Archives par mot-clé : magyar

TRADUCTION HONGROIS JACKY LAVAUZELLE Magyar szövegek fordítása

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Traduction Hongrois Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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TRADUCTION HONGROIS

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Endre Ady
Ady Endre

La Poésie d’Endre Ady – A versek Ady Endre
Ady Endre Poésie Poèmes d'Ady Endre Versek Artgitato**

János Arany

LETÉSZEM A LANTOT
J’ai déposé mon luth
Poème hongrois de 1850

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Reviczky Gyula

LA MORT DE PAN
Pán halála

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Dsida Jenő

Le Poème des Ténèbres – A sötétség verse

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Attila Jozsef
József Attila

Sélection de poème d’Attila Jozsef – József Attila válogatott versei

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 Sándor Petőfi

LE JUGEMENT – AZ ITÉLET 
(Avril 1847 – április1847)

A történeteket lapozám s végére jutottam,
Je suis arrivé à la fin de l’histoire,
Cheguei no final da história,
 És mi az emberiség története? vérfolyam, amely
Et quelle est-elle cette histoire de l’humanité ? Un long flux sanguin, qui
E qual é essa história da humanidade? Um longo fluxo sanguíneo, que

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Mihály Vörösmarty

SZÓZAT 
UNE VOIX
Uma voz
(1836)
Poème Poema

Hazádnak rendületlenűl
A ta patrie inébranlable
Para sua pátria inabalável
Légy híve, oh magyar;
Sois croyant, ô Magyar ;
Seja um crente, ó magiar;

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TRADUCTION HONGROIS
JACKY LAVAUZELLE
Magyar szövegek fordítása

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Texte de Charles-Eugène Ujfalvy de Mezőkövesd
1872

LA LANGUE MAGYARE

I

Origines de la langue magyare.

Nous savons aujourd’hui que les peuplades des quatre migrations successives, les Thraco-Pélasges, les Celtes, les Germains et les Slaves, parlaient toutes des langues issues de la même souche. L’antique Aryah est la mère de tous ces idiomes, et nous comprenons ces différents peuples sous le nom collectif d’Indo-Germains. La langue sanscrite proprement dite n’est que la sœur aînée, qui se rapproche le plus de la langue mère. Quant aux langues autochtones de l’Europe, nous ne savons pas encore au juste si le basque et le finnois en font partie. Un grand savant a trouvé des points de contact entre le basque et le finnois, conséquemment entre le basque et le magyare. L’hypothèse que ces trois peuples auraient une origine commune s’affermit de jour en jour davantage. Les Basques et les Finnois peuvent être considérés comme les autochthones de l’Europe ou du moins comme descendants d’une migration de beaucoup antérieure à celle des Thraco-Pélasges.

Il est avéré aujourd’hui que les peuples finnois qui occupent maintenant le nord de l’Europe habitaient autrefois comme population puissante et laborieuse le centre de notre continent, et ce sont probablement les peuples venant de l’Asie qui les ont refoulés vers le Nord, où le climat a exercé une si grande influence sur leur constitution physique. Quelle difference n’y a-t-il pas encore aujourd’hui entre les Lapons et les Esthoniens? Ce qui n’empêche pas que leurs langues ne soient des idiomes nés de la même souche. Les Basques ont, d’après toute probabilité, encore précédé les Finnois ou du moins se sont séparés d’eux de très bonne heure. Leur langue ressemble probablement encore plus à la langue mère, car le parler basque est un type tout à fait isolé, et les langues finnoises ou tchoudes ne s’en rapprochent que médiocrement. Il n’est pas dans notre intention de discuter les ressemblances qui peuvent exister entre le magyare et le basque : un écrivain d’une grande érudition et d’une compétence incontestable en pareille matière, le prince Lucien Bonaparte, a traité victorieusement ce sujet et a fait valoir des raisons qui ont dû attirer la juste attention de tous les linguistes. Mais quant aux analogies qui existent entre le magyare et le finnois, elles sont si évidentes que nous nous proposons d’en faire ressortir plus tard les points capitaux.

Un savant philologue a jadis émis l’opinion suivante sur le magyare : « La langue magyare est une agglomération d’un grand nombre de débris d’autres langues, et il faudrait la dépouiller entièrement de ses éléments étrangers pour prouver le contraire. L’homme qui se vouerait à cet immense travail ne s’est pas encore trouvé, il se trouvera peut-être ! etc. » Toujours est-il que nous ne pouvons admettre cette singulière supposition. Il est facile de reconnaître de prime abord les mots d’origine étrangère, et encore plus aisé de constater les tournures de phrases venues par le contact avec les peuples limitrophes (comme les Turcs, les Allemands, etc.). Mais quant à la grammaire, elle est typique et ne se rapproche d’aucune autre langue, le finnois excepté. Etant prouvé que les Magyares n’ont pas eu de rapports avec les peuples tchoudes depuis plus de mille ans, cette ressemblance, si elle n’est pas accidentelle, doit trouver son explication dans une origine commune des deux langues. Toutes les recherches faites jusqu’à présent par de célèbres linguistes ont prouvé que cette ressemblance n’était pas et ne pouvait pas être l’effet d’un simple hasard. C’est pourquoi nous soutenons que le magyare, langue natale des descendants des Magyares qui habitent depuis le XIe siècle la Hongrie et la Transylvanie, est un rameau complètement isolé de la grande race des langues tchoudes, finnoises, tartares, touraniennes, ouraliennes ou altaïques.

Les Hongrois s’appellent eux-mêmes Magyar, dénomination qui a été confondue à tort dans leurs anciennes œuvres avec Mager, Moger, Meger, tandis que les plus antiques sources orientales, celles de l’empire byzantin, les appellent Turcs (Türken), et les sources occidentales Hungari. A plusieurs reprises déjà on a essayé de trouver la signification de cette dénomination sans arriver à un résultat certain.

Le finnois et le magyare sont les seules langues de cette souche qui possèdent une riche littérature, empreinte de la civilisation ; nous faisons abstraction du turc trop anéanti par les influences limitrophes. Le finnois jouissait encore d’un grand avantage sur le magyare, grâce à sa position géographique vraiment exceptionnelle. Comme dit Kellgrén, cette langue, protégée par la position de son pays, au sein de ses forêts vierges et au bord de ses lacs solitaires, entretenue par les chants sacrés de ses pères, pouvait facilement garder son originalité et développer à son gré sa riche organisation. Ce qui prouve jusqu’à l’évidence quelle est l’importance du finnois comparativement aux langues touraniennes et par cela même vis-à-vis du magyare.

….

Charles-Eugène Ujfalvy de Mezőkövesd
La Hongrie
Son histoire, sa langue et sa littérature
1872

LES POEMES DE ATTILA JOZSEF – JÓZSEF ATTILA VÁLOGATOTT VERSEI

József Attila válogatott versei
Hongrie- Magyarországon
Szöveggyûjtemény
A magyar irodalom
Attila Jozsef

Traduction – Texte Bilingue
Fordítás –  Kétnyelvű szöveget

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE HONGROISE
POESIE HONGROISE

A Magyar Irodalom
Magyar Költészet

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Attila József
1905-1937

Magyar Költő
Poète Hongrois

JÓZSEF ATTILA VÁLOGATOTT VERSEI

SELECTION DE POEMES DE  ATTILA JOZSEF

Cris
kiáltozás
(1936)

*
Douleur
Bánat
(1931)

*
Flora I
Hexamètre (FLÓRA I)
Hexaméterek
1937

*
Flora II
Rejtelmek (FLÓRA II)
Mystères
1937

*
Flora III
Már két milliárd (FLÓRA III)
Déjà deux milliards
1937

*
Flora IV
Buzgóság ( FLÓRA IV)
Zèle
1937

*
Flora V
Megméressél ! (FLÓRA V)
Remerciement
1937

*
Eté
Nyár

*

Je ne savais pas
Én nem tudtam
1935

*
 La Belle vieille dame
Az a szép, régi asszony
octobre 1936

*
La grande plaine Hongroise
Magyar Alfold
1928

*
Le chien
A kutya
1924

*
L’Instant
Perc
1922

*
Maman
Mama
1934

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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Hongrie- Magyarországon
A magyar irodalom
Attila Jozsef
1905-1937

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LE POEME DES TENEBRES – Dsida Jenő – A sötétség verse – Poème Hongrois

Hongrie- Magyarországon
Szöveggyûjtemény
A magyar irodalom

Traduction – Texte Bilingue
Fordítás –  Kétnyelvű szöveget

Traduction Jacky Lavauzelle

Dsida Jenö Artgitato Poésie Hongroise

LITTERATURE HONGROISE
POESIE HONGROISE

A Magyar Irodalom
Magyar Költészet

 

Dsida Jenő
1907-1938

Magyar Költő
Poète Hongrois
Erdélyi Magyar Költő
Poète Hongrois de Transylvanie

A sötétség verse

Poème des Ténèbres

 

Ó, virrasztások évszaka!
O saison des veillées !
Vastagon fog a tinta, zordul.
Épaisses nuits d’encre, sinistres.
A rozsdalevű éjszaka
Ces nuits où la rouille des feuilles
már hatkor a kertekre csordul:
déjà dès six heures, dans les jardins, dégouline :
 reves fák nyirka folydogál,
dégouline comme s’effrite l’arbre pourri,
s te arra gondolsz: mennyi éved
et toi, tu penses : combien d’années
van hátra még? Jaj meg-megáll
te reste-t-il ? O, écoute
a láb, mert fél, hogy sírba téved.
les mots de l’ailleurs.
 …Mondd, kissé mártottál-e már
Dis-moi, quand tu laisses tomber négligemment
hófehér cukrot barna lébe,
ce sucre blanc dans le brun voisinage,
egy feketekávés pohár
de ce verre de café
keserű, nyirkos éjjelébe?
amer, ne sens-tu cette nuit humide ?
S figyelted-e: a sűrű lé
Et observe comment ce jus épais
mily biztosan, mily sunyi-resten
avec tant d’assurance, si sournoisement
szivárog, kúszik fölfelé
glisse et pénètre
a kristálytiszta kockatestben?
les clairs cristaux dans toute la chair ?
Így szívódik az éjszaka
La nuit ainsi s’infiltre
beléd is, fölfelé eredve,
ainsi  en toi, jusqu’à la moelle,
az éjszaka, a sír szaga
la nuit, l’odeur de la tombe
minden rostodba és eredbe,
dans chaque fibre,
mígnem egy lucskos, barna esten
jusqu’au moment oùdans la nuit noire
az olvadásig itat át,
trempé, tu fusionneras,
hogy édesítsd valamely isten
dans la boisson d’un dieu
sötét keserű italát. 
amère et sombre.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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Hongrie- Magyarországon
A magyar irodalom
Dsida Jenő
1907-1938

LA GRANDE PLAINE HONGROISE – Poème Hongrois d’Attila Jozsef (1928) MAGYAR ALFÖLD

Hongrie- Magyarországon
Szöveggyûjtemény
A magyar irodalom
Attila Jozsef

Traduction – Texte Bilingue
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POESIE HONGROISE

A Magyar Irodalom
Magyar Költészet

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Attila József
1905-1937

Magyar Költő
Poète Hongrois

MAGYAR ALFÖLD

Plaine Hongroise

 1928

Magyar Alföld – gond a dombja;
Grande plaine Hongroise le problème : les collines ;
temploma cövek;
Temple en épi ;
talaja mély aludttej, de benne
Sol de lait caillé profond, mais 
hánykolódnak szögletes kövek.
Volent des pierres rectangulaires.

*

Magyar ember – rongya zászló;
Peuple hongrois drapeau en chiffon ;
étele a tál;
Un bol ;
dudvaszedő nemzet vagyunk, értünk
Nous, nation d’herbes sans valeur, 
mezítláb jön foltozott halál!
pieds nus nous arrive la mort !

*

Nosza költő! Holt a holdad;
Venez poète ! Morte est la lune ;
köldököd kötél;
Cordon ombilical ;
csettintésed égő város, tollad
Soudain brûle la ville, ta plume
füstölög s egy szál gyufát nem ér!
Fume sans une allumette !

*

Ó, kik nőtök felhőt leveledzvén,
O femme sous les nuages,
bodzás kis fenék –
Lamentables petits sureaux
nézzétek, ím, országúton, némán
Regardez sur la route, en silence
vándorolnak ki a jegenyék!
La migration des peupliers!

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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Hongrie- Magyarországon
A magyar irodalom
Attila Jozsef
1905-1937

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ETE- Poème Hongrois d’Attila Jozsef – Nyár

Hongrie- Magyarországon
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Attila Jozsef

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Attila József
1905-1937

Magyar Költő
Poète Hongrois

Nyár

été

 

A ranyos lapály, gólyahír,
Les champs se parent d’or et de  souci,
áramló könnyűségű rét.
Doucement coule la prairie.
Ezüst derűvel ráz a nyír
Un bonheur argenté des bouleaux
egy szellőcskét és leng az ég.
Balançoires dans le ciel.

*

Jön a darázs, jön, megszagol,
Une guêpe tourne et renifle,
dörmög s a vadrózsára száll.
Son bourdonnement se stabilise.
A mérges rózsa meghajol –
La rose s’arc-boute de colère
vörös, de karcsú még a nyár.
rouge été, mais toujours mince.

*

Ám egyre több lágy buggyanás.
Mais un frémissement de plus en plus doux.
Vérbő eper a homokon,
Des fraises sur le sable,
bóbiskol, zizzen a kalász.
assoupissement des fruits lourds.
Vihar gubbaszt a lombokon.
Tempête perchée dans le feuillage.

 *

Ily gyorsan betelik nyaram.
Passe rapidement l’été.
Ördögszekéren hord a szél –
porté par le vent du convoi du diable
 csattan a menny és megvillan
lueur du ciel et scintillement
kék, tünde fénnyel fönn a tél.
bleu, et déjà la lumière de l’hiver.


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Artgitato
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Hongrie- Magyarországon
A magyar irodalom
Attila Jozsef
1905-1937

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LE CHIEN – Poème Hongrois d’Attila Jozsef – A KUTYA (1924)

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Attila József
1905-1937

Magyar Költő
Poète Hongrois

A kutya

Le Chien

1924

Oly lompos volt és lucskos,
Il était tellement sale et débraillé,
A szőre sárga láng,
Un poil isabelle couleur de flamme,
Éhségtől karcsú,
D’une minceur d’affamé,
Vágytól girhes,
Mourant émacié,
Szomorú derekáról
Malheureusement il filait
Messze lobogott
Comme au loin file la fumée
A hűvös éji szél.
Par une brise fraîche nocturne.
Futott, könyörgött.
Errant, il mendiait.
Tömött, sóhajtó templomok
Bondées, des églises soupirantes
Laktak a szemében
Vivaient dans ses yeux
S kenyérhéját, miegymást
Un peu de croûte ou un peu quelque chose
Keresgélt.
Voilà ce qu’il cherchait.

*

Úgy megsajnáltam, mintha
Je me suis senti désolé pour lui, comme si
Belőlem szaladt volna
En moi s’était précipité
Elő szegény kutya.
Ce pauvre chien.
S a világból nyüvötten
Et de ce monde de fatigues
Ekkor mindent láttam ott.
Je vis tout du dedans.

*

Lefekszünk, mert így kell,
Allongeons-nous, ainsi soit-il,
Mert lefektet az este
La nuit s’annonce
S elalszunk, mert elaltat
Et nous nous endormons, douce accalmie
Végül a nyomorúság.
De la misère.
De elalvás előtt még,
Mais avant d’aller dormir,
Feküdvén, mint a város,
Allongé, comme une ville,
Fáradtság, tisztaság
Fatigué, pur
Hús boltja alatt némán,
Dans le silence des couvertures,
Egyszer csak előbúvik
Soudain glisse
Nappali rejtekéből,
De notre abri,
Belőlünk,
hors de nous,
lucskos kutya
Le chien pouilleux,
Az az oly-igen éhes,
Ce chien si sale,
Lompos, És Istenhulladékot,
Négligé, les débris de Dieu,
Istendarabkákat
Les abris de Dieu
Keresgél.
Voilà ce qu’il cherche.

 

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Artgitato
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A magyar irodalom
Attila Jozsef
1905-1937

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CRIS – Poème Hongrois d’Attila Jozsef – kiáltozás (1936)

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Attila József
1905-1937

Magyar Költő
Poète Hongrois

kiáltozás

Cris

1936

Jaj, szeressetek szilajon,
O passionnément, aimez-moi !
hessentsétek el nagy bajom!

  Sortez ce gros problème !
  Eszméim közt, mint a majom

Dans ma tête, comme le singe
 a rácsok közt le és föl,

 Grimpant ses barres de haut en bas,
vicsorgok és ugrándozom,

  hargneux et sautillant,
mert semmit nem hiszek s nagyon

Je ne crois plus du tout,
félek a büntetéstől.
Je crains la punition.

*

Halandó, hallod-e dalom,
Mortel, entendez ma chanson,
vagy zúgod csak, mint a vadon?

  ou n’est-ce déjà plus qu’un rugissement dans la nature ?
  Ölelj meg, ne bámulj vakon

Tenez-moi, ne regardez pas aveuglément
a kifent rohamkéstől –

la lame brillante du glaive
nincs halhatatlan oltalom,

il n’y a plus cette protection de l’immortalité,
akinek panaszolhatom:

qui me tranquillise :
 félek a büntetéstől.
Je crains la punition.

*

Mint fatutaj a folyamon,
Comme dérivant dans le courant,
  mint méla tót a tutajon,
pensif va le radeau,
 száll alá emberi fajom

   dans sa course
némán a szenvedéstől –

  je souffre en silence
 de én sírok, kiáltozom:

mais je pleure, mais je crie:
szeress: ne legyek rossz nagyon –

Aimez-moi : Ne soyez pas trop mauvais avec moi-
 félek a büntetéstől.

 Je crains la punition. 

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Douleur – Poème Hongrois d’Attila Jozsef – BÁNAT (1931)

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Attila József
1905-1937

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Poète Hongrois

BÁNAT

Douleur

1931

Hát kijöttem ide, az erdőbe.
Je suis venu ici dans les bois.
Lágy libegés, – a levelek zizegnek,
Bruissement du vent, scintillement léger
 mint a röpcédulák. A föld csöndje
du feuillage. Silence de la terre 

*

fekszik, nehéz. Ágak, karok nyúlnak:
mensonge, difficile. les branches, des bras :
Minden hatalmat!… Lombos hajamba
Tout le pouvoir ! Sur cette frondaison chevelue
száraz ág hull. A száraz ágak hullnak.
les branches tombent, séchent. Les branches sèches tombent.

 *

Csak egy pillanatra martak ki, csak.
Chassé un instant seulement.
Zúgj, erdő elvtárs! Szinte csikorgok.
Rugis, forêt camarade ! Presque brutalement.
Egy pillanatra se martak ki, csak
Mais chassé, jamais !, un moment seulement   

*

az az elvaduló csahos rám támadt
la morsure de ce chien 
s kijöttem, hogy erőm összeszedje,
mais je suis sorti en rassemblant mes forces,
mint a néni a gallyat, a bánat.
comme on ramasse les brindilles, triste.

*

Könnycsepp, – – egy hangya ivott belőle,
Larme, une fourmi la boit,
 eltűnődve nézi benne arcát
pensive, regardant son visage
és mostan nem tud dolgozni tőle.
maintenant, elle ne pourra plus travailler.

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JE NE SAVAIS PAS Poème Hongrois d’Attila Jozsef ÉN NEM TUDTAM (1935)

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Attila József
1905-1937

Magyar Költő
Poète Hongrois

ÉN NEM TUDTAM

Je ne savais pas

1935

én úgy hallgattam mindig, mint mesét
J’ai toujours écouté comme un conte
a bűnről szóló tanítást. Utána
les doctrines sur le péché. Ensuite,
nevettem is – mily ostoba beszéd!
J’en riais quel discours stupide !
Bűnről fecseg, ki cselekedni gyáva!
Quels parleurs ! trop lâche pour agir !

*

Én nem tudtam, hogy annyi szörnyűség
Je ne savais pas que se trouvaient tant d’horreurs
 barlangja szívem. Azt hittem, mamája
dans la grotte de mon cœur. Je pensais que, comme une maman
ringatja úgy elalvó gyermekét,
berçant son enfant,
ahogy dobogva álmait kínálja.
de son battement, naissaient les rêves.

*

Most már tudom. E rebbentő igazság
Maintenant, je sais. Dans une foudroyante vérité
nagy fényében az eredendő gazság
je compris que l’origine du mal se nichait
szívemben, mint ravatal, feketül.
dans mon cœur tel un cercueil, noir.

*

S ha én nem szólnék, kinyögné a szájam:
Et si je ne parle pas, ma bouche murmure :
bár lennétek ily bűnösök mindnyájan,
mais si vous étiez tous des pécheurs,
hogy ne maradjak egész egyedül.
je ne resterai plus jamais seul.

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Artgitato
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Attila Jozsef
1905-1937

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MAMAN Poème Hongrois d’Attila Jozsef Mama (1934) Mama

Hongrie- Magyarországon
Szöveggyûjtemény
A magyar irodalom
Attila Jozsef

Traduction – Texte Bilingue
Fordítás –  Kétnyelvű szöveget

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE HONGROISE
POESIE HONGROISE

A Magyar Irodalom
Magyar Költészet

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Attila József
1905-1937

Magyar Költő
Poète Hongrois

Maman

Mama

1934

Már egy hete csak a mamára
Déjà une semaine tout juste, maman
gondolok mindig, meg-megállva.
A chaque fois, m’interroge.
Nyikorgó kosárral ölében,
Panier grinçant sur ses genoux,
ment a padlásra, ment serényen.
Elle va au grenier, décidée.

*

én még őszinte ember voltam,
Honnêtement j’étais un homme,
ordítottam, toporzékoltam.
criant et vociférant.
Hagyja a dagadt ruhát másra.
Laissez ces vêtements sales.
Engem vigyen föl a padlásra.
Mais prenez-moi au grenier.

*

Csak ment és teregetett némán,
Elle continuait en silence,
nem szidott, nem is nézett énrám
sans me gronder ni me regarder
s a ruhák fényesen, suhogva,
et les vêtements vivement,
keringtek, szálltak a magosba.
Se sont envolés vers le grenier.

*

Nem nyafognék, de most már késő,
Je ne voulais pas pleurer, mais il était trop tard,
most látom, milyen óriás ő –
Maintenant, je regarde ce géant
szürke haja lebben az égen,
des cheveux gris voltigeant dans le ciel,
kékítőt old az ég vizében.
un ciel si bleu au-dessus du grenier

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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Hongrie- Magyarországon
A magyar irodalom
Attila Jozsef
1905-1937

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