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POEME DE HÖLDERLIN ELEGIE Menons Klagen um Diotima 2 MENON ET DIOTIMA

LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Poème de Hölderlin
Menons Klagen um Diotima

 ELEGIE

Friedrich Hölderlin
1770-1843

 

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

die Gedichte
Poème de Hölderlin
Стихи Фридриха Гельдерлина
荷尔德林诗
Friedrich_hoelderlin


Friedrich Hölderlin

ELEGIE
 Poème de Hölderlin
Menons Klagen um Diotima 2
Ménon et Diotima

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Illustration de 1895
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 ELEGIE
Menons Klagen um Diotima 2

Ja! es frommet auch nicht, ihr Todesgötter! wenn einmal
Oui ! tout est fini, dieux de la mort ! une fois
Ihr ihn haltet, und fest habt den bezwungenen Mann,
Que vous serrez l’homme soumis,
Wenn ihr Bösen hinab in die schaurige Nacht ihn genommen,
Quand vous l’entraînez enchaîné vers les tréfonds d’une étrange nuit,
Dann zu suchen, zu flehn, oder zu zürnen mit euch,
Ensuite, il est inutile de prier, ou de se mettre en colère contre vous,
Oder geduldig auch wohl im furchtsamen Banne zu wohnen,
Ou de tenter de patiemment vivre son sort effrayant,
Und mit Lächeln von euch hören das nüchterne Lied.
Et avec le sourire écouter votre chanson sobre.
Soll es sein, so vergiß dein Heil, und schlummere klanglos!
Faut-il donc oublier ton salut, et sommeiller sans bruit !
Aber doch quillt ein Laut hoffend im Busen dir auf,
Mais néanmoins un espoir sonore dans la poitrine gonfle,
Immer kannst du noch nicht, o meine Seele! noch kannst dus
Encore une fois, tu ne peux pas, ô mon âme ! tu ne peux pas encore
Nicht gewohnen, und träumst mitten im eisernen Schlaf!
Te soumettre, et rêver au milieu d’un sommeil de fer !
Festzeit hab ich nicht, doch möcht ich die Locke bekränzen;
Le temps n’est plus à la fête, mais j’aimerais couronner ma tête ;
Bin ich allein denn nicht? aber ein Freundliches muß
Ne suis-je pas seul, alors ? mais un signe amical
Fernher nahe mir sein, und lächeln muß ich und staunen,
De très loin est venu près de moi, et je dois sourire et je suis étonné,
Wie so selig doch auch mitten im Leide mir ist.
D’être autant béni dans tant de douleur.

Menons Klagen um Diotima 2
ELEGIE

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Poème de Hölderlin
ELEGIE
Menons Klagen um Diotima 2

HÖLDERLIN ELEGIE 1 Menons Klagen um Diotima MENON ET DIOTIMA

LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Poème de Hölderlin
Menons Klagen um Diotima

 ELEGIE

Friedrich Hölderlin
1770-1843

 

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

die Gedichte
Les Poèmes
Стихи Фридриха Гельдерлина
荷尔德林诗
Friedrich_hoelderlin


Friedrich Hölderlin

ELEGIE
 Poème de Hölderlin
Menons Klagen um Diotima 1
Ménon et Diotima

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Illustration de 1895
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 ELEGIE
Menons Klagen um Diotima 1

Täglich geh ich heraus und such ein Anderes immer,
Chaque jour, je sors et cherche une autre route,
Habe längst sie befragt, alle die Pfade des Lands;
J’ai marché longtemps sur tous les chemins du pays ;
Droben die kühlenden Höhn, die Schatten alle besuch ich,
Tout la haut, je visite les ombres, les sommets,
Und die Quellen; hinauf irret der Geist und hinab,
Et les sources ; l’esprit s’égare en descendant,
Ruh erbittend; so flieht das getroffene Wild in die Wälder,
En quête de paix ; tel un fauve frappé fuyant dans les bois,
Wo es um Mittag sonst sicher im Dunkel geruht;
Où il reposait en toute sécurité à midi dans l’obscurité ;
Aber nimmer erquickt sein grünes Lager das Herz ihm
Mais le vert ne rassure plus son cœur
Wieder und schlummerlos treibt es der Stachel umher.
A nouveau, sans sommeil, il renifle la piqûre.
Nicht die Wärme des Lichts und nicht die Kühle der Nacht hilft
Ni la chaleur de la lumière ni la fraîcheur de la nuit ne le soutiennent
Und in Wogen des Stroms taucht es die Wunden umsonst.
Et dans les vagues de courant, il soulage en vain ses blessures.
Ihm bereitet umsonst die Erd ihr stärkendes Heilkraut
La terre en vain lui propose des tendres herbes vivifiantes
Und sein schäumendes Blut stillen die Lüftchen umsonst.
Et son sang suintant  coule en vain malgré la brise.

Menons Klagen um Diotima 1
ELEGIE

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Poème de Hölderlin

 

CAMOES OS LUSIADAS II-92 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-92 LES LUSIADES II-92
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-92

OS LUSIADAS II-92

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  92
Strophe 92

II-92

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-92
LES LUSIADES II-92

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Mas já o Céu inquieto revolvendo,
Mais déjà le ciel sans repos était là de nouveau,
As gentes incitava a seu trabalho,
Incitant les gens à reprendre leur travail,
 E já a mãe de Menon a luz trazendo,
Et déjà la mère de Memnon apportait la lumière de l’aurore,
  Ao sono longo punha certo atalho;
Au long sommeil mettant un terme ;
Iam-se as sombras lentas desfazendo,
Les ombres se défaisaient lentement
Sobre as flores da terra em frio orvalho,
Des fleurs de la terre dans la fraîche rosée,
Quando o Rei Melindano se embarcava
Quand le Roi de Malindi s’embarqua
  A ver a frota, que no mar estava.
Pour voir la flotte qui se trouvait en mer.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-92 LES LUSIADES II-92

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS II-92
Luís Vaz de Camões Les Lusiades