Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle Définition FLEURON » La célèbre pomme de pin en bronze qui se voit dans les jardins du Vatican est un véritable fleuron terminant un grand monument antique. L’idée n’est donc pas neuve, et, en cela comme en beaucoup d’autres choses, les architectes gothiques ont suivi une tradition fort ancienne qui leur avait été transmise par les maîtres de l’école romane. »
DANTE LA DIVINE COMEDIE
Divina Commedia
Chant 31
Traduction par Félicité Robert de Lamenais
« La faccia sua mi parea lunga e grossa «Son visage me semblait long et épais … come la pina di San Pietro a Roma, comme la Pomme de Pin de Saint-Pierre à Rome, e a sua proporzione eran l’altre ossa;… » et en même proportion étaient les autres os; .. »
MUSEE INAUGURE LE 2 FEVRIER 1839
LE JOUR DE L’ELECTION DE GREGOIRE XVI
( 1765-1846 — Pape de 1839 à 1846) 6 SALLES DE PRESENTATION
Maschera parte del coperchio del sarcofago del sacerdote Psammetek Mask belonging to the lid of the coffin of the priest Psammetek Masque appartenant au couvercle du sarcopprêtre Psammek Da Menfi – From Menphis – De Memphis Nuovo Regno -New Kingdom- Nouveau Règne XXVI dinastia dynasty dynastie 664–525 a.C av J.-C.
MOMIE – Mummia – Mummy
SALLE II
SARCOPHAGE DE PHARAON SARCOFAGO DEL FARAONE SARCOPHAGUS OF PHARAOH
SALLE II
SARCOPHAGE DE SEMA-TAWI SARCOFAGO DI SEMA-TAUI SARCOPHAGUS OF SEMA-TAWY
limestone – calcare
Menfi -Menphis
IVe – IIIe a J.-C.
Inscription hiéroglyphe pour le dieu OSIRIS
Juge suprême des lois de Maât
SALLE II
SARCOPHAGE DE PIERRE SARCOFAGO SARCOPHAGUS
SALLE II
PORTRAIT DU FAYOUM JEUNE HOMME Ritratto del Fayum di giovane uomo
SALLE II
INTERIEUR DE SARCOPHAGE
sarcofago all’interno sarcophagus inside
SALLE II
SARCOPHAGE DE UAHIBRA
Sarcofago di Uahibra
Coffin oh Wahibre
Bois – Legno – Wood
Menfi – Menphis
SALLE II
MASQUE FUNERAIRE DE NIMAATRA
maschera funeraria di nimaatra
Funerary mask of Nymaatre
Cartonnage
II sec. a.C. – IIe siècle ap. J.-C.
SALLE II
STATUE DE LA DIVINITE OSIRIS ANTINOÜS
statua di osiris-antinoos
Statue of Osiris-Antinoüs
Marbre – Marmo – Marble
Tivoli
SALLE III
EMPEREUR HADRIEN (117-138 apr. J.-C.)
RECONSTRUCTION DE LA VILLA D’HADRIEN
Ricostruzione del Serapeo di Villa Adriana
Reconstruction of the Serapeum of the Villa of Hadrian in Tivoli
Tivoli
« TIVOLI-VECCHIO, (Géog. mod.) lieu d’Italie, sur le chemin de Tivoli à Frescati ; ce sont les masures de Villa Hadriani, c’est-à-dire de la maison de plaisance de l’empereur Hadrien, que les paysans du pays appellent Tivoli-vecchio. Voyez Villa-Hadriani. (D. J.) » JAUCOURT L’ENCYCLOPEDIE 1ère édition – 1751 – Tome 16
SALLE IV
Statue du Dieu Anubis Statua del Dio Anubi Marmo Pario Anzio Villa Panphili
ANUBIS Dictionnaire Universel Français & Latin 6ème édition Jésuites et imprimeurs de Trévoux
1771 Tome 1
ANUBIS. t. m. Anubis. Ancien Dieu des Egyptiens. On trouve sa figure sur plusieurs médailles latines ; entre autres sur une de la jeune Faustine, rapportée par Tristan, T. I, p. 673, & sur une de Julien l’Apostat, gravée dans le second Tome de M. Béger, p. 184. Ce Dieu y paroît avec une tête de chien sur un corps d’homme vêtu de l’habit de guerre des Empereurs, c’est-à-dire, avec la cuirasse, la cotte d’armes, le paladamentum sur le tout, & la chaussure jusqu’à mi-jambe. Dans Tristan, au lieu de cuirasse & de cotte d’armes, il ne paroît avoir qu’une tunique. Il a toujours à la main droite un sistre Egyptien, & à la gauche un caducée. Ces Antiquaires prétendent que dans l’une de ces médailles, c’est Marc-Aurèle ; & dans l’autre, Julien, sous la figure d’Anubis. On croit qu’Anubis était le même que Mercure. Plutarque, dans son Livre touchant Isis & Osiris, dit qu’Anubis étoit appelé Hermanubis ; & Eusèbe, Liv. III de la Prép. Evang. l’appelle ainsi, c’est-à-dire, Mercure Anubis ; car Hermès est le nom grec de Mercure. Le P. Kirker croit que c’était la même Divinité que l’Hécate des Grecs. Les Anciens, & sur-tout Diodore de Sicile, Liv. I. Plutarque & Eusèbe cités, Strabon, Liv. IX, & Apulée, Liv. XI, le décrivent tel que nous le voyons sur les médailles, aux habits près, dont ils ne parlent pas. La statue d’Anubis était toujours à la porte des temples, comme la garde d’Isis & d’Osiris. On apporte différentes raisons de la tête de chien qu’on lui donne. On dit qu’Anubis, fils d’Osiris, qui fut mis au nombre des Dieux, avoit beaucoup aimé les chiens & la chasse : qu’à la guerre, où il avoit toujours suivi son pere, il avoit une figure de chien sur son bouclier, & dans ses étendarts. D’autres disent qu’Anubis fut un conseiller d’Isis, à qui on donna une tête de chien, pour marquer sa sagacité. D’autres veulent que les Egyptiens aient caché leur Théologie sous cette figure, & exprimé par-là que leur Mercure étoit le seul Dieu voyant & conservant tout. Les Romains qui adopterent tous les Dieux des nations qu’ils avoient conquises, reçurent aussi Anubis dans Rome, lui bâtirent un temple, & lui donnerent des prêtres. Voyez ce que le P. Kirker en dit dans le troisième tome de son Œdip. Egyp. p. 122. Guichard dérive Anubis de l’hébreu נבח, Nabahh, qui signifie latrare, aboyer.
SALLE 4 L’Egitto e Roma L’EGYPTE ET ROME
Imitation des Egyptiens
imitazione di originali egizi
Influence exercée par l’Egypte sur la société impériale du Ier et IIe siècle ap. J.-C.
I-II secolo d.C.
Statue du Nil STATUA DEL NILO
Statua giacente del Nilo
I-II secolo d.C.,
Nile statue
Marbre – Marmo – Marble
Rome ? Roma ?
SALLE V
Tête d’une statue de la déesse lionne Sekhmet
Testa di una statua della dea leonessa Sekhmet
Tempio di Mut a Karnak
XVIII din. XVIIIe dynastie
regno di Amenofi III, 1390-1352 a.C.
règne d’Aménophis III (1390-1352 av. J.-C.)
Salle V
Statue d’une divinité primordiale ou du dieu Seth Statua di una divinità primordiale « Geb della terra » o « Shu dell’aria » o di una forma antroporfica del dio Seth XVIIIe dynastie 1350 av. J.-C. XVIII din., ca. 1350 a.C.,
SETH
dieu de la confusion, du désordre et de la perturbation
SALLE V TÊTE D’UNE STATUE DU DIEU LION SEKHMET Testa di una statua della dea leonessa Sekhmet Tempio di Mut a Karnak XVIII din. – XVIIIe dynastie regno di Amenofi III règne d’Aménophis III 1390-1352 a.C. – 1390-1352 av J.-C.
SALLE V
STATUE DE LA REINE TUYA de THEBES
STATUA COLOSSALE DELLA REGINA TUYA da TEBE
épouse du pharaon Séthi Ier (1294-1279 avant J.-C.)
Ramesseum
Règne de RAMSES II (fils de la reine Tuya)
Regno di Ramses II
1279 – 1213 av J.-C.
1279 – 1213 a.C.
Caligula (37-41 après J.-C.) emporta la statue à Rome
SALLE V
STATUE DU BABOUIN DU DIEU THOT (Copie)
Coppia di statue del babuino del dio Thot
Statue of the baboon of the god Thoth
da Karnak – de Karnak
XIX din. – XIXe dynastie
1300-1250 a.C. – 1300-1250 av J.-C.
SALLE V
STATUE DE LA REINE ARSINOE II
Statua di Arsinoe II
da Heliopoli – de Héliopolis
Période Gréco-romaine 285- 246 av J.-C.
periodo greco-romanao 285-246 a.C.
Hauteur 2m70
ARSINOE
Fille de Ptolémée Ier Sôter
Epouse de Lysimaque, puis de Ptolémée Kéraunos et enfin de son frère Ptolémée II
SALLE V STATUE DE PTOLEMEE II Statua colossale di Tolomeo Filadelfo Da Heliopoli – Héliopolis Periodo greco-romano regno di Tolomeo II
285-246 av J.-C.
285-246 a.C. Granit Rouge – Granito rosso Alt. 266 cm Hauteur 2m66
SALLE V
TORSE D’UNE STATUE DU TAUREAU APIS
Torso di una statua antropomorfa del Toro Apis
Torso of the god bull Apis
da Menfi – de Memphis
epoca tarda – époque tardive
VI-IV secolo a.C – VI-IVe siècle av J.-C.
granit -granite – granito
Apis est symbole de fertilité, de puissance sexuelle et de force physique
SALLE V STATUE DU DIEU BES Il genio Bes Statue of the god Bes protecteur des femmes enceintes protettore delle donne gravide da Roma – de Rome I-II secolo d.C – I-II ap. J.-C.
Bès, dieu du foyer
SALLE V
BUSTE DU DIEU SERAPIS (SARAPIS) Σάραπις
Busto di Serapide
Bust of the god SERAPIS
da Roma de Rome
II secolo d.C – IIe siècle ap. J.-C.
Sarapis coiffé du modius
(Mesure du grain – Symbole de la fertilité)
SALLE IX
Partie Assurnasirpal II (883-859 a.C.)
GENIE AILE ADORANT L’ARBRE DE VIE
Genio alato inginocchiato adorante l’albero della vita
da Nimrud
Salle I del Palazzo Nord_Ovest
883-859 a.C. – 883-859 av J.-C.
Albâtre – Calcare alabastrino
Alt. 77,5 cm Hauteur 77.5 cm
SALLE IX
Partie Assurnasirpal II (883-859 a.C.)
Génie à la tête d’Aigle adorant l’arbre sacré
Genio alato a testa d’Aquila adorante l’albero sacro
Eagle-headed winged Genius worshipping the Sacred Tree
da Nimrud
SALLE IX Partie Sennachérib
704-681 av J.-C. – 704-681 a.C.
Archers assyriens dans la bataille protégés par un bouclier de joncs
Arcieri assiri in battaglia protetti da un scudo di giunchi
Arssyrian archers in battle protected by a reed shield
regno di Sennacherib
Ninive – Niniveh
SALLE IX
Partie Sennacherib
704-681 av J.-C. – 704-681 a.C.
soldats assyriens transportant des tabourets partie du butin d’une ville conquise
Soldati assiri che trasportano sgabelli parte del bottino da una città espugnata
Assyrian Soldiers carrying pièces of booty from a town in the Levant
Da Ninive (Kuiunjik)
Calcare alabastrino – albâtre
Alt. 39,5 cm Hauteur 39,5 cm
SALLE IX
Partie Assurbanipal
668-631 av J.-C. 668-631 a.C.
Corps sur la rivière
Cadaveri galleggianti su un fiume
Corpses floating in the river
da Ninive – Niniveh
Kuyunjik
SALLE IX
Partie Assurbanipal
668-631 av J.-C. 668-631 a.C.
Prisonniers chaldéens conduits dans une palmeraie
Prigionieri caldei condotti in un palmeto
Chaldean prisoners taken to a palm-grove
da Ninive -Niniveh
(Kuyunjik)
SALLE IX
Partie Assurbanipal
668-631 av J.-C. 668-631 a.C.
Tentes des Arabes dans le désert brûlé par des soldats assyriens
Tende degli Arabi nel deserto date alle fiamme dai soldati assiri
The Arabs tents in the desert set on fire at the end of the victorious Assyrian attack
da Ninive – Niniveh
Kuyunjik
Epoque d’Hadrien
Vers 170
170-180 ap J.-C. en ornementation d’une fontaine avec sarcophage
Restauration à la Renaissance
« ARNO, (Géog.) fleuve d’Italie, dans la Toscane ; il a sa source dans l’Apennin, passe à Florence & à Pise, & se jette dans la mer un peu au-dessous. » DIDEROT L’ENCYCLOPEDIE
1ère édition 1751
« ARNO. Rivière d’Italie. Arnus. Elle a sa source dans l’Apennin, coule dans la Toscane, passe à Florence & à Pise, & se jette dans la Méditerranée au-dessous de Pise. » JESUITES ET IMPRIMEURS DE TREVOUX DICTIONNAIRE UNIVERSEL FRANCAIS & LATIN 1771 – 6è édition
« ROME, (Géog. anc.) la ville éternelle. Les anciens auteurs latins l’ont nommée Urbs, c’est-à-dire la ville par excellence, à cause du rang qu’elle tenoit sur toutes les autres villes du monde ; le nom de Rome, en latin Roma, lui a toujours été conservé. Envain l’empereur Commode voulut lui faire porter le nom de Colonie commodienne ; envain le roi des Goths l’appella Gothie ; envain même l’appella-t-on la ville d’Auguste, par flaterie pour ce prince ; l’intention de tous les souverains qui prétendirent lui donner leurs noms, n’a point été suivie par leurs successeurs. »
JAUCOURT – L’ENCYCLOPEDIE Première édition 1751 – Tome 14
« Ces méditations amenèrent le prince à soupçonner que l’expression « Rome éternelle » devait contenir un sens secret ; et il décida de se livrer à une étude approfondie de son peuple. Il l’observa dans les rues, dans les cafés, dont chacun avait ses pratiques attitrées, celui-ci les antiquaires, celui-là les chasseurs, un troisième les domestiques de cardinaux, un quatrième les artistes, un cinquième les jeunes gens et les petits-maîtres ; dans les auberges, ces osterie romaines où ne pénètre jamais l’étranger, où le nobile prend parfois place auprès du minente, où pendant les fortes chaleurs les clients mettent bas vestes et cravates ; dans les médiocres mais pittoresques guinguettes aux fenêtres sans carreaux, où familles et sociétés vont, comme ils disent, far allegria…
Mais, pour toute réponse, le prince se plongea dans la contemplation de la Ville Éternelle, qui déroulait à ses pieds un éblouissant panorama. Églises et monuments, aiguilles et coupoles formaient sous les rayons de feu du couchant une masse étincelante d’où émergeaient, solitaires ou groupés, les toits et les statues, les terrasses et les galeries. À travers la fantasmagorie chatoyante, capricieuse comme une lanterne ajourée, des clochers et des dômes, on apercevait ici les formes sévères d’un palais, là-bas la voûte aplatie du Panthéon, plus loin le faîte ouvragé de la colonne de Marc-Aurèle, supportant la statue de saint Paul, sur la droite les bâtiments du Capitole sommés de coursiers et de statues. «
Nicolas Vassiliévitch GOGOL
Rome
Traduction par Henri Mongault
*
« Plus le prince poursuivait ses investigations, plus la fertilité de cette superbe époque le stupéfiait. « Où donc ont-ils trouvé le temps de produire tous ces chefs d’œuvre ? » s’exclamait-il. Ce côté admirable de Rome s’amplifiait tous les jours devant ses yeux. Les galeries se succédaient sans fin ; ici, cette église conservait une merveille de la peinture ; là, sur cette muraille qui s’effritait, une fresque à demi effacée captivait encore le regard ; plus loin, au-dessus de ces marbres, de ces colonnes, dépouilles d’anciens temples païens, resplendissait un plafond d’une immarcescible fraîcheur. Le prince ressemblait à un chercheur d’or qui découvre un gisement sous une couche de terre fort ordinaire. Et combien le sentiment de plénitude, de sérénité qu’il éprouvait en regagnant son palais différait du tumulte d’impressions qui l’assaillait à Paris quand il rentrait chez lui exténué, recru, impuissant le plus souvent à mettre de l’ordre dans ce chaos ! »
Nicolas Vassiliévitch GOGOL
Rome
Traduction par Henri Mongault
« Rome moderne, (Géog. mod.) C’est toujours la plus fameuse ville de l’univers, quoique l’empire romain soit détruit. On sait quelle est située sur le Tibre, environ à 155 lieues de Turin, à 300 de Madrid, à 330 au sud-est de Paris, à 340 d’Amsterdam, à 310 nord-ouest de Constantinople, & à 190 sud-ouest de Vienne. Long. suivant Cassini & Bianchini, 30. 10′. 30″. Latit. 41. 54. selon Gréave, 41. 46. La différence de méridiens entre Paris & Rome, est de 10. 19. 30. dont Rome est plus orientale que Paris.
Rome est non-seulement aujourd’hui la capitale de l’Italie dans l’état de l’Eglise, mais elle est encore à plus d’un égard, la capitale de tous les royaumes catholiques, puisque chacun d’eux a le droit d’y nommer un ministre, & que leurs causes ecclésiastiques, même leurs causes temporelles ; y sont jugées par le tribunal de la Rote, composé de juges de chaque nation. Dans cette ville,
Près de ce capitole, où regnoient tant d’allarmes, Sur les pompeux débris de Bellone & de Mars, Un Pontife est assis au trône des Césars. Des prêtres fortunés foulent d’un pié tranquille Les tombeaux des Catons, & la cendre d’Emile ; Le trône est sur l’autel, & l’absolu pouvoir Met dans les mêmes mains le sceptre & l’encensoir. Voltaire.
La différence est néanmoins bien grande entre Rome ancienne, & Rome moderne ; je ne dirai pas avec Vopiscus, qui vivoit sous l’empire de Dioclétien, que les murailles de l’ancienne Rome avoient un circuit de cinquante milles, parce que je crois que c’est une faute des copistes ; je ne suis pas moins éloigné d’adopter les extravagantes exagérations de Vossius, qui donne à l’ancienne Rome plusieurs millions d’habitans ; mais en supposant qu’elle fût à-peu-près aussi peuplée que peut l’être Paris, il est certain que Rome moderne n’a pas cent quarante mille ames. »
JAUCOURT – L’ENCYCLOPEDIE Première édition 1751 – Tome 14
CHATEAUBRIAND Poésies diverses Les Alpes ou l’Italie
L’Italie à mes pieds, et devant moi le monde, Quel champ pour mes désirs ! Je volai, j’évoquai cette Rome féconde En puissants souvenirs.
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ROME 18 décembre 1888 HONORE BEAUGRAND Lettres de Voyages Presses de la Patrie 1889 – Pages 157-167
« Je commence la première qui pourra avoir de l’intérêt, comme réminiscences, pour ceux qui ont déjà visité la Ville Éternelle.
Capitale du royaume d’Italie et métropole de l’univers catholique, Rome, avec une population de 300,000 habitants, est la ville du monde dont le nom éveille les plus nombreux et les plus grandioses souvenirs. Nulle cité n’est plus riche en monuments du passé ni en chefs-d’œuvre de l’art.
La ville est entourée de murailles percées de douze portes. Le Tibre la traverse du nord au sud et la divise en deux parties inégales, différentes d’aspect, mais l’une et l’autre intéressantes à divers titres. Sur la rive gauche, se trouvent la Rome des Césars, avec ses sept collines, aujourd’hui presque inhabitée, et la ville relativement moderne, qui est le centre du commerce. »