECUEIL

NOSTALGIE

Jardin de l’Occident, douce terre natale,
D’un cœur trop peu fervent je t’aimais autrefois,

LES MÉDAILLONS
RECUEIL

PASCAL

Tu voyais sous tes pas un gouffre se creuser
Qu’élargissaient sans fin le doute et l’ironie. . .

DON JUAN INTIME

Toutes les fois qu’une de vous,
Dupe de la pire chimère,

POÈMES PUBLIÉS
DANS LA REVUE

LISEZ-MOI

LA-BAS…
publié en 1930 dans la revue « Lisez-moi »

La-bas, sur la rive africaine,
Sous le beau ciel élyséen,

AUTRES POÈMES

LA LYRE D’ORPHÉE

Quand Orphée eut perdu sa maîtresse à jamais,
Il dit : « Je chanterai, pour épuiser ma peine,

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NOSTALGIE – Poème de JULES LEMAÎTRE

LITTÉRATURE FRANÇAISE

 

JULES LEMAÎTRE

 né le  à Vennecy et mort le  à Tavers

 

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LES POÈMES
DE
JULES LEMAÎTRE

 

RECUEIL 
LES PETITES ORIENTALES

NOSTALGIE

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Jules Lemaître
Alphonse Lemerre, éditeur
 
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Jardin de l’Occident, douce terre natale,
D’un cœur trop peu fervent je t’aimais autrefois,
Ô Touraine, où sur l’or des sables fins s’étale
La Loire lente, honneur du vieux pays gaulois !

Mais le ciel d’Orient, dont l’immuable gloire
Brûle mes yeux et pèse à mon corps accablé,
Par un lent repentir ramène ma mémoire
Vers ton sourire humain et de larmes voilé.

Car la Nature ici ne m’est plus une mère ;
Sa bonté ne rit plus éparse dans le jour ;
Elle n’a pas souci de l’homme, et c’est chimère
De rêver avec elle un commerce d’amour.

Belle implacablement, l’ombre sèche des palmes
Se découpe sur la blancheur de son front pur,
Et la fatalité siège dans ses yeux calmes
Dont nul pleur n’attendrit l’inconscient azur.

Elle ne comprend pas nos besoins de tendresses ;
L’éclat de ses couleurs éblouit sans charmer ;
Sa clarté sans pénombre ignore les caresses,
Et ses contours sont durs comme un refus d’aimer.

Je ne sens plus, perdu dans sa splendeur hostile,
Que mon être chétif sort de son flanc divin.
Sa face fulgurante et pourtant immobile
Est une porte close et que je heurte en vain…

Mais là-bas, au pays, la terre est maternelle.
La Nature a chez nous la grâce et l’ondoiement,
Quelque chose qui flotte et qui se renouvelle,
Et des vagues contours le mystère charmant.

Elle a le bercement infini des murmures
Et les feuillages fins dissous dans l’air léger ;
Elle a les gazons frais sous les molles ramures
Et les coins attirants où l’on vient pour songer.

Elle a dans ses couleurs, dans ses lignes fuyantes,
Des indécisions qui caressent les yeux ;
Et j’aime à lui prêter des pitiés conscientes,
Et je me ressouviens du jour de nos adieux.

Je sentais bien, là-bas, que je vis de sa vie
Et que je suis né d’elle, et qu’elle me comprend.
C’est une volupté que cette duperie,
J’ai trop souffert, ici, du ciel indifférent.

Et je veux vous revoir, ô ciel changeant et tendre,
Coteaux herbeux, petits ruisseaux, coins familiers !
Saules, je vous désire ! et je veux vous entendre,
Chuchotements plaintifs des tremblants peupliers…

(Petites Orientales)

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L’ŒUVRE de JULES LEMAÎTRE

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LITTÉRATURE FRANÇAISE

JULES LEMAÎTRE

 né le  à Vennecy et mort le  à Tavers

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L’ŒUVRE de JULES LEMAÎTRE

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Jules Lemaître

JULES LEMAÎTRE
décrit dans
Anthologie des poètes français du XIXème siècle
 Alphonse Lemerre, éditeur, 1888, **** 1852 à 1866 

Jules Lemaître, né à Vennecy (Loiret) le 27 avril 1853, élève de L’École normale supérieure, professeur au Havre, à Alger, à Besançon et à Grenoble, puis rédacteur à la Revue bleue et au Journal des Débats, a publié en 1880, chez Alphonse Lemerre, Les Médaillons, recueil de vers, dont les meilleures pièces se recommandent par un mélange de sensibilité et d’ironie, que l’on retrouve, avec plus de sûreté d’exécution, dans les Petites Orientales (1882). Il a fait paraître à la même librairie un livre en prose, Sérénus, histoire d’un martyr qui n’a pas la foi, curieuse étude de psychologie dans un milieu antique.
M. Jules Lemaître est également connu pour des ouvrages de critique littéraire et dramatique qui ont été fort goûtés : Les Contemporains, trois volumes édités par MM. Lecène et Oudin, et Impressions de Théâtre.
A.L.

JULES LEMAÎTRE
CRITIQUE DE THÉÂTRE 

LE THÉÂTRE d’EURIPIDE
L’ION D’EURIPIDE & L’APOLLONIDE DE LECONTE DE LISLE

**

LE THÉÂTRE D’ALFRED CAPUS
BRIGNOL & SA FILLE
VAUDEVILLE DE 1894

Photo Jacky Lavauzelle

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… Je fouille mélancoliquement dans le tas des livres que j’ai mis à part comme se rapportant au théâtre. J’en ramène l’Apollonide de Leconte de Lisle, « drame lyrique en trois parties et cinq tableaux ». Je vous cite le titre complet. Le poète n’a pas cru devoir ajouter, fût-ce en petits caractères : « d’après Euripide » ; et cette omission m’étonne un peu.

**

JULES LEMAÎTRE
CRITIQUE LITTÉRAIRE

SULLY PRUDHOMME 

Une tête extraordinairement pensive, des yeux voilés-presque des yeux de femme-dont le regard est comme tourné vers le dedans et semble, quand il vous arrive, sortir «du songe obscur des livres» ou des limbes de la méditation…

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ERNEST RENAN

Nul écrivain peut-être n’a tant occupé, hanté, troublé ou ravi les plus
délicats de ses contemporains. Qu’on cède ou qu’on résiste à sa séduction, nul ne s’est mieux emparé de la pensée, ni de façon plus enlaçante. Ce grand sceptique a dans la jeunesse d’aujourd’hui des fervents comme en aurait un apôtre et un homme de doctrine. 

JULES LEMAÎTRE
PETITS CONTES

… C’est ainsi qu’il fut amené à écrire un Alphabet. Il le commença l’été de 1913, à Royan, où il fit un assez long séjour. Il en chercha les sujets en se
promenant à petits pas, -il était déjà très essoufflé, -entre les pins et la
mer, et le soir il racontait ses contes, pour les «
essayer», à mes neveux
africains, riant avec eux, ou disant, déçu quand ils restaient indifférents:
«
C’est ironique et trop bref ! Comme les peuples primitifs, les enfants détestent l’esprit et adorent les détails; amplifions avec simplicité !»

Photo Jacky Lavauzelle

**

MÉLIE

-Adorée ? dit la comtesse Christiane, je suis sûre de l’avoir été une fois dans ma vie. Non pas par vous, messieurs, quoique plusieurs me l’aient dit : car je sais que c’est une façon de parler et que c’est déjà fort joli d’être aimée. Mais, étant tout enfant, j’ai été adorée par une petite fille de mon âge, qui était bien la plus misérable petite fille, la plus mal lavée et la plus souillon qu’on pût voir, et qui s’appelait Mélie…

Nikolaï Kassatkine, Николай Алексеевич Касаткин, La Chakhtiorka,la mineure, Шахтерка, Galerie Tretiakov, Moscou, Государственная Третьяковская галерея

JULES LEMAÎTRE
LA POÉSIE 



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JULES LEMAÎTRE
LE CINÉMA

Le retour d’Ulysse
(The Return of Ulysses)
1909

LA LUTTE PERMANENTE – Œuvre de OLEG TIMCHENKO ოლეგ ტიმჩენკო – The permanent Struggle – მუდმივი ბრძოლა

****
OLEG TIMCHENKO
ოლეგ ტიმჩენკო

**

****

*

OLEG TIMCHENKO PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

OLEG TIMCHENKO PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა - GEORGIE TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





OLEG TIMCHENKO
ოლეგ ტიმჩენკო

Né en 1957
*
PEINTRE GEORGIEN
TBILISSI
ნარიყალა


მუდმივი ბრძოლა
LA LUTTE PERMANENTE
The Permanente Struggle

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ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

La Salle Oleg Timchenko – ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი Au Musée géorgien des Beaux-arts Georgian Museum of Fine Arts

***

კულმინაცია
Kulmninatsia
L’APOGEE
CULMINATION
2015

Oleg Timchenko – L’Apogée – 2015 – Tbilissi

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ტყის სული
Tqis suli
L’ESPRIT DE LA FORÊT
THE FOREST SPIRIT
2014

Oleg Timchenko – L’Esprit de la forêt – 2014 – Tbilissi

Oleg Timchenko – L’Esprit de la forêt – 2014 – Tbilissi – Détail

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
120×150

***

Dans les deux représentations ci-dessous, il est intéressant de voir sur ces verticales le cheminement entre une totale figuration et une complète abstraction. Surtout dans le premier, Abstraction Forêt de Bouleaux. Nous passons au pointillisme, à l’illusion d’optique, à l’hyper réalisme, jusqu’au monochrome gris. Et tout cela en élévation, tout en conduisant notre regard vers le rien et le néant.

***

აბსტრაქცია არყის ტყე
Abstraltsia arqis Tqe
ABSTRACTION FORÊT DE BOULEAUX
Abstraction Birch Forest
2014

Oleg Timchenko – Abstraction Forêt de Bouleaux – 2014 – Tbilissi

     ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
140×130

***

თოვლის დნობა
Tovlis dnoba
LA FONTE DES NEIGES
SNOWMELT
2012

Oleg Timchenko – La Fonte des neiges -2012

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
120×150

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2012
LES MONSTRES HISTORIQUES
ისტორიული მონსტრები
Historical monsters
STALINE, HITLER & AL CAPONE

**

L’affichage symbolique du pouvoir se transforme en un exercice psychologique de ce pouvoir sur la foule, sur les autres. Le pouvoir dictatorial encore plus que les autres. Il faut stupéfier.
L’autorité va être non seulement affichée, mais également dramatisée et mise en scène au travers la symbolique la plus stéréotypée possible.
Les voitures de nos trois personnages historiques sont montrées sous le même angle et la même forme, comme pour dire que les tyrans – dictateurs sont les mêmes en vérité. Les personnages sont tellement connus et dans l’inconscient collectif de tout un chacun, qu’il ne sert à rien finalement de les représenter. Le symbole de la voiture de fonction comme symbole de puissance ne se distingue même pas entre la voiture de Staline et la voiture d’Hitler.

La voiture sans chauffeur et sans passager montre aussi la déshumanisation de ces sociétés. Elles n’ont besoin d’aucune justification. Elles sont là dans leur toute puissance arrogante et manipulatrice. Elles roulent et écrasent toutes les décisions personnelles.

Les citations font référence à la possession, la soumission et à l’absence d’empathie. Plusieurs morts ne sont plus rien, même plus une tragédie. Il est plus facile de convaincre avec une arme que sans.

**

სტალინი
Stalini
STALINE
STALIN
2012

Oleg Timchenko , Staline – 2012 – Tbilissi

« The death of one man is a tragedy. The death of millions is a statistic. »
« La mort d’un homme est une tragédie. La mort de millions est une statistique. »

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
165×215

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ჰიტლერი
Hitleri
HITLER
2012

Oleg Timchenko – Hitler – 2012

He alone, who owns the youth, gains the future
Celui qui possède la jeunesse, possède l’avenir

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
165×215

***

ალ კოპონი
Al caponi
AL CAPONE
2012

Oleg Timchenko, Al Capone, 2012

« Vous pouvez aller beaucoup plus loin avec un mot gentil et une arme à feu qu’avec un seul mot gentil »
« You can get much farther with a kind word and a gun than you can with a kind word alone« 

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
150×200

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აი ია
Ai ia
IA
Here is Ia
2008

Oleg Timchenko Ia, 2008

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
120×200

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Oleg Timchenko, Ange – 2003 – Tbilissi – Détail

ანგელოზი
Angelozi
ANGE
ANGEL
2003

Oleg Timchenko, Ange – 2003 – Tbilissi

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
150×194

Si Lamartine parle de l’Ange en ces termes : « Mais, pour tromper les yeux, l’archange essaye en vain  De dépouiller l’éclat de ce reflet divin ;  L’immortelle clarté dont son aile est empreinte L’accompagne au delà de la céleste enceinte ;  Et ces rayons du ciel dont il est pénétré,  Se détachant de lui, pâlissent par degré… » (dix-septième méditation), Oleg Timchenko prend le contre-pied. Son ange colosse semblé fatigué, épuisé, détruit.  Ses gigantesques pieds le raccrochent plus à la terre que ses ailes tombantes ne l’élèvent. Celui-ci ne chante plus comme l’ange de Lermontov, il pleure en regardant ses mains impuissantes et inutiles.

***

LE FUNAMBULE
the Tightrope Walker
2007

Oleg Timchenko, Le Funambule – 2007

Tightrope walker  ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
130×140

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ქვრივი (ნათურა)
Kvrivi natura
LA VEUVE (LAMPE)
WIDOW (LAMP)
2007

Oleg Timchenko – La Veuve (Lampe) – 2007 – Tbilissi

 

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
100×90

 

***

 

პეიზაჟი  ნოსტალგია
Peizaji nostalgia
PAYSAGE NOSTALGIE
LANDSCAPE NOSTALGIA
1984

Oleg Timchenko – პეიზაჟი ნოსტალგია – PAYSAGE NOSTALGIE – LANDSCAPE NOSTALGIA – 1984 – Tbilissi

    ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
83×72

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ინფანტი
L’INFANTE
INFANTA
2015

Oleg Timchenko, ინფანტი – L’INFANTE – INFANTA – 2015 – Tbilissi

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
150×120

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მასხარა
Maskhara
LE CLOWN
JESTER
2010

Oleg Timchenko – მასხარა – LE CLOWN – JESTER – 2010 – Tbilissi

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
160×100

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ვასო გოძიაშვილი (რიჩარდ III)
Vaso Godziashvili dans le rôle de Richard III
Vaso Godziashvili in the role of Richard III
1982

Oleg Timchenko – Vaso Godziashvili dans le rôle de Richard III – Vaso Godziashvili in the role of Richard III – 1982 – Tbilissi

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
170×120

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ADIEU INFANTE
FAREWELL INFANTA
2015

Oleg Timchenko – ADIEU INFANTE – FAREWELL INFANTA – 2015 – Tbilissi

Oleg Timchenko – ADIEU INFANTE – FAREWELL INFANTA – 2015 – Tbilissi – Détail

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
150×120

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OLEG TIMCHENKO PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

OLEG TIMCHENKO PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა - GEORGIE TBILISSI - ნარიყალა

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FERNANDO PESSOA : LETTRE A LA REVUE CONTEMPORÂNEA (1922) Carta dirigida à revista Contemporânea

 O Carta dirigida à revista Contemporânea
Lettre à la Revue Contemporânea
Octobre 1922
17 Outubro 1922

Poème de Fernando Pessoa





Traduction – Texte Bilingue
tradução – texto bilíngüe

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE PORTUGAISE
POESIE PORTUGAISE

Literatura Português

FERNANDO PESSOA
1888-1935
Fernando Pesso Literatura Português Poesia e Prosa Poésie et Prose Artgitato

 





Prosa de Fernando Pessoa




Carta dirigida à revista Contemporânea
LETTRE A LA REVUE CONTEMPORÂNEA
17 Outubro 1922
17 octobre 1922

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Contemporânea -nº1 – Maio de 1922 – Sumário
Le sommaire du premier n° de Contemporânea de mai 1922
Capa do nº1 da Revista Orpheu, 1915
Couverture du premier n° de la Revue Orpheu de 1915




Álvaro de Campos***

Meu querido José Pacheco:
Mon cher José Pacheko*,

Venho escrever-lhe para o felicitar pela sua «Contemporânea» para lhe dizer que não tenho escrito nada e para por alguns embargos ao artigo do Fernando Pessoa.
Je vous écris ici pour vous féliciter de votre « Contemporânea », pour vous dire que je ne l’ai pas écrit et pour revenir sur l’article de Fernando Pessoa.

Quereria mandar-lhe também colaboração.
Je voulais aussi vous envoyer une collaboration.
Mas, como lhe disse, não escrevo.
Mais, comme je vous l’ai dit, je n’écris pas.
Fui em tempos poeta decadente;
J’étais à l’époque poète décadent ;
hoje creio que estou decadente, e já o não sou.
aujourd’hui, je crois que je suis en décadence, et donc que je ne suis pas décadent.





Isto de mim, que é quem mais próximo está de mim, apesar de tudo.
Voilà pour ce qui est de moi, ce qui cependant reste donc le plus proche de moi.
De si e de sua revista, tenho saudades do nosso «Orpheu» !
Quant à votre magazine, je regrette notre « Orpheu »! 

V. continua sub-repticiamente, e ainda bem .
Vous le continuez subrepticement, et c’est bien ainsi.
Estamos, afinal, todos no mesmo lugar.
Nous sommes, après tout, tous au même endroit.
Parece que variamos só com a oscilação de quem se equilibra.
C’est comme si nous ne changions uniquement que par oscillation autour d’un point d’équilibre.
Repito-lhe que o felicito.
Je vous répète que je tiens à vous féliciter.
Julgava difícil fazer tanto bem aos olhos em Portugal com uma coisa impressa.
Je pensais qu’il était difficile de faire beaucoup de bien aux yeux au Portugal avec une chose imprimée.
Julgo bom que julgasse mal.
Je pense avoir eu un mauvais jugement.
Auguro à «Contemporânea» o futuro que lhe desejo.
Je souhaite au « Contemporânea » l’avenir que vous désirez.

 Fernando Pessoa et Costa Brochado
Café Martinho da Arcada
6 juin 1914

*

Agora o artigo do Fernando.
Maintenant, abordons l’article de Fernando.
Com o intervalo entre a primeira palavra desta carta e a primeira palavra deste parágrafo, já quase me não lembra o que é que lhe queria dizer do artigo.
Dans l’intervalle entre le premier mot de cette lettre et le premier mot de ce paragraphe, je ne me souviens presque plus de ce que je voulez vous dire sur l’article.
Talvez pensasse em dizer exactamente o que vou escrever a seguir.
Peut-être que je pensais dire exactement ce que je vais écrire, ce qui va suivre.
Enfim, prometi, e digo o que sinto agora, e segundo os nervos deste momento.
Quoi qu’il en soit, je l’ai promis, je vous dis ce que je ressens maintenant, et selon mes nerfs en ce moment précis.

Continua o Fernando Pessoa com aquela mania, que tantas vezes lhe censurei, de julgar que as coisas se provam.
Fernando Pessoa continue avec cette manie, qui j’ai si souvent condamné, de penser que les choses peuvent toujours se prouver.
Nada se prova senão para ter a hipocrisia de não afirmar.
Rien ne se prouve, seulement car il y a une hypocrisie de ne pas affirmer une chose.




O raciocínio é uma timidez — duas timidezes talvez, sendo a segunda a de ter vergonha de estar calado.
Le raisonnement est une timidité – deux timidités peut-être, la seconde consiste à avoir honte de se taire.







Ideal estético, meu querido José Pacheco, ideal estético!
L’idéal esthétique, mon cher José Pacheko, l’idéal esthétique !
Onde foi essa frase buscar sentido?
D’où vient cette phrase en quête de sens ?
E o que encontrou lá quando o descobriu?
Et en la découvrant, qu’a-t-elle trouvé ?
Não há ideias nem estéticas senão nas ilusões que nós fazemos deles.
Il n’y a pas d’idées ou d’esthétiques, il y a seulement les illusions que nous en faisons.
O ideal é um mito da acção, um estimulante como o ópio ou a cocaína:
L’idéal est un mythe de l’action, un stimulant, comme l’opium ou la cocaïne :
serve para sermos outros, mas paga-se caro — com o nem sermos quem poderíamos ter sido.
il nous sert à devenir autres, mais à quel coût ? – il ne nous sert nullement à ce que nous aurions pu être.

Estética, José Pacheco?
L’esthétique, José Pacheko?




Não há beleza, como não há moral, como não há fórmulas senão para definir compostos.
Il n’y a pas de beauté, comme il n’y a pas de morale, comme il n’y a pas de formules, sinon pour définir des composés.
Na tragédia físico-química a que se chama a Vida, essas coisas são como chamas — simples sinais de combustão.
Dans la tragédie de la physico-chimique que l’on appelle la Vie, ces choses sont comme des flammes – de simples signaux de combustion.

A beleza começou por ser uma explicação que a sexualidade deu a si-própria de preferências provavelmente de origem magnética.




La beauté a commencé comme une explication que la sexualité s’est appropriée de préférences d’une origine probablement magnétique.
Tudo é um jogo de forças, e na obra da arte não temos que procurar «beleza» ou coisa que possa andar no gozo desse nome.
Tout est un jeu de forces, et dans l’œuvre d’art que nous ne devons pas chercher la « beauté » ou autre chose qui lui déroberait ce nom.
Em toda a obra humana, ou não humana, procuramos só duas coisas, força e equilíbrio de força — energia e harmonia, se V. quiser.
En toute œuvre humaine, ou non, nous recherchons seulement deux choses : la force et l’équilibre des forces – l’énergie et l’harmonie, si vous voulez.

Perante qualquer obra de qualquer arte — desde a de guardar porcos à de construir sinfonias — pergunto só: 
Devant toute œuvre de tout art – pour élever des porcs ou pour façonner des symphonies – une seule question qui vaille :
quanta força?
quelle force ?
quanta mais força?
combien de force supplémentaire ?
quanta violência de tendência?
combien de violence de tendance ?
quanta violência reflexa de tendência, violência de tendência sobre si própria, força da força em não se desviar da sua direcção, que é um elemento da sua força?
combien de violence réflexe de tendance, de violence de tendance sur elle-même, de force de la force pour ne pas dévier de sa direction, qui est un élément de sa force ?

O resto é o mito das Danaides, ou outro qualquer mito — porque todo o mito é o das Danaides, e todo o pensamento (diga-o ao Fernando) enche eternamente um tonel eternamente vazio.
Le reste, c’est le mythe des Danaïdes, ou tout autre mythe – parce que tout mythe est celui des Danaïdes, et toute pensée (il faut le dire à Fernando) remplit un tonneau éternellement vide.




Li o livro do Botto e gosto dele.
J’ai lu le livre de Botto**** et je l’ai trouvé à mon goût.
Gosto dele porque a arte do Botto é o contrário da minha.
Car l’art de Botto est diamétralement opposé au mien.
Se eu gostasse só da minha arte, nem da minha arte gostava, porque vario.
Si je n’aimais seulement que mon art, je ne l’aimerais finalement pas car je ne cesse de changer.

*

António Botto
La photo de son passeport en 1940




*

E, à parte gostar, porque gosto?
Je l’aime, mais pourquoi donc ?
É sempre mau perguntar, porque pode haver resposta.
C’est toujours mal de questionner, car il peut y avoir une réponse.
Mas pergunto — porque gosto?
Mais je me questionne : pourquoi cet attrait ?
Há força, há equilíbrio de força, nas «Canções»?
Est-ce parce qu’il y a de la force ? Y a-t-il un équilibre de force dans ses « Canções» ?

Louvo nas «Canções» a força que lhes encontro.
Je suis heureux de trouver dans les « Canções» cette force.
Essa força não vejo que tenha que ver com ideais nem com estéticas.
Je ne vois pas en quoi cette force tienne des idéaux, ni des esthétiques.
Tem que ver com imoralidade.
Elle a à voir avec l’immoralité.
É a imoralidade absoluta, despida de dúvidas.
Elle est absolument immorale, dépourvue de doutes.
Assim há direcção absoluta — força portanto;
Par conséquent, elle a une direction absolue – donc une force ;
e há harmonia em não admitir condições a essa imoralidade.
et il y a harmonie si on n’admet pas de conditions à cette immoralité.
O Botto tende com uma energia tenaz para todo o imoral;
Botto tend avec une énergie tenace vers tout ce qui est immoral ;




e tem a harmonia de não tender para mais coisa alguma.
et il obtient l’harmonie car il ne tend vers rien d’autre.
Acho inútil meter os gregos no caso;
Je pense qu’il n’est pas utile de se référer aux Grecs ;
grego se veria o Fernando com eles se eles lhe aparecessem a pedir-lhe contas do sarilho de estéticas em que os meteu.
Fernando se verrait bien dans la gêne si les Grecs apparaissaient et s’ils le questionnaient sur ces imbroglios esthétiques.
Os gregos eram lá estetas!
Les Grecs étaient des esthètes !
Os gregos existiram.
Les Grecs vivaient, eux.




A arte do Botto é integralmente imoral.
L’art de Botto est tout à fait immoral.
Não há célula nela que esteja decente.
Aucune cellule en lui n’est décente.
E isso é uma força porque é uma não hipocrisia, uma não complicação.
Et c’est une force car c’est une non-hypocrisie, une non-complication.
Wilde tergiversava constantemente.
Wilde tergiversait constamment.
Baudelaire formulou uma tese moral da imoralidade;
Baudelaire a formulé une thèse morale de l’immoralité ;
disse que o mau era bom por ser mau, e assim lhe chamou bom.
Il a dit que le mauvais était bon car mauvais, et il a nommé cela le bien.
O Botto é mais forte:
Botto est plus fort :
dá à sua imoralidade razões puramente imorais, porque não lhe dá nenhumas.
il donne à son immoralité des raisons purement immorales, parce qu’il n’en donne aucune.

O Botto tem isto de forte e de firme:
Botto a cette force et cette fermeté :
 é que não dá desculpas.
il ne fait pas d’excuses.
E eu acho, e deverei talvez sempre achar, que não dar desculpas é melhor que ter razão.
Et je pense, et peut-être le penserai-je toujours, que de ne pas faire d’excuses est préférable à avoir raison.

Não lhe digo mais.
Je ne vous en dis pas plus.
Se continuasse, contradizer-me-ia.
A continuer, j’en viendrais à me contredire.
Seria abominável, porque talvez fosse uma maneira (a inversa) de ser lógico.
Ce serait abominable, ce pourrait être un moyen (inverse) d’être logique.
Quem sabe?
Qui sait ?

Relembro saudosamente — aqui do Norte improfícuo — os nossos tempos do «Orpheu», a antiga camaradagem, tudo em Lisboa de que eu gostava, e tudo em Lisboa de que eu não gostava — tudo com a mesma saudade.
Je regarde en arrière avec nostalgie – ici de ce Nord inutile – notre époque de l’« Orpheu », l’ancien esprit de camaraderie, tout ce qu’à Lisbonne j’aimais, et tout ce qu’à Lisbonne je n’ai pas aimé – tout ça avec toujours la même nostalgie.

Saudo-o em Distância Constelada.
Je vous salue d’un Lointain Constellé.
Esta carta leva-lhe a minha afeição pela sua revista;
Cette lettre vous apporte mon affection pour votre revue ;
não lhe leva a minha amizade por si porque V. já há muito tempo aí a tem.
je ne vous donne pas mon amitié, car vous l’avez depuis longtemps.

Diga ao Fernando Pessoa que não tenha razão.
Dites à Fernando Pessoa qu’il n’a pas raison.

Um abraço do camarada amigo
Amicalement, de votre camarade

ÁLVARO DE CAMPOS

Newcastle-on-Tyne, 17 Outubro 1922.
Le 17 octobre 1922 – Newcaste-on-Tyne

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LETTRE A LA REVUE CONTEMPORÂNEA
(1922)
Carta dirigida à revista Contemporânea 

NOTES
* José Pacheko ou José Pacheco, directeur de publication, architecte, graphiste, peintre (1885 — 1934)

** Contemporânea est une revue portugaise publiée entre 1922 et 1926 (Lisbonne – Lisboa). Directeur : José Pacheko.

*** Álvaro de Campos, (heteronímia)  hétéronyme de Fernando Pessoa, né à Tavira ou à Lisbonne, né le 13 ou le 15 de octobre 1890  et mort en 1935

****António Thomaz Botto (António Botto)  poète moderniste. Il est né à Concavada au Portugal le 17 août 1897 et mort le 16 mars 1959 à Rio de Janeiro au Brésil. Canções sont des poèmes composés par Botto et parus en 1920.

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TRADUCTION SERBE JACKY LAVAUZELLE Француски превод од арапских текстова

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Traduction SERBE Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
Француски превод од арапских текстова
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Traductions Artgitato Français Portugais Latin Tchèque Allemand Espagnol

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TRADUCTION SERBE

Француски превод од арапских текстова

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Milan Rakić
Милан Ракић

Божур – La Pivoine (Косовом божур  – La Pivoine du Kosovo)
СЕРЕНАДА I- Sérénade I – Allegro
СЕРЕНАДА II- Sérénade II – Adagio
СЕРЕНАДА III – Sérénade III – Menuet Lugubre
Чежња – Nostalgie
Далида – Dalida
Кондир – Le Pichet
Песнику – Au Poète
Зимска ноћ – Nuit d’Hiver

Milan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan Rakić

**
Monumento a Petar II Petrovic Niegoš Petar II Petrovic Njegos artgitato 1

Petar II Petrović Njegoš
Петар II Петровић Његош

Les Lauriers de la Montagne
Горски вијенац
Extrait -екстракт

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Француски превод од арапских текстова
Traduction Serbe

NOSTALGIE Poème Serbe de Milan Rakić Чежња – Милан Ракић –

MILAN RAKIC
Србија Serbie
Српски текст
песма Милан Ракић

Milan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan Rakić

Traduction – Texte Bilingue
Превод – Двојезични текст


LITTERATURE SERBE

POESIE SERBE

Српски поезијаСрпска књижевност

Milan Rakić
Милан Ракић
 1876 – 1938

Српски песник
Poète Serbe

Чежња

Nostalgie

Данас ћу ти дати, када вече падне,
Aujourd’hui, je vais te donner, quand le soir tombera,
у светлости скромној кандила и свећа,
à la lumière des lampes et des simples bougies,
у чистоти душе моје, некад јадне,
la pureté de mon âme, parfois triste,
читаву бујицу пролетњега цвећа.
dans une vague de fleurs printanières.

*

У соби ће бити сумрак, благ ко твоје
La salle sera sombre, douce comme ton
срце, сумрак створен да се дуго сања.
cœur, crépuscule pour un si long rêve.
На окнима светлим забљештаће боје  
Des couleurs vives scintilleront
У тај свежи тренут првога сазнања… 
Pour ces nouvelles premières rencontres…

*

Све ће бити лепше, све драже и више,
Tout sera plus beau, tout sera mieux,
ноћ која се спушта, свет што мирно спава,
la nuit qui descend, comme ce monde qui dort, paisible,
дуго мртво поље на коме мирише
ces grands champs morts où s’infiltrent les odeurs
кржљава и ретка у бусењу трава.
chétives et subtiles des gazons.

*

тако крај цвећа остаћемо сами…
à côté des fleurs nous resterons,  seuls …
Пролиће се тада, као бујне кише,
– Puis s’entendront, comme la pluie luxuriante,
стидљиви шапати у блаженој тами,
des murmures timides dans l’obscurité bénie,
и речи из којих пролеће мирише…
et des mots aux fragrances du printemps …

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Србија Serbie
Српски текст
песма
Милан Ракић

Milan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan RakićMilan Rakić

Tęsknota do ojczyzny błękitnej Sarbiewski – NOSTALGIE DE MA CELESTE PATRIE – Texte & Traduction

ARTGITATO
Tęsknota do ojczyzny błękitnej Sarbiewski

Maciej Kazimierz Sarbiewski
[Horatius Sarmaticus -Le Horace Sarmate –
Horatius Christianus  – le Horace chrétien]littérature polonaise – literatura polska
poezja polska – Poésie polonaise
polski poeta –  poète polonais

 

Tesknota do ojczyzny blekitnej Maciej Kazimierz Sarbiewski Texte et Traduction Artgitato Poèsie Polonaise

 Maciej Kazimierz Sarbiewski
1595-1640


Tęsknota do ojczyzny błękitnej

Nostalgie de ma Céleste Patrie

 

Tesknie za Toba, kraju z blekitow i zlota,
Tu me manquesmon pays avec ses bleus et or.
kedy dniem jasne slonce wesolo migota,
quand pendant le jour le soleil généreux joyeusement scintille,
a noca srebrne gwiazdy i swiatlosc ksiezyca oczy zachwyca.
et
quand la nuit les étoiles opalines et la lumière de la lune enchantent les regards.
Jakze czas na tej ziemi okrutnie sie dluzy…
En vérité, le temps sur cette terre semble cruellement glisser avec paresse 
Kiedzys nadjdzie dla mnie blogi dzien
 poderozy,
Jusqu’au jour radieux de mon retour,
gdy wroce do slonecznych, usmiechnietych
 wlosci pelen radosci…
Quand je retrouverai les pâturages ensoleillés, aimables et enjoués…
O, wonczas [wówczas], skoro szczesna godzina wybije,
O, ainsi, sous peu quand arrivera l’heure tant attendue,
grob moj ubierzcie w zielen i sniezne lilije.
habillez ma tombe de mousses et de lys enneigées.
Cialo sie w proch rozleci – a duch utesknion
Mon corps en poussière partira et mon esprit nostalgique
wleci w niebieskie strony.
pénétrera dans les séjours célestes.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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