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GREGORIO MARTINEZ A LA CATHEDRALE DE BURGOS

Gregorio Martinez
LES PEINTURES DE GREGORIO MARTINEZ

MUSEE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS
MUSEO DE LA CATEDRAL DE BURGOS

CATHEDRALE DE BURGOS
CATEDRAL DE BURGOS

BURGOS
布尔戈斯
ブルゴス
Бургос

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Photos Jacky Lavauzelle
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LES PEINTURES DE GREGORIO MARTINEZ
Museo de la Catedral
de Burgos
Le Musée de la Cathédrale
de Burgos

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Gregorio Martinez
Valladolid 1547 – Valladolid 1598

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SAINT ANDRE
san Andrés

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SAINT PIERRE
San Pedro

gregorio-martinez-catedral-burgos-san-pedro-1-segunda-mitad-del-siglo-xvi-oleo-sobre-lienzo-1

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GREGORIO MARTINEZ
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SAINT PIERRE
&
Le Chant du Coq

L’Evangile selon Marc

27
Jésus leur dit : Vous serez tous scandalisés ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées.

28
Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée.

29
Pierre lui dit : Quand tous seraient scandalisés, je ne serai pas scandalisé.

30
Et Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois.

31
Mais Pierre reprit plus fortement : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous dirent la même chose.

66
Pendant que Pierre était en bas dans la cour, il vint une des servantes du souverain sacrificateur.

67
Voyant Pierre qui se chauffait, elle le regarda, et lui dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth.

68
Il le nia, disant : Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire. Puis il sortit pour aller dans le vestibule. Et le coq chanta.

69
La servante, l’ayant vu, se mit de nouveau à dire à ceux qui étaient présents : Celui-ci est de ces gens-là. Et il le nia de nouveau.

70
Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen.

71
Alors il commença à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme dont vous parlez.

72
Aussitôt, pour la seconde fois, le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y réfléchissant, il pleurait.

L’EVANGILE SELON MARC
MARC XIV
NOUVEAU TESTAMENT
version Louis Segond
1910

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Gregorio Martinez
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LA RENCONTRE DU CHRIST
AVEC LES DEUX FRERES ANDRE ET PIERRE

33
Pour moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau, m’a dit : Celui sur qui vous verrez descendre et demeurer le Saint-Esprit, est celui qui baptise dans le Saint-Esprit.

34
Je l’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu.

35
Le lendemain, Jean était encore , avec deux de ses disciples ;

36
et jetant la vue sur Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu !

37
Ces deux disciples l’ayant entendu parler ainsi, suivirent Jésus.

38
Alors Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi (c’est-à-dire, Maître) ! où demeurez-vous ?

39
Il leur dit : Venez et voyez. Ils vinrent, et virent où il demeurait, et ils demeurèrent chez lui ce jour-là. Il était alors environ la dixième heure du jour.

40
André, frère de Simon-Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu dire ceci à Jean, et qui avaient suivi Jésus.

41
Et ayant trouvé le premier son frère Simon, il lui dit : Nous avons trouvé le Messie (c’est-à-dire, le Christ).

42
Il l’amena à Jésus. Jésus l’ayant regardé, lui dit : Vous êtes Simon, fils de Jean ; vous serez appelé Céphas (c’est-à-dire, Pierre).

ÉVANGILE DE SAINT JEAN
Chapitre Premier
La Sainte Bible
 traduite
 par Lemaistre de Sacy

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Gregorio Martinez

DIVINITE FLUVIALE Divinità fluviale – MUSEES DU VATICAN – MUSEE PIO CLEMENTINO

ROME – ROMA
LES MUSEES DU VATICAN

 

Armoirie de Rome

 Photos Jacky Lavauzelle

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Flag_of_Lazio

 


Musée Pio-Clementino
Museo Pio Clementino
Cour de l’Octogone
Cortile Ottagono
DIVINITE FLUVIALE
Divinità fluviale
L’ARNO

Epoque d’Hadrien
Vers 170
170-180 ap J.-C. en ornementation d’une fontaine avec sarcophage
Restauration à la Renaissance

 

« ARNO, (Géog.) fleuve d’Italie, dans la Toscane ; il a sa source dans l’Apennin, passe à Florence & à Pise, & se jette dans la mer un peu au-dessous. »
DIDEROT
L’ENCYCLOPEDIE
1ère édition 1751

« ARNO. Rivière d’Italie. Arnus. Elle a sa source dans l’Apennin, coule dans la Toscane, passe à Florence & à Pise, & se jette dans la Méditerranée au-dessous de Pise. »
JESUITES ET IMPRIMEURS DE TREVOUX
DICTIONNAIRE UNIVERSEL FRANCAIS & LATIN
1771 – 6è édition

Musée Pio Clementio Museo Cour de l'octogone Cortile Ottagono divinité fluviale divinta fluviale arno artgitato 2 Musée Pio Clementio Museo Cour de l'octogone Cortile Ottagono divinité fluviale divinta fluviale arno artgitato

 

Hospital de Tavera – L’Hôpital de Tavera de Tolède – Capilla y Panteón

España – Espagne
TOLEDO  TOLEDE
Hospital de Tavera
Hospital de San Juan Bautista

construit entre 1541 et 1603
par le cardinal Tavera

Fue construido entre 1541 y 1603 por orden del cardenal Tavera
Primer gran edificio del renacimiento clásico que se construye en Castilla
Premier grand bâtiment néoclassique construit en Castilla

 «el hospital de afuera»
« L’hôpital de l’extérieur »

Côté
Calle de Cardenal Tavera

Rue du Cardinal Tavera

Hospital de Tavera Hopital de Tavera Artgitato 2

Hospital de Tavera Hopital de Tavera Artgitato 1

Juan Pardo de Tavera (1472-1545)
Par El Greco

Cardenal Tavera par El Greco Artgitato

SEPULCRO DEL CARDENAL TAVERA
Tombeau du Cardinal Tavera

SEPULCRO DEL CARDENAL TAVERA Tombeau du Cardinal Tavera Hospital de Tavera Toledo Artgitato 2

SEPULCRO DEL CARDENAL TAVERA

SEPULCRO DEL CARDENAL TAVERA Tombeau du Cardinal Tavera Hospital de Tavera Toledo Artgitato

 

La portada de la iglesia
La Façade de l’Eglise

Capilla y Panteón 
La Mapa – La carte

Capilla y Panteón Hospital de Tavera Artgitato

La Iglesia – L’Eglise
Capilla y Panteón
Chapelle et Panthéon

Esta iglesia fue iniciada en 1560 por Hernán González de Lara, quien murió habiendo concluido únicamente la cripta, obra maestra de la estereotomía moderna.
Cette église a été construite en 1560 par Hernán González de Lara, qui est mort après avoir terminé seulement la crypte, chef-d’œuvre du panthéon funéraire moderne.

Capilla y Panteón Hospital de Tavera Artgitato 2

LE BAPTÊME DU CHRIST
d’EL GRECO
(1608-1624)

El Bautismo de Cristo (El Greco)

El Bautismo de Cristo Le Baptême du Christ El Greco Artgitato

El Bautismo de Cristo Le Baptême du Christ El Greco Artgitato 2

Tabernáculo y Cristo Resucitado
Tabernacle et Christ ressusité

Tabernáculo y Cristo Resucitado Artgitato Tabernacle et Christ ressuscité 2

Tabernáculo y Cristo Resucitado Artgitato Tabernacle et Christ ressuscité

Arcada del patio interior del Hospital de Tavera
Arcades de la cour intérieure de l’Hôpital de Tavera

Hospital de Tavera Hopital de Tavera Artgitato Arcada del patio interior del Hospital de Tavera 2

Hospital de Tavera Hopital de Tavera Artgitato Arcada del patio interior del Hospital de Tavera 1Hospital de Tavera Hopital de Tavera Artgitato Arcada del patio interior del Hospital de Tavera 3Hospital de Tavera Hopital de Tavera Artgitato Arcada del patio interior del Hospital de Tavera 5Hospital de Tavera Hopital de Tavera Artgitato Arcada del patio interior del Hospital de Tavera 4

PHOTOS ARTGITATO

JEAN DUBUFFET : DE L’ART BRUT AU BRUT DE L’ART TOTEMIQUE (L’ARBRE BIPLAN)

JEAN DUBUFFET
L’ARBRE BIPLAN 1968
résine de polyester
 Museu Colecção Berardo
(Lisbonne)
 DE BELEM A BETHLEEM
de La Terre à la Transcendance

 Jean DUBUFFET Museu Berardo Portugal Lisboa (3)Passent les œuvres glanées par le monde au rythme des deux saisons portugaises, l’été et ce qui précède l’été. Passent les toiles dans le ciel chaud lisboète de l’art mondial. Filent les sculptures torsadées. Passent les œuvres entre les visiteurs fatigués portant encore dans leur chair le poids de la chaleur, de cette chaleur qui enveloppe Berardo ; des visiteurs lourds du poids de la fatigue de cette marche harassante qu’il a fallu faire en partant du Bairro Alto, de l’Alfama ou de la Praça do Comércio ; longue traversée initiatique où l’on croise encore comme par magie les pas de Vasco de Gama ; interminable tapis où se tiennent entremêlés ces millions de pavés blancs glissants et aveuglants. 

Jean DUBUFFET Museu Berardo Portugal Lisboa (7)

 

Jean DUBUFFET Museu Berardo Portugal Lisboa (6)Coulent les lignes entre le gothique flamboyant, les courbes mauresques, les façades de béton brut, les azulejos usés et de multiples tags politiques et engagés, plus insistants les uns que les autres. Craquent  les milliards de José Berardo qui reviennent en créations multiples, changeantes et multicolores. Suivent  les incontournables d’une visite, la Tour de Belém, les meilleurs pastéis de la pastéléria de Bélem bondée comme toujours par des flots de touristes armés de tongs et de bermudas, le monastère Mosteiro  dos Jerónimos, le Padrão dos Descobrimentos et encore un pastel pour la route longue où nos pieds s’enflamment. Passent les styles, du manuélin baroque au mauresque éclatant. Passent  les siècles, les époques de Manuel 1er, Afonso de Albuquerque au style post-colonial. Passent les grands mouvements dans les murs du Musée Berardo, Constructivisme, Abstraction, Digitale, Cubisme, Pop Art, Minimaliste, Art Brut, Surréalisme, les Warhol, Braque, Hamilton, Blake, Malevitch, Tinguely, de Kooning, Rodtchenko, Dalí,  Kline ou Ray…

Mais reste l’arbre posé devant l’entrée. Face aux éléments et aux turbulences des époques. Reste là, posé sur son tronc blanc, bigarré comme un platane, tagué lui-aussi, mais tagué  par des lianes noires et épaisses le fixant pour toujours dans la terre de Belém. Dubuffet trône là, dans sa blancheur éclatante. L’arbre, dans le bleu intense du ciel, brille. Et si, comme le souligne Bachelard, « tout ce qui brille voit », alors, nous sommes regardés de toutes parts, transpercés.

Jean DUBUFFET Museu Berardo Portugal Lisboa (8)

 C’est l’arbre biplan. L’arbre-avion, l’arbre qui plane. Un arbre qui devrait plutôt se nommer arbre sesquiplan au vu des deux parties inégales du branchage supérieur ; les deux hélices semblant se ramasser tel un ressort félicitant l’envol. Mais la terre résiste. L’arbre en fait ne semble pas vraiment vouloir décoler. Les lignes se multiplient sans savoir si elles viennent de l’arbre lui-même ou de la terre. Si la terre a engendré l’arbre ou si l’arbre lui-même n’est autre que le créateur de notre lieu.

Pour l’heure, c’est l’arbre qui trône entre le charme des lieux et les beautés du ventre du Musée. Eclats et beautés à ce point rassemblés. Pour Platon, la beauté est ce qui est le plus éclatant, de plus aimable, aimable parce qu’éclatant.

L’arbre Biplan en est l’Eclat.

Mais revenons à nos torsions et nos lignes, car, pour autant, la torsion s’arrête nette prise dans un espace-temps indéfini. Si en 1966, Jean Dubuffet s’engage dans des réalisations en volume, il passe rapidement au monumental. Les deux monuments, l’arbre et le musée, se regardent, se posent et s’opposent, l’un dans un mouvement figé dans l’élan et l’autre posé dans le gris de la masse. Nous voudrions pouvoir monter sur ses ailes improbables et découvrir le Tage lové dans la frondaison imaginaire.

Dans la cour chaude que frappent les vents venus de l’Atlantique ou du Tage, en fonction des heures de la journée, l’arbre se pose, mais sans offrir l’espace d’un repos, la quiétude de l’ombre dans la douceur de la sieste. Le repos et la fraîcheur sont à l’intérieur, notamment dans le hall large et serein.

Jean DUBUFFET Museu Berardo Portugal Lisboa (9)

Quand Dubuffet abandonne l’huile pour le marker, il découvre la force et les possibilités du polyester. Et cette force se place en toute modernité acceptée dans l’ouverture ou la clôture d’une visite qui ne sera jamais la dernière.

L’arbre donne une note finale à un parcours devenu initiatique. Une cerise sur le pastel de nata. L’arbre est l’entrée ou la sortie. L’alpha et l’oméga du Musée. Il est l’arbre au bout du champ sous lequel le paysan se repose et examine son travail accompli. Jean DUBUFFET Museu Berardo Portugal Lisboa (10)Il est la vraisemblance de la nature devenue polyester, une vraisemblance qui ouvre sa ramure sur l’entrée. Il est ce temps différent ; celui de la lenteur ; une lenteur qui se répand dans l’être et chasse la chaleur pour en créer une autre, plus douce et intense ; la chaleur d’une pensée au monde. Celle de l’attente et de l’ouverture. Celle de la lumière des pavés à notre éclairage intérieur.

Ce nouveau rayonnement, cette diffusion douce de chaleur se concentre à partir de L’Arbre biplan et se diffusera tout au long de la visite, comme le sachet au fond de la théière. C’est le parfum de l’arbre qui permettra le visible. Même si la visite se termine par la cour intérieure où l’arbre vous attend. Surtout si la visite se termine par là. Le visible rendu possible par l’invisible. La découverte se fera alors brusquement dans l’instantanéité. Alors et dans ce sens seulement, la visite prendra un autre sens. L’arbre permettra alors le dévoilement d’un mystère. Un mystère différent pour chacun.

Jean DUBUFFET Museu Berardo Portugal Lisboa (11)

Dans l’instant de la rencontre dans le mouvement entre ce blanc et ce noir de la ligne. Conforme au modèle sans modèle. Qui attend le spectateur et lui demande des comptes, dans le silence des quelques tongs qui frappent le pavé là-bas, au fond, au niveau des boutiques où trônent les reproductions indéfinies.

Dans le désordre des lignes du tronc et des branches, ni mélancolie, ni angoisse. De la sérénité d’abord. De la respiration aussi. Quand les yeux suivent les méandres et que le corps tourne autour de l’arbre, la chaleur extérieure aidant, le mouvement peut devenir hypnotique. Quand l’arbre termine la visite, le mouvement peut devenir, s’il n’y prête garde, extatique.Jean DUBUFFET Museu Berardo Portugal Lisboa (12)

L’arbre, devenu Totem, nous entraîne alors dans sa dimension propre. A ce moment seulement, le spectateur se rend compte que c’est l’arbre qui couvre le Musée. Que c’est l’arbre qui envahit la forêt des œuvres. Que c’est l’arbre qui compte et que le Musée n’est plus que ce presque-rien. Que l’Arbre est devenu l’œuvre, complète, totale. Une œuvre de foi.

Jean DUBUFFET Museu Berardo Portugal Lisboa (13)Bélem redevenu Bethléem.

Si la réduction est le « commencement » de la phénoménologie chez Husserl, entendu comme science des phénomènes purs. Nous entrons avec Dubuffet dans l’augmentation, la foi des phénomènes totémiques.

De la terre à la transcendance. Nouvelle célébration.

Comme le soulignait Jean-Louis Chrétien, dans l’Effroi du beau :  » A rester sans célébration, que manquerait-il à la beauté ? …Nul compliment n’est requis à cette plénitude et il n’y a pas de réponse à ce qui ne fait pas question. A la beauté notre chant est superflu. Mais il est de cette beauté le propre superflu et seul l’aveugle qui l’ignore pourrait consoler le muet.« 

Jacky Lavauzelle